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| Saint-Germain-des-Fossés | |
Le bâtiment voyageurs et l'entrée de la gare. | |
| Localisation | |
|---|---|
| Pays | France |
| Commune | Saint-Germain-des-Fossés |
| Adresse | Avenue Louis-Armand 03260 Saint-Germain-des-Fossés |
| Coordonnées géographiques | 46° 12′ 33″ nord, 3° 25′ 50″ est |
| Gestion et exploitation | |
| Propriétaire | SNCF |
| Exploitant | SNCF |
| Code UIC | 87732206 |
| Site Internet | La gare de Saint-Germain-des-Fossés, sur le site officiel deSNCF Gares & Connexions |
| Services | Intercités TER Auvergne-Rhône-Alpes |
| Caractéristiques | |
| Ligne(s) | •Moret-Veneux-les-Sablons à Lyon-Perrache •Saint-Germain-des-Fossés à Nîmes-Courbessac •Saint-Germain-des-Fossés à Darsac |
| Voies | 6 à quai (I-A-B-C-D-12) + voies de garage |
| Quais | 1 latéral et 2 centraux |
| Transit annuel | 154 050 voyageurs(2022) |
| Altitude | 256m |
| Historique | |
| Mise en service | |
| Correspondances | |
| Cars Région | B06 |
| modifier | |
Lagare de Saint-Germain-des-Fossés est unegare ferroviairefrançaise de laligne de Moret - Veneux-les-Sablons à Lyon-Perrache et gare origine des lignes deSaint-Germain-des-Fossés à Nîmes-Courbessac et deSaint-Germain-des-Fossés à Darsac. Elle est située sur le territoire de lacommune deSaint-Germain-des-Fossés, dans le sud-est du département de l'Allier, en régionAuvergne-Rhône-Alpes.
Elle est mise en service en 1854 par laCompagnie du chemin de fer Grand-Central de France. Au cours duXXe siècle, elle est un important nœud ferroviaire, carrefour de plusieurs axes ferroviaires nationaux (Lyon – Nantes, Lyon – Bordeaux, Paris – Clermont-Ferrand – Nîmes), source de la principale activité économique et humaine de la ville.
Gare de laSociété nationale des chemins de fer français (SNCF), elle est aujourd'hui desservie par desTER Auvergne-Rhône-Alpes et quelques trainsIntercités.
Établie à 256 mètres d'altitude, la gare de Saint-Germain-des-Fossés est située aupoint kilométrique (PK) 354,443 de laligne de Moret - Veneux-les-Sablons à Lyon-Perrache, entre les gares ouvertes deVarennes-sur-Allier (s'intercalent les gares fermées de Créchy et Billy - Marcenat) et deRoanne (s'intercale lagare fermée de Saint-Gérand-le-Puy - Magnet)[1].
Gare de bifurcation, elle est également l'origine de laligne de Saint-Germain-des-Fossés à Nîmes-Courbessac (dite aussiligne des Cévennes) et de laligne de Saint-Germain-des-Fossés à Darsac[1].
Du point de vue géologique, la gare est située sur des formations sédimentaires de l'ère tertiaire, à la limite des formations alluviales[2].
LaCompagnie du chemin de fer Grand-Central de France (« Grand-Central ») met en service le[3], la section deVarennes à Saint-Germain-des-Fossés[3], via la station intermédiaire deCréchy, de sa ligne deMoulins àRoanne. La gare passera quelques années plus tard, en 1857, sous le contrôle de laCompagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM) lors dupartage, entre cette compagnie et laCompagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO), du réseau du Grand-Central.
La gare disposait d'unerotonde pour locomotives, d'ateliers de réparation de wagons et d'aires de stockage de charbon[4].
La gare se composait à l'époque de seize voies de triage et de cinq voies à quai. Le quai couvert, en acier, est l'œuvre de l'ingénieur Polonceau[5].
Dans le courant duXXe siècle, cette gare était l'un des nœuds ferroviaires les plus importants du Massif central : elle était le carrefour de plusieurs axes nationaux, comme le Nantes – Lyon, leBordeaux – Lyon, ou des trains de nuit comme le Rhône-Océan reliant Lyon à Quimper. En effet, cette gare était un point de rebroussement pour les relations entre Lyon et Clermont-Ferrand ou Bordeaux[6]. La gare a comme fonction un nœud ferroviaire complet[7]. Avant l'arrivée de la traction diesel, plus de 800 cheminots étaient rattachés à la gare et une cité ouvrière cheminote d'une centaine de logements, principalement de petites maisons mitoyennes, fut construite[8]. La gare connaîtra son apogée à la fin des années 1930, peu après la création de la SNCF[8], faisant de Saint-Germain-des-Fossés une « ville cheminote »[8], les familles d'agents de la SNCF y étant alors majoritaires.
