Garoua est la capitale de larégion du Nord duCameroun et le chef-lieu du département de laBénoué. Elle a été érigée enCommunauté urbaine de Garoua en 2008[2]. La population est estimée à 900 000 habitants en 2022, soit la troisième ville du pays. Elle était l'une des premières villes du Cameroun avant la colonisation et était la capitale régionale du Grand-nord jusqu'en 1982. La langue principale d'échange de la ville est leFulfuldé.
Pendant laPremière guerre mondiale, l'Allemagne livre d'importants combats pour défendre la ville qui appartient auKamerun. Le siège de Garoua débute le et se termine le, après cinq mois de résistance allemande[7].
La population de la ville était de 30 000 personnes en 1967[8].
Garoua est la ville natale du premier président camerounais,Ahmadou Ahidjo. À ce titre, Garoua a bénéficié de beaucoup d'infrastructures parmi lesquelles unaéroport international[9].
Le gouvernement a créé, le, une communauté urbaine à Garoua.
La ville possède unaéroport international d'une capacité de 1,5 million de passagers et 5 000 tonnes de fret par an, mais il n’est utilisé qu'à 4%[12].
Garoua possède également un port sec sur laBénoué aujourd'hui inutilisé.
La ville est reliée àNgaoundéré et àMaroua par la nationale n°1.Cette route est présentement en mauvais état, ce qui dédouble les temps de trajet.
La voirie urbaine de Garoua est assez importante (bien qu'insuffisante). Elle présente un état variable en fonction de quartiers après des années de négligence. Si elle est assez satisfaisante en centre-ville, elle est en mauvais état dans une grande partie des quartiers de la ville.
Le principal moyen de transport urbain à Garoua est la moto-taxi.
L'arrondissement de Garoua I dispose de neuf établissements d'enseignement secondaire publics, dont 5 collèges et 4 lycées[13]. Celui de Garoua II possède sept lycées[14].
Beaucoup de médias publics et privés cohabitent dans les villes du Cameroun, qu'il s'agisse de chaînes de télévision, de chaînes de radio ou de la presse écrite. Ainsi, quelques chaînes de télévision camerounaises sont recevables à Garoua : GalaxieTV, Camnews24,CRTV, Spectrum Télévision (STV 1 et STV 2), Canal 2 international et Équinoxe TV[15].
Quelques radios camerounaises sont recevables à Garoua ou émettent depuis Garoua : Galaxie FM ,CRTVradio, Fm bénoué, Fm Demsa , FM Tingling , Fm salaman, poste national, CRTV Nord...
Les zébus, base économique des populations de Garoua.
Située dans l'aire de production du coton, Garoua est le siège de la principale entreprise production cotonnière du pays:Sodecoton. LaCICAM détient depuis 1965 une usine de filature et de tissage, unité de transformation du coton fibres en filés.
Ursula Baumgardt,Une conteusepeule et son répertoire : Goggo Addi de Garoua, Cameroun : Textes et analyses, Karthala, Paris, 2000, 548 p. (texte remanié d'une thèse)
Moïse Bessong,Paléoenvironnements etdiagenèse dans un réservoir gréseux d'âgecrétacé du Fossé de laBénoué au Nord Cameroun : lesgrès de Garoua, Université de Poitiers et Université de Yaoundé, 2012, 196 p. (thèse en cotutelle)
Yvan Crouzet,LesHausa de Garoua (Nord-Cameroun) : identité et intégration d'une communauté immigrée, Institut national des langues et civilisations orientales, Paris, 1999, 2 vol., 734 p. (thèse)
Christian Epanya,Le petit camion de Garoua, EDICEF, 2001, 24 p.(ISBN9782753106949) (littérature jeunesse)
Émilie Guitard,« Le grand chef doit être comme le grand tas d'ordures » : gestion des déchets et relations de pouvoir dans les villes de Garoua etMaroua (Cameroun), Université Paris Ouest Nanterre La Défense, 2014, 600 p. (thèse),[lire en ligne]
Anne Lebel (et Emmanuelle Pontié), « Garoua », inLe Cameroun aujourd'hui, Éditions du Jaguar, Paris, 2011,p. 152-154(ISBN978-2-86950-464-6)
Modibbo A. Bassoro etEldridge Mohammadou,Garoua : tradition historique d'une cité peule du Nord-Cameroun, Éditions du Centre national de la recherche scientifique, Paris, 1980, 197 p.(ISBN9782222026273)
P. Tjeega et H. Elingui,Dictionnaire des villages de la Bénoué, Institut des Sciences humaines, Centre géographique national, Yaoundé, 1981