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Gaillac

43° 54′ 05″ nord, 1° 53′ 57″ est
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Cet article possède desparonymes, voirGajac etChaillac.

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Pour l’article ayant un titre homophone, voirGaïac.

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirGaillac (homonymie).

Gaillac
Gaillac
Place du Griffoul.
Blason de Gaillac
Blason
Image illustrative de l’article Gaillac
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
RégionOccitanie
DépartementTarn
ArrondissementAlbi
IntercommunalitéGaillac Graulhet Agglomération
(siège)
Maire
Mandat
Martine Souquet (DVD)
2020-2026
Code postal81600
Code commune81099
Démographie
GentiléGaillacois
Population
municipale
16 162 hab.(2023en évolution de +5,68 % par rapport à 2017)
Densité317 hab./km2
Population
unité urbaine
19 708 hab.(2023)
Géographie
Coordonnées43° 54′ 05″ nord, 1° 53′ 57″ est
AltitudeMin. 105 m
Max. 288 
m
Superficie50,93 km2
TypeCentre urbain intermédiaire
Unité urbaineGaillac
(ville-centre)
Aire d'attractionGaillac
(commune-centre)
Élections
DépartementalesCanton de Gaillac
(bureau centralisateur)
LégislativesDeuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte topographique de France
Gaillac
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte administrative de France
Gaillac
Géolocalisation sur la carte :Tarn
Voir sur la carte topographique du Tarn
Gaillac
Géolocalisation sur la carte :région Occitanie
Voir sur la carte administrative de région Occitanie
Gaillac
Liens
Site webville-gaillac.fr
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Gaillac (enoccitanGalhac) est unecommune française, située dans ledépartement du Tarn, en régionOccitanie. En 2022, Gaillac compte 16 162 habitants (3e ville du département du Tarn, aprèsAlbi etCastres). Elle a connu une forte hausse de sa population depuis 1962. L'unité urbaine de Gaillac (ouagglomération) compte 19 708 habitants (en 2023). La ville de Gaillac est au cœur duGaillacois, un pays qui doit sa notoriété à la qualité de ses vins. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Gaillac.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par leTarn, leTescou, le ruisseau de Banis, le ruisseau de Jeansault, le ruisseau de la Saudronne, le ruisseau de Viars et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'unezone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Les habitants de la ville de Gaillacse nomment lesGaillacois et Gaillacoises.

Ville millénaire, Gaillac a grandi grâce à l'agriculture florissante de sa région, le vin deGaillac et lepastel, exportés grâce à son port et à l'activité économique de l'abbaye Saint-Michel. Ce passé a laissé l'empreinte de la brique rose dans toute la ville historique rénovée. La ville est d'ailleurs à ce titre surnommée « La Rose du Midi »[1].

Aujourd'hui, Gaillac, troisième ville du département duTarn possède de nombreux atouts (notamment son positionnement géographique) qui expliquent sa croissance économique et démographique : industrie, tourisme et services.

Géographie

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Commune située à 19 km au sud-ouest d'Albi, les autres villes proches sont :Castres (42,7 km),Toulouse (51,1 km),Lavaur (25 km),Graulhet (20 km),Carmaux (31 km),Montauban (50 km).

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sontBrens,Broze,Cahuzac-sur-Vère,Castelnau-de-Montmiral,Lisle-sur-Tarn,Montans,Rivières etSenouillac.

Carte
Limites communales entre Gaillac et ses communes adjacentes.

Gaillac est limitrophe de huit autres communes.

Communes limitrophes deGaillac[2]
Castelnau-de-MontmiralBrozeCahuzac-sur-Vère,
Senouillac
Lisle-sur-TarnGaillacRivières
MontansBrens

Géologie et relief

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Gaillac est établie sur la premièreterrasse du Tarn.

La superficie de la commune est de5 093 hectares ; son altitude varie de105 à 288 mètres[3].

Hydrographie

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Leseuil sur le Tarn à Gaillac

La commune est dans lebassin de la Garonne, au sein dubassin hydrographiqueAdour-Garonne[4]. Elle est drainée par le Tarn, le Tescou, le ruisseau de Banis, le ruisseau de Jeansault, le ruisseau de la Saudronne, le ruisseau de Viars, le Merdialou, le ruisseau de Frausseilles, le ruisseau de la Forêt, le ruisseau de Mérigot le ruisseau de Négo Rattos et par divers petits cours d'eau, qui constituent unréseau hydrographique de 42 km de longueur totale[5],[Carte 1].

LeTarn, d'une longueur totale de 380 km, prend sa source sur lemont Lozère, dans le nord de la commune duPont de Montvert - Sud Mont Lozère enLozère, et se jette dans laGaronne àSaint-Nicolas-de-la-Grave, enTarn-et-Garonne.

LeTescou, d'une longueur totale de 48,8 km, prend sa source dans la commune deCastelnau-de-Montmiral et s'écoule d'est en ouest. Il traverse la commune et se jette dans leTarn àMontauban, après avoir traversé13 communes[6].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Gaillac.

Climat

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Pour des articles plus généraux, voirClimat de l'Occitanie etClimat du Tarn.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[8]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat océanique altéré[9] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à20 jours)[10]. Elle est en outre dans lazone H2c au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de13,3 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de16 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 731 mm, avec10,7 jours de précipitations en janvier et5,2 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur lastation météorologique deMétéo-France la plus proche, sur la commune duSequestre à16 km àvol d'oiseau[13], est de13,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 733,9 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de42,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de−20,4 °C, atteinte le[Note 1].

Milieux naturels et biodiversité

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Carte de la ZNIEFF detype 2 localisée sur la commune.

L’inventaire deszones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Une ZNIEFF detype 2[Note 2] est recensée sur la commune[16] :la « basse vallée du Tarn » (3 623 ha), couvrant49 communes dont huit dans laHaute-Garonne, 20 dans leTarn et 21 dans leTarn-et-Garonne[17].

Urbanisme

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Typologie

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Au, Gaillac est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1].Elle appartient à l'unité urbaine de Gaillac[Note 3], une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle estville-centre[Note 4],[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Gaillac, dont elle est la commune-centre[Note 5],[I 3]. Cette aire, qui regroupe14 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 4],[I 5].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (84 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :cultures permanentes (35,7 %), zones agricoles hétérogènes (23,7 %),terres arables (18,6 %), zones urbanisées (15,2 %), forêts (2,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,3 %),eaux continentales[Note 6] (1,2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,6 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports

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Déjà au Moyen Âge, Gaillac avait unport fluvial important sur la Tarn. Les gabarres descendaient le Tarn vers Bordeaux, chargées de barriques de vin, de bois, de produits alimentaires, etc. Le vin de Gaillac était ensuite envoyé en Angleterre à partir duMoyen Âge central. La remontée se faisait à pied lorsque lesgabarres étaient revendues pour être démontées àBordeaux, ouhalées par des chevaux ou des bœufs jusqu'à leur port d'origine.

Cette pratique a fortement ralenti avec l'arrivée duchemin de fer et a complètement cessé après la crue de 1931 qui a endommagé les installations.

Voies routières

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Article détaillé :Réseau routier du Tarn.

Gaillac se trouve à un carrefour routier très ancien. Situé entre Toulouse et Albi, la ville est aujourd'hui desservie par l'axe autoroutierA68 (sortiesno 9). Les routes venant de Montauban, Cordes et Graulhet s'y croisent anciennes routes nationales (RN 88,RN 99 etRN 664). LaRD 968 contourne Gaillac par le sud-ouest.

Voies ferroviaires

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Lagare de Gaillac, desservie par desTER Occitanie qui la relient àToulouse-Matabiau et àCarmaux ou àRodez[19], est inaugurée en 1864 par laCompagnie du chemin de fer de Paris à Orléans sur la ligneBrive-Toulouse via Capdenac.

Lagare de Tessonnières, située également sur le territoire de la ville, est elle aussi desservie par des TER Occitanie[20].

Transports en commun

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Gaillac est desservie par son propre réseau de transports en commun, dénommé La Navette. Il se compose de 5 lignes régulières qui traversent la ville et qui transitent toutes par la Place de la Libération, située en centre-ville[21].

La ville est également desservie par de nombreuses lignes régulières du réseau régionalliO, qui la relient à des villes duTarn et de la régionOccitanie : la ligne702 versAlbi ouSaint-Sulpice-la-Pointe ; la ligne704 versCastres ; la ligne express709 vers Albi ou Saint-Sulpice-la-Pointe ; la ligne710 versLavaur ; la ligne712 vers Albi ; la ligne721 versMontauban ou Albi.

Transports aériens

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Aérodrome de Gaillac - Lisle-sur-Tarn petitaérodrome de tourisme établi entre Gaillac etLisle-sur-Tarn. La piste unique utilisée par l'aéroclub du gaillacois est en herbe et mesure plus d'un kilomètre.

  • Ancien port fluvial
    Ancien port fluvial
  • L'entrée par le pont routier Saint Michel sur le Tarn
    L'entrée par le pont routier Saint Michel sur le Tarn

Risques majeurs

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Le territoire de la commune de Gaillac est vulnérable à différentsaléas naturels :météorologiques (tempête,orage,neige, grand froid,canicule ousécheresse),inondations, mouvements de terrains etséisme (sismicité très faible). Il est également exposé à troisrisques technologiques, letransport de matières dangereuses et lerisque industriel et larupture d'un barrage[22]. Un site publié par leBRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[23].

Risques naturels

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Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par lerisque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment leTarn et leTescou. La cartographie des zones inondables en ex-Midi-Pyrénées réalisée dans le cadre duXIeContrat de plan État-région, visant à informer les citoyens et les décideurs sur le risque d’inondation, est accessible sur le site de laDREAL Occitanie[24]. La commune a été reconnue enétat de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations etcoulées de boue survenues en 1982, 1988, 1992, 1994, 1996, 2001, 2003 et 2014[25],[22].

Gaillac est exposée au risque de feu de forêt. En 2022, il n'existe pas de Plan de Prévention des Risques incendie de forêt (PPRif). Le débroussaillement aux abords des maisons constitue l’une des meilleures protections pour les particuliers contre le feu[Note 7],[26].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Gaillac.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[27]. Cet aléa est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie. 99,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (76,3 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 5 606 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 5 601 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 90 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national auretrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site duBRGM[28],[Carte 3].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national descavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[29].

Risques technologiques

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La commune est exposée au risque industriel du fait de la présence sur son territoire d'une entreprise soumise à ladirective européenne SEVESO[30].

Le risque detransport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[31].

La commune est en outre située en aval d'un barrage de classe A[Note 8]. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à larupture de cet ouvrage[33].

Toponymie

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Enoccitan son nom estGalhac.

*Galliacum vient sans doute d'un propriétaire, Gallus, en latin "le Coq", dont le nom est antérieur à la fondation de la ville.

Histoire

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Premières traces

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Des traces d'un habitat gallo-romain existent dans les textes. Des fouilles faites sur le site de l'abbaye Saint-Michel confirment ces dires. À l'époque, il ne s'agit probablement que d'une villa, la ville locale de l'époque se trouvant sur l'autre rive du Tarn, dans l'oppidum deMontans. Sur ce site, des ateliers de potiers ont été exhumés.

Plus tard, auVIIe siècle, un texte relate le legs de Gaillac à la cathédrale de Cahors par son évêque, saint Didier[a 1]. Un domaine religieux a donc succédé à la villa.

Fondation officielle

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La photo couleur montre une construction en briques de terre cuite. Une façade fermée s'oppose aux fenêtres à meneaux à encadrement de pierre donnant sur une cour.
Maison Pierre de Brens, exemple de maison bourgeoise du centre-ville.

La date historique de fondation de la ville est 972, lorsque l'autel de l'église Saint-Michel est consacré. Un document atteste de cette cérémonie, menée par Frotaire, évêque d'Albi en présence de l'évêque de Lodève et du comteRaymond de Toulouse. Ce texte précise l'étendue des terres cédées au monastèrebénédictin[a 1].

Les débuts de la ville se confondent avec la vie de l'abbaye Saint-Michel de Gaillac. La mise en valeur des terres agricoles, en particulier la viticulture, ont entraîné l'essor de la ville, progressivement peuplée de gens revendiquant la protection du clergé[a 2].

En1381, craignant que l'hôpital Saint-André ne soit repris par les Anglais, les consuls le font démolir et seront excommuniés pour s'être passés de l'autorisation du pape[34].

Guerres de Religion

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Selon le récit deMathieu Blouin, contemporain des faits, en 1562, les protestants saccagent l'église Saint-Pierre. Après quelques provocations, les catholiques excédés les pourchassent. Le consul Cabrol périt en tentant de s'interposer et les réformés sont précipités dans le Tarn depuis l'abbaye[a 3].

En 1568, leshuguenots reprennent la ville. Lescatholiques se réfugient dans le château de l'Hom. Pour les en déloger, les assaillants mettent le feu au faubourg de l'Hom. La loi rigoureuse des protestants est appliquée : des prostituées ont l'oreille coupée[a 4], les lieux de culte sont saccagés et les remparts sont consolidés. En 1570, la paix autorise les catholiques à reprendre leur culte. Les troupes papales sévissent jusqu'en 1572 où 80 protestants sont enfermés et massacrés le 5 octobre. La ville restera alors catholique[a 3].

Modernisation de la ville

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la photo couleur montre un bâtiment couvert d'ardoise
Gare de Gaillac.

Le visage médiéval de Gaillac perdure jusqu'auXVIIIe siècle : les remparts enserrent des maisons à colombage surplombant les venelles étroites.

Lors de la mise bas des remparts et des portes, les fossés sont remplis pour laisser place à de larges rues. Dans la vieille ville, des îlots en mauvais état sont détruits pour aérer l'espace et créer ou agrandir des places. Les faubourgs s'agrandissent le long des axes de communication, versAlbi,Montauban,Cordes, Toulouse ou Brens. Le faubourg de la Madeleine prend un essor capital avec l'érection du nouvelhôtel de ville en 1833. Sa façade néoclassique en brique crée une unité de style avec la place d'Hautpoul. La sous-préfecture, la poste et les pompiers prennent place dans le bâtiment[a 5]. En centre-ville, donnant sur la place du Griffoul[Note 9] une halle à arcades de brique est construite en 1842[a 6]. Un pont suspendu est bâti en 1839[a 7] pour remplacer le bac entre Gaillac et Brens.

La gare est inaugurée le 24 octobre 1864[a 8]. Son rôle efface celui du port. Ce dernier exportait des produits agricoles engabarres jusqu'àBordeaux enrichissant des marchands et faisant vivre une population laborieuse importante[a 9]. (tonneliers, fabricants de gabarres, manœuvres, auberges pour les voyageurs et les mariniers…).

Unecrue du Tarn importante inonde le quartier du port en mars 1930, après un hiver très humide[a 10]. Un moulin y succombe et les maisons insalubres de la ville basse sont très abîmées.

Politique et administration

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Photo couleur d'une façade en brique rouge de style néo-classique. Un fronton central porte une horloge.
Mairie de Gaillac.

Administration municipale

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Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 10 000 habitants et 19 999 habitants au dernier recensement, lenombre de membres du conseil municipal est de trente trois[35],[36].

Rattachements administratifs et électoraux

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Commune faisant partie depuis le deGaillac Graulhet Agglo anciennecommunauté d'agglomération du Rabastinois - Tarn et Dadou - Vère Grésigne et Pays Salvagnacois et ducanton de Gaillac et jusqu'au Gaillac faisait partie de lacommunauté de communes Tarn et Dadou.

Tendances politiques et résultats

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Article connexe :Élections municipales de 2020 dans le Tarn.
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Liste des maires

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Article détaillé :Liste des maires de Gaillac.

En 2020, l'image de la ville a été ternie par le climat d'affairisme qui a occupé la vie politique gaillacoise. Ce scandale s'est soldé par la condamnation du maire, Patrice Gausserand, à 10 mois de prison avec sursis, 20 000 euros d'amende et 5 ans d'inéligibilité. En septembre, il est déclaré démissionnaire d'office[37]. Son adjoint, Pierre Tranier, lui-même comptable de la sociétéle Comptoir des Bastides, mise en cause lors du même procès, demeure en place[38]. Le suivant, Martine Souquet est élue maire de la commune[39].

Politique de développement durable

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La ville a engagé une politique dedéveloppement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2006[40].

Jumelages

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Gaillac est initialement jumelée avecCaspe ; cette ville espagnole a proposé un jumelage triangulaire, étant elle-même jumelée avec Santa Maria a Vico. L'opération est réalisée en 2008[41].

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[42],[Note 10].

En 2023, la commune comptait 16 162 habitants[Note 11], en évolution de +5,68 % par rapport à 2017 (Tarn : +2,44 %,France horsMayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182118311836184118461851
5 9546 4656 6367 3107 7258 1998 1318 1908 245
Évolution de la population  [ modifier ], suite (1)
185618611866187218761881188618911896
7 8557 8347 8707 8438 1248 3088 3347 7097 527
Évolution de la population  [ modifier ], suite (2)
190119061911192119261931193619461954
7 6727 5357 2696 9877 0547 4407 7798 4948 356
Évolution de la population  [ modifier ], suite (3)
196219681975198219901999200620112016
8 76710 31510 57310 38910 37811 07312 39713 62915 254
Évolution de la population  [ modifier ], suite (4)
20212023-------
15 66316 162-------
De 1962 à 1999 :population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes :population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[43] puisInsee à partir de 2006[44].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années :1968[45]1975[45]1982[45]1990[45]1999[45]2006[46]2009[47]2013[48]
Rang de la commune dans le département66664333
Nombre de communes du département326324324324324323323323

Économie

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Revenus

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En 2018, la commune compte 7 005 ménages fiscaux[Note 12], regroupant 14 928 personnes. Lamédiane durevenu disponible parunité de consommation est de 19 300 [I 6] (20 400 € dans le département[I 7]). 40 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 13] (42,8 % dans le département).

Emploi

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Taux de chômage
200820132018
Commune[I 8]9,3 %12 %11,3 %
Département[I 9]8,2 %9,9 %10 %
France entière[I 10]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 8 830 personnes, parmi lesquelles on compte 71,8 % d'actifs (60,5 % ayant un emploi et 11,3 % de chômeurs) et 28,2 % d'inactifs[Note 14],[I 8]. Depuis 2008, letaux de chômage communal (au sens du recensement) des15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.

La commune est la commune-centre de l'aire d'attraction de Gaillac[Carte 4],[I 11]. Elle compte 6 473 emplois en 2018, contre 6 299 en 2013 et 5 939 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 5 458, soit unindicateur de concentration d'emploi de 118,6 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 51,3 %[I 12].

Sur ces 5 458 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 2 682 travaillent dans la commune, soit 49 % des habitants[I 13]. Pour se rendre au travail, 78,3 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 6,4 % lestransports en commun, 11,1 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 4,2 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 14].

Activités hors agriculture

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Secteurs d'activités

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1 481 établissements[Note 15] sont implantés à Gaillac au. Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 16],[I 15].

Secteur d'activitéCommuneDépartement
Nombre%%
Ensemble1 481100 %(100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
1339 %(13 %)
Construction15310,3 %(12,5 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
42828,9 %(26,7 %)
Information et communication292 %(2,1 %)
Activités financières et d'assurance443 %(3,3 %)
Activités immobilières745 %(4,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
21514,5 %(13,8 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
25116,9 %(15,5 %)
Autres activités de services15410,4 %(9 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 28,9 % du nombre total d'établissements de la commune (428 sur les 1481 entreprises implantées à Gaillac), contre 26,7 % au niveau départemental[I 16].

Entreprises et commerces

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Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus dechiffre d'affaires en 2020 sont[49] :

Agriculture

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Articles détaillés :AOC Gaillac etIGP Côtes-du-tarn.
Vendange manuelle en Gaillacois.

L'agriculture locale est liée économiquement, depuis lesRomains, au vignoble. Développé par les moines de l'abbaye Saint-Michel, les vignes occupent les terrasses de la vallée du Tarn, les coteaux de la rive droite et le plateau de Cordes. Ces terroirs permettent l'élaboration d'un grand nombre de style de vins : vins blancs secs, doux, effervescents, vins rosés, vins rouges primeur ou de garde.

Les parcelles non plantées de vignes portent essentiellement descultures extensives : céréales, colza ou tournesol en zone sèche, maïs ou soja en zone irriguée. Même si quelques troupeaux paissent de riches pâturages, ce n'est pas une zone d'élevage importante.

La commune est dans leGaillacois, unepetite région agricole au sous-sol argilo-graveleux et/ou calcaire dédiée à la viticulture depuis plus de 2000 ans, située dans le centre-ouest du département du Tarn[50]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 17] sur la commune est lapolyculture et/ou le polyélevage[Carte 5].

1988200020102020
Exploitations2231249468
SAU[Note 18] (ha)3 7042 7982 2082 027

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 223 lors du recensement agricole de 1988[Note 19] à 124 en 2000 puis à 94 en 2010[52] et enfin à 68 en 2020[Carte 6], soit une baisse de 70 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 58 % de ses exploitations[53],[Carte 7]. Lasurface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de3 704 ha en 1988 à2 027 ha en 2020[Carte 8]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 17 à30 ha[52].

Industrie et artisanat

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Quelques secteurs industriels sont vecteurs d'emploi : l'ameublement (80 emplois[54]) les cosmétiques (329 emplois[55]) ou les à-côtés de la viticulture : produits œnologiques, conditionnement, laboratoire œnologique, centre de recherche ou distillation[56].

Cinq zones d'activité regroupent artisanat, commerce et services, outre les commerces et services du centre-ville[57].

Voir aussi lachambre de commerce et d'industrie d'Albi - Carmaux - Gaillac

Vie pratique

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Service public

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Gaillac dispose d'un hôpital public (centre hospitalier), qui comprend une activité de médecine (25 lits), de long séjour et d'hébergement pour personnes âgées dépendantes.

Social

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Association caritatives
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  • La Croix-Rouge

Elle occupa à partir de 1930 et pendant plus de 50 ans des locaux à l'ancien Asile Salvy, avant dêtre implanté place d'Hautpoul puis depuis 2008 avenue Dom Vayssette.

  • Ancien asile Salvy
    Ancien asile Salvy
  • 58 place d'Hautpoul
    58 place d'Hautpoul
  • 119 avenue Dom Vayssette
    119 avenue Dom Vayssette

Enseignement

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La ville compte seize établissements scolaires :

  • dix écoles : 3 écoles maternelles publiques (Catalanis, La Voulte, Lentajou) ; 1 école élémentaire publique (La Clavelle-Vendôme), 1 école élémentaire privée (Maria Montessori) ; 3 écoles primaires publiques (Louise Michel, Sainte Cécile d'Avès, Tessonnières) ; 2 écoles primaires privées (Calendreta del Galhaguès, Saint Théodoric Balat)
  • troiscollèges : 2 collèges publics (Albert Camus, Renée Taillefer) ; 1 collège privé (Saint Joseph de l'Apparition)
  • deuxlycées : 1 lycée général et technologique public (Victor Hugo) ; 1 lycée général privé (Saint Joseph de l'Apparition)
  • une MFR (Maison familiale rurale) Bel Aspect.

totalisant 4000 élèves[58]. Ce total comprend aussi les jeunes venus des communes rurales alentour.

Culture

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Événements

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  • Les quatre jours avant les vacances scolaires de Toussaint a lieu le Festival du cinéma européen, organisé par l'association Les 400 coups.
  • Le troisième week-end de novembre la soirée "GAILLAC PRIMEUR GAILLAC BONHEUR" organisée par le Dégourdy's Club fait découvrir le Vin Primeur aux amateurs de la région, dans une ambiance très festive.
  • Le premier mai, une foire anime la ville, laissant libre accès aux piétons dans le centre-ville[59].
  • Le premier week-end d'octobre, se déroule le Salon du livre[60].
  • Depuis 2017 a lieu tous les soirs, de décembre à janvier, leFestival des lanternes "Fééries deChine". Plus grand événement culturel chinois présenté en France, il consiste en une exposition, au sein du parc duchâteau de Foucaud, de grandes lanternes aux formes diverses : personnages, animaux, monuments.. L'événement rend hommage à la ville chinoise deZigong, avec laquelle Gaillac est jumelée et qui est célèbre pour safête des lanternes[61].
  • Depuis 2011, la Compagnie des Troubles-Fêtes, créée et présidée par Chantal Liennel, présente des spectacles et animations en langue des signes française.

Activités sportives

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L'Union athlétique gaillacoise, finaliste duchampionnat de France de rugby à XV de3e division fédérale en 2012.Champion de France fédérale 1 saison 2005/2006,champion de France fédérale 1B saison 2005/2006.

