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Éditions Gallimard

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Pour les articles homonymes, voirGallimard (homonymie).

Éditions Gallimard
Repères historiques
Création1911 (il y a115 ans)
Fondée parGaston Gallimard,André Gide,Jean Schlumberger
Fiche d’identité
Forme juridiqueSociété anonyme àConseil d'administration[1]
Statutgroupe d'édition
Siège social5,rue Gaston-Gallimard
75007Paris (France)
Dirigée parAntoine Gallimard depuis 2005
Spécialitéslittérature
CollectionsBlanche[2] (1911), Bibliothèque des idées (1927),Du monde entier (1931),Bibliothèque de la Pléiade (1931/1933),Série noire (1945), La Croix du Sud (1952),Connaissance de l'Orient (1956), Poésie[3] (1966),Bibliothèque des histoires (1971),Folio (1972), Futuropolis (1972/2004), Tel (1976), L'Imaginaire (1977), L'Infini (1983/1987), Arcades (1986),Découvertes Gallimard (1986), NRF essais (1988),Continents noirs (2000)…
Titres pharesÀ l'ombre des jeunes filles en fleurs,L'Étranger,Le Petit Prince, etc.
Langues de publicationFrançais
DiffuseursCDE, Sofédis
Société mèregroupe Madrigall
FilialesÉditions Denoël,Mercure de France,Éditions de la Table ronde,P.O.L.,Gallimard Jeunesse, Gallimard Loisirs,Futuropolis, Les Grandes Personnes,Éditions Alternatives
Effectif250 à 499 en 2019[4]
Site webGallimard.fr
Préfixe ISBN978-2-07
978-2-7424Voir et modifier les données sur Wikidata
Données financières
Chiffre d'affairescomptes non disponibles
Environnement sectoriel
Principaux concurrentsHachette Livre,Editis,Média participations
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Leséditions Gallimard, appelées jusqu’en1919 leséditions de la Nouvelle Revue française et jusqu’en1961 lalibrairie Gallimard, sont ungroupe d'éditionfrançais. Lamaison d'édition est fondée parGaston Gallimard en1911. Le groupe Gallimard est dirigé parAntoine Gallimard[5].

Considérée comme l'une des plus importantes et influentes maisons d'édition enFrance, notamment pour la littérature duXXe siècle et contemporaine, Gallimard est le diffuseur, en 2011, d'un catalogue comprenant38prix Goncourt,38 écrivains ayant reçu leprix Nobel de littérature, et10 écrivains récompensés duprix Pulitzer[6].

Gallimard fait partie duGroupe Madrigall, le troisième pôle éditorial français.

Histoire

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Débuts

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Le,André Gide (1869-1951),Jean Schlumberger (1877-1968) etGaston Gallimard (1881-1975) signent à Paris l’acte de fondation des Éditions de La Nouvelle Revue française. Il ne s’agit alors que d’un comptoir d’édition issu deLa Nouvelle Revue française (La NRF), la revue de littérature et de critique créée en février1909 par un groupe d’écrivains réunis autour de Gide[7].

Les trois premiers livres, publiés dès1911 avec une couverture crème aux liserés rouges et noir frappée du monogramme NRF[8], sontL’Otage dePaul Claudel,Isabelle de Gide etLa Mère et l’enfant deCharles-Louis Philippe.Saint-John Perse (1911),Jules Romains (1916),Roger Martin du Gard (1913),Joseph Conrad (1912) etPaul Valéry (1917) figurent, à leur suite, parmi les premiers auteurs représentés dans ce qui devient ensuite la collection « Blanche »[2]. Une centaine de titres sont ainsi publiés de mai1911 à juin1919 par les Éditions de la NRF[9], dontLa Jeune Parque, qui marque le retour dePaul Valéry à la poésie[10]. Fils dePaul Gallimard (grand collectionneur de tableaux et d’estampes, propriétaire duthéâtre des Variétés), Gaston Gallimard est appelé comme gérant de l’entreprise parAndré Gide etJean Schlumberger. Associé financièrement à l'affaire, il se découvre une vocation d’éditeur[11]. Avec l’aide de Gide et du secrétaire de la NRFJacques Rivière (1886-1925), il parvient notamment à convaincre en1917Marcel Proust de lui confier la publication de son œuvre, cinq ans après queDu côté de chez Swann, le premier volume deÀ la recherche du temps perdu, a été hâtivement refusé par la NRF et publié à compte d’auteur parBernard Grasset[12]. La parution du second volume,À l’ombre des jeunes filles en fleur, à l’enseigne de la NRF permet à la maison d’édition d’obtenir son premierprix Goncourt en 1919[6].

