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Garde de fer

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Légion de l'Archange Michel
Legiunea Arhanghelului Mihail
Image illustrative de l’article Garde de fer
Logotype officiel.
Présentation
LeaderCorneliu Codreanu(1927-1938)
Horia Sima(1938-1941)
Fondation[1]
Scission deLigue de défense national-chrétienne
Disparition23 janvier 1941(interdit)
Siège4 rue Gutenberg, Maison verte,Bucarest
Drapeau de la Roumanie Royaume de Roumanie[2],[3]
PrésidentGheorghe Cantacuzino-Grănicerul (en)(1935-1937)
Gheorghe Clime (en)(1937-1938)
FondateursCorneliu Codreanu
Radu Mironovici (ro)
Ion Moța (en)
Corneliu Georgescu (ro)
Ilie Gârneață (en)[4]
Organisation de jeunesseConfrérie de la Croix
Organisation prolétarienneCorpul Muncitoresc Legionar (en)
Organisation paramilitaireGarde de fer (en)(1930–1941)[5]
ReligionÉglise orthodoxe roumaine
PositionnementExtrême droite
IdéologieLégionarisme
Affiliation internationaleCongrès international fasciste de Montreux
Adhérents272 000(estimation fin 1937)[19]
CouleursVert,noir etblanc
Mouvement de libération de la Roumanie[20]
Tout pour le parti du pays (en)
Suivant
Représentation
Députés(1937 (en))
66  / 387
Sénateurs(1937 (en))
4  / 113
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Vignette de l'« entraide légionnaire » d'unLeu.
Drapeau de la Garde de fer.

LaGarde de fer (enroumain :Garda de Fier) est unmouvement et unpartinationaliste révolutionnaire etfasciste qui existait dans leroyaume de Roumanie entre 1927 et le début de laSeconde Guerre mondiale.

Nom

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Le nom officiel du mouvement était « Légion de l'Archange Michel » (enroumain :Legiunea Arhanghelului Mihail), d'où le nom de « Légionnaires » et de « Mouvement légionnaire » (enroumain :Mișcarea Legionară) adopté par ses 23 000 membres[21] quels que soient les changements de nom de l'organisation. Son emblème à six faisceaux noirs (trois verticaux et trois horizontaux) fut appelé par dérision « la grille de fer » (enroumain :zgarda de fier). Son fondateur,Corneliu Codreanu, sut récupérer ce sobriquet en le transformant en « Garde de fer » (enroumain :Garda de fier) qui finit par désigner le mouvement. Plus tard, en, la Légion forma un parti politique dénommé « Tout pour le pays » (enroumain :Totul pentru Țară).

Historique

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Des débuts difficiles

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Fondé le àIași par l'instituteur d'origine polonaise Kornelius Zieliński qui se faisait appelerCorneliu Codreanu, le mouvement fut dirigé par lui jusqu'à son exécution par la police en 1938. Dans la première partie de son histoire, la Garde de fer est un mouvement très minoritaire, souvent pris en dérision et persécuté par la monarchie parlementaire roumaine,pro-alliée et membre de laPetite Entente. Il séduisit surtout des étudiants et des jeunes d'origine modeste, révulsés par lacorruption. Lacrise de 1929, en accentuant les inégalités, profita au mouvement, qui se développait dans une Roumanie qui avait réalisé sonunité politique à l'issue de laPremière Guerre mondiale, mais où lesminorités (dominantes avant 1918 dans les territoires ayant appartenu aux empiresaustro-hongrois etrusse) avaient globalement un meilleur niveau d'éducation et de vie que la majorité roumaine rurale, et accédaient plus facilement à l'Université et aux hautes sphères économiques et culturelles[22]. Dans ce contexte, les « Légionnaires », souvent de jeunes paysans ou ouvriers, se voyaient eux-mêmes comme « l'essence de la nation » alors que les citadins occidentalisés les percevaient comme frustes et ignares[23]. Lamonarchie carliste en emprisonna beaucoup et en abattit quelques-uns lors de plusieurs incidents. Cela radicalisa les « Légionnaires » qui basculèrent dans la violence politique etraciste : en mars 1930, Codreanu forma la branche paramilitaire et politique de la « Légion »[24].

