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Georges Mandel

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Pour les articles homonymes, voirMandel.

Georges Mandel
Illustration.
Georges Mandel dans les années 1930.
Fonctions
Ministre de l'Intérieur

(29 jours)
PrésidentAlbert Lebrun
GouvernementReynaud
PrédécesseurHenri Roy
SuccesseurCharles Pomaret
Ministre des Colonies

(2 ans, 1 mois et 8 jours)
PrésidentAlbert Lebrun
GouvernementDaladier III,IV etV
PrédécesseurMarius Moutet
SuccesseurLouis Rollin
Ministre des Postes et Télécommunications

(1 an, 6 mois et 27 jours)
PrésidentAlbert Lebrun
GouvernementFlandin
Bouisson
Laval
Sarraut
PrédécesseurAndré Mallarmé
SuccesseurRobert Jardillier
Député français

(13 ans, 5 mois et 18 jours)
Élection29 avril 1928
Réélection8 mai 1932
26 avril 1936
CirconscriptionGironde
LégislatureXIVe,XVe etXVIe(Troisième République)
Groupe politiqueDéputés indépendants(1928-1932)
Indépendants(1932-1936)
Indépendants républicains(1936-1941)
PrédécesseurCirconscription créée
SuccesseurCirconscription supprimée

(4 ans, 5 mois et 13 jours)
Élection16 novembre 1919
CirconscriptionGironde
LégislatureXIIe(Troisième République)
Groupe politiqueNon-inscrit
Maire deSoulac

(20 ans, 11 mois et 4 jours)
PrédécesseurVictorin Rooy
SuccesseurLudovic Marcoux
Conseiller général de la Gironde

(21 ans)
CirconscriptionCanton de Lesparre-Médoc
PrédécesseurJean Édouard Lenourichel
Biographie
Nom de naissanceLouis Rothschild
Date de naissance
Lieu de naissanceChatou (Seine-et-Oise)
Date de décès (à 59 ans)
Lieu de décèsforêt de Fontainebleau
Nature du décèsAssassinat
SépultureCimetière de Passy
NationalitéFrançaise
Parti politiqueIndépendant
ProfessionJournaliste
ReligionJudaïsme

Image illustrative de l’article Georges Mandel
Maires de Soulac-sur-Mer
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Georges Mandel, de son vrai nomLouis Rothschild, né le àChatou (Seine-et-Oise)[1] et assassiné le enforêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne), est unjournaliste ethomme politique de l’entre-deux-guerres, ainsi qu'unrésistantfrançais.

Jeune journaliste, collaborateur deGeorges Clemenceau àL'Homme libre, il le suit sur les chemins de la politique en devenant un de ses attachés de cabinet en 1908, puis son chef de cabinet à laprésidence du Conseil en.

Une longue carrière politique lui est ouverte dans le camp conservateur après laGrande Guerre. Son assassinat, en juillet 1944 dans la France occupée, a longtemps été interprété comme une action de représailles commise par laMilice française après l'exécution, par laRésistance, du ministre de l'InformationPhilippe Henriot. Selon l'historienFrançois Delpla, cet assassinat aurait été commandité parHitler lui-même, qui aurait repéré Mandel dès les années 1930 comme l'un des opposants les plus résolus à l'Allemagne nazie[2],[3].

Biographie

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Jeunesse

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Georges Mandel en 1919, alors âgé de 34 ans.

Né Louis Georges Rothschild àChatou d’Edmond Rothschild, tailleur, et d'Henriette Mandel[4], surnommée Hermine[5], il reçoit son éducation àParis dans la pension Springer,rue de la Tour-d'Auvergne[6]. Au cours de sabar-mitzvah à lasynagogue de la Victoire, il évoque l'Alsace opprimée à reconquérir[6]. Il est élève aulycée Condorcet[7].

Il s’engage très jeune en faveur d'Alfred Dreyfus et se lance dans lejournalisme à 17 ans[4]. Soucieux d'éviter d'être confondu à lafamille de banquiers du même nom à laquelle il n'appartient pas et qui comportait dans ses rangs unLouis de Rothschild, et son propre oncle maternel, Louis Mandel, il choisit de signer ses articles de journal du pseudonyme de Georges Mandel, adoptant à la fois le nom de sa mère et un prénom différent de son état civil[4]. Il entre à 21 ans àL'Aurore, le journal deGeorges Clemenceau qui a fait paraître l’article « J'accuse…! » d’Émile Zola. Il suit ensuite son patron dans ses différents journaux.