En 1975, la gare, du fait de son importance comme nœud ferroviaire, était desservie par des trains vers Paris (les convois les plus rapides versParis-Gare-de-Lyon mettaient3 h 15 min), Clermont-Ferrand (49 min), Lyon (1 h 51 min), Nantes (4 h 19 min) et Bordeaux (5 h 29 min)[9].
En 1982, unposte à relais géographique (PRG), remplaçant les anciens postes d'aiguillage, est installé ; il est alors un des plus performants de France[8].
Les installations électriques 25 kV 50 Hz sont mises en service en 1989, dans le cadre du projet d'électrification de laligne de Paris à Clermont-Ferrand.
Jusque dans les années 1980, la gare — et son buffet — sont ouverts 24 heures sur 24[8].
La gare de Saint-Germain-des-Fossés a longtemps été une gare-école qui formait toutes les recrues d'Auvergne[10]. Elle disposait ainsi de simulateurs, de voies réservées à la formation et d'un foyer[10].
En 1984, la gare de triage est fermée ; en 1990, le centre de tri postal ferroviaire ferme à son tour[8].
Nombre de trains de nuit ont été supprimés dans les années 2000, dont le Rhône-Océan, assurant les relations entre le bassin lyonnais et lafaçade atlantique, qui desservait cette gare la nuit. Les liaisons entre Lyon et Bordeaux via Montluçon ont été supprimées en 2012 et les circulations entre Nantes et Lyon via Tours ont diminué (il en subsistait entre une et deux par jour en 2014).[réf. nécessaire]
La gare-école a été supprimée[10] et le personnel de la gare a été divisé par deux entre 2000 et 2018[10].
Un pont de contournement ferroviaire ouraccordement, permettant d'éviter un rebroussement sur la liaison entre Lyon et Clermont-Ferrand, a été mis en service fin 2006[8] (les trains du parcours Clermont-Ferrand – Lyon — et retour — ne sont donc plus contraints de passer par la gare proprement dite et ne s'arrêtent donc plus à Saint-Germain-des-Fossés).
La quasi-totalité des trainsTéoz, devenusIntercités, qui relient les gares deParis-Gare-de-Lyon (remplacée maintenant par lagare de Paris-Bercy) et deClermont-Ferrand, ne s'arrêtent plus à la gare de Saint-Germain-des-Fossésdepuis le service annuel 2008. Toutefois, un départ de Clermont-Ferrand le lundi et une arrivée de Paris-Bercy le vendredi continuent de desservir cette gare[réf. nécessaire].
Dans les années 2000, le parvis de la gare a été réaménagé, avec des arrêts minute et une voie réservée aux véhicules de secours[4].
Lacommunauté d'agglomération de Vichy Val d'Allier a aménagé une gare routière, certes moins importante que celle de Vichy, ainsi qu'un parking gratuit[4] dont ne dispose pas la gare de Vichy.
De 2015 à 2023, selon les estimations de laSNCF, la fréquentation annuelle de la gare s'élève aux nombres indiqués dans le tableau ci-dessous[11].
| Année | 2015 | 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voyageurs | 126 217 | 127 026 | 127 498 | 111 599 | 128 610 | 94 690 | 123 219 | 154 050 | 193 180 |
| Voyageurs et non voyageurs | 157 771 | 158 783 | 159 373 | 139 499 | 160 763 | 118 363 | 154 024 | 192 562 | 241 476 |
Halte[12]SNCF, elle dispose d’un bâtiment voyageur.
Elle est équipée d'un automate pour l'achat de titres de transport TER uniquement.
La gare est desservie par :
Un parking pour les véhicules est aménagé[12].
Cette gare a longtemps été une gare de triage ; l'activité de tri des wagons par gravité n'existe plus, mais néanmoins le faisceau pair est toujours utilisé par le service FRET SNCF pour remanier les trains de marchandises, effectuer des dessertes chez des clients embranchés, assurer des relais.
La gare de triage est implantée sur un remblai d'une dizaine de mètres de hauteur. Le Mourgon a été dévié à plusieurs reprises lors de travaux d'agrandissement de la gare[2].
Le, un déversement de fioul s'est produit sur la voieno 24 du triage, sur un remblai surplombant leMourgon, affluent de l'Allier. Il est la conséquence d'un acte de malveillance.2 500 litres auraient été libérés[2].
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|---|---|---|---|---|---|---|
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