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Gaston Defferre

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Pour les articles homonymes, voirDefferre.

Gaston Defferre
Illustration.
Gaston Defferre en 1981.
Fonctions
Député français

(1 mois et 5 jours)
Élection16 mars 1986
CirconscriptionBouches-du-Rhône
LégislatureVIIIe(Cinquième République)
Groupe politiqueSOC
SuccesseurJean-Jacques Léonetti

(18 ans, 7 mois et 19 jours)
Élection25 novembre 1962
Réélection12 mars 1967
30 juin 1968
11 mars 1973
19 mars 1978
21 juin 1981
Circonscription3e des Bouches-du-Rhône
LégislatureIIe,IIIe,IVe,Ve,VIe etVIIe(Cinquième République)
Groupe politiqueSOC(1962-1967)
FGDS(1967-1973)
PSRG(1973-1978)
SOC(1978-1986)
PrédécesseurCharles Colonna d'Anfriani
SuccesseurPhilippe Sanmarco

(13 ans et 29 jours)
Élection21 octobre 1945
Réélection2 juin 1946
10 novembre 1946
17 juin 1951
2 janvier 1956
Circonscription1re des Bouches-du-Rhône
LégislatureIre Constituante
IIe Constituante
Ire,IIe etIIIe(Quatrième République)
Groupe politiqueSOC
Ministre d'État
Ministre chargé du Planet de l'Aménagement du territoire

(1 an, 8 mois et 3 jours)
PrésidentFrançois Mitterrand
Premier ministreLaurent Fabius
GouvernementFabius
PrédécesseurMichel Rocard(indirectement)
SuccesseurHervé de Charette(Plan)
Pierre Méhaignerie(Équipement)
Ministre d'État[N 1]
Ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation

(3 ans, 1 mois et 25 jours)
PrésidentFrançois Mitterrand
Premier ministrePierre Mauroy
GouvernementMauroy I,II etIII
PrédécesseurChristian Bonnet
SuccesseurPierre Joxe
Président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale

(18 ans, 5 mois et 15 jours)
Élection
Réélection11 juillet 1968
3 octobre 1969
2 avril 1973
4 avril 1978
LégislatureIIe,IIIe,IVe,Ve etVIe(Cinquième République)
PrédécesseurFrancis Leenhardt
SuccesseurPierre Joxe
Sénateur français

(3 ans, 7 mois et 10 jours)
Élection26 avril 1959
Réélection23 septembre 1962
CirconscriptionBouches-du-Rhône
Groupe politiqueSOC
SuccesseurRoger Delagnes
Ministre de l'Outre-mer

(1 an, 3 mois et 20 jours)
PrésidentRené Coty
Président du ConseilGuy Mollet
GouvernementMollet
PrédécesseurPierre-Henri Teitgen
SuccesseurGérard Jaquet
Maire de Marseille

(32 ans, 11 mois et 28 jours)
Élection3 mai 1953
Réélection15 mars 1959
21 mars 1965
21 mars 1971
20 mars 1977
13 mars 1983
PrédécesseurMichel Carlini
SuccesseurJean-Victor Cordonnier(intérim)
Robert Vigouroux

(1 an, 2 mois et 28 jours)
PrédécesseurPierre Barraud
SuccesseurJean Cristofol
Ministre de la Marine marchande

(1 an et 30 jours)
PrésidentVincent Auriol
Président du ConseilHenri Queuille
René Pleven
GouvernementQueuille III
Pleven I
PrédécesseurLionel de Tinguy du Pouët
SuccesseurAndré Morice
Sous-secrétaire d'État à la France d’Outre-mer

(1 mois)
Président du ConseilLéon Blum
MinistreAugustin Laurent
GouvernementBlum III
PrédécesseurPoste créé
SuccesseurMichel Tony-Révillon(indirectement)
Secrétaire d'État à l'Information

(4 mois et 29 jours)
Président du ConseilFélix Gouin
GouvernementGouin
PrédécesseurAndré Malraux(ministre)
SuccesseurRobert Bichet
Biographie
Nom de naissanceGaston Paul Charles Defferre
Date de naissance
Lieu de naissanceMarsillargues (France)
Date de décès (à 75 ans)
Lieu de décèsMarseille (France)
Nature du décèsHémorragie interne
SépultureCimetière Saint-Pierre (France)
NationalitéFrançaise
Parti politiqueSFIO(1933-1969)
PS(1969-1986)
ConjointAndrée Aboulker
(1935-1945)
Marie Antoinette Swaters dite Paly
(1946-1973)
Edmonde Charles-Roux
(1973-1986)
Diplômé deFaculté de droit et de science politique d'Aix-Marseille
ProfessionAvocat
ReligionProtestantisme

Image illustrative de l’article Gaston Defferre
Maires de Marseille
Ministres français de l'Intérieur
(Présidence du Conseil et Information)
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Gaston Defferre, né le àMarsillargues (Hérault)[1] et mort le àMarseille, est unhomme politique etrésistant français.

Membre de laSection française de l'Internationale ouvrière (SFIO) puis duParti socialiste, il estmaire de Marseille d' à, puis de à sa mort.

Parlementaire et ministre à plusieurs reprises sous lesIVe etVe Républiques, « numéro deux du gouvernement » par deux fois, puis candidat à l'élection présidentielle de 1969, il donne son nom à plusieurs lois importantes : laloi-cadre de 1956 ouvrant ladécolonisation enAfrique et une série detrois lois entre 1982 et 1983[2] sur ladécentralisation.

Biographie

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Origine et formation

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Gaston Paul Charles Defferre naît le àMarsillargues (Hérault) dans une familleprotestantecévenole, au mas de Bony, demeure construite par son grand-père Pierre Causse. Il est le second enfant de Suzanne Causse (1882-1971) et de Paul Defferre (1882-1961), avoué àNîmes, qui ont eu trois autres enfants : Marie-Louise[N 2], née en 1908, Monique, née en 1912, et Jacques en 1914[3].

Sa mère se charge de son éducation avant qu'il n'aille poursuivre ses études secondaires aulycée Alphonse-Daudet de Nîmes.