Quand, en 1906, Clemenceau accède à la présidence du Conseil, Mandel saisit l’occasion de participer à l’action gouvernementale, ce qu’il réalise pleinement en 1908, malgré les propos peu amènes que Clemenceau aurait prononcés à son endroit (« Il n'a pas d'idées mais il est prêt à les défendre jusqu'à la mort[8] » ou « Quand c’est moi qui pète, c’est lui qui pue[9],[10],[11],[12] ! »).

Première Guerre mondiale (1914-1918)

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Au début de laPremière Guerre mondiale, physiquement inapte, il est réformé. Restant àL'Homme libre, il suit Clemenceau à Bordeaux en septembre, puis revient à Paris en décembre,L'Homme libre ayant été rebaptiséL'Homme enchaîné à cause de la censure[13]. Fidèle serviteur de Clemenceau, il devient son chef de cabinet en.

Député et ministre (années 1920-1930)

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Plaque sur un banc de l'hémicycle de l'Assemblée nationale (palais Bourbon).

Après ses échecs comme candidat radical auxlégislatives de 1910 àLevallois (Seine) et àcelles de 1914 àCastellane (Basses-Alpes), Georges Mandel se présente àLesparre, dans leMédoc, qu'il ne connaît pas[14]. Il est finalement élu ennovembre 1919 député modéré deGironde à l’occasion de la vagueBleu horizon dedroite. Il défend en 1920 le projet de rétablissement des relations diplomatiques entre laFrance et leVatican. Cette prise de position lui vaut des quolibetsantisémites de députés de gauche — Alexandre Varenne en tête — mais aussi deJules Uhry ouPierre Valude[15] qui reprennent des rumeurs l’accusant d’être unRothschild.

Il est également élu président duconseil général de la Gironde[16] en et maire deSoulac en.

Lors d'une grève des postiers àNice (Jean Baylot était secrétaire général duSyndicat national des agents des PTT), il fait venir des postiers deParis pour briser la grève[17].

Georges Mandel en 1932.

Il perd son mandat en1924 face auCartel des gauches, mais, après ce premier déboire, il est réélu continûment sous l'étiquette « indépendant »[16] auxélections de 1928, de1932 et de1936 jusqu’à 1940.

En 1932, il se porte à la présidence du groupe Indépendant de la chambre des députés. Puis il s’affirme commeministre des Postes, Télégraphes et Téléphones entre 1934 et 1936 : il y fait supprimer la publicité sur les ondes d'État, fait installer le premier studio de télévision au ministère et inaugure l'Air Bleu, la première ligne postale aérienne[16].

Plaque commémorative 103rue de Grenelle, alors siège duministère des PTT, de là où en 1935 furent diffusés lespremiers programmes réguliers de la télévision française.

Il réforme avec une remarquable fermeté l’administration des PTT, autant du point de vue de sa gestion administrative que sous l’angle de son adaptation technique. C’est sous son égide que lapremière émission officielle de télévision française est diffusée le.

Dans lesannées 1930, il élève la voix pour avertir des dangers de l’Allemagne nazie. Le ministre énergique opposé à tout compromis avec les États totalitaires ne change pas de ton. Il obtient, en 1935, la condamnation par laSociété des Nations du rétablissement duservice militaire obligatoire parAdolf Hitler, puis s’oppose àPierre Laval sur la question de laguerre d'agression menée contre l’Éthiopie par l’Italie deBenito Mussolini.

En 1934, il assiste aux obsèques d'Edmond de Rothschild et, en 1936, il répond favorablement à l'appel du grand-rabbin Cohen en faveur des réfugiés[6].

Après la victoire duFront populaire, il critique les réformes sociales dugouvernement Blum, qui risquent selon lui d’affaiblir la productivité française face à la menace de l’Allemagne nazie en plein réarmement, où les ouvriers fournissent un travail accru.

Ministre des Colonies puis de l'Intérieur (1938-1940)

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Médaillon deFrançois Cogné à l'effigie de Georges Mandel.

Après la chute du Front populaire, il est nomméministre des Colonies (avec pour directeur de cabinetAndré Diethelm), d' à, et s'emploie, tout en luttant contre les mouvements nationalistes au Maghreb, à préparer l'empire colonial français à un conflit qu'il sent inévitable. Cet homme de droite propose alors une alliance avec l'Union soviétique pour faire face à la menace hitlérienne, dont le danger pour la France lui paraît primordial, puis proteste contre lesaccords de Munich.

Il signe les « décrets Mandel » du et du, qui régissent les relations entre les Églises et l'État dans les colonies où ne s'applique pas laséparation votée en 1905 et qui s'appliquent encore aujourd'hui dans la plupart des collectivités d'Outre-Mer. Ils permettent à toutes les sensibilités religieuses de bénéficier d’une aide publique, la non-application de la loi de 1905 permettant un financement public du culte. Ces décrets créent une nouvelle catégorie de personne morale de droit public, le conseil d’administration des missions religieuses, pour gérer les biens de ces missions. Placés sous une étroite tutelle de l’État, ces conseils d’administration bénéficient d’avantages fiscaux. Ils s’appliquent enGuyane,Polynésie française,Wallis-et-Futuna,Saint-Pierre-et-Miquelon, enNouvelle-Calédonie et àMayotte[18].

Mandel, véritable homme fort de la droite, est promu en urgenceministre de l'Intérieur dugouvernement de Paul Reynaud formé le.

Il fait alors arrêter certains des principaux intellectuels favorables à l'Allemagne nazie, notamment les rédacteurs de l'hebdomadaireJe suis partout,Alain Laubreaux etCharles Lesca.

S'il fait tout pour endiguer l'esprit dedébâcle qui s'abat sur la France et envisage un « réduit breton » puis un repli sur l'Afrique du Nord pour les forces françaises, il ne peut contrer l'arrivée au pouvoir du vieux maréchalPhilippe Pétain, nommé président du Conseil, le, et investi des pleins pouvoirs constituants par l'Assemblée nationale le.

Mandel a eu une influence directe dans le choix du nouveausous-secrétaire d'État à la Guerre, le général (à titre provisoire, nommé le)Charles de Gaulle, pour représenter la France à Londres, conformément au vœu de Churchill.

Churchill voulait un homme politique conservateur de premier plan,Paul Reynaud ou Georges Mandel, pour réaliser le projet d'une fusion d'États (idée deJean Monnet, dans la noteUnion franco-britannique) et à défaut, continuer la lutte sans concession contre les nations de l'Axe.

Mandel a été en partie à l'origine de la détermination du général de Gaulle, le, d'aller à Londres représenter laFrance libre. Cet épisode est évoqué par le Général dans sesMémoires de guerre. C'est ainsi que dans la nuit du jeudi 13 au vendredi, à la préfecture deTours[19], en pleine débâcle de la France, Mandel lui dit :« Vous avez de grands devoirs à accomplir, général, mais avec l'avantage d'être au milieu de nous tous un homme intact… Ne pensez qu'à ce qui doit être fait pour la France, et songez que, le cas échéant, votre fonction actuelle pourra vous faciliter les choses. »

Le, alors qu'il vient de transmettre le ministère de l'Intérieur à son successeurCharles Pomaret, il est arrêté en plein dîner, dans le restaurant Le Chapon Fin (Bordeaux) par deux officiers supérieurs de gendarmerie, portant un ordre d'arrestation signé de la main du maréchal Pétain au motif de« menées contraires à l'ordre public ». Au même moment et pour le même motif, le général Jules Bührer, officier de l'armée coloniale, ancien membre du Conseil supérieur de la Guerre, et adjoint de Mandel lorsqu'il était aux Colonies, est lui aussi arrêté dans cette même ville. Le prétexte à cette arrestation (préparation d'une rébellion contre le gouvernement) est en réalité un coup monté de la part de l'extrême droite et, notamment, du sous-secrétaire d'État à la présidence du Conseil,Raphaël Alibert, qui obtient l'ordre d'arrestation de la main de Pétain et le fait transmettre au généralJoseph Lafont, gouverneur militaire de la place. Ce dernier ne les fait pas conduire en prison, mais à la gendarmerie, en attendant d'autres instructions.

La nouvelle de l'arrestation de Mandel se répand en ville et le président de la République,Albert Lebrun, décide d'enquêter lui-même. Il convoque Alibert et le général Lafont. Sous la pression de Lebrun, mais aussi du président de la ChambreHerriot et de celui du SénatJeanneney, Pétain fait libérer les deux hommes. Pomaret, qui vient d'être mis au courant, juge cet acte arbitraire comme contraire à l'unité nécessaire à ce moment-là. Pétain reçoit le général Bührer, lequel fait part de l'indignité d'une telle arrestation, devant ses officiers et ce, malgré ses cinq étoiles ; puis il reçoit également Georges Mandel. Ce dernier déclare à Pétain qu'il le plaint d'être à la merci de son entourage, et plaint également la France de l'avoir choisi. Il exige ensuite réparation. Pétain rédige alors une lettre d'excuses, expliquant que l'arrestation était la suite d'une machination[20].

Massilia et procès de Riom

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D'après certains[21], le généralEdward Spears, officier britannique représentant deChurchill, lui aurait proposé le de partir de Bordeaux avec lui etPaul Reynaud, pour former à Londres un gouvernement français en exil (comme la Pologne et la Tchécoslovaquie), en attendant de réaliser le projet d'union franco-britannique[réf. nécessaire]. Georges Mandel aurait refusé par ces mots : « Vous craignez pour moi parce que je suis juif. Eh bien, c’est justement parce que je suis juif que je ne partirai pas demain, cela aurait l’air de dire que j’ai peur et que je m’enfuis ».

Le paquebotMassilia à Bordeaux, vers 1930.

Opposé à l’armistice et au pouvoir autoritaire en voie de constitution, il organise le départ pour l’Afrique du Nord du président de la République, des présidents de la Chambre des députés et duSénat et de nombreux parlementaires afin de poursuivre la guerre depuis les départements d'Algérie.Paul Reynaud l'autorise de fait à constituer une base arrière à Alger au cas où l'occupant refuserait tout compromis sur la zone Sud non occupée. C'est ainsi que Mandel – qui tint alors à emporter un lourd buste en bronze de Clemenceau – avec vingt-cinq autres députés, dontPierre Mendès France,Jean Zay, un seul sénateur (Michel Tony-Révillon) et sa compagneBéatrice Bretty s’embarquent sur leMassilia le. Arrivé au Maroc le, les passagers sont accueillis par une foule vindicative qui les accuse de fuite et de trahison, et le résident généralNoguès est obligé de les mettre en sûreté dans un hôtel de luxe, tandis qu'il fait placer Georges Mandel en résidence surveillée à Ifrane puis à Alger, avant de le transférer devant la justice militaire à Meknès le 23 juillet 1940[22].

Malgré le non-lieu prononcé par le juge militaire, Georges Mandel est rapatrié en métropole le 9 septembre 1940 par le gouvernement de Vichy pour être interné auchâteau de Chazeron dans lePuy-de-Dôme où se trouvent déjàPaul Reynaud,Édouard Daladier et le généralMaurice Gamelin. Après un passage parPellevoisin (Indre), il est transféré dans un hôtel deVals-les-Bains en janvier 1941[22]. Mandel y fait le 10 juillet 1941 la déclaration exigée des Israélites par leCommissariat général aux questions juives fraichement créé. Il dit qu'il est célibataire, mais qu'il a une fille, Claude, née en 1930 et baptisée en 1931. De sa main, le préfet de l'Ardèche annote sur la lettre : « Elle n'est pas juive de confession, mais elle l'est de race, elle doit être déclarée »[23].

Face à l'incapacité de laCour de Riom à inculper Georges Mandel et sous la pression des autorités allemandes, le maréchal Pétain le fait condamner avec Paul Reynaud à laprison à vie par un "Conseil de justice politique" le. Ils sont tous deux emprisonnés aufort du Portalet, dans lesPyrénées, sous la garde de gendarmes français[22].

Déportation et assassinat

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Stèle commémorative située enforêt de Fontainebleau dédiée à la mémoire de Georges Mandel.

À la suite de l’invasion de la zone libre par l’armée allemande ennovembre 1942, les Allemands, voulant s’emparer de Mandel et de Paul Reynaud, organisent un coup de main sur lefort du Portalet où ils étaient incarcérés. Les gendarmes leur ouvrent les portes et leur remettent les prisonniers qui sont transférés aucamp de concentration d'Oranienbourg-Sachsenhausen, non loin de Berlin.

Mandel est ensuite incarcéré, près deBuchenwald, dans un camp spécial[note 1], où se trouve déjà l'ancien président du ConseilLéon Blum. Il est finalement rapatrié à laprison de la Santé, àParis, où il est livré à laMilice, le[24].

Le, en forêt de Fontainebleau, pendant une panne simulée de la voiture dans laquelle Mandel était emmené, le milicien Mansuy l'abat d'une rafale depistolet-mitrailleur dans le dos[25] puis de deux balles à bout touchant[26], officiellement en représailles de l’exécution par laRésistance du ministre de l'InformationPhilippe Henriot dix jours auparavant[27].

Pour l'historienFrançois Delpla, l'explication selon laquelle Mandel aurait été tué par la Milice pour venger l'exécution de Philippe Henriot est peu plausible : il privilégie un ordre direct des dirigeants allemands. David Valence et Jean-Pierre Rothschild jugent néanmoins que la démonstration de François Delpla « pèche toutefois par manque de rigueur »[28] et repose sur un raccourci « un peu caricatural », les preuves matérielles de l'ordre allemand faisant défaut[29].

