La commune est située dans lebassin versant du Rhin au sein dubassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Nied, le ruisseau de Geling, le ruisseau de Stockholz, le ruisseau l'Esbach et le ruisseau Weiherbach[Carte 1].
Au, Freistroff est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11].Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bouzonville, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (63,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (32 %), forêts (27,4 %),terres arables (20,3 %), zones urbanisées (9,3 %), zones agricoles hétérogènes (7,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,5 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
La forêt communale appartenant à la municipalité occupe une surface de 304 hectares ; la forêt domaniale sur le ban de la commune, propriété de l'Etat, occupe 56 hectares.
Uncouventcistercien était situé dans le village auMoyen Âge, possédant les droits sur la paroisse deBerviller-en-Moselle. En 1130, Wéry II (Wiric) de Walcourt (près de Namur, Belgique) et sa femme Adélaïde y fondent uneabbaye cistercienne[20] dont la vouerie appartenait auxducs de Lorraine. Freistroff dépendait de l'ancienneprovince de Lorraine. En 1301, les frères Wery et Renier devinrenthommes liges du duc de Lorraine pour leur château de Freistroff. En 1387, il fut donné en fief à Jean d'Ellentz, en 1464 à Henri de Varsberg, puis en 1681 au seigneur d'Eltz dont une descendante, la veuve de Schmittburg, occupait le château en 1789. Siège d'uneprévôté de Lorraine en 1698.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[22].
En 2023, la commune comptait 1 000 habitants[Note 3], en évolution de −4,76 % par rapport à 2017 (Moselle : +0,75 %,France horsMayotte : +2,36 %).
LaRommelbootzennaat (nuit des betteraves grimaçantes enfrancique lorrain) est une tradition célébrée enMoselle et également à Freistroff[25]. La veille de laToussaint, essentiellement dans lePays de Nied et dans le land deSarre voisin, les enfants sculptent des têtes grimaçantes dans des betteraves, légumes dont la récolte marque la fin des travaux des champs. Éclairées par la lumière d'une bougie, les têtes sont déposées sur les rebords de fenêtres, des puits, les murs des cimetières ou aux croisements des chemins pour effrayer les passants. Cette fête a continué à être célébrée bien avant le retour enEurope de la mode d'Halloween à la fin des années 1990[26].
Escalier à vis de la cour intérieure du château de Saint-Sixte
Château Saint-Sixte duXIIIe siècle, remanié auxXVIe siècle etXVIIIe siècle : enceinte polygonale formée de 6 corps de bâtiment, porte cochère duXVIIIe siècle, ancienne porte d'entrée du pont-levis ; parquets Versailles, plafonds à poutres et solives, salles dites des Chevaliers et de Justice, fontaine baroque ; 3 tourelles d'escalier à vis ; anciennes douves. Il fait l’objet d’un classement au titre desmonuments historiques depuis[27].
Le Pont des Moines sur la Nied a été détruit pendant la guerre.
Église Saint-Étienne de 1764, reconstruite en 1955 : clocherXIXe siècle.
Ancienne abbaye cistercienne duXIIe siècle. L'abbaye fut incendiée en 1665, reconstruite en 1740, vendue à la Révolution ; la création de la ligne de chemin de fer coupa le domaine en deux : une partie devint brasserie et l'autre une ferme ; le bâtiment abbatial fut rasé par les Allemands en 1941.
Synagogue érigée à la fin duXIXe siècle ; détruite en 1939, elle ne fut pas rebâtie.
François-Philippede Vigneulles du Sart, seigneur de Freistroff auXVIIe siècle[28]. En effet, en 1673, il est qualifié de tel dans un acte de partage établi à Freistroff pour la succession de son père Claude de Vigneulles, seigneur deVintrange.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑« Qualité des eaux de rivière et de baignade. », surqualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/(consulté le) - Pour recentrer la carte sur les cours d'eau de la commune, entrer son nom ou son code postal dans la fenêtre "Rechercher".
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).