Gaston Defferre découvre l'Afrique lorsqu'il se rend avec sa famille àDakar, où son père a ouvert un bureau. En 1922, avec sa mère, il rentre enmétropole. Après des études dedroit à l'université d'Aix-Marseille, il s'inscrit commeavocat au barreau de Marseille en 1931. En 1933, il devient militantsocialiste et adhère à la10e section de laSFIO de la ville. Cette période est politiquement très agitée.Simon Sabiani, premier adjoint du maireGeorges Ribot, incarne le basculement d'une partie de la gauche vers la droite extrême et, en raison de ses relations avecFrançois Spirito etPaul Carbone, la confusion entre la politique et les affaires de droit commun. Les affrontements politiques culminent aux élections cantonales de 1934 avec la montée duParti communiste, emmené parJean Cristofol etFrançois Billoux, puis aux municipales de 1935, remportées par le candidat socialisteHenri Tasso, qui devient maire.

Pendant cette époque troublée, Gaston Defferre n'apparaît pas publiquement. Le, il épouseAndrée Aboulker, médecin, issue d'une famille juive d'Alger, cousine (et future épouse) deJosé Aboulker, chirurgien qui s'illustre dans la libération de l'Algérie en 1942. Ils divorcent le.

Avocat du Comité américain de secours deVarian Fry, il obtient en 1941 la libération sous caution deDaniel Bénédite[4].

Résistant

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Dirigeant du réseau Brutus

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Réformé pour raisons médicales (il est atteint depleurésie), Gaston Defferre fait néanmoins le choix de s'engager pour prendre part à laDeuxième Guerre mondiale[5]. Il est démobilisé le. Il reprend contact avec quelques socialistes marseillais dont il connaît l'esprit anti-vichyssois, dont Horace Manicacci et Fernand Trompette, piliers de la SFIO marseillaise. Il entre en relation avec l'avocat et parlementaireFélix Gouin qui organise tous les mardis à son cabinet, rue de la Darse à Marseille, une réunion des socialistes de la Ville. Gouin relaie les décisions prises par leComité d'action socialiste créé parDaniel Mayer.

À la fin de 1940, Defferre est un des premiersrésistants[6] à rejoindre le réseau créé par Lucas (le capitainePierre Fourcaud), qui, adjoint ducolonel Passy auBureau central de renseignements et d'action, arrive deLondres pour superviser la création de réseaux en zone non occupée.

Le mouvement devient ensuite, sous la houlette de son confrère du barreauAndré Boyer, le réseau de renseignementBrutus. Defferre utilise de nombreux pseudonymes dont celui de Danvers, puis à partir de 1943, de Massereau[7],[8].

En, il participe au comité exécutif du parti socialiste clandestin, constitué parFélix Gouin. Il soutient la création d’unConseil national de la Résistance. Il rejoint la clandestinité lorsque les Allemands envahissent lazone libre le.

Après l'arrestation de Boyer (qui recevra la mentionCompagnon de la Libération à titre posthume), le avecAndré Clavé qui venait de prendre la succession dePierre Sudreau[9] lui-même arrêté par laGestapo en novembre (tous trois seront déportés àBuchenwald, cinq mois plus tard), Gaston Defferre prend la direction du réseau.

Libération de Marseille

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Gaston Defferre, secrétaire d'État chargé de l'Information dugouvernement Gouin,en 1946.

À lalibération de Marseille, le, Gaston Defferre s’empare duPetit Provençal, avec une milice de truands dirigée parNick Venturi. Ce groupe et le contrôle de ce journal l'aideront longtemps à garder le pouvoir à Marseille.Le Petit Provençal est rebaptiséLe Provençal et deux journalistes proches de Defferre s'appuient sur lui pour fonder en 1950 un concurrent de l'AFP, l'Agence centrale de presse, qui fédère une vingtaine de journaux régionaux.

Gaston Defferre s’assure aussi la direction de la fédération SFIO des Bouches-du-Rhône.

Bien que ses liens maritaux avec sa femme Andrée Aboulker se soient distendus, il lui demande de le représenter à l'Assemblée consultative provisoire qui siège à Paris pour se concentrer sur la mairie de Marseille[10]. Nommé président de la délégation municipale, il devient maire de Marseille en 1944, puis le reste jusqu'en. Le communisteJean Cristofol lui succède puis perd la mairie en 1947 peu avant l'affaire Vincent Voulant.

Le, il épouse en secondes noces une infirmière d'origine hollandaise, Marie-Antoinette « Paly » Swaters[11] (née àBruxelles le et morte à Marseille le)[12].

Sous laIVe République

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Maire de Marseille

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Gaston Defferre redevient maire de Marseille à partir de 1953 et le reste jusqu'à sa mort en 1986. Pour combattre l'emprise de laConfédération générale du travail (CGT) communiste, il noue un lien privilégié avec laCGT-FO, qui obtient une influence déterminante« sur les embauches de personnel et les promotions »[13].

En matière d'urbanisme, ses mandats sont marqués par la construction de la galerie marchande de la Bourse qui détruit une partie des vestiges grecs de la ville, le retard pris dans la réhabilitation du centre-ville et le départ de nombreuses entreprises vers des communes environnantes[14].

Secrétaire d'État et ministre

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Gaston Defferre est rapidement intégré par le président du conseil, le marseillais Félix Gouin, comme secrétaire d’État à la présidence du Conseil, chargé de l’Information (janvier-juin 1946), puis secrétaire d’État à la France d’outre-mer dans le gouvernement Léon Blum (décembre 1946- janvier 1947). Il est ministre de la Marine marchande dans les gouvernements Pleven (juillet 1950- mars 1951) et Queuille (mars 1951- juillet 1951), puis Ministre de la France d'outre-mer en 1956-1957 dans le gouvernement deGuy Mollet, il prépare, avec son premier directeur de cabinetPierre Messmer, ladécolonisation de l'Afrique subsaharienne. À cette fin, il rédige laloi-cadre qui porte son nom.

Sous laVe République

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Rejet des rapatriés

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Article connexe :Exode des Pieds-noirs.

En, il déclare à propos desrapatriés d'Afrique du Nord :« Français d’Algérie, allez vous faire réadapter ailleurs. Il faut les pendre, les fusiller, les rejeter à la mer… Jamais je ne les recevrai dans ma cité »[15],[16],[17].

Dans l'opposition à De Gaulle

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Il appelle à voter « oui » auréférendum constitutionnel de 1958. Battu aux élections législatives de 1958, il siège auSénat de 1959 à 1962 puis retrouve son mandat de député socialiste en 1962. Il est constamment réélu jusqu'en 1986. Il a été président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale.

