Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Gaston Gallimard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirGallimard (homonymie).

Gaston Gallimard
Gaston Gallimard vers 1900.
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière de Pressagny-l'Orgueilleux(d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Gaston Sébastien GallimardVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Famille
Père
Fratrie
Raymond Gallimard(d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
Membre de
Vue de la sépulture.

modifier -modifier le code -modifier WikidataDocumentation du modèle

Gaston Gallimard, né le àParis et mort le àNeuilly-sur-Seine, est unéditeur français, fondateur deséditions Gallimard qui occupent une place majeure dans lavie littéraire française duXXe siècle. Il a mené également des entreprises extra-littéraires : administrateur de théâtre, patron de presse,producteur de cinéma et organisateur de concerts.

Biographie

[modifier |modifier le code]
79, rue Saint-Lazare à Paris, lieu de naissance.

Jeunesse et études

[modifier |modifier le code]
Article connexe :Famille Gallimard.

Gaston Sébastien Gallimard naît le à Paris, au 79,rue Saint-Lazare dans le9e arrondissement, au domicile de ses parentsPaul Gallimard (1850-1929), architecte, et Lucie Duché, sans profession[1].

Son père, Paul Gallimard, est le fils d'unagent de change ;rentier, il traduit les œuvres deJohn Keats pour leMercure de France et collectionne les livres rares et les œuvres de peintres impressionnistes. Il est ami avecAuguste Renoir. Il fréquente aussi les théâtres. Il a épousé Lucie Duché (1858-1942), qui donne naissance à Gaston. Son grand-père est Gustave Gallimard (1821-1918), issu d'une famille originaire deSaint-Florentin dans l'Yonne (Bourgogne), et sa grand-mère est Henriette Chabrier (1829-1918), originaire d'Auvergne. Son arrière-grand-père, Sébastien Gallimard (1794-1873), avait épousé Eugénie Martineau (1799-1878), petite-fille deLouis-Simon Martineau, avocat, député de Paris auxÉtats généraux et à laConstituante, rapporteur du comité sur laConstitution civile du clergé en 1790.

Gaston Gallimard étudie pendant sept ans aulycée Condorcet, où il fait la connaissance deRoger Martin du Gard. Il arrête ses études après avoir obtenu sonbaccalauréat en1898. À vingt ans, Gaston Gallimard est un dandy qui semble destiné à suivre les traces de son père. Il devient secrétaire de l’auteur dramatiqueRobert de Flers. Alors qu'il passe ses vacances d'été dans la villa familiale lemanoir familial situé àBenerville-sur-Mer (Calvados), il y rencontreMarcel Proust en1907 ou1908.

Il est diplômé de l'École libre des sciences politiques (section générale) en 1906[2].

La Nouvelle Revue française

[modifier |modifier le code]

En1910,La Nouvelle Revue française crée un comptoir d’édition et engage Gaston Gallimard comme gérant. Celui-ci apporte avecAndré Gide et surtoutJean Schlumberger, héritier d'une importante fortune, le capital nécessaire. Il est nommé éditeur-gérant le, puis directeur en 1912. Le siège parisien est au 31rue Jacob.

Le, àParis, Gallimard épouse Yvonne Redelsperger (1884-1968), fille du dramaturge français Jacques Redelsperger (1847-1930).

En1913, il est nommé administrateur duthéâtre du Vieux-Colombier qui vient d’être créé. Il fait connaissance avec la comédienneValentine Tessier, qui deviendra sa maîtresse. En1914 naît son fils,Claude.

Durant laPremière Guerre mondiale, Gallimard cherche par tous les moyens à se faire réformer. Il fait plusieurs séjours dans dessanatoriums. Ses activités d’éditeur-gérant tournent au ralenti. En1917, il part pourNew York pendant six mois, où il accompagne la troupe du Vieux-Colombier dans une tournée de propagande destinée à sensibiliser l'opinion américaine à la culture française.

