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En pratique :Quelles sources sont attendues ?Comment ajouter mes sources ?| Nom de naissance | Gilbert Scott-Heron |
|---|---|
| Naissance | Chicago,Illinois |
| Décès | (à 62 ans) New York,État de New York |
| Activité principale | Musicien,poète,romancier |
| Genre musical | Jazz,soul,funk,spoken word |
| Années actives | 1970-2011 |
| Site officiel | gilscottheron.com |
Gilbert Scott-Heron, ditGil Scott-Heron, est unmusicien,poète etromancier américain, né le àChicago et mort le àNew York.
Il est célèbre pour ses « chansons-poèmes et textes engagés» pour la causeafro-américaine et contre lesdisparités aux États-Unis. Parmi ses plus connues se trouventThe Revolution Will Not Be Televised,The Bottle,Angel Dust,Johannesburg, etWhitey On The Moon (en)[1].
Gilbert Scott-Heron est né àChicago. Il est le fils unique d'une bibliothécaire, Bobbie Scott, et du footballeur d'origine jamaïcaineGilbert Saint Elmo Heron, également connu sous le nom deBlack Arrow (flèche noire) lorsqu'il portait le maillot du club écossais duCeltic FC, le club de football deGlasgow. Après le divorce de ses parents en 1950, il est élevé seul par sa grand-mère Lily Scott qui habite le quartier noir deJackson dans l'État duTennessee qui applique encore à cette époque laségrégation raciale[2]. Au printemps 1962, Gil et sa mère quittent définitivement le Tennessee pour emménager chez un oncle àNew York dans le quartier duBronx. Il y suit des études secondaires au collège de Creston, et travaille le soir commeplongeur dans un restaurant. Il entre ensuite au lycée DeWitt Clinton où il se passionne pour la littérature américaine. Repéré par une enseignante, il est orienté en tant qu'élève boursier vers le lycée privé de Fieldston où il commence l'année scolaire 1964. Dès l'âge de 16 ans, il travaille chaque été comme saisonnier au service du logement social la journée et employé de commerce le soir. Le week-end il gagne aussi de l'argent commearbitre de basket. Toutes ces économies vont lui permettre de s'inscrire à la fac, sitôt après l'obtention de son baccalauréat à Fieldston en 1967.
Il choisit d'intégrer l'Université Lincoln enPennsylvanie car c'était là que des écrivains noirs commeLangston Hughes,Melvin Tolson (en) ou Ron Welburn avaient atteint une renommée internationale[2].Cependant, Gil décide d'arrêter les études après sa première année de faculté pour se consacrer entièrement à son projet d'écriture de roman. Pour vivre, il travaille dans un magasin denettoyage à sec situé près ducampus. En il achève son manuscrit intituléThe Vulture (Le Vautour), un polar qui brosse un portrait satirique de la société américaine. Il parvient à le faire publier chez World Publishing (qui achète son manuscrit 5 000 dollars), mais le livre ne reçoit aucun écho à sa sortie[3].
À la rentrée 1969, Gil Scott-Heron réintègre l'Université Lincoln, où il fait la rencontre d'un étudiant en formation musicale:Brian Jackson. Influencés parThe Last Poets, qu'ils fréquentent régulièrement à New York, les deux étudiants se consacrent à la musique et composent ensemble.
À la fin de l'été 1970, Gil entre en studio grâce au soutien deBob Thiele (du labelFlying Dutchman) et commence à enregistrer ses poèmes en compagnie de Brian Jackson. Le33-tours qui sort sous le titreSmall Talk at 125th & Lennox comprend notamment la chansonWhitey On the Moon, une diatribe contre le monde des médias, possédé principalement par des Blancs, et contre l'ignorance qu'ont les classes moyennes américaines des problèmes des populations pauvres des centres-villes. (Cette chanson connaîtra un regain de notoriété en2018 à la suite de son utilisation dans le filmFirst Man.)
Le succès régional rencontré par ce premier disque pousse Bob Thiele à proposer à Gil Scott-Heron d'enregistrer un album en studio avec des musiciens professionnels. Gil et Brian décident d'embaucherHubert Laws,Bernard Purdie, Charlie Saunders, Eddie Knowles,Ron Carter et Bert Jones, tous musiciens dejazz, et entrent au studios RCA à New York en. L'albumPieces of a Man contient une nouvelle version du titreThe Revolution Will Not Be Televised et est de facture plus conventionnelle comparée aux chansons libres et souvent scandées du premier album. Pourtant, à cette période de sa vie, Gil Scott-Héron ne s'imagine pas du tout de devenir musicien, son but est alors d'obtenir un diplôme pour commencer une carrière de prof de littérature à la fac et de travailler à l'écriture de son second roman:The Nigger Factory.