Le, il dispute et remporte le dernierduel pour l'honneur de l'histoire de France contreRené Ribière avec qui il avait eu un différend dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Gaston Defferre interpelle son collègue, qui s'agite sur son banc, et lui crie :« Taisez-vous, abruti ! ». Un peu plus tard, dans lasalle des Quatre-Colonnes, Gaston Defferre refuse de retirer son injure et René Ribière lui envoie ses témoins et demande réparation par le fer (en l'occurrence l'épée). Le duel a lieu dans une résidence privée deNeuilly-sur-Seine, et est arbitré par ledéputégaulliste de gaucheJean de Lipkowski. Gaston Defferre rejette les épées « limées » qu'on lui propose et refuse que l'on s'arrête au premier sang. Manquant d'expérience et devant se marier le lendemain, René Ribière est blessé une première fois, mais demande la reprise du combat. Après une seconde estafilade, Defferre consent finalement à ce que l'arbitre du combat y mette fin[18],[19],[20].

Il apparaît sous le nom de M. de Ferre, comte de Provence, dans l'ouvrage pamphlétaire d'André Ribaud sur le pouvoir gaulliste,Le Roi (Julliard, 1961).

« Monsieur X »
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En 1965, son nom est évoqué pour être le candidat de l'opposition de gauche et du centre à l'élection présidentielle, face augénéral de Gaulle. Il publieUn nouvel horizon, chezGallimard en 1965 pour présenter les lignes directrices d'une politique immédiatement applicable par un gouvernement de progrès. Il souhaite créer une grande fédération alliant la SFIO aux centristes.

Sa candidature est notamment inspirée par la campagne de l'hebdomadaireL'Express,Gaston Defferre étant le « Monsieur X », candidat idéal de l'opposition augaullisme. L'intéressé joue de cette agitation médiatique et maintient le suspense, notamment lors d'une intervention remarquée aux "Mardis de l'ESSEC" le[21]. Néanmoins, les négociations entre la SFIO et leMRP centriste échouent en[22].Guy Mollet, secrétaire général, n'est partisan ni d'un rapprochement avec les centristes, ni d'une union de la gauche avec les communistes. Il invoque la laïcité pour faire échouer la convergence avec les centristes et ainsi empêcher Defferre d'être candidat[23]. L'idée d'un grand mouvement démocrate, inspiré du modèle américain et du présidentKennedy, échoue donc.François Mitterrand etJean Lecanuet portent finalement respectivement les couleurs de la gauche et du centrisme lors du scrutin de.

En, la démission du président de Gaulle ouvre à nouveau la bataille pour la présidence de la République. Gaston Defferre est désigné par défaut candidat du Parti socialiste. Il propose un tandem avecPierre Mendès France qui doit devenir sonPremier ministre en cas de victoire, stratégie qui s'inspire du modèle américain, et son « ticket » président – vice-président. Le positionnement centriste et opposé au fonctionnement de laVe République de Gaston Defferre et Pierre Mendès France ne séduit guère l'électorat, puisque le candidat ne recueille que 1 133 222 voix au premier tour, soit 5,01 % des suffrages exprimés. Il est victime de la concurrence du candidat centristeAlain Poher, président du Sénat et figure de proue de la campagne du « non » auréférendum du, de celle duPSUMichel Rocard, ainsi que de celle deJacques Duclos, qui fait le plein des voix communistes. Cet échec retentissant — il restera jusqu'en 2022 le pire score d'un candidat socialiste au premier tour de l'élection présidentielle[24] — va amener la fondation du nouveauParti socialiste en 1969, et le choix d'une alliance à gauche avec leParti communiste français, autour duProgramme commun, à partir de 1972.

Il épouse en troisièmes noces, en 1973, la femme de lettresEdmonde Charles-Roux.

Un portrait du candidat par Pierre Viansson-Ponté
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En 1971, le journaliste françaisPierre Viansson-Ponté brosse un portrait psychologique et même physique de l'ancien maire de Marseille et candidat malheureux à l'élection présidentielle de 1969 dans son ouvrage sur la République gaullienne :« Au physique, c'est un Méridional froid, un homme tranquille qui ne brille pas, mais qui pèse. Il respire l'assurance calme, la solidité de quelqu'un qui a les pieds sur terre comme un paysan cévenol. Il fait son travail méthodiquement, patiemment : même ses colères sont glacées ; si son ironie peut être mordante, s'il déteste les gens tristes, il a peu d'humour. Sa voix lente coule sans inflexions ni effets sur cette très légère cadence musicale qui est la dernière trace d'accent chez les bourgeois cultivés du midi. Du paysan, il a la dignité un peu méfiante : on ne lui tape pas sur le ventre, on ne le tutoie guère. C'est un mélange compliqué d'orgueil et de modestie, de rudesse et de rouerie, de puritanisme et de liberté d'allure, avec le goût des plaisirs coûteux et l'horreur de l'argent, avec de la séduction et de la raideur ». L'analyse du journaliste politique se fait ensuite plus personnelle, voire sans concessions :« En fait, il n'a rien d'un militant et peu d'un socialiste. La foule l'agace et il le montre, il est le contraire d'un tribun et quand il prend la parole, il réussit en quelques minutes à décourager ses plus chauds partisans, à faire tomber l'enthousiasme, à transformer un auditoire chaleureux et remuant qui l'acclame en une assemblée froide et silencieuse qui subit plus qu'elle ne les écoute ses propos secs et distants. Dans la négociation, dans la controverse, il se veut dur, invulnérable et sans détour. Pourtant, on devine vite une sensibilité à fleur de peau, une fragilité et presque une naïveté dont on se demande bientôt s'il est conscient et use pour faire céder ou s'il s'agit chez lui d'une seconde nature. Sans aller plus loin dans l'analyse psychologique et la description du personnage, disons simplement que Gaston Defferre n'était que sur le papier et pour les théoriciens le candidat idéal à l'élection présidentielle »[25].

Ministre de l'Intérieur

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Après la victoire de la gauche en 1981, Gaston Defferre est le choix initial de François Mitterrand pour devenir son Premier ministre, mais le Président sait que l'âge de l'intéressé pourrait poser problème. Defferre réclame l'Intérieur et il l'obtient en devenant ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation, du au dans le gouvernement dePierre Mauroy puis ministre d'État chargé du Plan et de l'Aménagement du territoire dans le gouvernement deLaurent Fabius du au pendant le premier septennat de François Mitterrand.Ses cinq annéesplace Beauvau sont marquées par la mise en œuvre de ladécentralisation, une des grandes réformes de la gauche.

Après les élections législatives de qui donnèrent une majorité absolue aux socialistes, ce fut l'un des rares dirigeants socialistes à suggérer de se passer de ministres communistes dans lesecond gouvernement de Pierre Mauroy[26].

Thierry Le Luron, à la suite de rumeurs sur ses liens avec lamafia marseillaise, déclara à propos de sa nomination comme ministre de l'Intérieur :« Pour s'occuper dugrand banditisme, il valait mieux un spécialiste ».

Le, deux gardiens de la paix sont abattus par quatre membres d'Action directe. Au cours de leurs obsèques trois jours plus tard, les policiers réclament sa démission ainsi que celle dugarde des SceauxRobert Badinter, un cortège de 2 500 policiers parvenant même à bousculer les cordons de sécurité pour s'approcher del'Élysée, ce qui incite la droite à s'emparer de cette affaire pour dénoncer le laxisme du gouvernement. Defferre remet à François Mitterrand une lettre de démission non datée tandis que le président demande à l'un de ses fidèlesPierre Joxe, de se préparer à prendre sa succession au ministère de l'Intérieur qui devient effective un an plus tard[27].

Maire de Marseille

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Il s'est principalement illustré par son long mandat demaire de Marseille, de 1944 à 1946 et de 1953 jusqu'à sa mort, en 1986, ponctué d'affaires douteuses mêlant politique et mafia. Del'après-guerre aux années 1970, l'emprise de la mafia sur la ville s'est accentuée, culminant avec l'affaire dite de la « French Connection », au moment où la ville devient la place principale d'approvisionnement en drogue de l'Europe.

Parmi les immeubles construits durant les années 1960 et 1970, lequartier de La Rouvière (9e arrondissement) est une des copropriétés les plus peuplées de France (architecte :Xavier Arsène-Henry).

En 1983, il est élu avec moins de voix que son adversaireJean-Claude Gaudin. En tant que ministre de l'Intérieur, il venait de modifier le mode de scrutin dans les villes de Paris, Lyon et Marseille : l'élection se fait dans chaque arrondissement pour les deux premières villes, alors que Marseille bénéficiait d'un découpage en secteurs adapté au maire sortant. Ce découpage a été modifié après sa mort.

Pendant son mandat, Marseille voit sa population augmenter de façon considérable (rapatriés d'Algérie, etc.). La ville se développe dans l'urgence pour répondre aux besoins de l'affluence de population. De gigantesques HLM en béton sont érigées au Nord de la Ville, dessinées par l'architectePierre Meillassoux, jadis premier assistant deFernand Pouillon. Les efforts de la municipalité font passer en priorité la construction de ces nouveaux quartiers urbains, au détriment du centre-ville.

Deux lignes de métro sont construites, la terre extraite du sol servant à créer des plages artificielles, dénommées officiellement « plages Gaston Defferre », ce qui n'empêche pas les Marseillais de les appeler les « plages du Prado ».

Gaston Defferre était aussi propriétaire des quotidiens marseillaisLe Provençal (socialiste) etLe Méridional (de droite).

Il a mis à disposition de laFraternité sacerdotale Saint-Pie-Xl'église de la Mission de France[28].

Mort et obsèques

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La tombe de Gaston Defferre au cimetière Saint-Pierre.

Dans la nuit du 5 au, après sa mise en minorité par les partisans deMichel Pezet lors de la désignation du secrétaire général de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône[29], Gaston Defferre, rentré seul dans son appartement du quartier d'Endoume à Marseille, prend un soporifique qui aurait été à l'origine d'un malaise entraînant une chute lors de laquelle il se blesse gravement au cou. Victime d'unehémorragie, il téléphone à son médecin et ami, le docteurJean-Louis Sanmarco, qui, impuissant, demande l'intervention des médecins urgentistes dubataillon de marins-pompiers de Marseille, mais il est trop tard : conduit à l'hôpital de la Timone dans uncoma irréversible, il meurt le lendemain matin. Aussitôt, l'hommage est unanime du côté de la classe politique[30].

Un hommage national lui est rendu le suivant devant l'hôtel de ville de Marseille. Lors de cette cérémonie, sont notamment présents leprésident de la RépubliqueFrançois Mitterrand, les anciensPremiers ministresPierre Mauroy etLaurent Fabius, le Premier ministreJacques Chirac, le président de l'Assemblée nationaleJacques Chaban-Delmas et les ministresCharles Pasqua etFrançois Léotard.Lionel Jospin, alors premier secrétaire du Parti socialiste, prononce avec une réelle émotion son éloge funèbre, suivi deJean-Victor Cordonnier, premier adjoint et maire par intérim, qui évoque l'œuvre municipale du défunt. Ses obsèques ont lieu à lacathédrale de la Major, à la demande de son épouse catholique, dans le cadre d'un culte protestant et œcuménique[31]. Il est inhumé aucimetière Saint-Pierre (pinède d'Arcussia, rang inférieur est,no 14). Selon ses vœux, un simple rocher brut provenant desCévennes orne sa tombe.

Détail des mandats et fonctions politiques

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Fonctions électives

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  • Député socialiste des Bouches-du-Rhône de 1945 à 1958, puis de 1962 à 1981 (démission lors de son entrée au gouvernement) ; réélu en, il meurt en cours de mandat ;
  • Maire de Marseille de 1944 à 1946, puis de 1953 à 1986 ;
  • Sénateur socialiste des Bouches-du-Rhône, élu le, réélu le (démissionne le de la même année après avoir été élu député).

Fonctions gouvernementales

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Résultats électoraux

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Élection présidentielle

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AnnéeParti1er tour
Voix%RangIssue
1969[32]SFIO1 133 2225,014eÉliminé

