| Arras | |
Le bâtiment voyageurs et l'entrée de la gare. | |
| Localisation | |
|---|---|
| Pays | France |
| Commune | Arras |
| Adresse | Place du Maréchal-Foch 62000 Arras |
| Coordonnées géographiques | 50° 17′ 12″ nord, 2° 46′ 54″ est |
| Gestion et exploitation | |
| Propriétaire | SNCF |
| Exploitant | SNCF |
| Code UIC | 87342014 |
| Site Internet | La gare d'Arras, sur le site officiel deSNCF Gares & Connexions |
| Services | TGV inOui TERGV TER |
| Caractéristiques | |
| Ligne(s) | |
| Voies | 8 (+ voies de service) |
| Quais | 4 |
| Transit annuel | 4 773 655 voyageurs(2024) |
| Altitude | 72m |
| Historique | |
| Mise en service | |
| Correspondances | |
| Autobus et autocars | voirIntermodalité |
| modifier | |
Lagare d'Arras est unegare ferroviairefrançaise de laligne de Paris-Nord à Lille, située à proximité du centre-ville d'Arras,préfecture dudépartement duPas-de-Calais, enrégionHauts-de-France.
Elle est mise en service en 1846, par laCompagnie des chemins de fer du Nord.
C'est une gare de laSociété nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par desTGV inOui et des trains régionaux du réseauTER Hauts-de-France.
Établie à 72 mètres d'altitude, la gare d'Arras est située aupoint kilométrique (PK) 192,127 de laligne de Paris-Nord à Lille, entre les gares deBoisleux et deRœux (Pas-de-Calais). Gare de bifurcation, elle est l'origine de laligne d'Arras à Dunkerque-Locale (en étant suivie par lagare de Bailleul-Sir-Berthoult), et d'Arras à Saint-Pol-sur-Ternoise (suivie par la gare ouverte deMarœuil ; s'intercalent les gares fermées d'Achicourt, deDainville et deDuisans). En outre, elle était l'aboutissement, auPK 79,772, de laligne de Doullens à Arras (déclassée ; la précédente gare est celle fermée d'Achicourt).
À proximité de l'établissement, sur la première ligne précitée, les raccordements d'Arras-Sud et d'Arras-Nord permettent de rejoindre la ligne de Gonesse à Lille-Frontière (LGV), connue aussi sous le nom deLGV Nord.
Les premières discussions sur les projets du tracé de la ligne deParis àLille ne font pas d'Arras une ville de passage incontournable ; c'est le projet concurrent, parSaint-Quentin etCambrai, qui est considéré comme le plus favorable. Après le premier rapport de la commission municipale des chemins de fer, le, l'investissement de personnalités arrageoises va permettre un retournement de la situation. La commission des chemins de fer du conseil général et son président,Germain Delebecque, vont soutenir la candidature d'Arras dès 1835 ; les multiples interventions et démarches de Maurice Colin, élu maire en 1837, mais aussi président de la chambre de commerce, plaident pour un tracé parAmiens et Arras. Leurs argumentations reposent principalement sur un coût moins élevé, du fait du passage de la ligne par des vallées, et de l'importance économique plus grande d'Amiens et Arras par rapport à Saint-Quentin et Cambrai. Leur projet va également trouver un soutien avec le rapport de l'ingénieur Cartier qui, pour des raisons destratégie militaire, préconise que le tracé passe au plus près desfortifications d'Arras, pour qu'il soit possible de défendre efficacement la voie ferrée contre un ennemi venant du nord et lui couper ainsi un accès facile vers Paris. Dès 1838, le passage par Arras est inclus dans le tracé de la ligne de Paris à la frontière de Belgique, lors de la première présentation du schéma du réseau ferroviaire connu sous le nom d'« étoile de Legrand », confirmé le par laloi relative à l'établissement des grandes lignes de chemin de fer en France[1].
La gare d'Arras est mise en service le[2] par laCompagnie des chemins de fer du Nord, lorsqu'elle ouvre la section d'Arras à la frontière de saligne de Paris à Lille et à la frontière belge. Cette première construction consiste en un bâtiment provisoire, en bois[3]. Le premier bâtiment en dur est conçu parAlfred Armand, l'architecte de la compagnie. Lors de sa mise en service, en[3], la gare comprend : un modestebâtiment voyageurs à un étage, undépôt de locomotives et unehalle à marchandises.
En 1865, du fait d'une modification du trafic, on démonte la couverture des quais de lagare de Fives, pour la remonter à Arras[4].
En 1880, divers travaux sont effectués : agrandissement de la gare ; établissement d'un disque à potence ; amélioration du système d'alimentation des eaux ; établissement de troisélectro-sémaphores, pour l'installation du mode d'exploitation ditBlock-System entre la gare et la bifurcation deBlangy[5]. En 1883, un bâtiment est construit pour le service du mouvement, et une horloge est installée sur une tourelle[6].
Ce deuxième bâtiment voyageurs en dur est remplacé en 1898 par un troisième bâtiment, plus grand, inspiré des gares deRoubaix,Tourcoing, dues àSidney Dunnett, ainsi que de celle construite àHuy (en Belgique).
Lebâtiment voyageurs de 1898 est endommagé en 1915 (pendant laPremière Guerre mondiale), puis détruit en 1942 (lors dusecond conflit mondial), par des bombardements. Un nouveau bâtiment est construit dans lesannées 1950.
Le, unsabotage conduit au déraillement d'un train postal au sud de la gare. Ce dernier provoque la mort d'une vingtaine de personnes et fait plusieurs dizaines de blessés.
Le, est créée la première liaisonTGV province – province. ReliantLille àLyon, elle dessert Arras,Douai etLongueau[7].
La relation partrain Lunéa entre Lille etNice, effectuant les mêmes dessertes précitées dans leNord-Pas-de-Calais et laPicardie, a cessé depuis le[8].
LeThalys où s'est produit un attentat, le, a été dérouté pour être reçu en gare d'Arras, afin de pouvoir traiter les conséquences immédiates de cet évènement[9].
Selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare figure dans le tableau ci-dessous[10].
| Année | 2015 | 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voyageurs | 4 145 669 | 4 138 307 | 4 361 839 | 4 060 559 | 4 297 088 | 2 622 169 | 2 979 908 | 3 920 113 | 4 454 183 | 4 773 655 |
| Voyageurs et non voyageurs | 5 182 086 | 5 172 884 | 5 452 299 | 5 075 699 | 5 371 360 | 3 277 711 | 3 724 885 | 4 900 141 | 5 567 728 | 5 967 069 |
Gare de la SNCF, elle dispose d'unbâtiment voyageurs, avec guichets, ouvert tous les jours. Elle est notamment équipée d'automates pour l'achat de titres de transport et d'un service d'objets trouvés. C'est une gare « Accès Plus », disposant d'équipements pour les personnes àmobilité réduite[11].
Un souterrain permet la traversée des voies et le passage d'un quai à l'autre.

Arras est desservie par les trains suivants[11] :
Un parc sécurisé pour les vélos et unparking sont aménagés à ses abords[11].
Toutes les lignes d'autobus duréseau urbain Artis desservent la gare, par unegare routière[12]. Elle est également desservie par de nombreuses lignes d'autocars duréseau interurbain Oscar, par l'intermédiaire d'une autre gare routière.
Plusieurs courtes scènes du filmPas son genre (2014) ont été tournées sur les quais de la gare ; on y voit Clément (Loïc Corbery) arriver de Paris ou partir d'Arras, enTGV. En outre, plusieurs scènes deLa Liste de mes envies (également en 2014) se déroulent devant la gare.
Par ailleurs, une partie du filmLe15 h 17 pour Paris (réalisé parClint Eastwood et inspiré de l'attentat du Thalys) a été tournée sur le quai desvoies 8 et 9 où stationnait une rame spécialement louée par la production, le[13].
À proximité de la gare, rue du Dépôt, est implanté le centre de maintenance des matériels de l'infrastructure (C2MI) du Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Comme son nom l'indique, il est chargé de l'entretien de l'ensemble du matériel utilisé par l'Infralog (SNCF Réseau) pour la maintenance du réseau ferroviaire de la région[14],[15].
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