En, Jean Schlumberger etJacques Copeau (1879-1949), également soucieux d’une profonde rénovation dramatique, fondent le théâtre duVieux-Colombier, associé à la NRF jusqu’en1924. Gaston Gallimard en est l’administrateur, Jacques Copeau le directeur, etLouis Jouvet le régisseur. Cette nouvelle scène parisienne, à laquelle sont associées une troupe (où figureCharles Dullin) et une école, est inaugurée le. Y sont présentés de grands textes du répertoire (Molière,Shakespeare…) et créées quelques pièces écrites par des auteurs proches de la NRF (Paul Claudel, André Gide, Jules Romains,Charles Vildrac,Henri Ghéon…)[13].

Expansion rapide

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De retour d’une tournée auxÉtats-Unis avec la troupe duVieux-Colombier, Gaston Gallimard décide en 1919 de donner un nouveau souffle à l’entreprise commune. Tout en s’appuyant sur la revueLa NRF, dirigée parJacques Rivière de 1919 à 1925 puis parJean Paulhan de 1925 à 1940 et de 1953 à 1968[14], il crée le la Librairie Gallimard, une nouvelle société réunissant les activités de la revue et du comptoir d’édition. L’un de ses deux frères, Raymond Gallimard, et son ami Emmanuel,dit Maney, Couvreux s’associent à cette nouvelle entreprise, dotée de ressources financières plus importantes[15]. Gaston Gallimard acquiert ainsi une imprimerie (Imprimerie Sainte-Catherine, àBruges)[8], crée une librairie (boulevard Raspail)[16] et recrute de nouveaux collaborateurs, dont le directeur commercialLouis-Daniel Hirsch[17].

Gaston Gallimard mène dès lors une politique éditoriale moins exclusive en éditant notamment des livres pour enfants (dontLes Contes du chat perché deMarcel Aymé, 1934-1948)[18], des collections de littérature populaire (« Chef-d’œuvre du roman d’aventure », 1928 ; « Succès », 1931 ; etc.) et des magazines, à travers sa filiale fondée en octobre 1928, les publications ZED[19],[20] qui lanceDétective en 1928, puisVoilà en 1931 etMarianne en 1932. Il passe un accord exclusif de diffusion et de distribution avec lesMessageries Hachette, le, pour assurer de façon plus efficace la commercialisation de ses livres[21].

L’accroissement des ventes donne à Gaston Gallimard les moyens de financer sur la durée un catalogue littéraire plus exigeant. Il s’entoure de collaborateurs éditoriaux qu’il réunit dès1925 au sein d’un comité de lecture. Les cadres de la revue — Jean Paulhan,Benjamin Crémieux,Ramon Fernandez,Bernard Groethuysen — y sont bientôt rejoints parBrice Parain (1927),André Malraux (1928),Marcel Arland etRaymond Queneau (1938). Quelques auteurs sont ainsi directement associés à l’animation éditoriale de l’entreprise. Ils y jouent des rôles d'éditeurs, de lecteurs et de directeurs de collection (Paul Morand, par exemple, pour « Renaissance de la Nouvelle »), ou assument d'autres fonctions (commeAndré Malraux, qui prend la suite deRoger Allard à la direction artistique des éditions Gallimard en)[15].

L’activité littéraire des Éditions prend de l'ampleur, marquée par l’arrivée d’une nouvelle génération de romanciers (Kessel, 1922 ;Aymé, 1927 ;Malraux, 1928 ;Saint-Exupéry, 1929 ;Giono, 1931 ;Queneau, 1933 ;Simenon, 1934 ;Sartre, 1938…), de poètes (Aragon, 1921 ;Supervielle, 1923 ;Breton, 1924 ;Ponge, 1926 ;Michaux, 1927…) et par le développement du département étranger (Pirandello, 1925 ;Hemingway, 1928 ;Dos Passos, 1928 ;Faulkner, 1933 ;Kafka, 1933 ;Steinbeck, 1939 ;Nabokov, 1939 ;Mitchell, 1939…). Les œuvres d’Alain (1920) et deFreud (1923) constituent le socle d’un catalogue de philosophie et de sciences de l’homme qui va peu à peu prendre un grand essor[17].

Parallèlement, les collections de Gallimard se multiplient, tant en littérature française et étrangère (« Une œuvre, un portrait », 1921 ; « Du monde entier », 1931 ; « Métamorphoses » dirigée parJean Paulhan, 1936), qu’en essais et documents (« Les Documents bleus », 1923 ; « Vie des hommes illustres », 1926 ; « Bibliothèque des idées », 1927 ; « Les Essais », 1931)[17]. « LaBibliothèque de la Pléiade », luxueuse collection créée en1931 parJacques Schiffrin (1892-1950) au sein de ses propres éditions, est reprise par Gallimard en1933. Elle rassemble des ouvrages d’œuvres complètes ou d’anthologies sur papier bible reliés plein cuir. Son fondateur en conserve la direction, tout en prenant par ailleurs la responsabilité des publications pour la jeunesse de la NRF[22].

Après avoir occupé successivement le 1,rue Saint-Benoît (1911-1912), le 35 et 37 de larue Madame (1912-1921) et le 3,rue de Grenelle (1921-1929), la maison d'édition établit son siège social au 43,rue de Beaune qui est renomméerue Sébastien-Bottin la même année[23].