Élections législatives

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Législatives de 1981 (3e circ. des Bouches-du-Rhône) ( v ·d ·m )
CandidatPartiPremier tourSecond tour
Voix%Voix%
Gaston Defferre  sortant   réélu PS12 95842,3318 89857,97
Robert Villani RPR(UNM)10 32033,7113 70342,03
Yvan Massiani PCF5 76518,83
Bernard Zeller Extrême droite(PFN)1 0643,48
Ronald Perdomo FN4741,55
Philippe Bartoli Divers gauche320,10
Inscrits53 178100,0053 178100,00
Abstentions22 15641,6619 71637,08
Votants31 02258,3433 46262,92
Blancs et nuls4091,328612,57
Exprimés30 61398,6832 60197,43
Source : Le Monde du 23 juin 1981,p. 15 et Sud-Ouest du 16 juin 1981,p. 4
Législatives de 1978 (3e circ. des Bouches-du-Rhône) ( v ·d ·m )
CandidatPartiPremier tourSecond tour
Voix%Voix%
Gaston Defferre  sortant   réélu PS12 32331,6322 43355,73
Marcel Pujol RPR10 70027,4617 82144,27
Jean Dissler PCF9 45824,27Retrait
Robert Vincent UDF(CDS)3 0487,82
Jean-Jacques Gros Écologie 781 8094,64
Philippe Forestier Extrême droite(PFN)8072,07
Martine Piatti Extrême gauche(LO)6491,67
Jean-Claude Mathey Divers(GO,UJP)1690,43
Inscrits55 789100,0055 770100,00
Abstentions16 20329,0414 56626,12
Votants39 58670,9641 20473,88
Blancs et nuls6231,579502,31
Exprimés38 96398,4340 25497,69
Source :Data.gouv
Législatives de 1968 (3e circ. des Bouches-du-Rhône) ( v ·d ·m )
CandidatPartiPremier tourSecond tour
Voix%Voix%
Félicien Grimaldi UDR(URP)16 10141,0919 20149,47
Gaston Defferre  sortant   réélu SFIO(FGDS)11 49529,3319 61150,53
Louis Calisti PCF9 42024,04Retrait
Jean-Paul Bastide PSU1 1783,01
Denis Marcantetti Divers droite(Gaulliste)9942,54
Inscrits57 971100,0057 976100,00
Abstentions17 9723117 99731,04
Votants39 9996939 97968,96
Blancs et nuls8112,031 1672,92
Exprimés39 18897,9738 81297,08
Source : Données du CDSP etCEVIPOF

Décoration

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Filmographie

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Notes et références

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Notes

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  1. Ministre d'État jusqu'au
  2. Dite Maryse, elle épousera l'industriel marseillais André Cordesse, lui aussi protestant, qui fonde en 1945, avec Gaston Defferre, le quotidienLe Provençal et sera élu président de la chambre de commerce de Marseille en 1948.

Références

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  1. « Acte de naissance n°35 Cote : 3 E 155/21 »,Archives départementales de l'Hérault(consulté le),p. 330/375
  2. « Les lois Defferre premières lois de décentralisation | vie-publique.fr », surwww.vie-publique.fr,(consulté le)
  3. « RootsWeb.com Home Page », surhome.rootsweb.com(consulté le)
  4. Varian Fry,La liste Noire, Paris,Plon,, 282 p., note du traducteur p. 226.
  5. DEFFERRE Gaston, Paul, Charles, dansLe Maitron
  6. Jean-MarcBinot et DenisLefebvre, « Brutus, des résistants et des frères: »,Humanisme,vol. 278,no 3,‎1er septembre 2007,p. 16–21(ISSN 0018-7364,DOI 10.3917/huma.278.0016,lire en ligne, consulté le)
  7. Francine Galliard-Risler,André Clavé : Théâtre et Résistance – Utopies et Réalités, A.A.A.C., Paris, 1998 – Ouvrage collectif écrit et dirigé par FGR, avec de très nombreux témoignages enregistrés et retranscrits – Préface deJean-Noël Jeanneney - Épilogue dePierre Schaeffer
  8. Jean-MarcBinot et BernardBoyer,Nom de code, Brutus : histoire d'un réseau de laFrance libre, Paris,Fayard,, 481 p.(ISBN 978-2-213-63112-7,OCLC 123176807).
  9. Francine Galliard-Risler,André Clavé : Théâtre et Résistance – Utopies et Réalités, A.A.A.C., Paris, 1998
  10. MichèleCointet,Histoire des 16 : Les premières femmes parlementaires en France,Fayard,, 216 p.(ISBN 978-2-213-70700-6,lire en ligne)
  11. Unger 2011.
  12. « SWATERS Marie-Antoinette », surdeces.matchid.io(consulté le)
  13. OlivierBertrand, « FO, l’étrange cheville ouvrière de Marseille », surLibération(consulté le)
  14. « Marseille, du rêve américain de Gaston Defferre au rêve euroméditerranéen de Robert Vigouroux », mediapart.fr,.
  15. Entretien dansL'Intransigeant du 26 juillet 1962 cité par Valérie Esclangon-Morin,Les rapatriés d'Afrique du Nord de 1956 à nos jours, L'Harmattan, 2007(ISBN 2296028349),p. 160.
  16. « Les pieds-noirs, 50 ans après », surLe Figaro,(consulté le).
  17. Brigitte Benkemoun,« Guerre d'Algérie : quand Gaston Defferre suggérait que les pieds-noirs « aillent se faire pendre » ! », atlantico.fr, 9 avril 2012.
  18. « Defferre-Ribière, le dernier duel pour l’honneur », surleparisien.fr,(consulté le).
  19. « Le Duel (Reportage RTL) - Vidéo disponible sur Youtube », suryoutube.com.
  20. « Il y a cinquante ans, le dernier duel de France », surLe Monde,(consulté le).
  21. RenéRémond, « L'élection présidentielle et la candidature Defferre »,Revue française de science politique,vol. 14,no 3,‎,p. 513-526(DOI 10.3406/rfsp.1964.403441,lire en ligne, consulté le)
  22. Pierre Viansson-Ponté,Histoire de la République Gaullienne : Le temps des orphelins, été 1962-avril 1969, Tome II, Fayard, 1971,p. 135-136.
  23. Jean-Pierre Chevènement,Qui veut risquer sa vie la sauvera : Mémoires, Paris,Éditions Robert Laffont,, 506 p.(ISBN 2221218469), Génération CERES
  24. « Présidentielle 2022 : Anne Hidalgo essuie la pire défaite électorale du PS », surleparisien.fr,.
  25. Pierre Viansson-Ponté,Histoire de la République Gaullienne : Le temps des orphelins, août 1962-avril 1969, Tome II, Fayard, 1971(ISBN 978-2213003764),p. 135-136.
  26. LionelJospin,PierreFavier etPatrickRotman,Lionel raconte Jospin : entretiens avec Pierre Favier et Patrick Rotman, Paris,Éditions du Seuil,, 277 p.(ISBN 978-2-021-01100-5,OCLC 672208510).
  27. Laurent Bonelli,La France a peur. Une histoire sociale de l'« insécurité »,La Découverte,,p. 87.
  28. René Guitton,La France des intégristes : extrémistes juifs, chrétiens, musulmans, le refus de la république, Paris, Flammarion,, 302 p.(ISBN 978-2-08-129093-8)
  29. « Obsèques de Gaston Defferre » sur le site de l'INA.
  30. « 20 Heures de France 2 du 7 mai 1986 », surYouTube / INA.
  31. Jean Baubérot,Le Protestantisme doit-il mourir ? : la différence protestante dans une France pluriculturelle, Paris,Éditions du Seuil,, 274 p.(ISBN 2-02-010365-6),p. 171-186 (chapitre 10 : « Une cathédrale de la République laïque pour enterrer un protestant »).
  32. « Décision n° 69-20 PDR du 3 juin 1969 », surConseil constitutionnel(consulté le).
  33. « - Mémoire des hommes », surwww.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr(consulté le)