La thèse de Delpla est partagée parJean-Marc Berlière et Le Goarant dans leur ouvrage de 2013 : le meurtrier de Mandel, Mansuy, chauffeur de la voiture, était un truand agent duSipo-SD qui aurait agi sur l'ordre des Allemands. Ceux-ci craignaient que les autorités de Vichy ne fassent pas fusiller l'ancien ministre[30],[31]. Berlière et Le Goarant proposent l'interprétation suivante de la décision des responsables duRSHA à Berlin de faire exécuter Mandel :« Saisissant l'occasion de faire tuer Mandel par l'un de leurs agents introduits dans la Milice, ils persuadent tout le monde, miliciens et responsables miliciens compris, que le crime a été commis sur ordre de la Milice. Tout en restant dans l'ombre, ils font d'une pierre plusieurs coups : ils mouillent Laval, forcent la main àJoseph Darnand, compromettent encore davantage la Milice pour s'assurer de sa fidélité dans la lutte qui fait rage depuis le printemps…[32]. »

Tombe de Georges Mandel aucimetière de Passy.

Les mêmes auteurs notent que les Allemands auraient préféré que le gouvernement français fasse fusiller lui-même Blum, Reynaud et Mandel[33]. Après Georges Mandel,Léon Blum etPaul Reynaud devaient être, comme Mandel, ramenés à Paris pour être exécutés. Au cours d'un entretien téléphonique (le ?) avecFernand de Brinon, Pierre Laval, très affecté par cet assassinat, demande à son ambassadeur de faire savoir àOtto Abetz qu'il n'était pas question que lui, Laval, accepte le retour en France de Blum et de Reynaud[34],[31].

La tombe de Mandel, aucimetière de Passy à Paris, est ornée du même médaillon en bronze représentant son profil que celui du monument à sa mémoire réalisé par le sculpteurFrançois Cogné – auteur de la célèbre statue deGeorges Clemenceau sur l'avenue des Champs-Élysées à Paris – érigé à l’endroit où il fut assassiné sur le bord de la route Fontainebleau-Nemours[note 2]. On lit au bas de la stèle ces vers deTristan Lhermite : « Et lorsqu’il fut tombé sanglant dans la poussière / les mains de la Victoire ont fermé sa paupière », tirés de sa tragédiePanthée (acte v, scène 1).

Sa fille, Claude Rothschild dite Claude Georges-Mandel (1930-2003), repose à ses côtés[35].

Postérité

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Plaques commémoratives

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Georges Mandel vécut 72,avenue Mozart (16e arrondissement de Paris)[36], de 1909 à 1936, précise une plaque commémorative apposée en 2020, puis 67,avenue Victor-Hugo (même arrondissement)[37], de 1936 à 1940, comme l'indique une autre plaque.

L'avenue Georges-Mandel (16e arrondissement de Paris), inaugurée le 7 juillet 1945[22], lui rend hommage[38] ; une plaque en son honneur est apposée sur le mur extérieur ducimetière de Passy, le long de cette avenue.

Une plaque commémorative est installée sur la façade de sa maison natale àChatou (Yvelines), au 10 avenue du Général-Sarrail, ainsi qu'un médaillon en bronze deFrançois Cogné, offert par la Société des Amis de Georges Clemenceau en 2008. À l'initiative de l'association Chatou Notre Ville, ce médaillon a été restauré en 2020 grâce au financement conjoint de la ville de Chatou, du Souvenir français Chatou Montesson, de l'Association Chatou Notre Ville et de l'Association des familles de Fusillés de la Résistance de la 6e Région Île-de-France.[réf. nécessaire]

Fonds de Gaulle

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Dans le « Fonds de Gaulle » déposé auxArchives nationales, on a retrouvé une note relative à l’« affaire Brasillach » dressant une liste des charges pesant sur l'écrivain. Brasillach est présenté comme « un des responsables de l'assassinat de Mandel », dont il demandait régulièrement la mise à mort dans son journalJe suis partout, alors que de Gaulle éprouvait pour lui estime et respect.

Promotion de l'ENSP

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La cinquante-sixième promotion decommissaires de police issus de l'École nationale supérieure de la Police, entrée en fonction en 2006, porte son nom.

Philatélie

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En 1964, pour la commémoration du vingtième anniversaire de son assassinat, la poste a émis un timbre à son effigie.

Au cinéma et à la télévision

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Dans la littérature

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  • En 1994,Nicolas Sarkozy publieGeorges Mandel, le moine de la politique[17], ouvrage dont l'originalité a été contestée[note 3].
  • L'assassinat de Georges Mandel en forêt de Fontainebleau est relaté dans le romanL'Inspecteur Sadorski libère Paris, deRomain Slocombe (Robert Laffont, 2021).

Restitutions

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Collection d'œuvres d'art

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En 1940, le groupeKünsberg, une organisation nazie qui pille les trésors culturels des pays occupés, fait main basse sur l'imposante collection d'œuvres d'art de Georges Mandel, à son domicile du 67avenue Victor-Hugo.