Le, le Premier ministre libéral roumainIon Duca interdit la Garde de fer. Ses membres se vengent en assassinant Duca le dans la gare deSinaia.

Profitant de la crise économique et de l'ascension desfascismes dans toute l'Europe, la Garde de fer acquiert une aura de « martyre de la nation » ployant sous la corruption des élites internationalistes, et commence à séduire des électeurs (d'autant que n'étant pas athée, mais au contraire chrétienne affichée, elle ne choque pas les anciennes générations et notamment les anciens combattants). En 1937, elle devient le3e parti au Parlement, et le Premier ministreOctavian Goga accède à certaines revendications des « Légionnaires », formulées par d'autres électeurs aussi, en instituant unnumerus clausus dans les universités, l'administration et l'armée, pour en limiter l'accès desminorités et favoriser celui des « roumains de souche ». Cette politiquediscriminatoire fut reprochée à la Roumanie par lesAlliés bien qu'elle soit alors appliquée dans d'autres pays européens (Allemagne, Hongrie, Pologne, Italie, mais aussi Grande-Bretagne et France à leurs « indigènes » d'outre-mer) et dans plusieurs États des États-Unis. D'un autre côté, le gouvernement roumain continua à combattre la Garde de fer et en février 1938, le roiCarol II dissout le parlement où les députés « Légionnaires » formaient une minorité de blocage[25].

« Légionnaires » abattus, le lendemain de l'assassinat d'Armand Călinescu, sur ordre de ladictature carliste : la banderole proclame « ainsi finissent les assassins traîtres à leur pays », les fascistes étant considérés comme des « agents de l'Allemagne », tout comme lescommunistes étaient traités en « agents de l'URSS ».

Codreanu est arrêté et emprisonné en avril 1938. Avec d'autres « Légionnaires », il est tué durant la nuit du 29 au, officiellement en tentant de s'échapper, en fait en représailles pour le meurtre d'un ami du ministre de l'intérieurArmand Călinescu.

Le, Călinescu devient le Premier ministre d'un nouveau gouvernementcarliste. Il est assassiné le par des « Légionnaires » qui veulent « venger Codreanu »[26],[27]. Des représailles mutuelles s'ensuivent, une ambiance de violence et de guerre civile s'installe dans le pays. Des intellectuels prennent position, certains approuvant la répression contre la Garde de fer (Tudor Arghezi,Nicolae Iorga,Mihail Sadoveanu), d'autres défendant le mouvement même s'ils n'approuvent pas sa violence (Emil Cioran,Neagu Djuvara,Mircea Eliade)[28].

Brève ascension

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Article connexe :État national-légionnaire.

Durant laSeconde Guerre mondiale, la Roumanie est officiellement neutre jusqu'en juin 1941, mais conformément à son traité avec laPologne, elle accueille le gouvernement, le Trésor et les troupes rescapées des invasions allemande et soviétique de ce pays, que les navires duService maritime roumain amènent àAlexandrie, où elles rejoignirent les forces britanniques. Lepacte germano-soviétique du laissait aux Soviétiques lechamp libre en Bessarabie et avec l'effondrement de la France, les garanties desAlliés signées le valaient encore moins que pourVarsovie. Aussi, malgré l'assassinat de Călinescu, le roiCarol II tente un rapprochement avec l'Axe.

Ce changement politique est perçu favorablement par les « Légionnaires » survivants. Le gouvernement d'Ion Gigurtu formé le est le premier à inclure un membre de la Légion. Mais au moment où le mouvement obtenait une part du pouvoir, la plupart de ses dirigeants avaient déjà été tués, à l'exception deHoria Sima qui succède à Codreanu.

