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| Nom de naissance | Gérard Jean Jugnot |
|---|---|
| Naissance | (74 ans) Paris 19e (France) |
| Nationalité | Française |
| Profession | Acteur Réalisateur Scénariste Producteur de cinéma |
| Films notables | voir filmographie. |
Gérard Jugnot est unacteur,réalisateur,scénariste etproducteur de cinémafrançais né le àParis 19e.
Acteur et auteur à ses débuts dans latroupe du Splendid aux côtés deThierry Lhermitte,Christian Clavier,Marie-Anne Chazel,Michel Blanc,Josiane Balasko etBruno Moynot, il a participé aux films à succès qui ont contribué à lancer leurs carrières respectives,Les Bronzés (1978),Les Bronzés font du ski (1979) ou encoreLe père Noël est une ordure (1982).
Il est celui qui va mettre le plus de temps à s'individualiser, en continuant à tourner notamment avecPatrice Leconte ouJean-Marie Poiré dans des films qui mettent souvent en scène des acteurs qui ont gravité autour du Splendid, commeAnémone ouMartin Lamotte. En2004, il connaît un important succès populaire avecLes Choristes deChristophe Barratier.
Il s'impose aussi comme réalisateur : après les comédies socialesPinot simple flic (1984),Scout toujours… (1985),Une époque formidable… (1991),Casque bleu (1994) etMeilleur Espoir féminin (2000), il livre le drame historiqueMonsieur Batignole (2002), son dernier grand succès comme cinéaste.
Né le dans le19e arrondissement deParis[1], Gérard Jean Jugnot est le deuxième enfant (sa sœur Martine est de quatre ans son aînée[2]) d'une mère au foyer, Odette Guiblain (1922-2015) et d'un père entrepreneur dans le bâtiment, André Jugnot (1921-2005), installé àVincennes. La famille déménage àPuteaux où il reçoit un prix d'honneur à l'école, ce qui lui permet d'intégrer lelycée Pasteur deNeuilly-sur-Seine[3].
Il se lie d'amitié avecChristian Clavier[4] en5e etMichel Blanc[5] en4e puis suivent la même scolarité aulycée Pasteur deNeuilly-sur-Seine où ils rencontrent,Thierry Lhermitte[6],[7]. Il réalise déjà des petits films pastiches en double 8 mm[8]. Ensemble, ils montent une troupe de théâtre amateur.
Voulant apprendre le métier, ils suivent les cours d'art dramatique deTsilla Chelton en 1970 et montent en 1972 leur premier spectacle intituléNon Georges, pas ici, aucafé-théâtre du Poteau. S'inspirant duCafé de la Gare deColuche, ils construisent leur propre café-théâtre et forment en 1974 la troupe comique du Splendid[9]. En parallèle de cette carrière théâtrale, il fait ses débuts sur grand écran dansLes Valseuses (1974) deBertrand Blier etLe Juge et l'Assassin (1976) deBertrand Tavernier. Il tourne aussi avecAlain Delon dans le célèbreMonsieur Klein (1976) deJoseph Losey.
Gérard Jugnot commence à se faire remarquer au sein de la troupe du Splendid aux côtés deThierry Lhermitte,Christian Clavier,Marie-Anne Chazel,Michel Blanc etJosiane Balasko. Il a participé aux succès qui ont contribué à lancer leurs carrières respectives,Les Bronzés en 1978,Les Bronzés font du ski ou encoreLe père Noël est une ordure en 1982. Cette série de succès populaires le fait accéder à la reconnaissance du public. Le comédien ne tarde pas à être réclamé par des cinéastes pour son image de « Français moyen » avec sa grosse moustache, sa petite taille, sa voix criarde et sacalvitie.