En janvier 2019, la déléguée du gouvernement fédéral pour la Culture,Monika Grütters, restitue aux ayants droit de Mandel lePortrait de jeune femme assise, une huile sur toile deThomas Couture, peintre français duXIXe siècle[39]. Le tableau a pu être identifié grâce à une note manuscrite deRose Valland, conservée dans le dossier de réclamation déposé auprès de laCommission de récupération artistique par Béatrice Bretty au nom de sa fille Claude[40].

La toile faisait partie des centaines d'œuvres léguées par le collectionneur d'art germano-autrichienCornelius Gurlitt, mort en 2014. Son père,Hildebrand, avait été chargé par les nazis de vendre des œuvres volées aux Juifs ou confisquées pour cause de « décadence ».

Livres de Mandel volés par les Allemands

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Conformément à la loi de restitution, les ouvrages de Georges Mandel volés par les nazis sont restitués à ses descendants dans l’enceinte de l'hôtel de Matignon le 15 juillet 2022[24].

Notes et références

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Notes

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  1. Camp situé « dans une enceinte en surplomb du camp et dans des conditions qui, sans être confortables, n'étaient pas aussi rudes que celles subies par les détenus de Buchenwald »,Marc Riglet, « Blum et Mandel en conversations »,L'Express,
  2. D607, exN7, à 1,9 km de l’obélisque.
  3. Victor Noir, inNicolas Sarkozy, le destin de Brutus (Denoël, 2005), affirme, en s'appuyant sur une comparaison de multiples passages, que ce livre est largement plagié du livre deBertrand Favreau publié en 1969.
    Alain Garrigou, de laFondation Copernic,conclut de même.
    Adrien Le Bihan, auteur deLa Fourberie de Clisthène. Procès du biographe élyséen de Georges Mandel (Cherche-bruit, 2008), en livre unecritique dans leContre-journal.