Occupation

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L'Étranger d'Albert Camus, 1942.

À la déclaration de guerre, enseptembre 1939, une partie du personnel de la maison d’édition s’installe dans la Manche, dans une propriété familiale des Gallimard situé à Mirande, près deSartilly ; puis, à l’approche des troupes allemandes, quelques membres de la direction rejoignent le Sud entre le 13 et le. Gaston Gallimard et quelques proches sont hébergés par le poèteJoë Bousquet, près deCarcassonne, durant l’été. Il fait le choix de rentrer à Paris en et engage des discussions avec les autorités allemandes, désireuses de contrôler sa maison d’édition. Alors que sa maison est mise sous scellés du au, Gaston Gallimard réussit à préserver l’indépendance capitalistique et éditoriale de sa firme mais doit, en contrepartie, confier la direction de la revueNRF àPierre Drieu la Rochelle (1893-1945), écrivain ouvert à une collaboration active avec l’occupant[24].Drieu la Rochelle[25] ouvre la revue à des écrits pro-allemands et la ferme aux auteurs jugés « indésirables » par l’occupant ; exsangue,La NRF cesse de paraître enjuin 1943[26]. La totalité de l’édition parisienne est ainsi placée sous contrôle, au travers d’un dispositif de censure mise en œuvre sous la tutelle de la Propaganda-Abteilung et de l’Ambassade d’Allemagne. Dans le même temps, la résistance intellectuelle s’organise autour deJean Paulhan (cofondateur desLettres françaises enseptembre 1942),Raymond Queneau,Albert Camus et d’autres au sein même des éditions. Un groupe d’éditeurs (parmi lesquels figure Gaston Gallimard) tentent en 1941 de racheter leséditions Calmann-Levy afin d’empêcher la mainmise de la maison par les Allemands, en vain[24]. Malgré la censure et les difficultés d’approvisionnement en papier (la Commission de contrôle du papier est créée le), cette période voit émerger de grandes œuvres célébrées après-guerre avec, par exemple,Albert Camus (L'Étranger etLe Mythe de Sisyphe, 1942)[27],Jean-Paul Sartre (Le Mur, 1939,L'Imaginaire, 1940,L'Être et le Néant, 1943)[28] ouMaurice Blanchot (Thomas l’Obscur, 1941). Gallimard publie également des traductions de l’allemand (des classiques, majoritairement, dontGoethe). Il refuse le pamphlet deLucien RebatetDécombres[29]. À laLibération, la revueLa NRF est interdite par le comité d’épuration, alors que le dossier des éditions est classé.Jean-Paul Sartre créeLes Temps modernes en1945[30] etJean Paulhan,Les Cahiers de la Pléiade en 1946[31].

Après-guerre

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Sortis des débats de l’épuration et forts de quelques grands succès de librairie (Autant en emporte le vent, 1939 ;Le Petit Prince, 1946), les frères Gallimard et leurs fils Claude (fils de Gaston, né le) et Michel (fils de Raymond, né le) — respectivement entrés dans l’entreprise familiale le et le — ont la volonté de donner un nouvel élan à une maison qui occupe depuis l’entre-deux-guerres une place de premier ordre dans la vie littéraire et intellectuelle française. Ils confient à quelques auteurs proches d’importantes responsabilités éditoriales :Albert Camus (collection « Espoir », 1946),Jean-Paul Sartre (« Bibliothèque de philosophie » avecMaurice Merleau-Ponty, 1950),Roger Caillois (« La Croix du Sud », 1952),Jacques Lemarchand (« Le Manteau d’Arlequin », 1955),Louis Aragon (« Littératures soviétiques », 1956),Raymond Queneau (« L’Encyclopédie de la Pléiade », 1956),André Malraux (« L’Univers des formes », 1960) etMichel Leiris qui poursuit l’animation de « L’Espèce humaine »[32].Jean Paulhan etMarcel Arland, assistés deDominique Aury, font reparaître en 1953 la revueLa Nouvelle Revue française (La NRF) sous le titreLa Nouvelle NRF. La revue s’ouvre aussi bien aux écrivains de la Résistance qu’aux auteurs ayant figuré dans les listes noires de l’épuration (Céline,Marcel Jouhandeau…)[33]. Gaston Gallimard négocie par ailleurs au début des années 1950 un accord général avecLouis-Ferdinand Céline (précédemment publié auxéditions Denoël) afin d’exploiter son œuvre passée et à venir[34], ainsi qu’un contrat général avecHenry de Montherlant, ancien auteur deséditions Bernard Grasset[35].