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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v ·m
XVIIIe siècle
XIXe siècle
XXe siècle
XXIe siècle
v ·m
Gouvernement Gouin(26 janvier - 12 juin 1946)
Vice-présidents du Conseil


Félix Gouin
JusticePierre-Henri Teitgen
Affaires étrangèresGeorges Bidault
IntérieurAndré Le Troquer
ArméesEdmond Michelet
ArmementCharles Tillon
Économie nationale etFinancesAndré Philip
AgricultureFrançois Tanguy-Prigent
Production industrielleMarcel Paul
Éducation nationaleMarcel-Edmond Naegelen
Transports etTravaux publicsJules Moch
PTTJean Letourneau
Outre-MerMarius Moutet
Travail et Sécurité socialeAmbroise Croizat
Santé publique et PopulationRobert Prigent
RavitaillementHenri Longchambon
Reconstruction et UrbanismeFrançois Billoux
Liste des sous-secrétaires d’État
(← DE GAULLE II) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (BIDAULT I →)
v ·m
Gouvernement Blum III(16 décembre 1946 - 16 janvier 1947)
Affaires étrangèresLéon Blum


Léon Blum
Ministres d'État
JusticePaul Ramadier
IntérieurÉdouard Depreux
Défense nationaleAndré Le Troquer
Économie nationale etFinancesAndré Philip
AgricultureFrançois Tanguy-Prigent
Production industrielleRobert Lacoste
Éducation nationaleMarcel-Edmond Naegelen
Transports,Travaux publics etReconstructionJules Moch
Outre-MerMarius Moutet
Travail et Sécurité socialeDaniel Mayer
PTTEugène Thomas
Santé publique et PopulationPierre Ségelle
Anciens combattants et Victimes de la guerreMax Lejeune
Liste des sous-secrétaires d’État
(← BIDAULT I) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (RAMADIER I →)
v ·m
Gouvernement Pleven I(12 juillet 1950 - 28 février 1951)
Sous laprésidence de Vincent Auriol
Ministres d'État


René Pleven
JusticeRené Mayer
Affaires étrangèresRobert Schuman
IntérieurHenri Queuille
Défense nationaleJules Moch
Finances etAffaires économiquesMaurice Petsche
BudgetEdgar Faure
Éducation nationalePierre-Olivier Lapie
Travaux publics,Transports etTourismeAntoine Pinay
Industrie etCommerceJean-Marie Louvel
AgriculturePierre Pflimlin
Outre-MerFrançois Mitterrand
Travail et Sécurité socialePaul Bacon
Reconstruction et UrbanismeEugène Claudius-Petit
Anciens combattants et Victimes de la guerreLouis Jacquinot
Santé publique et PopulationPierre Schneiter
PTTCharles Brune
Marine marchandeGaston Defferre
InformationAlbert Gazier
Ministre sans portefeuillePaul Giacobbi
Liste des sous-secrétaires d’État
(← QUEUILLE II) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (QUEUILLE III →)
v ·m
Gouvernement Queuille III(10 mars - 10 juillet 1951)
Sous la présidence deVincent Auriol
IntérieurHenri Queuille


Henri Queuille
Vice-présidents du Conseil
Ministres d'ÉtatJean Letourneau
JusticeRené Mayer
Défense nationaleJules Moch
Finances etAffaires économiquesMaurice Petsche
BudgetEdgar Faure
Éducation nationalePierre-Olivier Lapie
Affaires étrangèresRobert Schuman
Travaux publics,Transports etTourismeAntoine Pinay
Industrie etCommerceJean-Marie Louvel
AgriculturePierre Pflimlin
Outre-MerFrançois Mitterrand
Travail et Sécurité socialePaul Bacon
Reconstruction et UrbanismeEugène Claudius-Petit
Anciens combattants et Victimes de la guerreLouis Jacquinot
Santé publique et PopulationPierre Schneiter
PTTCharles Brune
Marine marchandeGaston Defferre
InformationAlbert Gazier
Liste des sous-secrétaires d’État
(← PLEVEN I) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (PLEVEN II →)
v ·m
Sous la présidence deRené Coty
Ministres d'État


Guy Mollet
JusticeFrançois Mitterrand
Affaires étrangèresChristian Pineau
IntérieurJean Gilbert-Jules
Défense nationaleMaurice Bourgès-Maunoury
Affaires économiques etfinancières
Éducation nationaleJean Berthoin
Outre-MerGaston Defferre
Affaires socialesAlbert Gazier
Anciens combattants et Victimes de la guerreFrançois Tanguy-Prigent
Algérie
Présidence du ConseilFélix Houphouët-Boigny
Liste des secrétaires et sous-secrétaires d’État
(← FAUREII) Gouvernement précédent ••••• Gouvernement suivant (BOURGÈS-MAUNOURY →)
v ·m
Sous laIIIe République
Sous laIVe République
Sous laVe République
v ·m
Candidats
2d tour
1er tour
Les candidats sont placés en fonction de leur score (du plus élevé au plus faible).
v ·m
v ·m
Gouvernement Mauroy I()
Sous laprésidence deFrançois Mitterrand
Intérieur et Décentralisation
Gaston Defferre,ministre d'État
Secrétaire d'État chargé des Départements et Territoire d'outre-mer :Henri Emmanuelli