Références

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  1. « Acte de naissance n°101 p 41/274 », surarchives.yvelines.fr(consulté le)
  2. Delpla 2008.
  3. François Delpla, « Qui a tué Georges Mandel ? ».
  4. ab etcFavreau 2014,chapitreI.
  5. d'une famillejuive originaire d’Alsace et ayant choisi derester française après l’annexion consécutive à ladéfaite de 1870.
  6. ab etcGérard Nahon,Juifs et judaïsme à Bordeaux, Bordeaux/Paris,Mollat,, 391 p.(ISBN 2-909351-77-7),p. 271.
  7. Pierre Albertini, « « Les juifs du lycée Condorcet dans la tourmente » »,Vingtième Siècle : Revue d'histoire,no 92,‎,p. 81-100(lire en ligne).
  8. Gilbert Prouteau,Le Dernier Défi de Georges Clemenceau, Paris,France-Empire,, 340 p.(ISBN 978-2-246-72521-3),p. 153.
  9. « Le Point »,1699-1711(consulté le),p. 22.
  10. (en)Steven Lehrer (en),Wartime Sites in Paris : 1939-1945, New York,SF Tafel Publishers,, 335 p.(ISBN 978-1-4922-9292-0,lire en ligne),p. 221.
  11. Pierre Birnbaum,Les Fous de la République : Histoire politique des Juifs, Paris,Fayard, 512 p.(ISBN 978-2-213-02884-2).
  12. Jean Ferniot,Ah, que la politique était jolie !, Paris,Grasset,, 313 p.(ISBN 978-2-246-72521-3,OCLC 506174606).
  13. Favreau 2014, chapitre VI.
  14. Georges Dupeux, « Notice bibliographiqueGeorges Mandel, un clémenciste en Gironde de Bernard Favreau », surpersee.fr,(consulté le).
  15. Laurent Joly, « Antisémites et antisémitisme à la Chambre des députés sous la IIIe République »,Revue d’histoire moderne et contemporaine,nos 54-3,‎,p. 63-90(DOI 10.3917/rhmc.543.0063).
  16. ab etcGérard Nahon,Juifs et judaïsme à Bordeaux, Bordeaux/Paris,Mollat,, 391 p.(ISBN 978-2-909-35177-3,OCLC 402418523),p. 272.
  17. a etbSarkozy 1994.
  18. « Les exceptions au droit des cultes issu de la loi de 1905 », vie-publique.fr,(consulté le).
  19. Max Gallo,Une histoire de la2e Guerre mondiale, 1940 de l'abîme à l'espérance., Paris, XO Editions,,, 441 p.(ISBN 978-2-266-21085-0),p. 176.
  20. GérardBoulanger,A mort la Gueuse : comment Pétain liquida la République à Bordeaux, 15, 16 et 17 juin 1940, Paris,Calmann-Lévy,, 378 p.(ISBN 978-2-702-13650-8,OCLC 420961468).
  21. DontJean-Noël Jeanneney (Georges Mandel, l’homme qu’on attendait, Tallandier, 2009), et Pierre Arrivetz, Président de l’Association Chatou Notre Ville, ville natale de Georges Mandel, se référant semble-t-il à l’ouvrage deBertrand Favreau.
  22. abc etdAntoine Mordacq,Le martyre de Georges Mandel, 1940-1944, Paris, Passés Composés,, 304 p.(ISBN 979-1-0404-0948-9,lire en ligne)
  23. Voir le fac similé dans Louis Issartel : « Le recensement des Juifs en Ardèche sous Vichy »,Mémoire d'Ardèche et Temps Présent,no 157,p. 67.
  24. a etbÉric Daubard,« Le nom de Georges Mandel, premier Résistant de France, reste injustement dans les limbes de l’oubli »,lejdd.fr,
  25. FrançoisDelpla,Qui a tué Georges Mandel ?, L'Archipel,(ISBN 978-2-8098-1108-7,lire en ligne), Pt 107
  26. BertrandFavreau,Georges Mandel ou la passion de la République (1885-1944), Fayard,(ISBN 978-2-213-66023-3,lire en ligne), Pt482
  27. Georges Wormser,Georges Mandel : l'homme politique,p. 310.
  28. David Valence,Mandel, un martyr républicain, nonfiction.fr, 10 avril 2009
  29. Jean-Pierre Rothschild,François Delpla. Qui a tué Georges Mandel ?, 2008 (note bibliographique),Revue des études juives, Année 2009, 168-1-2, pp. 342-345
  30. Jean-MarcBerlière et FrançoisLe Goarant de Tromelin,Liaisons dangereuses : miliciens, truands, résistants. Paris, 1944, Paris, Perrin,, 378 p.(ISBN 978-2-262-03567-9,présentation en ligne).
  31. a etbPar Maryvonne Braunschweig, « L’assassinat de Georges Mandel »,Le Petit Cahier,2e sérieno 22, « Jean Zay, une figure symbole de la République », mars 2015,p. 75-89.en ligne sur le site des archives départementales de la Seine-et-Marne.
  32. Berlière et Le Goarant,op. cit., p. 159.
  33. Berlière et Le Goarant,op. cit.,p. 162-163.
  34. Jean-MarcBerlière et FrançoisLe Goarant de Tromelin,Liaisons dangereuses : miliciens, truands, résistants. Paris, 1944, Paris, Perrin,, 378 p.(ISBN 978-2-262-03567-9,présentation en ligne),p. 159.
  35. Voir ses lettres au maréchal Pétain et à Pierre Laval.
  36. Jacques Hillairet,Dictionnaire historique des rues de Paris,Éditions de Minuit, septième édition, 1963,t. 2 (« L-Z »), « Avenue Mozart »,p. 169.
  37. Voir l'introduction dans [PDF] 544 AP - Papiers Georges Mandel -Archives nationales.
  38. Jacques Hillairet,Dictionnaire historique des rues de Paris,Les Éditions de Minuit, septième édition, 1963,t. 1 (« A-K »), « Avenue Georges-Mandel »,p. 584.
  39. « L'Allemagne restitue aux héritiers de Georges Mandel un tableau spolié par les nazis »,Le Figaro,
  40. Voir surlostart.de.

Voir aussi

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Sources primaires

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Georges Mandel
Précédé parSuivi par
Henri Roy
Ministre de l'Intérieur
IIIe République
18 mai 1940 - 16 juin 1940
Charles Pomaret
v ·m
Gouvernement Reynaud (22 mars 1940 - 16 juin 1940)
Sous la présidence d’Albert Lebrun
Ministre d'État, vice-président du Conseil


Paul Reynaud
Président du Conseil
Ministre d'État
Défense nationale et GuerreÉdouard Daladier
Affaires étrangères
Intérieur
ArmementsRaoul Dautry
Finances
TravailCharles Pomaret
JusticeAlbert Sérol
MarineCésar Campinchi
Marine marchandeAlphonse Rio
AirLaurent Eynac
Éducation nationale
Anciens combattants etPensionsAlbert Rivière
AgriculturePaul Thellier
RavitaillementHenri Queuille
Colonies
Travaux publics
Santé publique
Postes, Télégraphe, Téléphone et TransmissionsAlfred Jules-Julien
Information
Commerce et Industrie
BlocusGeorges Monnet
Liste des sous-secrétaires d’État
(← DALADIER V) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (PÉTAIN →)
v ·m
GouvernementsDaladier III,IV etV(12 avril 1938 - 22 mars 1940)
Sous la présidence d’Albert Lebrun
Vice-président du ConseilCamille Chautemps