En 1972, Gil Scott-Heron devient prof au Federal City College deWashington (Université Columbia) mais poursuit parallèlement une carrière musicale avec l'enregistrement, à l'automne 1973, de l'albumWinter in America qui sort en 1974 et dont lesingleThe Bottle devient un tube. Cette chanson qui s'inspire de témoignages réels raconte pourquoi et comment des personnes peuvent tomber dans l'alcoolisme.
En 1975, Gil Scott-Heron signe sur le labelArista, sur lequel il sort un nouvel albumThe First Minute of a New Day[4] et entame une série de concerts avec son groupe le Midnight Band, ce qui l'oblige à arrêter sa carrière de professeur. En, Gil se marie avecBrenda Sykes avec laquelle il aura une fille, Gia. Il divorcera quelques années plus tard.
Toujours engagé dans la cause noire, il rejointStevie Wonder dans une vaste tournée (Hotter Than July Tour) en 1980-1981 qui milite pour faire du, date de l'anniversaire deMartin Luther King, un jour férié.
Pendant les années 1980, Scott-Heron continue d'enregistrer, attaquant souvent le présidentRonald Reagan et sa politique conservatrice :
« The idea concerns the fact that this country wants nostalgia. They want to go back as far as they can – even if it’s only as far as last week. Not to face now or tomorrow, but to face backwards. And yesterday was the day of our cinema heroes riding to the rescue at the last possible moment. The day of the man in the white hat or the man on the white horse - or the man who always came to save America at the last moment – someone always came to save America at the last moment – especially in “B” movies. And when America found itself having a hard time facing the future, they looked for people like John Wayne. But since John Wayne was no longer available, they settled for Ronald Reagan – and it has placed us in a situation that we can only look at – like a B movie. »
— Gil Scott-Heron,"B" Movie
Scott-Heron est écarté du labelArista Records en1985, et arrête d'enregistrer, bien qu'il continue de tourner. En1993, il signe pour TVT Records et sortSpirits (1994), un disque contenant le morceauMessage To The Messengers. La première piste est une prise de position à l'attention des rappeurs de l'époque, et contient des commentaires comme :
Gil Scott-Heron y lance un appel envers les nouveaux rappeurs afin qu'ils recherchent le changement au lieu de perpétuer la situation sociale, pour qu'ils aient un discours plus clair et produisent des chansons plus artistiques :« There's a big difference between putting words over some music, and blending those same words into the music. There's not a lot of humour. They use a lot of slang and colloquialisms, and you don't really see inside the person. Instead, you just get a lot of posturing »
En 2001, Gil Scott-Heron est incarcéré pour consommation de drogue et/ou violences domestiques. Apparemment, la mort de sa mère et la consommation de drogues l'entraînèrent dans un cercle vicieux. Sorti de prison en2002, Gil Scott-Heron apparaît sur l'album deBlackalicious :Blazing Arrow. Il se retrouve derrière les barreaux en 2006 pour la même raison, encore une fois en 2007.
En 2010, à l'âge de 61 ans, il signe son grand retour avec l'albumI'm New Here[5], produit parRichard Russel qui était allé le voir dans sa cellule à la prison de Rickers Island pour le convaincre de revenir[6]. Les treize morceaux sont remixés parJamie Smith desXX dansWe're New Here[7].
Tombé malade du fait de saséropositivité au cours de sa tournée européenne de 2010[8], Gil Scott-Heron s'éteint le dans l'hôpital pour pauvres de St. Luke àNew York[9]. Il est incinéré, et ses cendres sont remises à la famille[10].
Le, à l'occasion de son anniversaire, son labelXL Recordings sort un album posthumeNothing New qui reprend des titres connus, enregistrés en 2008, mais dont les versions acoustiques constituent la grande nouveauté. Cette sortie est accompagnée par un film documentaireWho is Gil Scott-Heron?, réalisé par Iain Forsyth et Jane Pollard[11].
Reconnu pour ses performances (sous influences musicalesjazz,soul etfunk) de chants scandés –spoken word – de la fin desannées 1960 et desannées 1970, certains le considèrent comme l'un des pères durap[12]. Ses textes se nourrissent, entre autres, de la réalité de la rue des problèmes politiques et sociaux dont lui-même souffre au quotidien. Il s’impose comme défenseur de la cause noire américaine dès la fin des années 1960 en décrivant la misère, la violence et la drogue qui ravagent les ghettos, en critiquant la politique américaine (et notamment le gouvernement deNixon), et étendra son propos à la dénonciation de l’Apartheid.Son titre musical le plus célèbre resteThe Revolution Will Not Be Televised[13], où il met en parallèle la spontanéité de la révolte et l'impossibilité de la mettre en scène :« On ne verra pas des flics buter nos frères au ralenti à la télé, parce que la révolution sera live »[6]. Son impact dans la culture générale continue à se faire ressentir, et les thèmes présentés dans son art persistent dans leur actualité.
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