Pierre Mauroy
Premier ministre
Solidarité nationale
Nicole Questiaux,ministre d'État
Secrétaire d'État chargé de la Sécurité sociale :François Autain
Secrétaire d'État chargé des Personnes âgées :Joseph Franceschi
Secrétaire d'État chargé de la Famille :Georgina Dufoix
Commerce extérieurMichel Jobert,ministre d'État
Plan etAménagement du territoireMichel Rocard,ministre d'État
Recherche et TechnologieJean-Pierre Chevènement,ministre d'État
Justice,garde des sceauxMaurice Faure
Relations extérieures
Claude Cheysson
Ministre délégué chargé des Affaires européennes :André Chandernagor
Ministre délégué chargé de la Coopération et du Développement :Jean-Pierre Cot
DéfenseCharles Hernu
Économie et Finances
Jacques Delors
Ministre délégué chargé du Budget :Laurent Fabius
Éducation nationale
Alain Savary
Secrétaire d'État chargé de la Formation professionnelle :Marcel Debarge
Agriculture
Édith Cresson
Secrétaire d'État :André Cellard
Industrie
Pierre Joxe
Secrétaire d'État chargé de l'Énergie :Georges Lemoine
Commerce et ArtisanatAndré Delelis
TravailJean Auroux
Équipement etTransportsLouis Mermaz
SantéEdmond Hervé
Temps libre
André Henry
Ministre délégué chargé de la Jeunesse et des Sports :Edwige Avice
Secrétaire d'État chargé du Tourisme :François Abadie
CultureJack Lang
CommunicationGeorges Fillioud
LogementRoger Quilliot
Environnement
Michel Crépeau
Secrétaire d'État :Alain Bombard
MerLouis Le Pensec
PTTLouis Mexandeau
Anciens combattantsJean Laurain
Ministres etsecrétaires d'État
auprès duPremier ministre
Ministre délégué, ministre des Droits de la femme :Yvette Roudy
Ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement :André Labarrère
Secrétaire d'État :Jean Le Garrec
Secrétaire d'État chargé de la Fonction publique et des Réformes administratives :Catherine Lalumière
Secrétaire d'État chargé des Rapatriés :Raymond Courrière
Ordonnancement parordre de préséance
( BARRE III) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (MAUROY II)
v ·m
Gouvernement Mauroy II()
Sous laprésidence deFrançois Mitterrand
Intérieur et Décentralisation
Gaston Defferre,ministre d'État
Secrétaire d'État chargé des Départements et Territoire d'outre-mer :Henri Emmanuelli
Secrétaire d'État chargé de la Sécurité publique (2) :Joseph Franceschi

Pierre Mauroy
Premier ministre
Commerce extérieurMichel Jobert,ministre d'État
TransportsCharles Fiterman,ministre d'État
Plan etAménagement du territoireMichel Rocard,ministre d'État
Recherche et Technologie
puisIndustrie etRecherche (1)
Jean-Pierre Chevènement,ministre d'État
Solidarité nationale
Nicole Questiaux (dém) (1)puisPierre Bérégovoy (1)
Secrétaire d'État chargé de la Famille :Georgina Dufoix
Secrétaire d'État chargé des Personnes âgées, puis suspendu (2), puis réactivé (3) :Joseph FranceschipuisDaniel Benoist (3)
Secrétaire d'État chargé des Immigrés :François Autain
Justice,garde des sceauxRobert Badinter
Relations extérieures
Claude Cheysson
Ministre délégué chargé des Affaires européennes :André Chandernagor
Ministre délégué chargé de la Coopération et du Développement :Jean-Pierre Cot (dém) (3)puisChristian Nucci (3)
Défense
Charles Hernu
Secrétaire d'État :Georges Lemoine
Économie et Finances
Jacques Delors
Ministre délégué chargé du Budget :Laurent Fabius
Éducation nationaleAlain Savary
Agriculture
Édith Cresson
Secrétaire d'État :André Cellard
Industrie
puismin. remplacé (1)
Pierre Dreyfus (dém) (1)
Ministre délégué chargé de l'Énergie, puis délégué auprès du ministre de l'Industrie et de la Recherche (1) :Edmond Hervé
Commerce et ArtisanatAndré Delelis
CultureJack Lang
TravailMinistre du Travail, puis ministre délégué aux Affaires sociales, chargé du Travail (1) :Jean Auroux
SantéJack Ralite
Temps libre
André Henry
Ministre délégué chargé de la Jeunesse et des Sports :Edwige Avice
Secrétaire d'État chargé du Tourisme :François Abadie
Urbanisme etLogementRoger Quilliot
EnvironnementMichel Crépeau
MerLouis Le Pensec
CommunicationGeorges Fillioud
PTTLouis Mexandeau
Anciens combattantsJean Laurain
ConsommationCatherine Lalumière
Formation professionnelleMarcel Rigout
Ministres etsecrétaires d'État
auprès duPremier ministre
Ministre délégué, ministre des Droits de la femme :Yvette Roudy
Ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement :André Labarrère
Ministre délégué chargé de la Fonction publique et des Réformes administratives :Anicet Le Pors
Ministre délégué chargé de l'Emploi (1) :Jean Le Garrec (1)
Secrétaire d'État chargé de l'Extension du secteur public, puis supprimé (1) :Jean Le Garrec
Secrétaire d'État chargé des Rapatriés :Raymond Courrière
  • Ordonnancement parordre de préséance
  • (dém) Démission
  • (1) Remaniement du
  • (2) Remaniement du
  • (3) Remaniement du
( MAUROY I) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (MAUROY III)
v ·m
Gouvernement Mauroy III()
Sous laprésidence deFrançois Mitterrand
Économie, Finances etBudget
Jacques Delors
Secrétaire d'État chargé du Budget :Henri Emmanuelli
Secrétaire d'État chargé de la Consommation :Catherine Lalumière

