Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Gabriel Camps

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirCamps.

Gabriel Camps
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Gabriel Lucien CampsVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Membre de

modifier -modifier le code -modifier WikidataDocumentation du modèle

Gabriel Camps est unpréhistorien français, spécialiste de l'histoire desBerbères, né le àMisserghin,Oran (Algérie) et mort le[1] àAix-en-Provence (Bouches-du-Rhône)[2].

Il laisse une œuvre considérable consacrée essentiellement à lapréhistoire et à laprotohistoire de laMéditerranée occidentale, plus particulièrement de l'Afrique du Nord-Ouest. L'essentiel de ses recherches a été mené enAlgérie et enCorse.

Biographie

[modifier |modifier le code]

Gabriel Camps est le fils d'Ernest Camps, né le àMustapha,Algérie, et d'Émilie Marguerite Grégoire, née le àArzew, Algérie, mariés à Alger, le. Il fait toutes ses études enAlgérie. Après l'obtention duCAPES d'histoire, il enseigne aux lycées deBlida et de Ben-Aknoun à Alger[3].

En1959, Gabriel Camps entre auCNRS et intègre leCentre de recherches anthropologiques, préhistoriques et ethnologiques (CRAPE) créé parJacques Soustelle. En 1961, il soutient ses deux thèses de doctorat intituléesAux origines de la Berbérie et sous-titrées l'uneMonuments et rites funéraires protohistoriques et l'autreMassinissa ou les débuts de l'histoire, qui annoncent déjà ce que seront ses futurs travaux. Durant laguerre d'Algérie, il poursuit ses recherches sur le terrain (dolmens de Beni Messous, gisementatérien près d'Arzew) et ses travaux sur la typologie des monuments funéraires du Maghreb. En 1962, il devient directeur du CRAPE et duMusée National d'Ethnographie et de Préhistoire du Bardo àAlger dont il conservera la direction jusqu'en 1969, durant toute la période transitoire où des universitaires français s'étaient vus confier plusieurs instituts de recherche. Il est nommé professeur à l'université d'Alger. Dans le cadre de l'Institut de recherches sahariennes, il mène plusieurs missions sur le terrain auTassili[3].

En1969, il quitte l'Algérie et s'installe àAix-en-Provence, comme professeur à l'université de Provence, et fonde leLaboratoire d'anthropologie et de préhistoire de la Méditerranée occidentale (LAPMO)[3] où il accueille de nombreux étudiants venus notamment duMaghreb.

Spécialiste de la préhistoire du Maghreb, ses travaux portent surtout sur la préhistoire algérienne (atérien, capsien,épipaléolithique, néolithique) mais aussi marocaine et tunisienne. Il s'intéresse aussi au commerce de l'obsidienne et au peuplement des îles en Méditerranée et notamment à la Corse. Il démontre l'existence d'unâge du Bronze en Afrique du Nord[3].

Historien du monde berbère

[modifier |modifier le code]

Gabriel Camps a étudié la période préromaine enAfrique du Nord, et essentiellement les croyances de cette période (Dii Mauri), les tribus d'Afrique, les royaumes berbères, l'épigraphie libyque, les pratiques funéraires, le monde punique, le monde romain, mais l'essentiel de son œuvre concerne laprotohistoire. Le monde berbère a été pour lui une préoccupation constante. Il a publié sur ce sujet deux livres, de nombreux articles, et a fondé l'Encyclopédie berbère qu'il a dirigé efficacement en y rédigeant un très grand nombre de notices. Après son décès en2002 et conformément à ses souhaits, la publication de l'encyclopédie est poursuivie sous la direction deSalem Chaker, professeur delangues berbères à l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO, Paris).

À propos de l'origine desBerbères, Gabriel Camps relevait la diversité desdialectes et le fractionnement des populations sur plusieurs États, ou encore l'absurdité d'une interprétationraciale du terme « berbère » :

«  En fait il n’y a aujourd’hui niune langue berbère, dans le sens où celle-ci serait le reflet d’une communauté ayant conscience de son unité, niun peuple berbère et encore moins une race berbère. Sur ces aspects négatifs tous les spécialistes sont d’accord… et cependant les Berbères existent[4]. »

Il n'en affirmait pas moins l'existence d'un groupe humain bien identifiable auquel il était profondément attaché et dont il chercha à montrer la permanence sur la longue durée. Sur la base de ses observations anthropologiques etlinguistiques, il plaçait les origines des Berbères chez les proto-méditerranéenscapsiens dont l'arrivée avait précédé lenéolithique, ce qui faisait de leurs descendants de vraisautochtones. La langue berbère appartient linguistiquement augroupe chamito-sémitique. Il insistait aussi sur la diversité des apports de peuplement que connut par la suite l'Afrique du Nord et qui vinrent se fondre dans ce premier fonds de peuplement.

Distinctions

[modifier |modifier le code]

Publications

[modifier |modifier le code]

(liste partielle)

  • Aux origines de la Berbérie, Monuments et rites funéraires protohistoriques, 1962.
  • Afrique du Nord au féminin, Perrin, 1992.
  • Encyclopédie berbère,Édisud, 1985-2002 : vingt-cinq fascicules et plus de 4 000 pages, pour moitié écrites par Gabriel Camps.Encyclopédie berbère en ligne
  • Berbères, mémoire et identité, Errance, 1987. Réédité en 2007, aux éditions Actes Sud[1]
  • Préhistoire d'une île. La Corse des origines, 1988, Errance, 1991, 2010.
  • Introduction à la Préhistoire, Perrin,coll. « Points histoire », 1982.
  • Atlas préhistorique du Midi méditerranéen français, 1978-1981 : ouvrage collectif dirigé par l'auteur.
  • Les Berbères, aux marges de l'Histoire, Hespérides, 1980.
  • Épipaléolithique méditerranéen, 1975 : ouvrage collectif dirigé par l'auteur.
  • L'Homme de Cro-Magnon : anthropologie et archéologie, 1970, Faton, 1992 : ouvrage collectif dirigé par l'auteur et par Georges Olivier.

Notes et références

[modifier |modifier le code]
  1. « Décès de Gabriel Camps », surAfricultures
  2. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  3. abc etdSouville 2002.
  4. Gabriel Camps, L'origine des Berbères

Voir aussi

[modifier |modifier le code]

Bibliographie

[modifier |modifier le code]

Liens externes

[modifier |modifier le code]

Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Gabriel_Camps&oldid=229023358 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp