Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant lesréférences utiles à savérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ».
Un homme et une femme accompagnés d'un jeune esclave noir, dans la colonie portugaise de Goa, 1725.
Goa était déjà une importante place commerciale connue dans la région pour sa situation favorable en tant que port. La première attaque portugaise eut lieu en1510, du au. Le de la même année,Afonso de Albuquerque, lors d'une deuxième expédition,prit la ville au sultan de Bijapur,Yusuf Âdil Shâh, avec l'aide d'un allié local, Thimmayya[2] ou Timoji, uncorsaire[3]. Les Portugais établirent une colonie permanente àVelha Goa (Vieux Goa). Ce fut le début de l'Inde portugaise à Goa qui durera quatre siècles et demi, jusqu'à sonannexion par l'Inde en 1961.
Goa est également connue pour avoir accueilli une compagnie deJésuites, qui fabriquaient des pierres appelées « pierres de Goa » utilisées par les apothicaires d'Europe.
L'îleAnjidiv, située loin au sud de Goa, face aux côtes du Karnataka, fait elle aussi partie, pour des raisons historiques, de l'état de Goa. Elle est rattachée au district de Goa Sud.
Le parti nationalisteBJP est à la tête de l'État depuis 2012. Le BJP détient 28 sièges sur les 40 de l'Assemblée, alors que son principal concurrent, leCongrès National Indien en a trois[4]. Les prochaines élections sont prévues en 2027.
Politiquement, l'État de Goa est marqué par une très grande instabilité[5]. Depuis 1963, seuls trois gouvernements ont réussi à durer 5 ans, la durée normale d'un mandat[6]. En plus des partis nationaux que sont le BJP et le Congrès National Indien, le paysage politique indien est également composé de partis régionaux, tels que le Maharashtrawadi Gomantak Party ou le Goa Forward Party.
Une seule femme, Shashikala Kakodkar, a été cheffe du gouvernement, de 1973 à 1979[7].
L'État de Goa envoie deux députés à laLok Sabha. Depuis les dernièresélections de 2019, un membre du BJP et un membre du Congrès siègent à la Lok Sabha.
Goa est l'un des petits États les plus développés d'Inde et possède le premier ou deuxième PIB par habitant le plus élevé du pays (souvent en compétition avec l'État deSikkim), soit plus du double de la moyenne nationale.
La onzième Commission des finances de l'Inde a désigné Goa comme l'État le mieux placé en termes d'infrastructures, tandis que la Commission nationale indienne sur la population l'a classé comme l'État offrant la meilleure qualité de vie du pays, sur la base de 12 indicateurs socio-économiques.
Goa occupe la première place de l'Indice de développement humain (devant le Kerala) et est le seul État indien à figurer parmi les États à obtenir un score très élevé.
Letourisme est la principale source de revenus de Goa. L'industrie touristique a accueilli 7,6 millions de touristes sur les 9 premiers mois de 2025. Des touristes du monde entier viennent se prélasser sur les plages ensoleillées mais 95% des touristes sont des Indiens qui séjournent à Goa pour échapper aux chaleurs de l'été et au froid hivernal. L'activité touristique est surtout présente le long de la côte, son importance est plus limitée à l'intérieur des terres.
Leriz est la principale plante cultivée à Goa, viennent ensuite lanoix de cajou et lanoix de coco. L'agriculture, bien que sa part ait beaucoup diminué au cours des quarante dernières années, donne encore du travail à une bonne partie de la population.
La pêche emploie 40 000 personnes.
La population de cet état bouge et change beaucoup : de nombreux habitants partent vivre dans d'autres États de l'Inde ou à l'étranger, pour le travail, et de nombreux habitants d'autres États de l'Inde, viennent s'installer dans l'État de Goa, pour le travail également.
Du fait de son histoire agitée, Goa est un État assez varié linguistiquement. Lekonkani, ou concanais, est la langue d'origine de la région. C'est la langue officielle de l'État. Elle est la langue maternelle de plus de 66% des habitants. Lemarathi et lekannada forment les deux principales minorités linguistiques, comptabilisant respectivement 11% et 5% de la population. Lehindi est, avec l'anglais, l'une des deux langues commerciales de la région, parlée par des communautés allochtones représentant 9% des habitants. Le hindi est surtout présent depuis les années 1980, notamment dans le système éducatif.