L’activité croit dans les années 1950 et 1960, notamment autour de nouvelles collections comme la « Série noire » créée parMarcel Duhamel en[36] ou « Le Chemin », fondée en 1959 parGeorges Lambrichs, ancien éditeur chez Grasset et auxéditions de Minuit. Georges Lambrichs publie dans sa collection en 1963Le Procès-verbal, premier livre deJ. M. G. Le Clézio ; il sera également l’éditeur deMichel Butor,Jean Starobinski,Georges Perros,Michel Deguy,Pierre Guyotat,Michel Chaillou,Jacques Réda… De nouveaux écrivains émergent :Marguerite Yourcenar, entrée au catalogue dès 1938 avecNouvelles orientales ;Marguerite Duras en 1944 ;Jacques Prévert en 1949 avec le rachat deséditions du Point du Jour ;Jean Genet en 1949 ;Eugène Ionesco en 1954 ;Michel Tournier en 1967,Patrick Modiano en 1968… et, pour l’étranger,Henry Miller (1945),Jorge Luis Borges (1951),Boris Pasternak (1958),Jack Kerouac (1960),Yukio Mishima (1961),William Styron (1962) etPhilip Roth (1962),Julio Cortázar (1963),Thomas Bernhard (1967),Milan Kundera (La Plaisanterie, 1968),René Kalisky (Trotsky, etc., 1969),Peter Handke (1969)…[37]

L’exploitation du fonds représente à cette époque une part de plus en plus importante de l’activité de la maison d’édition, au travers d’une collection comme « La Pléiade », mais aussi la parution de nombreux titres de la NRF dans le « Livre de poche » (LGF/Hachette) ou dans les collections « Idées » (1962) et « Poésie »[3] (1966)[38].

Éditeur historique deJean-Paul Sartre et de Merleau-Ponty, la maison d'édition accueille aussi au début des années 1960Michel Foucault et contribue, par là, à l’émergence dustructuralisme dans lessciences humaines. Trois éditeurs chez Gallimard développent ce secteur, marqué en particulier par l’essor de lanouvelle histoire et le renouveau de la critique :François Erval, avec le lancement en 1962 d’une collection d’essais au format de poche, « Idées » ; le philosophe et psychanalysteJean-Bertrand Pontalis, responsable de la collection « Connaissance de l’inconscient » (1966) ; et le jeune historienPierre Nora, auquel Claude Gallimard confie en 1966 le développement du secteur « non fiction » : il crée la « Bibliothèque des Sciences humaines », suivie en 1971 par la « Bibliothèque des histoires », ainsi que la collection de documents « Témoins »[39].

C’est enfin un groupe éditorial qui prend forme dans les années 1950, avec l’acquisition :

La maison prend une ampleur nouvelle dans ces années. L’immeuble de larue Sébastien-Bottin est rehaussé de deux étages en 1963.

Développement du groupe Gallimard

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Claude Gallimard, qui seconde son père depuis l’après-guerre, mène de front trois grands projets. Le premier est la mise en place d’outils de diffusion et de distribution à la suite de la rupture du contrat commercial qui liait Gallimard et Hachette depuis 1932.Hachette a en effet développé son propre groupe d’édition, via des acquisitions de maisons directement concurrentes de Gallimard. Claude Gallimard rompt avec Hachette en 1970 et met sur pied,ex nihilo, sa propre structure de distribution (SODIS, 1971, àLagny-sur-Marne). Des équipes de vente sont alors créées pour diffuser en librairie le catalogue Gallimard, tandis que le CDE (1974) prend en charge les filiales d’édition (1974)[40]. Ce dispositif est renforcé en 1983 par la création de FED puis par le rachat augroupe Bayard de la société de diffusion Sofédis (2010)[41].

La rupture avec Hachette a pour conséquence le retrait par Gallimard des ouvrages de son fonds exploités en seconde édition par « Le Livre de poche » depuis 1953. Claude Gallimard lance donc, en 1972, la collection au format poche « Folio », dont la maquette de la couverture a été élaborée par le graphiste et typographeMassin[42], entré aux Éditions en 1958.500 titres paraissent entre 1972 et 1973 (la collection en compte aujourd’hui plus de 5 000). La collection Folio est bientôt déclinée en de nombreuses séries à partir du milieu des années 1980[43][source insuffisante].

L’année 1972 est marquée, enfin, par le lancement d’un département de livres pour enfants sous l’égide de l’éditeurPierre Marchand (1939-2002).Gallimard Jeunesse (qui devient une filiale autonome en 1991) est inauguré par une collection de grands classiques pour enfants, « 1000 Soleils », suivie en 1977 par « Folio Junior » (première collection de livres au format poche pour le jeune public) et « Enfantimages » en 1978. Le fonds littéraire et les auteurs de la maison-mère sont largement sollicités (Roald Dahl,Claude Roy,Henri Bosco,Marcel Aymé,Marguerite Yourcenar,Michel Tournier,J. M. G. Le Clézio…) mais le département est également très ouvert aux productions anglo-saxonnes ;Pef, l’inventeur deMotordu (1980), est l’un des premiers grands auteurs français pour la jeunesse révélés par Gallimard Jeunesse[18]. Le documentaire n’est pas en reste avec la gamme « Découvertes » (1983), « Découvertes Gallimard » (1986) et « Les Yeux de la Découverte », en partenariat avecDorling Kindersley (1987). Les innovations techniques et éditoriales dues àPierre Marchand inspirent également la création d’une ligne de guides touristiques documentaires (« Encyclopédies du voyage ») en 1992, première réalisation d’un secteur « voyages » développé jusqu’à aujourd’hui (« Géoguides », « Cartoville »…)

