Il est considéré comme l'un des plus grands défenseurs de tous les temps (il a notamment la particularité de n'avoir jamais été expulsé pendant toute sa carrière).
Il est le premier champion du Monde de l'équipe italienne de 1982 à disparaître.
Né en Lombardie mais d'origine sicilienne, enfant d'une famille modeste (son père Stefano était ouvrier àPirelli), il fait ses premiers pas dans le football avec leSerenissima San Pio X, petit club local de sa ville nataleCinisello Balsamo. Il y joue au départ comme attaquant de pointe[2], avant que le dirigeant du club Giovanni Crimella ne l'emmène chez les jeunes du club de l'Atalanta, devenant alors milieu de terrain pour ensuite être définitivement positionné en tant que libéro[2], sous les rênes de son entraîneurGiulio Corsini.
Scirea débute enSerie A en1972 avec son équipe de l'Atalanta Bergame (lors d'un nul 0-0 contreCagliari le24 septembre) et effectue deux saisons avec le club lombard, jouant en tout 58 rencontres dont 20 en première division. Il est alors régulièrement sous observation des dirigeants de laJuventus (repéré par le club à l'âge de 21 ans par le recruteur de jeunes talentsLuciano Moggi qui voyait en lui le digne successeur deSandro Salvadore[3]) qui veulent l'acheter au président Bortolotti (grâce aux bonnes relations régnant entre les deux sociétés).
Il rejoint donc laJuventus à l'été1974 (il y dispute son premier match le lors d'une victoire 4-0 surVarèse encoupe), équipe avec laquelle il jouera jusqu'à la fin de sa carrière.
« La Juve est quelque chose de plus qu'une équipe, je ne saurais dire quoi, mais je suis fier d'en faire partie. »
Dès1975 (année où il inscrit son premier butbianconero, lors d'un succès en coupe 6-2 à l'extérieur sur l'Inter le) il remporte son premier titre dechampion d'Italie, en jouant quasiment tous les matchs lors de sa première saison au club. En1984, il prend le brassard àGiuseppe Furino et devient le12e capitaine de l'histoire du club.
Le (lors d'un match nul enSerie A 2-2 contreAscoli), il dépasseFurino et ses 434 matchs enbianconero et devient alors le joueur le plus capé de l'histoire du club[5],[6] (avant d'être à son tour dépassé parAlessandro Del Piero un peu plus de vingt ans plus tard).
Scirea commence sa carrière internationale à l'âge de 22 ans le à l'occasion d'un match contre l'équipe de Grèce (victoire 3-2), sélectionné parFulvio Bernardini voyant en lui un successeur au poste deGiacinto Facchetti.
Scirea met un terme à sa carrière de joueur en1988 et se prépare à une reconversion comme entraîneur. Après sa retraite, il se voit tout d'abord offrir un poste d'entraîneur adjoint de laJuventus, secondant l'entraîneurDino Zoff avec un rôle d'observateur technique (malgré les nombreuses offres insistantes de laReggiana qui le voulait en tant qu'entraîneur principal).
Malheureusement, il meurt enseptembre1989[8] lors d'un accident de voiture enPologne, à l'âge de 36 ans, tamponé à bord d'uneFiat 125P par un fourgon aux alentours du village deBabsk (alors qu'il rentrait àVarsovie pour prendre l'avion en direction deTurin). Il y avait été envoyé parDino Zoff pour observer une rencontre de championnat duGórnik Zabrze, futur adversaire de laJuve lors de laCoupe UEFA 1989-90. La voiture prit rapidement feu à cause des quatre bidons d'essence présents dans le coffre en cas de besoin. Des quatre occupants (Scirea, l'interprète, le chauffeur et le président de l'équipe polonaise), seul le président polonais en sortit vivant, bien que tous les occupants de la voiture fussent immédiatement conduits à l'hôpital le plus proche, ce qui ne put empêcher le décès des trois autres. Le décès survenu un dimanche après-midi, l'annonce arriva enItalie le soir même durant l'émission téléviséeLa Domenica Sportiva, provoquant les larmes de nombreuses personnes présentes en studio, dont celles de son ex-coéquipier et amiMarco Tardelli, qui quitta le plateau à la suite d'un malaise.
Il laissa alors sa femme Mariella (originaire deMorsasco, petite commune piémontaise à mi-chemin entreAsti etGênes) et son fils Riccardo[9], et est aujourd'hui enterré au cimetière de Morsasco.
Celui que l'on surnommaitGai[10] reste dans la mémoire des gens comme un des plus grands libéros de tous les temps (à l'instar deFranz Beckenbauer), ayant changé le rôle des défenseurs centraux avec un rôle plus offensif que ses prédécesseurs.
Plusieurs tournois et prix defair play furent intitulés en l'honneur de Scirea, en raison de son style et de son fair-play sur et en dehors du terrain (par exemple laCoppa Gaetano Scirea - la lealtà nello sport, tournoi international réservé aux équipes de jeunes se tenant annuellement au mois de juin le plus souvent dans la ville deMatera). Chaque année depuis1993, un prix, lePremio Scirea, est attribué par des journalistes au joueur le plus exemplaire de la saison d'un point de vue duFair Play et de la sportivité[11].
Plusieurs communes italiennes ont nommé une de leurs rues du nom de Scirea, parmi lesquelles :
Le, la commune deTurin intitule une rue à son nom, laVia Gaetano Scirea dans le quartier deMirafiori Sud[12]. Le, la rue qui mène aux portes du stade de laJuve, leJuventus Stadium, fut nommée le "Corso Gaetano Scirea". En hommage à Scirea, le virage sud (Curva Sud) de l'ancien stade de laJuventus, leStadio delle Alpi, était surnommé laCurva Scirea.
Plusieurs stades furent également nommés en son nom, parmi lesquels:
Le stade de la commune d'Andora enLigurie, localité touristique où Scirea passait ses vacances.
En2009, la commune deLamezia Terme enCalabre, décide de nommer en son honneur le principal gymnase de la ville.
En1991, un club deBasket situé àForlì est intituléA.s.d Gaetano Scirea Basket[13]. En2005, l'ex-sélectionneur de laNazionaleEnzo Bearzot, propose de retirer le maillot numéro 6 en hommage à sa carrière[14].