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| Nom de naissance | Gordon Hugh Willis, Jr. |
|---|---|
| Naissance | Astoria,New York (État de New York,États-Unis) |
| Nationalité | Américaine |
| Décès | (à 82 ans) North Falmouth (Massachusetts,États-Unis) |
| Profession | directeur de la photographie |
| Films notables | Klute, Le Parrain, À cause d'un assassinat, Les Hommes du président, Annie Hall, Manhattan |
Gordon Willis, né le àNew York et mort le(à 82 ans)[1], est undirecteur de la photographieaméricain.
Chef opérateur emblématique desannées 1970 et duNouvel Hollywood, reconnu pour son éclairage sombre de films commeLe Parrain et sa collaboration avecWoody Allen (Manhattan,Annie Hall), il a influencé une génération d'opérateurs commeDarius Khondji. Gordon Willis est aussi connu pour son association avec les réalisateursAlan J. Pakula etJames Bridges.
Selon un sondage réalisé par l'International Cinematographers Guild, il fait partie des chefs opérateurs qui se sont révélés « les plus influents depuis la naissance du cinéma »[2].
Né dans leQueens àNew York, d'un père créateur de masques chez laWarner, Gordon Willis passe son enfance dans les salles de cinéma. Il commence une carrière dephotographe etcadreur pour l'US Air Force 12 ans durant, où il réalise de nombreux documentaires.
Willis travaille ensuite dans uneagence de publicité de New York, où il rencontreraMichael Chapman.
En1970, il réalise pour la première fois la lumière d'un long métrage,End of the Road. En1972, son travail surLe Parrain deFrancis Ford Coppola est salué par la profession et la critique. Il devient un des chefs opérateurs les plus prolifiques duNouvel Hollywood avec, outre la série desParrain,Klute (1971),Les Hommes du président (1976) d'Alan J. Pakula ouBad Company deRobert Benton.
En1977, il entame avecAnnie Hall une collaboration avecWoody Allen. Ils travailleront ensemble sur 8 films jusqu'en1985. Par la suite, Allen aura du mal à trouver la même osmose avec ses chefs opérateurs.
En1980, Willis réalise son propre film :Fenêtres sur New York (Windows). Le film est unflop : Gordon Willis est même nommé pour unRazzie Award du « pire réalisateur ».
La carrière de Gordon Willis ralentit à partir desannées 1990 : il ne tourne que deux films durant cette décennie, ainsi que quelques publicités.
Il a obtenu deux nominations auxOscars, pour avoir recréé la photographie desannées 1920 dansZelig (1983) deWoody Allen et pourLe Parrain 3 (1990). En 2009, il a reçu unOscar d'honneur.
Willis est réputé pour sa photographie très sombre, qui lui vaudra le surnom de « Prince des Ténèbres » par son amiConrad L. Hall. Par exemple, Willis n'éclaire pas constamment les yeux de son acteur, souvent dans l'ombre à cause d'une source zénithale, mais il demande à celui-ci d'attraper la lumière pour la « bonne réplique »[3]. Willis est également connu pour sa préférence à filmer durant les « heures magiques », les première et dernière heures du Soleil, imprégnant l'atmosphère d'une lueur dorée. Avec ses teintes orangées, Willis installe une lumière nostalgique pour les séquences du jeune Vito Corleone dansLe Parrain 2 - beaucoup de films copièrent ce procédé pour décrire l'Amérique d'avant laSeconde Guerre mondiale.
Parmi les légendes qui courent autour duParrain, l'une rapporte que Willis a jeté unecaméra35mm avec sonmagasin d'un pont, après une dispute avec son réalisateurFrancis Ford Coppola.
| 1928–1938 |
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| 1939–1950 |
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| 1951–1975 |
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| 1976–2000 |
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| 2001–présent |
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