Claude Gallimard se mobilise par ailleurs, à l’instar de son confrèreJérôme Lindon (1925-2001), directeur deséditions de Minuit, dans le combat contre la censure d’État, notamment lors de l’affaire de la publication d’Eden Eden Eden dePierre Guyotat (« Le Chemin », 1970), d’abord refusé par la maison, puis paru avec trois préfaces deRoland Barthes,Philippe Sollers etMichel Leiris[44]. Par ailleurs, Claude Gallimard sera l'éditeur français deDocteur Jivago deBoris Pasternak (1958), deLolita deVladimir Nabokov (1959) et duFestin nu deWilliam Burroughs (1964). Il s’implique également dans les débats sur la politique du prix du livre, exprimant en un premier temps des réticences à l’égard du modèle du prix unique, finalement adopté par le législateur au titre de laloi Lang en 1981.

Le, à la suite du décès deGaston Gallimard le, Claude Gallimard devient président des éditions.

Des années 1980 à aujourd'hui

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Locaux des éditions auno 5rue Sébastien-Bottin, devenue en 2011 larue Gaston-Gallimard.

Claude Gallimard, désireux d'assurer la perpétuation familiale du groupe, fait entrer ses quatre enfants dans l’entreprise. Après l'éviction de son fils aînéChristian (1984), il fait de son fils cadetAntoine son successeur. Ce dernier se voit confier la présidence de la société au printemps 1988. Il parvient, à l’issue d’une délicate période de succession et de conflit familial précédant et suivant la mort de son père le, à en préserver l’indépendance[45], tout en l’ouvrant, pour la première fois de son histoire, à des capitaux extérieurs, avec l’aide de la BNP. Antoine Gallimard stabilise la situation au travers de la création d’une société holding (Madrigall[6]), avec le soutien de ses proches, dont sa sœur Isabelle Gallimard, son cousin Robert Gallimard et Muriel Toso, fille d’Emmanuel Couvreux. Grâce aux succès de vente et à des efforts continus de rationalisation des activités du groupe, les parts des actionnaires extérieurs entrés au capital de la maison familiale (Einaudi, Havas, BNP et actionnaires minoritaires…) sont reclassées de 1996 à 2003[46].

Grâce à une équipe d’éditeurs et de lecteurs (Roger Grenier, 1971 ;Pascal Quignard, 1977-1994 ;Hector Bianciotti, 1983 ;Jacques Réda, 1983 ;Philippe Sollers, 1989 ;Jean-Marie Laclavetine, 1989 ;Bernard Lortholary, 1989-2005 ;Teresa Cremisi, 1989-2005 ;Jean-Noël Schifano, 1999 ;Guy Goffette, 2000 ;Christian Giudicelli, 2004 ;Richard Millet, 2004-2012 ;Christine Jordis, 2006, etc.), les éditions Gallimard maintiennent le cap éditorial d’une maison littéraire, inscrite dans la vie des idées (« NRF Essais » d’Éric Vigne, 1988), ouverte à l’international et s'appuyant sur son fonds, avec, notamment, les collections « Folio », « L’Imaginaire », la « Pléiade » et « Quarto ». Cette période voit par ailleurs l’émergence du phénomène des best-sellers dans l’édition française[47], avec, pour Gallimard, d’extraordinaires succès de librairies – deDaniel Pennac àJonathan Littell, dePhilippe Delerm àMuriel Barbery, sans oublierHarry Potter deJ. K. Rowling. Les sept tomes de la sagaHarry Potter comptent, en 2011,26 millions d'exemplaires vendus en France, suivis par ceux d'Albert Camus (29 millions de volumes depuis 1941, notamment10,03 millions d'exemplaires deL'Étranger) etAntoine de Saint-Exupéry (26,3 millions de vente, y compris13,09 millions duPetit Prince, sa vedette)[6].

Peu à peu, le groupe accueille de nouvelles enseignes éditoriales, à l’image de Giboulées, Le Promeneur, L’Arpenteur,POL,Joëlle Losfeld,Verticales, Alternatives,Futuropolis ou les Grandes Personnes. De nouvelles collections sont créées, à l’image de « Continents noirs », « Bleu de Chine » ou encore « Le Sentiment géographique », en hommage à Michel Chaillou. Des développements sont lancés dans le secteur des livres lus (« Ecoutez lire »), de la musique, de la bande dessinée (Bayou avecJoann Sfar, Futuropolis)…

Antoine Gallimard est élu président duSNE (Syndicat national de l’édition) en 2010. Il se prononce notamment en faveur d’une régulation équilibrée du marché du livre numérique et d’une adaptation progressive des cadres existants, dans le but de permettre à une offre légale et attractive de se développer auprès d’une pluralité de revendeurs : loi sur le prix du livre (loi du), adoption du taux réduit de TVA, réflexion sur l’exploitation numérique des œuvres indisponibles du vingtième siècle, adaptation du contrat d’édition[48],[49], etc.