Le, la « Légion » s'allia avec le général (futur maréchal)Ion Antonescu afin de former le gouvernement de l'« État national-légionnaire », qui forçaCarol II à abdiquer en faveur de son filsMihai, et se rapprocha encore plus de l'Axe. La Roumanie rejoignit officiellement l'Axe en juin 1941. Horia Sima devint le vice-président du conseil des ministres.

Une fois au pouvoir, la Légion augmenta la dureté de la législation discriminatoire instituée par le gouvernement Goga, en y introduisant de nouvelles mesuresantisémites (entre-autres, la nationalité roumaine fut retirée à 120 000 Juifs naturalisés après 1918).

Pogromistes fascistes roumains, membres de la Garde de fer, arrêtés par l'armée après le pogrom de Bucarest et la rébellion anti-gouvernementale, 1941

Elle lança en toute impunité une campagne depogroms (118 juifs tués à Bucarest en[29]) et d'assassinats politiques. De plus, elle pratiqua leclientélisme, l'extorsion et lechantage dans de nombreux secteurs commerciaux et financiers, et imposa par la violence son contrôle sur les médias et dans le monde de la culture[28]. Plus de soixante intellectuels, anciens dignitaires ou officiels sont exécutés à la prisonJilava sans être jugés. L'historien et ancien Premier ministreNicolae Iorga ainsi que l'économisteVirgil Madgearu, également un ancien ministre, sont assassinés sans même le prétexte d'une arrestation.

Cependant, la Légion surestime sa puissance. Le elle tente uncoup d'État militaire pour écarter Antonescu, jugé trop tiède, mais l'armée reste fidèle à ce dernier et la légion perd son rôle au sein du gouvernement, ainsi que sa protection. Horia Sima et de nombreux autres légionnaires se réfugient dans l'Espagne franquiste ou laFrance vichyste[30]. D'autres sont accueillis enAllemagne nazie où la plupart sont assignés à résidence, mais quelques-uns, nazis convaincus ou ayant desorigines allemandes s'engagent dans laWaffen-SS[31]. Ceux restés en Roumanie sont emprisonnés.

Un mouvement fasciste ?

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Les historiensNeagu Djuvara etFlorin Constantiniu discutent le qualificatif de « fasciste » communément appliqué à la Garde de fer. Il y a certes des points communs (usage de la violence politique,anticommunisme, culte d'un État autoritaire, culte du chef) et Corneliu Zelea Codreanu ou Horia Sima avaient étudié les écrits deCharles Maurras, l'Action française ainsi que le fascisme italien ; toutefois, c'est duFranquisme espagnol que la Garde de fer se rapproche le plus, car c'est avant tout un mouvementintégriste chrétien. Par ailleurs, il est sans animosité envers les bourgeois, les intellectuels ou les capitalistes, pourvu qu'ils soient « roumains de souche »[27],[28].

Dans son ouvrage paru en trois volumes entre 1946 et 1948[32],Matatias Carp, témoin de laShoah en Roumanie et devenu archiviste des persécutions des Juifs dans ce pays, adopte un point de vue socio-politique en évoquant itérativement le « fascisme roumain », sans désigner les Roumains dans leur ensemble.

Exégèse

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L'exégèse de la genèse, du parcours historique et des crimes de la Garde de Fer peut exprimer l'un ou plusieurs de ces quatre points de vue :