Édouard Daladier
Président du Conseil
Affaires étrangères
Finances
Économie nationaleRaymond Patenôtre
Guerre et Défense nationaleÉdouard Daladier
Justice
Éducation nationale
IntérieurAlbert Sarraut
Marine militaireCésar Campinchi
AirGuy La Chambre
CommerceFernand Gentin (1938-1940)
Travaux publics
AgricultureHenri Queuille
PTTAlfred Jules-Julien (1938-1940)
ColoniesGeorges Mandel
Travail
Santé publiqueMarc Rucart
Marine marchande
Anciens Combattants etPensionnés
ArmementsRaoul Dautry
BlocusGeorges Pernot
Liste des sous-secrétaires d’État et des commissaires généraux
(← BLUM II) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (REYNAUD →)
v ·m
Gouvernement Sarraut II (24 janvier 1936 - 4 juin 1936)
Sous la présidence deAlbert Lebrun
Ministres d'ÉtatJoseph Paul-Boncour


Albert Sarraut
Président du Conseil
JusticeYvon Delbos
Affaires étrangèresPierre-Étienne Flandin
IntérieurAlbert Sarraut
FinancesMarchel Régnier
GuerreLouis Maurin
MarineFrançois Piétri
AirMarcel Déat
Éducation nationaleHenri Guernut
Travaux publicsCamille Chautemps
Commerce et IndustrieGeorges Bonnet
AgriculturePaul Thellier
ColoniesJacques Stern
TravailLudovic-Oscar Frossard
PensionsRené Besse
Postes, Télégraphe et TéléphoneGeorges Mandel
Santé publique et Éducation physiqueLouis Nicolle
Marine marchandeLouis de Chappedelaine
Liste des sous-secrétaires d’État
(← LAVAL IV) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (BLUM I →)
v ·m
Gouvernement Laval IV (7 juin 1935 - 22 janvier 1936)
Sous la présidence d’Albert Lebrun
Ministres d'État




Pierre Laval
Chef du gouvernement
JusticeLéon Bérard (1935-1936)
Affaires étrangèresPierre Laval (1935-1936)
IntérieurJoseph Paganon (1935-1936)
FinancesMarcel Régnier (1935-1936)
GuerreJean Fabry (1935-1936)
MarineFrançois Piétri (1935-1936)
AirVictor Denain (1935-1936)
Éducation nationale
Travaux publicsLaurent Eynac (1935-1936)
Commerce et IndustrieGeorges Bonnet (1935-1936)
AgriculturePierre Cathala (1935-1936)
ColoniesLouis Rollin (1935-1936)
TravailLudovic-Oscar Frossard (1935-1936)
PensionsHenri Maupoil (1935-1936)
Postes, Télégraphe et TéléphoneGeorges Mandel (1935-1936)
Santé publiqueErnest Lafont (1935-1936)
Marine marchande
Liste des sous-secrétaires d’État
(← BOUISSON) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (SARRAUT II →)
v ·m
Sous la présidence d’Albert Lebrun
Ministres d'État


Fernand Bouisson
Président du Conseil
JusticeGeorges Pernot
Affaires étrangèresPierre Laval
IntérieurFernand Bouisson
FinancesJoseph Caillaux
GuerreLouis Maurin
MarineFrançois Piétri
AirVictor Denain
Éducation nationaleMarius Roustan
Travaux publicsJoseph Paganon
Commerce et IndustrieLaurent Eynac
AgriculturePaul Jacquier
ColoniesLouis Rollin
TravailLudovic-Oscar Frossard
PensionsCamille Perfetti
Postes, Télégraphe et TéléphoneGeorges Mandel
Santé publique et Éducation physiqueErnest Lafont
Marine marchandeFrançois Piétri
Liste des sous-secrétaires d’État
(← FLANDIN I) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (LAVAL IV →)
v ·m
Gouvernement Flandin I (8 novembre 1934 - 31 mai 1935)
Sous la présidence d’Albert Lebrun
Ministres d'État


Pierre-Étienne Flandin
Président du Conseil
JusticeGeorges Pernot
Affaires étrangèresPierre Laval
IntérieurMarcel Régnier
FinancesLouis Germain-Martin
GuerreLouis Maurin
Marine militaireFrançois Piétri
AirVictor Denain
Éducation nationaleAndré Mallarmé
Travaux publicsHenri Roy
Commerce et IndustriePaul Marchandeau
AgricultureÉmile Cassez
ColoniesLouis Rollin
TravailPaul Jacquier
Postes, Télégraphe et TéléphoneGeorges Mandel
Santé publique et Éducation physiqueHenri Queuille
Marine marchandeWilliam Bertrand
PensionsGeorges Rivollet
Liste des sous-secrétaires d’État
(← DOUMERGUE II) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (BOUISSON →)
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