Le groupe Gallimard crée en 2009, en association avecFlammarion et La Martinière,Eden Livres, une plateforme de distribution numérique, permettant à des revendeurs (libraires, opérateurs) de relayer son catalogue numérique de nouveautés et de titres du fonds. Cette activité reste toutefois encore très marginale en 2011[réf. souhaitée]. À l’occasion des commémorations du centenaire de la fondation de la maison d’édition, larue Sébastien Bottin – siège de Gallimard depuis 1929 – est renomméerue Gaston-Gallimard le sur décision du conseil de la Ville de Paris[23].

Le,RCS MediaGroup accepte de vendre legroupe Flammarion au groupe Gallimard (Madrigall) pour un montant de251 millions d'euros[50].

En,LVMH prend une participation de 9,5 % dans Gallimard[51].

En 2019, les éditions Gallimard lancent la collection « Tracts » qui propose des essais court à prix modique[52]. En janvier 2022,les Éditions de minuit intègrent le groupe Madrigall[53].

Collections et filiales

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Les principales collections et maisons d'édition rattachées (actives ou arrêtées)[54] de Gallimard sont :

Principales revues

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Groupe Gallimard

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Gallimard en chiffres

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Icône d'horloge obsolète.
Cette section doit êtreactualisée.(avril 2021)
Il manque des informations récentespertinentes etvérifiables, et certains passages peuvent annoncer des événements désormais passés, ou des faits anciens sont présentés comme actuels.Mettez à jour oudiscutez-en.

Principaux prix littéraires obtenus

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Prix Goncourt[67] :

Dans la culture

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Musique

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  • Joan-Pau Verdier mentionne les éditions Gallimard dans sa chanson en occitan « Soi una puta » de son albumL'Exil (1974) : « ne parlons pas de mon parolier / qui est professeur de français / et qui se veut bon occitan / comme il se croit littérateur / il a peut-être pensé au Goncourt / et il se pourrait que tôt ou tard / il vienne frapper chezGallimard »[68].