  • l'approche communiste en fait un avatar du « régime bourgeois-aristocratique de la monarchie roumaine, en son ultime exacerbation fasciste » sans référence à la centralité de l'antisémitisme chez les légionnaires[33] ;
  • l'approche nationaliste oppose « juifs » et « roumains » sur le mode « nation contre nation », ce qui présuppose qu'on ne peut pas être l'un et l'autre à la fois. Ce point de vue opposejuifs etchrétiens : c'est celui de la Garde de Fer mais aussi d'une partie de l'église orthodoxe roumaine, qui affirment qu'on ne peut pas être roumain si l'on n'est pas chrétien. Lesroumanophobes, pour leur part, attribuent les opinions de la Garde de Fer à tous les Roumains et parlent de « peuple profondément antisémite »[34], ce qui revient à considérer l'ensemble des non-juifs de Roumanie comme des criminels ou des complices des criminels[35] ;
  • l'approchenégationniste etcomplotistemet en doute les témoignages pour tenter de minimiser la portée des évènements, en occultant le rôle des légionnaires, leur idéologie, les rumeurs qu'ils ont sciemment répandues, et le nombre de participants aux pillages, viols et meurtres : cette approche prétend que les faits ont été grossis par des « complotistes anti-roumains », ce qui revient à recycler lesmythes ducomplot judéo-maçonnique etjudéo-communiste[36] ;
  • l'approchehistorique universitaire qui se base sur les archives roumaines et le rapport de la Commission Wiesel, ne privilégie aucun des points de vue précédents et s'en tient aux sources, ce qui revient à faire la part des causes et à les décrire dans toute leur complexité, sans exonérer les criminels et les décideurs de leurs responsabilités et sans instrumentaliser lamémoire des victimes au profit des militantismes politiques postérieurs à la tragédie[37].

Autres mouvements du même nom

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Ces deux mouvements n'ont aucun lien direct avec le mouvement de Codreanu, même si laGarda de Fier de Faust Brădescu s'en inspire[38].

Le seul équivalent actuel n'utilise pas la dénomination de « Garde de fer » : c'est le petit parti d'extrême-droiteNoua Dreaptă (« Nouvelle droite »).

Dans la culture populaire

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Dans labande dessinéeLe Sceptre d'Ottokar,Hergé met en scène laBordurie, pays fictif qui tient à la fois de l'Allemagne nazie et de l'URSS stalinienne, qui cherche à envahir et annexer sa voisine démocratique laSyldavie au moyen d'un complot contre le roi syldaveMuskarXII dontTintin sauve le trône : l'Anschluss bordure échoue et le gouvernement syldave dissout le mouvement pro-bordureGarde d'Acier et son bras armé le Z.Z.R.K. (sigle deZyldav Zentral Revolutzionär Komitzät, en françaisComité Central Révolutionnaire Syldave inspiré par l'ORIM), dirigés par un certainMüsstler.

Notes et références

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Notes

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  1. La Garde de fer était aussiantimaçonnique,anti-magyar,antitzigane,antimarxiste[9] etanticapitaliste[7].