Pierre Mauroy
Premier ministre
Affaires sociales et Solidarité nationale
Pierre Bérégovoy
Ministre délégué chargé de l'Emploi :Jack Ralite
Secrétaire d'État chargé de la Santé :Edmond Hervé
Secrétaire d'État chargé de la Famille, de la Population etdes Travailleurs immigrés :Georgina Dufoix
Secrétaire d'État chargé des Personnes âgées :Daniel Benoist
Secrétaire d'État chargé des Rapatriés :Raymond Courrière
Intérieur et Décentralisation
Gaston Defferre
Secrétaire d'État chargé de la Sécurité publique :Joseph Franceschi
Secrétaire d'État chargé des Départements et Territoire d'outre-mer :Georges Lemoine
Transports
Charles Fiterman
Secrétaire d'État chargé de la Mer :Guy Lengagne
Justice,garde des sceauxRobert Badinter
Relations extérieures
Claude Cheysson
Ministre délégué chargé des Affaires européennes, puis supprimé (2) :André Chandernagor (dém) (2)
Ministre délégué chargé de la Coopération et du Développement :Christian Nucci
Affaires européennes (3)Roland Dumas (3),puisporte-parole du Gouvernement (4)
Défense
Charles Hernu
Secrétaire d'État :François Autain (dém) (1)puisJean Gatel (1)
Secrétaire d'État chargé des Anciens combattants :Jean Laurain
Agriculture
Michel Rocard
Secrétaire d'État chargé de l'Agriculture et de la Forêt :René Souchon
Industrie etRecherche
Laurent Fabius
Ministre délégué chargé des PTT :Louis Mexandeau
Secrétaire d'État chargé de l'Énergie :Jean Auroux
Éducation nationale
Alain Savary
Secrétaire d'État :Roger-Gérard Schwartzenberg
Commerce extérieur etTourisme
Édith Cresson
Secrétaire d'État chargé du Tourisme :Roland Carraz
Urbanisme etLogementRoger Quilliot (dém) (1)puisPaul Quilès (1)
Commerce et ArtisanatMichel Crépeau
Formation professionnelleMarcel Rigout
CultureMinistre délégué :Jack Lang
Temps libre,Jeunesse et SportsMinistre délégué :Edwige Avice
Porte-parole du Gouvernement,puis supprimé (4)Secrétaire d'État :Max Gallo (dém) (4)
Ministres etsecrétaires d'État
auprès duPremier ministre
Ministre délégué chargé des Droits de la femme :Yvette Roudy
Ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement :André Labarrère
Secrétaire d'État :Jean Le Garrec
Secrétaire d'État chargé de la Fonction publique et des Réformes administratives :Anicet Le Pors
Secrétaire d'État chargé des Techniques de la communication :Georges Fillioud
Secrétaire d'État chargé de l'Environnement et de la Qualité de la vie :Huguette Bouchardeau
  • Ordonnancement parordre de préséance
  • (dém) Démission
  • (1) Remaniement du
  • (2) Remaniement du
  • (3) Remaniement du
  • (4) Remaniement du
( MAUROY II) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (FABIUS)
v ·m
Gouvernement Fabius(17 juillet 1984 – 20 mars 1986)
Sous laprésidence deFrançois Mitterrand
Plan etAménagement du territoireGaston Defferre,ministre d'État
Laurent Fabius
Premier ministre
Économie, Finances etBudget
Pierre Bérégovoy
Secrétaire d'État chargé du Budget puissecrétaire d'État chargé du Budget etde la Consommation (1) :Henri Emmanuelli
Secrétaire d'État chargé de la Consommation, puis remplacé (1) :Catherine Lalumière
Justice,garde des sceauxRobert Badinter (dém) (7)puisMichel Crépeau (7)
Relations extérieures
Claude Cheysson (dém) (1)puisRoland Dumas (1)
Ministre délégué chargé de la Coopération et du Développement :Christian Nucci
Secrétaire d'État :Jean-Michel Baylet
Secrétaire d'État chargé des Affaires européennes (1) :Catherine Lalumière
Défense
Charles Hernu (dém) (5)puisPaul Quilès (5)
Secrétaire d'État :Edwige Avice
Secrétaire d'État chargé des Anciens Combattants et Victimes de guerre :Jean Laurain
Intérieur et Décentralisation
Pierre Joxe
Secrétaire d'État chargé des Départements et Territoires d'outre-mer :Georges Lemoine
Agriculture
Michel Rocard (dém) (2)puisHenri Nallet (2)
Secrétaire d'État chargé de l'Agriculture et de la Forêt puisministre délégué chargé de l'Agriculture et de la Forêt (2) :René Souchon
Redéploiement industriel etCommerce extérieur
Édith Cresson
Ministre délégué chargé des PTT, puis remplacé (6) :Louis Mexandeau
Secrétaire d'État chargé de l'Énergie :Martin Malvy
Éducation nationale
Jean-Pierre Chevènement
Secrétaire d'État chargé des Universités :Roger-Gérard Schwartzenberg
Secrétaire d'État chargé de l'Enseignement technique et technologique :Roland Carraz
Affaires sociales et Solidarité nationale
Georgina Dufoixpuisporte-parole du Gouvernement (1)
Secrétaire d'État chargé des Retraités et des Personnes âgées :Joseph Franceschi
Secrétaire d'État chargé de la Santé :Edmond Hervé
Secrétaire d'État chargé des Rapatriés :Raymond Courrière
Urbanisme,Logement etTransports
Paul QuilèspuisJean Auroux (5)
Secrétaire d'État chargé des Transports, puis suspendu (5) :Jean AurouxpuisCharles Josselin (6)
Secrétaire d'État chargé de la Mer :Guy Lengagne
Commerce, Artisanat etTourisme
Michel CrépeaupuisJean-Marie Bockel (7)
Secrétaire d'État, puis supprimé (7) :Jean-Marie Bockel
Affaires européennespuismin. remplacé (1)Roland Dumas,porte-parole du Gouvernement
Travail,Emploi etFormation professionnelleMichel Delebarre
EnvironnementHuguette Bouchardeau
Recherche et TechnologieHubert Curien
CultureMinistre délégué puis ministre (1) :Jack Lang
Jeunesse et SportsMinistre délégué :Alain Calmat
Droits des Femmes (4)Yvette Roudy
Nouvelle Calédonie (4)puismin. supprimé (6)Edgard Pisani (4)puis (dém) (6)
PTT (6)Louis Mexandeau
Ministres etsecrétaires d'État
auprès duPremier ministre
Ministre délégué chargé des Droits de la femme, puis remplacé (4) :Yvette Roudy
Ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement :André Labarrère
Secrétaire d'État chargé de la Fonction publique et des Simplifications administratives :Jean Le Garrec
Secrétaire d'État chargé des Techniques de la communication, puis supprimé (8) :Georges Fillioud (dém) (8)
Secrétaire d'État chargé de l'Économie sociale :Jean Gatel
Secrétaire d'État chargé de la Prévention des risques naturels et technologiques majeurs :Haroun Tazieff
  • Ordonnancement parordre de préséance
  • (dém) Démission
  • (1) Remaniement du
  • (2) Remaniement du
  • (3) Remaniement du
  • (4) Remaniement du
  • (5) Remaniement du
  • (6) Remaniement du
  • (7) Remaniement du
  • (8) Remaniement du
( MAUROY III) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (CHIRAC II)
v ·m
Ministère de l'Intérieur
IIIe République
(1871 -1940)
Régime de Vichy
(1940 -1944)
France libre
(1941 -1944)
Gouvernement provisoire
(1944 -1946)
IVe République
(1946-1959)
Ve République
(depuis1959)
v ·m
Ministres

Ministère des Outre-mer
Ministres délégués ou secrétaires d'État
v ·m
  • *par intérim
v ·m
Histoire
Secrétaires généraux de la SFIO
Congrès
Personnalités
Président de la République
Chefs de gouvernement
Autres
Organismes associés
v ·m
Histoire
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Congrès
Personnalités
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Premiers ministres
Autres
Organismes associés
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