Le milieu desannées 1980 apparaît comme un tournant significatif dans la carrière de Gérard Jugnot, qui réalise avec succès son premier film,Pinot simple flic en 1984. PourTandem, il se rase la moustache, qui le rattachait à une image de Français moyen. S'il continue à enchaîner les comédies populaires durant les années 1990, il opère progressivement un changement vers un registre dramatique avec son quatrième film en tant que co-scénariste et réalisateur : la comédieUne époque formidable… , co-scénarisée et dialoguée parPhilippe Lopes-Curval, explore une veine sociétale qui lui permet même de recevoir plusieurs nominations auxCésars. Il enchaîne avec une comédie sur fond géopolitique,Casque bleu. Deux ans plus tard, il s'intéresse aux sectes avecFallait pas !…, toujours conçu avec son co-scénariste et dialoguiste, Philippe Lopes Curval.
Il apparait dans les années 1980 dans quelques publicités[10],[11] et en1996, il réalise lespot publicitaireMars, et ça repart : La Rupture[12]. Cettepublicité est illustrée par la célèbre chansonWhere Did You Sleep Last Night.
Mais ce sont les années 2000 qui le révèlent vraiment dans un registre dramatique : après le succès critique et commercial deMeilleur Espoir féminin, qui révèle une jeuneBérénice Bejo dans le rôle-titre, il impressionne en père de famille plongé dans la France occupée avecMonsieur Batignole, aussi écrit et dialogué par Lopes-Curval. Ce beau succès de l'année2002 est suivi dès2004 par le phénomèneLes Choristes : unecomédie dramatique réalisée parChristophe Barratier, co-scenarisée et dialoguée par Lopes-Curval que Jugnot va superviser en tant que producteur associé. Le film lui vaut sa seconde nomination auCésar du meilleur acteur et s'impose comme son plus gros succès au box-office avec 8 millions de spectateurs[13] jusqu'à la sortie en 2006 desBronzés 3 : Amis pour la vie (10,4 millions).

En réalité, ce film n'était pas destiné à marquer ses retrouvailles avec la bande du Splendid. À la suite du succès deMeilleur Espoir féminin, Jugnot planche en effet sur le scénario d'une adaptation d’Astérix en Hispanie toujours avec Philippe Lopes Curval. Mais le co-auteur de la bande dessinée,Albert Uderzo, s'oppose à ce projet initié sans accord préalable de sa part[14].
Jugnot décide donc de s'atteler à une comédie dramatique sociale semblable à celles des années 1990, en s'offrant comme partenaireGérard Depardieu. Sorti en2005,Boudu rassemble à peine plus d'un million de spectateurs. Une déception, compte tenu des noms impliqués. Jugnot va alors prendre plus de risques en tant que réalisateur : en2009, il dévoile un film à costumes : la comédie dramatiqueRose et Noir. Mais cette fois, c'est un vrai revers, à la fois financier et critique. La presse le voit comme un plaidoyer contre l'intolérance, se basant notamment sur cette déclaration de Jugnot :« Moi, je ne suis ni homo, ni juif, ni protestant, ni arabe, et pas très catholique… Pourtant, je défends tout ce monde »[15],[16].
Entretemps, il a accepté des rôles plus ou moins principaux dans des gros projets commerciaux -Les Brigades du Tigre (2006),L'Île aux trésors etL'Auberge rouge (2007) etFaubourg 36 (2008), qui marque ses retrouvailles avecChristophe Barratier. En 2009, année de sortie deRose et Noir, il défend aussi la comédie d'actionEnvoyés très spéciaux, dont il partage l'affiche avecGérard Lanvin, et fait un caméo remarqué en professeur de chorale dans l'adaptation à succès duPetit Nicolas deLaurent Tirard[17].
En2011, il reste dans un registre de comédie jeune et populaire en évoluant dansBeur sur la ville deDjamel Bensalah, etLa Nouvelle Guerre des boutons deChristophe Barratier. Il incarne aussi Barbe-Rouge dans la grosse productionAstérix et Obélix : Au service de Sa Majesté, deLaurent Tirard, et fait partie du projetBabysitting, dePhilippe Lacheau, un succès commercial surprise. En revanche, une autre adaptation de bande dessinée connaît un flop retentissant :Benoît Brisefer : Les Taxis rouges, deManuel Pradal. Jugnot y prête ses traits au chauffeur de taxi Jules Dussiflard. Acteur fidèle, il tourne deux fois sous la direction d'Olivier Baroux, malgré des accueils mitigés : pourOn a marché sur Bangkok (2014) etEntre amis (2015).