Références

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  1. Ioanid, Radu (2006).The sacralised politics of the Romanian Iron Guard
  2. Picture of the Green House
  3. Julius Evola, Arktos, 2015,A Traditionalist Confronts Fascism, p. 71
  4. HoriaSima,The history of the Legionary Movement, Legionary Press,, 144 p.(ISBN 1-899627-01-4,OCLC 272381280,lire en ligne).
  5. « Iron Guard | Romanian organization ».
  6. a etbStephen J. Lee,European Dictatorships, 1918–1945,Routledge, London, 2000, p.288.(ISBN 0-415-23046-2).
  7. abcdef etgPayne, Stanley G. (1995).A History of Fascism 1914–1945 Madison: University of Wisconsin Press (pp. 277–289)(ISBN 0-299-14874-2).
  8. abc etd(en) RebeccaHaynes, « Work Camps, Commerce, and the Education of the 'New Man' in the Romanian Legionary Movement »,The Historical Journal,vol. 51,no 4,‎,p. 943-967(DOI 10.1017/S0018246X08007140,JSTOR 20175210,S2CID 144638496,lire en ligne).
  9. Volovici,Nationalist Ideology, p. 98, citing N. Crainic,Ortodoxie și etnocrație, p. 162-164
  10. Final Report, p.28-29
  11. Subtelny, Orest. (1988) Ukraine: a History. Toronto: University of Toronto Press, p. 442
  12. Volovici, Nationalist Ideology, p. 98, citing N. Cainic, Ortodoxie şi etnocraţie, pp. 162–4
  13. « Rădăcinile intelectuale ale legionarismului ».
  14. « AUR și Mișcarea Legionară. Cât de valabilă este comparația între cele două partide »,.
  15. Ideologies and National Identities : The Case of Twentieth-Century Southeastern Europe, Central European University Press,coll. « CEUP collection »,, 19–53 p.(ISBN 9786155053856,lire en ligne), « Chapter 1. Charisma, Religion, and Ideology: Romania's Interwar Legion of the Archangel Michael ».
  16. https://www.illiberalism.org/the-legionary-phenomenon-a-romanian-fascist-manifesto/Modèle:Bare URL inline.
  17. « Mişcarea Legionară, între istorie și percepții actuale. Amestec de fascism și atitudini populiste »,Polis. Journal of Political Science,vol. 3,no 37,‎,p. 65-80(lire en ligne).
  18. Iordachi, Constantin (2023).The Fascist Faith of the Legion "Archangel Michael" in Romania, 1927–41 Martyrdom and National Purification.Routledge.(ISBN 978-1138624559).
  19. Săndulescu, p. 267
  20. Bellant, Russ (1991).Old Nazis, the New Right, and the Republican Party. Boston: South End Press. p. 75.(ISBN 0896084183).
  21. Dont 10 % de femmes selon Maria Bucur, articleRoumanie,p. 57–78 dans(en)Women, Gender and Fascism in Europe, 1919–1945, éd. Kevin Passmore, Rutgers University Press, New Brunswick 2003
  22. Une particularité importante de l'histoire de la Roumanie, sans laquelle lenationalisme roumain reste inexplicable, est que lamajorité roumaine a été, durant de longues périodes, en position d'asservissement et de soumission politique à des pouvoirs qui lui étaient étrangers (selon les territoires :Empire grec,Empire bulgare,Empire mongol,Royaume de Hongrie,Empire turc,Empire autrichien,Empire russe…).
    Même dans lesprincipautés roumaines deMoldavie et deValachie, où lamonarchie était élective, le souverain (voïvode,hospodar oudomnitor selon les époques et les sources) était élu par (et souvent parmi) lesboyards, puis agréé par lesOttomans, car jusqu'en 1878 les deux principautés (unies en 1859) étaientvassales ettributaires de la « Sublime Porte ». Outre letribut à verser aux Ottomans et à leurs alliés tatars, outre ladîme versée par les églises et monastères moldaves et valaques auxmonastères byzantins de l'Athos et aupatriarche de Constantinople, le souverain, pour être nommé, régner et se maintenir, devait acheter l'appui des partis de boyards et des puissances voisines,hongroise,habsbourgeoise,russe et surtoutturque de sorte que, pour rembourser ses dettes, il devaitaffermer des offices moldaves et valaques à des « arendaches », pour la plupart d'originearménienne,juive,levantine ouphanariote, qui exploitaient durement les masses paysannes :(ro) Constantin C. Giurescu & Dinu