En1918, après un second séjour aux États-Unis, il décide de créer une véritable entreprise clairement distincte de la revueLa Nouvelle Revue française et des ouvrages publiées par celle-ci (sous la marque NRF) : formée ensociété anonyme le, cette structure s'appelle désormais la « Librairie Gallimard ». Son frèreRaymond, actionnaire, le rejoint pour se charger de la gestion.

L'entre-deux-guerres

[modifier |modifier le code]

Au début des années 1920, une campagne de presse contre l’influence croissante de laNRF est lancée. La riposte face à cette « croisade de longues figures » mobilise tout l’entregent de Gallimard. Il faut dire que celui-ci est devenu co-administrateur de la revueLes Nouvelles littéraires lancée parLarousse en 1922, puis a pris la suite deJacques Rivière à la tête deLa Nouvelle Revue française, en tant que directeur[3].

En1928, la création de ZED-publications vise à lancer des hebdomadaires (commeDétective,Voilà,Marianne…) et des revues de spectacle (comme laRevue du cinéma), tout en protégeant la librairie Gallimard des éventuels échecs liés à cette nouvelle activité, la presse périodique. Il se trouve que l’hebdomadaire de faits diversDétective va rencontrer un grand succès.

En1930, Gallimard divorce d'Yvonne Redelsperger et se remarie avecJeanne-Léonie Dumont.

En1933, il produit le filmMadame Bovary deJean Renoir, dont le rôle principal est tenu par Valentine Tessier. C’est un échec commercial.

L'Occupation allemande

[modifier |modifier le code]

Gaston Gallimard se réfugie, avec sa famille et des proches, alors qu'éclate laSeconde Guerre mondiale, dans le Sud de la France, àVillalier chezJoë Bousquet, et ne revient à Paris qu’après l’Armistice de 1940, soit le[4]. Il cède la direction de laNRF àDrieu la Rochelle, afin de complaire aux nazis[5], et accepte de s’autocensurer contre des livraisons de papier. L’attitude de l’éditeur est ambiguë.

D'un côté, il accueille dans ses bureaux les réunions clandestines desLettres françaises fondées parJacques Decour etPaulhan (lesquels sont membres de l'organisation clandestine leComité national des écrivains qui publie dès 1943 une liste d'éditeurs jugés collaborationnistes dont Gallimard), tout en publiant, d'un autre côté, des traductions de classiques allemands, commeGoethe, ou des modernes commeErnst Jünger, pour ne pas froisser l’Occupant.

Le, à la suite deslois anti-juifs, il licencie subitementJacques Schiffrin, le fondateur et l'éditeur de labibliothèque de la Pléiade, qui part se réfugier auxÉtats-Unis. Cette décision provoque la« consternation » deRoger Martin du Gard et l'« indignation » d'André Gide. Elle engendre également un conflit juridique et financier entre Gallimard et Schiffrin, portant sur le montant du coût des droits de Schiffrin sur la Pléiade, mise en rapport avec le bénéfice éditorial de la collection pour la maison Gallimard[6].

En 1943, il refuse de continuer à publierla NRF dontRamon Fernandez veut la direction, après la démission de Drieu. De même, il refuse, avec habileté, de publier le pamphlet deLucien RebatetLes Décombres mais n’hésite pas, dans sa proposition de rachat desÉditions Calmann-Lévy,à déclarer[Où ?] sa maison « aryenne à capitaux aryens ». La guerre est l’occasion d’une autre entreprise extra-littéraire : les « concerts de la Pléiade » que Gallimard organise à partir de1943.

Après-guerre

[modifier |modifier le code]

Le suicide de Drieu la Rochelle, le soutien sans faille d’écrivains résistants (Camus,Malraux…), l'action deJean Paulhan, permettent à Gaston Gallimard de protéger la Librairie Gallimard contre les sanctions économiques et professionnelles promulguées lors de l’épuration (1944-1947). Chargée de tous les péchés,La Nouvelle Revue française, qui avait pu continuer à paraître sous Vichy grâce au soutien d'Otto Abetz, est interdite de publication en, et ce jusqu'en 1953. Comme par provocation, Jean Paulhan et Gaston Gallimard publientLes Deux Étendards de Rebatet en 1952. Entretemps,Jean-Paul Sartre, avecLes Temps modernes, a claqué la porte.