Parallèlement, il s'investit au théâtre : en 2012, il reprend le personnage deFrançois Pignon au théâtre dans une nouvelle pièce de Francis Veber, intituléeCher trésor, qu'il va jouer à Paris et en tournée près de 500 fois. Et à partir de 2016, il redevient sociétaire de la bande de l'émission de radioLes Grosses Têtes, menée parLaurent Ruquier. Il avait participé régulièrement au programme entre 1986 et 1997, sous la direction alors dePhilippe Bouvard.
Côté cinéma, en2016, il fait partie de la distribution de l'attenduCamping 3, deFabien Onteniente, tout en tournant son prochain film en tant que réalisateur, huit ans aprèsRose & Noir.C'est beau la vie quand on y pense est une comédie dramatique sociale, pour laquelle il s'est adjoint les services d’Isabelle Mergault.
En 2020, Gérard Jugnot réalise son12e long-métrage intituléLe petit Piaf et tourné àla Réunion. Le film sort en salles en 2022 et réalise moins de 140 000 entrées[18]. Au casting de ce nouveau film, Gérard Jugnot lui-même,Marc Lavoine,Stéfi Celma etSoan Arhimann, le gagnant de lasixième saison de The Voice Kids[19]. Le film a obtenu le prix du public au festival deLa Baule.
En 2021, il incarne l'avocat des Villemin,Henri-René Garaud, dans la sérieUne affaire française, relatant l'Affaire Grégory[20],[21].
En 2023, il joue dansAlibi.com 2, suite du film du même nom également réalisé parPhilippe Lacheau. C'est un gros succès populaire avec plus de 4 millions d'entrées[22].

Gérard Jugnot s'engage dans des causes humanitaires, comme en participant dix-huit fois aux concerts desEnfoirés, en 1998, 1999, 2001, 2002, 2004, 2005, 2008, de 2010 à 2013, de 2015 à 2017, 2020, 2022, 2025 et 2026. Il a été deux fois le parrain duTéléthon en 2004 et 2006[23]. Il soutient surtout depuis des années l'associationLe Rire médecin, qui envoie des clowns dans les hôpitaux pour enfants[24].
Gérard Jugnot et la costumière Cécile Magnan sont les parents du comédien et metteur en scèneArthur Jugnot[25], né en 1980. Il a un petit-fils, Célestin en 2013, et une petite-fille depuis l'été 2025.
Depuis 2015, il est en couple avec Patricia Campi, une ancienne juriste deMarseille de 30 ans sa cadette, qu'il épouse le 25 juin 2016, àPorquerolles[26].
Il réside sur lapresqu’île de Giens, et s’intéresse à la biodiversité qui l’entoure[27].
Dans lesannées 1990, il est victime d'uneusurpation d'identité de la part d'unsosie qui effectuait des animations dans des grandes surfaces de la région parisienne. Ce désagrément a été rapidement réglé devant la justice ; ses amisMichel Blanc etBertrand Blier y ont trouvé la base d'un nouveau scénario, celui du filmGrosse Fatigue, primé auFestival de Cannes 1994[28].
N.B. : Gérard Jugnot a joué dans tous les films qu'il a réalisés.
| Film | Année | Box-office |
|---|---|---|
| Pinot simple flic | 1984 | 2 418 756 entrées |
| Monsieur Batignole | 2002 | 1 773 472 entrées |
| Scout toujours... | 1985 | 1 755 081 entrées |
| Une époque formidable… | 1991 | 1 672 754 entrées |
| Boudu | 2005 | 1 199 369 entrées |
| Meilleur Espoir féminin | 2000 | 1 184 971 entrées |
| Casque bleu | 1994 | 1 015 156 entrées |
| Fallait pas !... | 1996 | 878 941 entrées |
| Sans peur et sans reproche | 1988 | 416 004 entrées |
| C'est beau la vie quand on y pense | 2017 | 284 101 entrées |
| Le Petit Piaf | 2021 | 140 196 entrées |
| Rose et Noir | 2009 | 101 148 entrées |


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