Notes et références

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  1. RCS 572 206 753.
  2. ab etcLe nom de la collection est simplement « Blanche ». Bien que familièrement appelée « la Blanche », son appellation bibliographique (au contraire de lacoll. « La Noire ») est sans article :coll. « Blanche ». Voirla page de lacoll. « Blanche ».
  3. ab etcLe nom de la collection est simplement « Poésie », comme indiqué en tête (« Collection Poésie ») et en fin (« Ce volume, le [énième] de la collection Poésie, […] ») de chaque ouvrage. On voit parfois le nom erroné « Poésie/Gallimard » qui est une mauvaise interprétation de l'indication Collection/Éditeur figurant en couverture.
  4. a etbVoir sursociete.com.
  5. Pascal Fouché et al., « Dictionnaire encyclopédique du Livre en trois volumes », éditions du Cercle de la Libraire, 2005, t.2,p. 251(ISBN 2-7654-0911-0).
  6. abcde etfNathalie Silbert,Gallimard, une histoire si française,Les Échos,,p. 8.
  7. Un premier départ avait eu lieu en novembre 1908, avec Eugène Montfort. Voir Auguste Anglès.André Gide et le premier groupe de la Nouvelle Revue française. La formation du groupe et les années d’apprentissage (1890-1910). Gallimard, 1978.
  8. a etbOlivier Bessard-Banquy. « L’imprimerie selon Gaston Gallimard. L’art du livre dans les premiers temps de la NRF », dansRevue française d’histoire du livre, n° 132, nouvelle série, 2011.
  9. Bibliographie des Éditions de la Nouvelle Revue française, Librairie Henri Vignes & Éditions des Cendres, 2011.
  10. Michel Jarrety.Paul Valéry, Fayard, 2008.
  11. Pierre Assouline,Gaston Gallimard. Un demi-siècle d’édition, Balland, 1984.
  12. Jean Lacouture,Une adolescence du siècle, Le Seuil, 1994.
  13. M.-F. Christout, N. Guibuert, D. Pauly.Théâtre du Vieux-Colombier, Éditions Norma, 1993.
  14. Laurence Brisset.La NRF de Paulhan, Gallimard, 2003.
  15. a etbAlban Cerisier.Une histoire de La NRF, Gallimard, 2009.
  16. Marianne Julia Strauss (trad. de l'anglais),Les plus belles librairies du monde, Vanves, EPA,, 269 p.(ISBN 978-2-37671-231-2),p. 266
  17. ab etcHistoire de l’édition française, sous la dir. de Roger Chartier et Henri-Jean Martin, T. IV, Fayard-Cercle de la librairie, 1991.
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  20. « Publications ZED », in:Pascal Fouché (dir.),Chronologie de l'édition française depuis 1900, moteur de recherches en ligne.
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  22. Joëlle Glaize (dir.) et Philippe Roussin (dir.),La Bibliothèque de la Pléiade. Travail éditorial et valeur littéraire, Édition des archives contemporaines, 2009.
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  24. a etbPascal Fouché,L’Édition française sous l’Occupation, Bibliothèque de littérature française contemporaine de l’université Paris 7, 1987.
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  28. Denis Bertholet.Sartre, Plon, 2000.
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  33. Alban Cerisier.Une histoire de la NRF, éd. Gallimard, 2009.
  34. Henri Godard,Céline, éd. Gallimard, 2011(ISBN 978-2070121922).
  35. Philippe Alméras,Montherlant, une vie en double, Via Romana, 2009.
  36. Franck Lhomeau, « Le véritable lancement de la Série noire »,Temps noir n° 4, Joseph K., 2000.
  37. Anne Simonin, « L’édition littéraire », dansL’Édition française depuis 1945, Éditions du Cercle de la librairie, 1998.
  38. Olivier Bessard-Banquy. « La révolution poche », dansL’Édition française depuis 1945, Éditions du Cercle de la librairie, 1998.
  39. François Dosse.Pierre Nora, homo historicus, Perrin, 2011.
  40. Fabrice Piault. « De la rationalisation à l’hyper concentration », dansL’Édition française depuis 1945, Éditions du Cercle de la librairie, 1998.
  41. « La Sofedis chez Gallimard : pourquoi, comment », dansLivres Hebdo, 17 septembre 2010.
  42. Massin et le livre. La typographie en jeu, Ensad/Archibooks, 2007.
  43. Site des collections, sur le site de Gallimard.
  44. Martine Poulain. « La censure », dansL’Édition française depuis 1945, Éditions du Cercle de la librairie, 1998.
  45. Pascal Fouché dir.),L'édition française depuis 1945, éditions du Cercle de la Libraire,,p. 84-85
  46. « Gallimard a racheté les parts de ses minoritaires »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), surlesinfos.com,(consulté le).
  47. Eric Vigne.Le Livre et l’éditeur, Klincksieck, 2008.
  48. « Antoine Gallimard : un métier d’artisan », entretien,Le Point,.
  49. « Gallimard, l’éditeur du siècle », entretien,Les Inrockuptibles,.
  50. AFP,« Flammarion va être vendue à Gallimard »,Le Monde,.
  51. Antoine Oury,« Antoine Gallimard détaille la transition de Flammarion vers Madrigall »,ActuaLitté,.
  52. Marie-Pierre Genecand, « Antonio Hodgers : « Le réchauffement climatique n’induit pas la fin de l’humanité » »,Le temps,‎(lire en ligne, consulté le).
  53. Frédérique Roussel, « Pour les Éditions de minuit, une vente sous bonne étoile »Accès limité, surLibération.fr,(consulté le).
  54. Sources : (1) site Gallimard.fr pour les fiches ducatalogue Collections (ainsi que les sous-pagesFolio 1 etFolio 2) et dusous-catalogue « Écoutez lire » (en particulier le contenu dela fiche « Tel ») ; (2) complété dela recherche en ligne par collection de Gallimard.fr ; (3) complété du catalogueWorldCat en ligne pour retrouver la date du premier volume des collections non documentées sur le site Gallimard (par exemple,la requête « pb:Gallimard se:"Connaissance de l'Orient" 1 » date de 1956le numéro 1 de cette collection) ; (4) recoupé du catalogueBNF en ligne (par exemple,notice BNF de lacoll. « Connaissance de l'Orient »).
  55. SelonCollection « Hors série connaissance » par numéros croissants surGallimard.fr (JavaScript requis), la plus ancienne des éditions ou rééditions dans cette collection date de 1927.
  56. SelonCollection « Livres d'art » par numéros croissants surGallimard.fr (JavaScript requis), la plus ancienne des éditions ou rééditions dans cette collection date de 1935 (le plus ancien ouvrage remonte à 1927, mais pas sous cette collection).
  57. SelonCollection « Albums Beaux Livres » par numéros croissants surGallimard.fr (JavaScript requis), la plus ancienne des éditions ou rééditions dans cette collection date de 1955 (le plus ancien ouvrage remonte à 1925, mais pas sous cette collection).
  58. Uneliste des livres parus dans la collection idées a été réunie.
  59. Entre 1991 et 1999, les traductions ne sont plus publiées dans « L'Imaginaire » mais dans « L'Étrangère » (fiche « L'Imaginaire » surGallimard.fr).
  60. Guides touristiques Géoguide, Géoguide Coups de cœur, Carto, Cartoville, Encyclopédies du voyage, Bibliothèque du voyageur.
  61. Créé en 1973 par Christian Gallimard, fils de Claude, et Pierre Marchand.
    Cf.Dictionnaire encyclopédique du livre, éditions du Cercle de la Libraire, 2005,t. 2,p. 253.
  62. Marianne Julia Strauss,Les plus belles librairies du monde, Vanves, EPA,, 269 p.(ISBN 978-2-37671-231-2),p. 266.
  63. Voir surlileauxlivres.wordpress.com.
  64. « La Presqu’île – Strasbourg »,Paie ton livre,‎(lire en ligne, consulté le).
  65. a etbMarianne Julia Strauss,Les plus belles librairies du monde, Vanves, EPA,, 269 p.(ISBN 978-2-37671-231-2),p. 267.
  66. Lisbeth Koutchoumoff Arman, « Camus, le virus et nous »,Le temps,‎(lire en ligne, consulté le).
  67. Liste des lauréats du prix Goncourt sur le site des éditions Gallimard.
  68. « Paroles de la chanson « Soi una puta » de Joan-Pau Verdier », surjoanpauverdier.free.fr(consulté le).