Gaston Gallimard rachète en 1946 àJeanne Loviton, maîtresse deRobert Denoël, 90 % des parts deséditions Denoël, dont elle venait d'hériter. Il procède également à une série d'acquisitions de fonds comme celui des éditionsEdmond Charlot, deséditions du Pavois, etc. En 1958, il prend des parts importantes dans leséditions de la Table ronde.

Le,Albert Camus etMichel Gallimard, fils de son frère Raymond et en quelque sorte son « fils spirituel » déclaré, se tuent dans un accident de voiture. L'épouse de Gaston, Jeanne, meurt en 1968.

Gaston Gallimard, dont les forces déclinent, passe progressivement le pouvoir à son filsClaude, ce qui fait de lui le fondateur d'une dynastie qui se poursuivra avec son petit-filsAntoine, né en 1947.

Il meurt en1975, à 94 ans. Sa tombe est àPressagny-l'Orgueilleux, village normand où la famille a installé sa résidence secondaire.

Ouvrages

[modifier |modifier le code]

Textes de Gaston Gallimard

[modifier |modifier le code]
  • Friedrich Hebbel,Judith, tragédie en cinq actes traduite de l'allemand par Gaston Gallimard &Pierre de Lanux. Paris, Éditions de la Nouvelle Revue française, 1911.
  • « Il a inventé des auteurs, un public »,En souvenir de René Julliard, Paris, René Julliard, 1963,p. 50.

Correspondances

[modifier |modifier le code]
  • Jean Paulhan / Gaston Gallimard,Correspondance, édition établie, présentée et annotée parLaurence Brisset, Gallimard, 2011.
  • Marcel Proust / Gaston Gallimard,Correspondance, édition établie, présentée et annotée parPascal Fouché, Paris, Gallimard, 1989. Compile 407 lettres.
    • Lettres retrouvées. 1912-1922, édition dePascal Fouché, Paris, Gallimard, 2025. Réédition de la correspondance avec un rajout de 107 lettres inédites.
  • Jacques Rivière / Gaston Gallimard,Correspondance 1911-1924, édition établie, présentée et annotée parPierre-Edmond Robert avec la collaboration d'Alain Rivière, Paris, 1994.

Hommage

[modifier |modifier le code]
Plaque de larue Gaston-Gallimard, inaugurée le 15 juin 2011.

Grâce à l'action de son petit-fils,Antoine Gallimard, son nom a été donné en 2011 à Paris à une partie de l'anciennerue Sébastien-Bottin formant aujourd'hui larue Gaston-Gallimard.

Notes et références

[modifier |modifier le code]
  1. Cf état civil de la ville de Paris, acte 155 du 20 janvier 1881.
  2. MarieScot,Sciences Po, le roman vrai, Sciences Po, les presses,(ISBN 978-2-7246-3915-5)
  3. Cf.Chronologie de l'édition française depuis 1900 parPascal Fouché, en ligne.
  4. Angie David,Dominique Aury : La vie secrète de l'auteur d'histoire d'O, Paris, Éditions Léo Scheer, 2006, chap. « L'après-guerre ».
  5. Gaspard Dhellemmes, « Grasset, portrait hors cadre »],Vanity Fair n°59, juillet 2018, p. 98-105.
  6. Thierry Discepolo, « La Pléiade, une légende dorée »,Le Monde diplomatique,‎,p. 27(lire en ligne)

Pour approfondir

[modifier |modifier le code]

Bibliographie

[modifier |modifier le code]

Liens externes

[modifier |modifier le code]

Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Gaston_Gallimard&oldid=231541635 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp