Global Precipitation Measurement, (en français :Mesure des précipitations mondiales) ouGPM, est programme d'observation de la Terre développé conjointement par plusieurs agences spatiales géré par l'agence spatiale américaineNASA dont l'objectif est d'effectuer des mesures périodiques rapprochées desprécipitations au niveau de l'ensemble de la planète. Ce programme prend la suite de la missionTropical Rainfall Measuring Mission avec des objectifs plus étendus. Douzesatellites doivent collecter des données dont la cohérence est assurée par le satellite GPM Core Observatory développé par la NASA avec une participation importante de l'agence spatiale japonaiseJAXA. Les données collectées par la flotte de satellites GPM doivent permettre d'améliorer au quotidien les prévisions météorologiques, mieux prévenir les catastrophes naturelles liées aux inondations ou aux périodes de sécheresse et, pour le long terme, contribuer à l'amélioration de la modélisation duchangement climatique. GPM Core Observatory est un satellite de 3,2 tonnes qui emporte deux instruments particulièrement élaborés : unradar bifréquence et unradiomètre.
Le satelliteTropical Rainfall Measuring Mission (TRMM) développé par les agences spatiales japonaise JAXA et américaine NASA et lancé en 1997 utilise des instruments micro-ondes à la fois actif et passif pour mesurer les précipitations au niveau destropiques. Dans le cadre de sa mission, il met en évidence les avantages d'une coopération avec les autres satellites pour l'étude des précipitations et démontre l'importance de disposer d'un satellite placé sur une orbite qui ne soit pashéliosynchrone pour venir compléter les informations fournies par des satellites faisant leur observation systématiquement à la même heure du jour (caractéristique d'un satellite héliosynchrone). Le satellite GPM est une version évoluée de TRMM dont les instruments mesurent de manière prioritaire les précipitations fortes et moyenne au-dessus des océans tropicaux et subtropicaux. GPM étend ce périmètre d'observations aux précipitations de faible intensité (jusqu'à 0,5 mm par heure) ainsi qu'à laneige, qui prédominent aux latitudes moyennes et hautes. Cette capacité nécessite la misse au point d'instruments adaptés[1].
Le programmeGlobal Precipitation Measurement a pour objectif de mesurer les précipitations de manière globale et met en œuvre plusieurs satellites. Il repose sur la mise en œuvre d'un satellite central (GPM) porteur d'un radiomètre et d'un radar pour mesurer les précipitations depuis l'espace et servir de référence pour unifier les mesures effectuées par les autres engins spatiaux rattachés au programme. GPM est lancé le. Il n'est pas placé en orbite héliosynchrone mais sur une orbite faiblement inclinée de 65,0° à une altitude de 407 km. GPM fait partie du programmeEarth Systematic Missions de laNASA. Les autres satellites sont fournies par les différents participants au programme mais n'ont généralement pas été développées dans le cadre de ce programme. Les satellites participant au programme GPM sont[2] :
Les satellites météorologiques militaires américainsDMSP qui fournissent les données de leur sondeur/imageur micro-ondes.
le satellite franco-indienMegha-Tropiques qui fournit les données de son radiomètre MADRAS et de son sondeur micro-ondes SAPHIR.
le satellite NOAA-19 de l'organisation météorologique américaineNOAA.
Les satellitesMetOp de l'organisation météorologique européenneEUMETSAT.
Le satellite météorologique expérimentalSuomi NPP de la NOAA et de la NASA.
Les futurs satellites météorologiques polairesJPSS de la NOAA et de la NASA.
Contribuer à améliorer les prévisions de changement climatique en fournissant des mesures des précipitations sur l'ensemble de la planète, leur distribution et les processus physique à l’œuvre.
Améliorer la précision des prévisions météorologiques et des précipitations par une mesure précise des taux de précipitations et de la chaleur latente.
Fournir un échantillonnage plus fréquent et plus complet des précipitations pour permettre une meilleure prévision des inondations et une meilleure gestion des événements menaçant les ressources en eau potable.
La première date est celle du lancement du lancement (du premier lancement s'il y a plusieurs exemplaires). Lorsqu'elle existe la deuxième date indique la date de lancement du dernier exemplaire. Si d'autres exemplaires doivent lancés la deuxième date est remplacée par un -. Pour les engins spatiaux autres que les lanceurs les dates de fin de mission ne sont jamais fournies.