Voir aussi

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Bibliographie

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Ouvrages généralistes

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  • Histoire
    • Histoire de l’édition française, sous la dir. deRoger Chartier etHenri-Jean Martin, t. IV, Fayard-Cercle de la librairie, 1991
    • L’Édition française depuis 1945, sous la dir. dePascal Fouché, éditions duCercle de la librairie, 1998
    • Dictionnaire encyclopédique du livre, éditions du Cercle de la librairie, 3 vol., 2002-2011
    • Histoire de la librairie française, sous la dir. de Frédérique Leblanc et Patricia Sorel, Cercle de la librairie, 2008
  • Période de l'Occupation
    • Jean Paulhan,Lettre aux directeurs de la Résistance, Éditions de Minuit, 1951
    • Pascal Fouché,L’Édition française sous l’Occupation, 2 vol., Bibliothèque de littérature française contemporaine de l’université Paris 7, 1987
    • Pierre Drieu la Rochelle,Journal (1939-1945), Gallimard, 1992
    • Olivier Cariguel,Panorama des revues littéraires sous l’Occupation (-), IMEC, 2007
    • Robert Paxton,Olivier Corpet, Claire Paulhan,Archives de la vie littéraire sous l’Occupation, IMEC, 2009
  • Autres
    • Gisèle Sapiro,La Guerre des écrivains, 1940-1953, Fayard, 1999
    • Massin et le Livre. La Typographie en jeu, Ensad/Archibooks, 2007
    • Éric Vigne,Le Livre et l’Éditeur, Klincksieck, 2008

Sur Gallimard et la NRF

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  • Pierre Assouline,Gaston Gallimard – Un demi-siècle d’édition française, Balland, 1984
  • Auguste Anglès,André Gide et le Premier Groupe de la NRF, 3 vol., Gallimard, 1978-1986
  • LaBibliothèque de la Pléiade. Travail éditorial et Valeur littéraire, sous la dir. de Joëlle Glaize et Philippe Roussin, Édition des archives contemporaines, 2009
  • Anna Boschetti,Sartre et les Temps modernes, Éditions de Minuit, 1985
  • Laurence Brisset,La NRF de Paulhan, Gallimard, 2003
  • Alban Cerisier,Une histoire de La NRF, Gallimard, 2009
  • Alban Cerisier,Gallimard : Un éditeur à l'œuvre,coll. « Découvertes Gallimard / Littératures » (no 569), 2011(ISBN 978-2-07-044169-3)
  • Alban Cerisier, Jacques Desse,De la jeunesse chez Gallimard, Gallimard/Chez les libraires associés, 2007
  • Alban Cerisier, Jean-Étienne Huret,LeClub du meilleur livre (1952-1963), Librairie J.-E. Huret, 2007
  • Michel Deguy,Le Comité : Confessions d’un lecteur de grande maison, Seyssel, Champ Vallon, 1988
  • François Dosse,Pierre Nora, homo historicus, Perrin, 2011
  • Marcel Duhamel,Raconte pas ta vie, Mercure de France, 1973
  • Pierre Hebey,La NRF des années sombres, Gallimard, 1992
  • Jean Lacouture,Une adolescence du siècle.Jacques Rivière et la NRF, Le Seuil, 1994
  • Pierre Nora,Historien public, Gallimard, 2011
  • Pierre Nora,Une étrange obstination, Gallimard, 2022
  • Jean-François Poupart,Gallimard chez les nazis, Montréal, Poètes de Brousse,coll. « Essai Libre », 2009
  • André Schiffrin,Aller-Retours, Liana Levi, 2007
  • Henri Vignes et Pierre Boudrot,Bibliographie des Éditions de la Nouvelle Revue française ( -), Librairie Henri Vignes & Éditions des Cendres, 2011

Articles

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  • Nathalie Sibert, « Gallimard, une histoire si française »,Les Échos,
  • Olivier Bessard-Banquy, « L’imprimerie selon Gaston Gallimard. L’art du livre dans les premiers temps de la NRF », dansRevue française d’histoire du livre,no 132, nouvelle série, 2011

Articles connexes

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Liens externes

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