Les éléments de la biographie de Georges Dupas proviennent des sources indiquées en bibliographie et dans les notes et références, dont son ouvrage auto-biographique.
George Dupas nait àVieille-Église (Pas-de-Calais) en 1916. Il est le fils d'Abel Dupas cultivateur et de Fasquel Julie[1].
Il passe son enfance àOye-Plage. La famille vit ensuite àLoon-Plage, il réalise une partie de ses études àGravelines puis à Calais où il effectue desétudes secondaires en bénéficiant d'une bourse d'études[1].
En 1935, à 19 ans, il commence sa vie professionnelle en étantsurveillant àBohain dans l'Aisne.
Il effectue ensuite son service militaire àMetz jusqu'en 1938.
Au retour, Georges Dupas commence sa carrière d'instituteur en étant d'abord instituteur suppléant sur différents postes dans des écoles de garçons.
Mobilisé pendant laseconde guerre mondiale, il obtient, pendant la période dedrôle de guerre, l'autorisation de son colonel pour se marier : l'union a lieu àLoon-Plage le lundi de Toussaint 1939. Il épouse Nelly Roucou (1915-1974). Le premier enfant du couple nait peu après le 29 janvier 1940[1].
Il évite la déportation en Allemagne. Libéré en 1941, il est nommé instituteur à Loon-Plage puis à Gravelines de 1943 à 1946[3]. Un deuxième enfant nait en juillet 1944. Le couple en aura cinq[1].
En octobre 1946, il est muté àBourbourg où le couple se fixe et où Georges Dupas effectue toute sa carrière[1].
Il va mettre à profit ses séjours à Oye-Plage, Loon-Plage, Gravelines pour rassembler des éléments d'unglossaire dupicard local[3].
Georges Dupas appartient à une génération d'« instituteurs laïcs et républicains[4] », qu'il va incarner de façon personnelle : « forte personnalité, ancré dans ses valeurs, jusqu'à l'anti-conformisme, blouse grise et béret chevillé au crâne[4] ».
Georges Dupas est membre de la commission historique du Nord dès 1962 : le travail réalisé en 1959 et publié en 1962 à l'occasion du tricentenaire du rattachement de Bourbourg à la France, lui vaut sa nomination (arrêté préfectoral du 16 octobre 1962[3]). Il est également président d'honneur de l'association de généalogie de Gravelines, créée en 1995, qu'il a aidée pendant six ans à ses débuts[2]. Membre par ailleurs de plusieurs sociétés historiques ou linguistiques du nord de la France, il participe à leurs travaux par des études fondées essentiellement sur ses recherches dans les archives locales[3].
Georges Dupas meurt le 8 février 2009, à l'âge de 93 ans, à la résidence « Olivier Varlet » à Bourbourg. Pour l'enterrement, est prévue une cérémonie civile[5].
Sauf de brèves parenthèses, liées aux obligations professionnelles et militaires, toute la vie de Georges Dupas se déroule à l'intérieur d'un périmètre géographique limité, une sorte de triangleCalais-Dunkerque-Saint-Omer. Cette limitation territoriale s'accompagne et se compense d'une attitude de recherche peu commune : l'étude et l'exploitation systématique et inlassable des sources disponibles dans les archives des communes du secteur.
Nommé instituteur à Gravelines de 1943 à 1946 puis à Bourbourg de 1946 à la fin de sa carrière, Georges Dupas y découvre la richesse des archives locales. Passionné d'histoire, il commence dès 1947, ce qu'il a appelé « sa double vie », la recherche historique à côté de son métier d'enseignant[2]. Ses premiers travaux datent des années 1950, mais il n'est publié qu'au début des années 1960. Il va écrire plus d'une centaine d'ouvrages et d'articles sur les terroirs locaux, essentiellement ceux où il vécut. Il fonde ses recherches sur le dépouillement des archives mentionnées, comme les riches dépôts de documents des villes de Bourbourg (siège de lachâtellenie de Bourbourg puis ducanton de Bourbourg), dont un inventaire sommaire pour la période antérieure à 1790 a été publié en 1877[6], de Gravelines etc.
Les autres travaux de Georges Dupas, non référencés ci-dessous, ont été retrouvés dans les pages de présentation de l'auteur et/ou de ses œuvres dans les livres cités.
Histoire de Bourbourg et de sa châtellenie, Dunkerque, 1978, Westhoeck éditions[7], synthèse de trente ans de recherches sur la ville de Bourbourg.
Loon-Plage à travers les siècles, Dunkerque, 1979, Westhoeck éditions.
Le Vieux Parler à Oye-Gravelines-Loon, Dunkerque, 1980, Westhoeck éditions. Illustrations de René Dupas, son fils, qui a dessiné quelques-uns des derniers aspects typiques de la Flandre maritime[3].
Gravelines : rues d'hier et d'aujourd'hui, Imprimerie Landais, 1995[8].
Mémoires d'un ex-enfant de chœur, souvenirs ethnographiques de Oye à Loon et à Bourbourg, Gravelines, 2000, Généalogie association Gravelines. En partieautobiographique.
Le Clergé, les Couvents et leurs biens dans la châtellenie de Bourbourg avant la Révolution, Coudekerque-Branche, 2000, Galaad Graal.
Gravelines, ville forte et port de pêche, Gravelines, 2000, Généalogie association Gravelines.
Seigneuries et seigneurs de la châtellenie de Bourbourg, Coudekerque-Branche, 2001, Galaad Graal.
En collaboration
Histoire de Gravelines, porte de Flandre, et de ses hameaux des origines à la Libération, Dunkerque, 1981, Westhoeck Éditions. Avec la participation de Patrick Oddone. Disponible surGallica[9].
Pêcheurs à Islande "du banc de prière au banc de misère"- Ceux des Huttes de Gravelines, de Petit-Fort et de Grand-Fort-Philippe, Dunkerque, 1988, Westhoeck éditions des Beffrois. Collaboration Raymond Delahaye - Georges Dupas.
Histoire de Coudekerque-Branche, Dunkerque, 1988, Éditions du Beffroi. Patrick Oddone (dir.), plusieurs collaborateurs dont Georges Dupas.
Madame de Ryck, roman d'histoire locale, 1990. Livre de Jacqueline Quef-Allemant. Préface de Georges Dupas[10].
Articles
« Bourbourg sous la Révolution », série d'articles hebdomadaires, publiés dans le quotidienNord-Matin, en 1947-1948[3].
« La suppression des couvents à Bourbourg pendant la Révolution », dansBulletin duComité flamand de France, 1961.
« La châtellenie de Bourbourg auXVIIe siècle : Annexion, Francisation », dansBulletin de laSociété des antiquaires de la Morinie, tome XXXVIII[11], 1962. Travail réalisé à l'occasion du tricentenaire du rattachement de Bourbourg à la France[3].
« Les sœurs noires de Bourbourg », dansBulletin du Comité flamand de France, 1966.
« Toponymie et fantaisie en Flandre maritime », dansLes Amis du Vieux Dunkerque, novembre 1980.
« Promenade toponymique par les chemins de Flandre, d'après les archives de Bourbourg et de Gravelines », dansParlers et traditions du Nord, II, Société de linguistique picarde, 1981, n°78. Présentation-Analyse dans laRevue du Nord, 1984, n° 261-262, pp. 942-944[12].
Georges Dupas a participé à de nombreuses conférences. Peuvent être citées :
Actes du Congrès de la fédération dessociétés savantes du Nord de la France,Calais, 28 octobre 1984 - Thème du congrès : Les cadres sociaux du Haut Moyen-Âge à nos jours dans le Nord de la France. Exposé de Georges Dupas :La Seigneurie de Ghyselhuys de Bourbourg[13].
Les premiers travaux de Georges Dupas n'ont pas fait l'objet d'une édition ou publication. Repris dans les ouvrages ultérieurs, il n'en reste plus d'exemplaires.
Un portrait (photographie) de Georges Dupas figure dansGravelines Magazine de 2009 lors de son décès[2] ainsi que dans son ouvrageHistoire de Gravelines[3].
Georges Dupas,Mémoires d'un ex-enfant de choeur, souvenirs ethnographiques de Oye à Loon et à Bourbourg, Gravelines, 2000, Généalogie association Gravelines .
Inventaire sommaire des archives communales antérieures à 1790, Lille, 1877,lire en ligne.
« L'historien Georges Dupas est décédé », dansGravelines Magazine, 2009,lire en ligne.
↑Inventaire sommaire des archives communales de Bourbourg antérieures à 1790, cité dans la bibliographie.
↑Le travail de Georges Dupas sur Bourbourg a été ultérieurement retranscrit, en association avec lui, par une association dunkerquoise d'histoire et de généalogie :lire en ligne.
↑GillesDeregnaucourt, « Parlers et traditions du Nord, II, Société de Linguistique Picarde, 1981 »,Revue du Nord,vol. 66,no 261,,p. 942–944(lire en ligne, consulté le)