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Abbaye Saint-Michel

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L'abbaye Saint-Michel.
Article détaillé :Abbaye Saint-Michel de Gaillac.

Son existence est connue depuis leXe siècle. Il est attesté qu'en972 une communautébénédictine est présente : elle a initié le développementagricole etéconomique à partir de l'exploitation duvignoble et du trafic commercial duvin sur leTarn. L'abbaye est en partie reconstruite en1271 sur le style dugothique méridional. En1524, elle est sécularisée, un chapitre dechanoines remplace la communauté, mais le titreabbatiale est conservé. Dévasté par lesprotestants à deux reprises, l'édifice est reconstruit et redécoré de1570 à1620. À nouveau dégradée durant laRévolution, elle sert d'entrepôt et de four à salpêtre, avant de retrouver son rôle sous leConcordat. C'est en1849 que l'entrée nord étant fermée, une autre est ouverte sur la façade ouest où l'on plaque un portail néoroman (œuvre d'Alexandre du Mège). De gros travaux de restauration depuis la fin duXIXe siècle ont été entrepris jusqu'à la rénovation complète des bâtiments abbatiaux dans les années1990[a 11].

Sont protégés les anciens bâtiments abbatiaux avec leurs murs de soutènement sur le Tarn, y compris l'hôtel de Paulo (actuel presbytère, 42 place Maurice-et-Eugénie-de-Guérin), inscrits au titre desmonuments historiques par arrêté du[62].

Autre patrimoine religieux

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Musées

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La photo couleur présente des terrasses fleuries au premier–plan et un château style classique en briques rouges.
Château de Foucaud ou d'Hutaud.

LeMusée des beaux-arts de Gaillac est abrité dans lechâteau de Foucaud. Le bâtiment est classé au titre desmonuments historiques depuis 1935 pour le pavillon de lecture et en 1945 pour le parc et le château[66]. Il comporte une collection du peintreFirmin Salabert (1811-1895), élève d'Ingres, qui a donné à la ville ses tableaux. Le maire de Gaillac cherche un lieu pour les exposer et après de longues tractations, l'achat du château de Foucaud est réalisé en1903. D'autres artistes locaux sont aussi visibles, comme Henry Loubat (1855-1926),Charles Escot (1834-1902), Raymond Tournon père (1870-1919) et fils (1901-1975). Le sculpteurJules Pendariès (1863-1933) est exposé depuis peu[b 1].

Le musée d'histoire naturelle Philadelphe-Thomas, regroupe des collections d'animaux empaillés, insectes, fossiles, œufs… Philadelphe Thomas, 1826-1912, est un médecin passionné depaléontologie,archéologie,minéralogie,mycologie. Il fait construire un bâtiment pour accueillir ses collections à l'emplacement du château de l'Hom et le musée ouvre ses portes en juin 1896. À sa mort, sans héritier, il a légué son musée à la ville. Une des pièces les plus exceptionnelles est une partie de fossile de squelette d'entelodonte de 35 millions d'années, retrouvé sur les berges du Tarn[b 2].

Dans le musée de l'abbaye Saint-Michel, se trouve résumée l'histoire de Gaillac. La visite débute par l'exposition d'une mosaïque gallo-romaine découverte sur place en 1995, lors de la réfection des bâtiments. L'histoire du port de la ville, de la viticulture, de la verrerie, du compagnonnage et d'art religieux sont aussi mis en valeur dans les anciennes caves de l'abbaye[b 3].

Autres monuments

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Alentours

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Personnalités liées à la commune

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Sportifs

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Le club de rugby a fourni quelques joueurs à la destinée nationale.

Artistes

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Militaires

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Jean Joseph Ange d'Hautpoul
Musée des Beaux-Arts de Gaillac.

Politiques

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Clergé

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Autres

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Photo couleur d'un bronze posé sur un piédestal en brique rouge dans un parc arboré.
Buste du Baron Portal dans leparc de Foucaud.

Héraldique

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Gaillac

Sonblasonnement est :

D'azur au coq d'or surmonté de trois fleurs de lys du même rangées en chef.