C. Giurescu,Istoria Românilor Volume II (1352-1606), Editura Ştiinţifică şi Enciclopedică, Bucureşti, 1976 ; Gilles Veinstein et Mihnea Berindei :L'Empire ottoman et les pays roumains, EHESS, Paris, 1987 ; Jean NouzilleLa Moldavie, Histoire tragique d'une région européenne, Ed. Bieler(ISBN 2-9520012-1-9) ; Joëlle DalegreGrecs et Ottomans 1453-1923. De la chute de Constantinople à la fin de l’Empire Ottoman L’Harmattan Paris (2002)(ISBN 2747521621). La seule minorité encore moins favorisée que la majorité roumaine, était celle desRoms.Tant que larenaissance culturelle roumaine, avant 1918, n'avait pas encore accompli son idéal (l'émancipation de tous les Roumains) le nationalisme roumain n'était pas particulièrement xénophobe, mais il l'est devenu avec lagrande Dépression, la corruption endémique et la violence durégime carliste pro-occidental, et c'est ce qui a favorisé l'antisémitisme et la Garde de fer :(ro) Ioan Scurtu (coord.),Istoria Românilor Volume VIII (România Intregită 1918-1940), Editura Ştiinţifică şi Enciclopedică, Bucarest, 2016, 1008 p.(ISBN 9789734506965).
  23. Although he was well aware of the disastrous condition of the Romanian peasantry, he refused to examine its causes. He wrote: There is no doubt that our peasantry is the most backward in all of Europe; in no other country, not even in Turkey has the peasantry been left so far behind as the peasantry in the Romanian kingdom. - Radu Ioanid,„Nicolae Iorga and Fascism”,Journal of Contemporary History, Vol. 27,no 3 (juillet 1992),p. 467-492, Sage Publications, Ltd.
  24. D. Deletant, Springer, 2006,Hitler's Forgotten Ally: Ion Antonescu and his Regime, Romania 1940-1944,p. 53.
  25. Lilly Marcou,Le roi trahi. Carol II de Roumanie, Paris,Pygmalion,.
  26. La Garde de fer, Synthèse nationale, coll. Samizdat, Paris 2005 [rééd. de Éditions Prométhée, Paris, 1938, éd. or. 1935], 458 p
  27. a etbBertrand 2010.
  28. ab etcSandu 2014.
  29. Raul Hilberg,La Destruction des Juifs d'Europe,op. cit.,[réf. non conforme]p. 1414-1415.
  30. Après que Sima ait d'abord été assigné à domicile en Allemagne, àBerkenbrück, près deBerlin.
  31. Norbert Spannenberger :Der Volksbund der Deutschen in Ungarn 1938–1945 unter Horthy und Hitler, Oldenburg 2005,(ISBN 3-486-57728-X) (Seite 309), Mariana Hausleitner :Die Rumänisierung der Bukowina, Oldenbourg 2001,(ISBN 3-486-56585-0) etDie Heranziehung der Rumänien-Deutschen zum Dienst in der Waffen-SS: von der ersten „1000-Mann-Aktion” bis zum SS-Abkommen des Jahres 1943.
  32. Cartea neagră, le livre noir de la destruction des Juifs de Roumanie, 1940-1944, Denoël, 2009
  33. Mihai Manea, Bogdan Teodorescu,Istoria Românilor. Epoca modernă și contemporană, Bucarest 1983
  34. Zvi Yavetz,„An Eyewitness Note: Reflections on the Rumanian Iron Guard”,Journal of Contemporary History, Vol. 26, No. 3/4, republié dansThe Impact of Western Nationalisms : Essays Dedicated to Walter Z. Laqueur on the Occasion of His 70th Birthday (Sep., 1991),p. 597-610, Sage Publications, Ltd.
  35. Ce point de vue, exprimé à travers des adjectifs polémiques, sous-tend le commentaire critique d'Alexandra Laignel-Lavastine du livre deMatatias CarpCartea neagră, le livre noir de la destruction des Juifs de Roumanie, 1940-1944, Denoël, 2009 et le compte rendu par Marc SemoL'horreur est roumaine dans Libération du 26 février 2009.
  36. Paul Goma,La semaine rouge 28 juin - 3 juillet 1940 ou la Bessarabie et les Juifs, ed. Vremea, Bucarest, 2004.
  37. Elie Wiesel (coord.),Comisia Internațională pentru Studierea Holocaustului în România : raport final, (« Rapport final de la commission internationale pour l'étude de l'holocauste en Roumanie ») ed. Polirom, Iași 2005,(ISBN 973-681-990-6),[1].
  38. Dénonciation de ces mouvements par Michel Korne, périodiqueLupta/Le Combat, Ville d'Avray, 1970-1990

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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