Pour les articles homonymes, voirLevitte.
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Georges Lévitte[1] né le àEkaterinoslav, en Ukraine et mort à àSaclay[2], est unRésistantjuiffrançais, d'origine russe, qui participe au renouveau du judaïsme français après laSeconde Guerre mondiale.
Georges Lévitte est né le à Ekaterinoslav (aujourd'huiDnipro) enUkraine[3],[4]. Il est le fils de David et Ida Lévitte. David Lévitte est né le également àEkaterinoslav, alors dans l'Empire russe. Ida Lévitte (née Yassine) est née le àAlexandrov enRussie[5].
Il est le frère deSimon Levitte et le père deJean-David Levitte. En 1922, il quitte l’Ukraine avec sa famille qui s’installe quelque temps àWiesbaden enAllemagne puis définitivement àMetz en Lorraine où il poursuit ses études jusqu’au premier baccalauréat. Avec plusieurs amis, il décide alors d’effectuer « un retour à la terre », mouvement initié parJean Giono, et se retrouve travailleur agricole sur la ferme du peintre-philosopheAlbert Gleizes avec lequel il gardera un contact épistolaire. Il décide de passer son deuxième baccalauréat (philo) en le préparant seul. Il abandonne ensuite Metz pour Paris où il s’inscrit à laSorbonne (lettres classiques), auxLangues O (arabe, hébreu) et à l’École du Louvre. En 1938, il fait son service militaire. Démobilisé après la « drôle de guerre », il rejoint les chantiers de jeunesse d’où il est remercié parce que juif. Il entre alors dans la clandestinité et contacte le professeurEugène Minkowski qui lui demande d’organiser une maison d’accueil pour médecins juifs à Lyon. Il retrouve ultérieurement son frère Simon dans la maison d’enfants des EIF àMoissac. Ses parents, David Lévitte (64 ans) et Ida Lévitte (59 ans), et son frère Édouard Lévitte (15 ans) (né à Metz le 27 avril 1927) sont arrêtés et déportés à Auschwitz par leConvoino 47 du 11 février 1943, deDrancy versAuschwitz. Leur dernière adresse est au 10rue Jacques-Mawas dans le15e arrondissement de Paris[5]. Lorsque la zone libre est occupée et que tous les enfants sont cachés, il fonde en novembre 1943 « l’Ecole des Prophètes » avec trois jeunes gens deMoissac à Chaumargeais, près duChambon-sur-Lignon enHaute-Loire. À la Libération, il retourne à Moissac où il poursuit le travail avec les enfants jusqu’à la fermeture de la maison en 1951. Il se marie en 1945 avec Doreen Duggan avec qui il aura quatre enfants. Il est ensuite engagé à l’American Jewish Committee – où il sera directeur du Service Communauté – puis auFonds social juif unifié. En 1958, il se joint au Père Jacques Maigret (OMI)[6] pour collaborer à l’association des Amis des sessions d’hébreu biblique où il enseigne l’hébreu jusqu’à sa mort le 28 juin 1999.
Georges Lévitte a eu une part influente dans le renouveau du judaïsme français après la guerre en publiant de nombreuses traductions et en participant à des émissions radiophoniques sous le nom de David Yassine, pseudonyme composé des prénoms de ses parents. Il a ainsi introduitAbraham Heschel en France en traduisant son livre,Les Bâtisseurs du Temps et a été également le traducteur de RabiNahman de Bratslav. Directeur de la collection « Aleph » auxéditions de Minuit pendant plusieurs années, il participe avecEdmond Fleg à la traduction duLivre du Commencement. Sous sa direction a été réaliséeLaTorah suivie desHaphtaroth et duRituel. Il est en outre l’auteur deLes Juifs avecDavid Catarivas, ouvrage paru en 1964. Personnage essentiel dans le comité préparatoire des Colloques des intellectuels juifs de langue française, il a été le maître d’œuvre des 20 premiers volumes des actes de ces colloques[7]. C’est aussi le producteur d’au moins une œuvre du musicienPierre Henry, pour la clavecinisteAimée van de Wiele et pour l’ensemble de musique ancienne Roger Blanchard.