Expression

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L’expression « Se perdre entre Gaillac etRabastens » est utilisée dans le Sud-Ouest de la France pour désigner l’état d’ébriété d’une personne. Cette maxime ancienne vient deLisle-sur-Tarn, située entre les deux villes : on y disait que les gens ivres n'avaient pas su choisir entre les deux vins et avaient dû les redéguster à plusieurs reprises[79].

Notes et références

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Notes et cartes

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  • Notes
  1. Les records sont établis sur la période du au.
  2. Les ZNIEFF detype 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  3. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  4. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Gaillac comprend une ville-centre et deux communes de banlieue.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  7. Le principe d’un débroussaillement efficace consiste à couper et éliminer tous les bois morts, les broussailles et les herbes sèches 50 mètres autour des habitations et 2 mètres de part et d’autre des voies, élaguer les branches basses des arbres, espacer les arbres et les arbustes situés dans la zone à débroussailler pour éviter que le feu ne se propage d’arbre en arbre, éliminer les arbustes sous les grands arbres pour éviter que le feu ne se propage vers la cime des arbres, toujours se débarrasser des végétaux coupés par compostage, par évacuation en décharge autorisée ou par incinération en respectant la réglementation sur le brûlage et entretenir régulièrement la zone débroussaillée, tous les 2 ou 3 ans maximum sur le pourtour, tous les ans à proximité de l’habitation
  8. Le classement des barrages est fonction de deux paramètres : hauteur et volume retenu[32].
  9. Grifol, mot occitan désignant « fontaine ».
  10. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  11. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  12. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement desfoyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à lataxe d’habitation.
  13. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  14. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  15. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  16. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  17. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  18. Les données relatives à lasurface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  19. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[51].
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Gaillac » surGéoportail(consulté le 10 décembre 2021).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », surremonterletemps.ign.fr(consulté le).
  3. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », surinfoterre.brgm.fr(consulté le).
  4. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », surl'observatoire des territoires(consulté le).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », surstats.agriculture.gouv.fr(consulté le).
  6. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », surstats.agriculture.gouv.fr(consulté le).
  7. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », surstats.agriculture.gouv.fr(consulté le).
  8. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », surstats.agriculture.gouv.fr(consulté le).
Notes de type "Carte"

Références

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Site de l'Insee

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  1. « La grille communale de densité », surle site de l'Insee,(consulté le).
  2. « Unité urbaine 2020 de Gaillac », surle site de l'Insee(consulté le).
  3. a etbInsee, « Métadonnées de la commune de Gaillac ».
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Gaillac », surle site de l'Insee(consulté le).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », surle site de l'Insee,(consulté le).
  6. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Gaillac »(consulté le).
  7. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans le Tarn »(consulté le).
  8. a etb« Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Gaillac »(consulté le).
  9. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans le Tarn »(consulté le).
  10. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière »(consulté le).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sursite de l'Insee(consulté le).
  12. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Gaillac »(consulté le).
  13. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune en 2018 »(consulté le).
  14. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 »(consulté le).
  15. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 à Gaillac »(consulté le).
  16. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 dans le Tarn »(consulté le).

Autres sources

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  2. Carte IGN sousGéoportail
  3. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière,[lire en ligne].
  4. « Le réseau hydrographique du bassin Adour-Garonne. »[PDF], surdraaf.occitanie.agriculture.gouv.fr(consulté le).
  5. « Fiche communale de Gaillac », surle système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie(consulté le).
  6. Sandre, « le Tescou »
  7. a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,‎(DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  8. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen »,La Météorologie,no 116,‎(DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  9. « Le climat en France hexagonale et Corse. », surmeteofrance.com(consulté le).
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  11. « Réglementation environnementale RE2020 », surecologie.gouv.fr,(consulté le).
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  17. « ZNIEFF la « basse vallée du Tarn » - fiche descriptive », surle site de l'inventaire national du patrimoine naturel(consulté le).
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  33. « Les risques majeurs dans le Tarn », surtarn.gouv.fr(consulté le), chapitre Risque rupture de barrage.
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  40. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Gaillac, consultée le 26 octobre 2017
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  44. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années2006,2007,2008,2009,2010,2011,2012,2013,2014,2015,2016,2017,2018,2019,2020,2021,2022 et2023.
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  68. Noticeno PA00095562, sur la plateforme ouverte du patrimoine,base Mérimée,ministère français de la Culture.
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Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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