Héritage de la colonisation portugaise, entre 15 000 et 20 000 habitants (en 1987) parlent leportugais, qui est redevenu une langue universitaire dans l'État de Goa depuis2007, et une des langues enseignées, ce qui fait suite à la normalisation des relations diplomatiques entre l'Inde et lePortugal, rompues ou difficiles depuis1961. Pendant la période coloniale, le portugais était la langue de l'élite, de la bourgeoisie, et des métis. Bien que dominant localement et de statut officiel, il a connu un relatif déclin dans l'Inde portugaise moderne, en raison de l'hégémonie britannique à l'échelle régionale. Les lusophones étaient souvent bilingues portugais/anglais, et le portugais était peu utilisée par le reste de la population qui parlait surtout le konkani, le marathi et le kannada. L'anglais était ainsi déjà assez présent avant 1961, utilisé comme seconde langue administrative et pour communiquer avec les étrangers en général. L'État de Goa avait une population de langue maternelle anglaise estimée à plus de 8 000 personnes en 2018.
Depuis 2000, l'État indien a pris conscience que le maintien de la langue portugaise pourrait servir de tremplin pour les échanges (notamment économiques) avec les pays lusophones. L'Inde a des relations diplomatiques avec le Brésil, un pays dit "émergent", ainsi qu'avec l'Angola ou le Mozambique, et encourage donc le maintien et le développement de la langue portugaise[8].
Le konkani de Goa comprend de nombreux mots issus du portugais, du fait de la longue colonisation, et se différencie donc du konkani parlé dans le reste de l'Inde. Le konkani parlé à Goa est donc une variante dialectale.
Selon le recensement de 2011, sur une population de 1 458 545 habitants, 66,1 % étaienthindous, 25,1 %chrétiens, 8,3 %musulmans et 0,1 %sikhs. Toutefois, en septembre 2024, le gouverneur de Goa, P.S. Sreedharan Pillai, a déclaré que la population musulmane de Goa était passée de 3 % à 12 %, tandis que la population chrétienne avait diminué de 36 % à 25 %. Il a précisé par la suite que ses propos faisaient référence à la « fuite des cerveaux » et ne constituaient pas un commentaire sur la démographie religieuse.
Sur le plan routier, Goa est bien localisé, profitant de l'important axe de la côte ouest (NH 66) entre Bombay au nord etKanyakumari au sud, en passant parRatnagiri,Karwar,Cannanore etTrivandrum, et d'une connexion à l'arrière-paysdeccanais via la NH748 qui part dePanaji en direction deBelgaum, une route de raccordement à laNH 48 entre Bombay etMadras.
L'État dispose également d'un réseau de transport régional en autocar nommé Kadamba, qui couvre l'ensemble du territoire, des grandes zones urbanisées au localités reculées de l'arrière-pays.
À l'intérieur du pays se trouvent desrizières et des plantations d'épices, et au sud et à l'est, des forêts vierges et des cascades ainsi que les fameuses chutes de Dudhsagar.
Contrairement au reste de l'Inde, à Goa lefootball est plus populaire que lecricket. L'État de Goa possède son propre championnat. En2014, la premièreCoupe du monde Unity a vu son match d'ouverture se dérouler à Goa, ainsi que sa phase finale.
Lestade Fatorda, situé àMargao, est le plus important de l'État. Des matches de cricket y sont également organisés.
Plusieurs groupes criminels russes, israéliens (spécialisés dans les drogues synthétiques type LSD, MDMA, ecstasy) et nigérians (cocaïne, héroïne) ainsi que des gangs locaux (cocaïne,charas et cannabis) seraient fortement impliqués dans le trafic de drogue organisé à Goa. Certains fréquentent l'Étatdepuis plus de vingt ans[Depuis quand ?] et y ont une clientèle locale et internationale attitrée. Goa est devenu une plaque tournante majeure du trafic international de drogue, en plus d'être un important lieu de consommation. Selon les estimations, la drogue en provenance de différents pays étrangers arrive sur le littoral goanais, relativement peu surveillé, car Mumbai et sa région ne constituent plus une voie de passage facile pour le trafic depuis la mise en place des contrôles par les garde-côtes, la marine, les douanes et d'autres organismes gouvernementaux. En 2025, de nouvelles saisies ont montré l'importance du trafic.