| Francophonie | ||
| ||
| Membres | ||
|---|---|---|
| Afrique | Algérie,Bénin,Burkina Faso,Burundi,Cameroun,République centrafricaine,Comores,République démocratique du Congo,République du Congo,Côte d'Ivoire,Djibouti,Gabon,Guinée,Guinée équatoriale,La Réunion,Madagascar,Mali,Maroc,Maurice,Mauritanie,Mayotte,Niger,Rwanda,Sénégal,Seychelles,Tchad,Togo,Tunisie | |
| Amérique | Canada (Nouveau-Brunswick,Québec,Ontario,Manitoba),Guadeloupe,Guyane,Haïti,États-Unis (Louisiane,Maine,New Hampshire,Vermont),Martinique,Saint-Barthélemy,Saint-Martin,Saint-Pierre-et-Miquelon | |
| Asie | Cambodge,Laos,Liban,Viêt Nam | |
| Europe | Andorre,Belgique (Wallonie-Bruxelles),France,Luxembourg,Monaco,Suisse,Vallée d'Aoste (Italie) | |
| Océanie | Nouvelle-Calédonie,Polynésie française,Vanuatu,Wallis-et-Futuna | |
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Lafrancophonie[a], également appeléemonde francophone ou encoreespace francophone, est l'ensemble des personnes et des institutions qui utilisent lefrançais comme langue de première socialisation, langue d'usage,langue administrative, langue d'enseignement ou langue choisie[1].
La francophonie peut renvoyer tant à l'ensemble despays francophones qu'à l'ensemble des pays ou régions membres de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF)[2], notamment représentés par l'Association internationale des régions francophones (AIRF)[3]. Ces pays parlent majoritairement ou partiellement lefrançais, mais ce n'est obligatoirement lalangue officielle ni sur le plan régional ni sur le plan national.
Selon l'Observatoire démographique et statistique de l'espace francophone (ODSEF) de l'Université Laval et l'Observatoire de la langue française de l'OIF, en 2025, lefrançais est la cinquième langue la plus parlée au monde, avec348 millions[4] de locuteurs représentant 4,2 % de lapopulation mondiale (1 personne sur 24), dont275 millions en font un usage quotidien (pays européens et/ou hors européens), ce qui représente 3,3 % de la population mondiale (1 personne sur 30). Ce nombre de348 millions de francophones en 2025 devrait approcher les700 millions en 2050, soit 8 % de la population (1 personne sur 12), et 85 % de ces francophones seront enAfrique, du fait de la fortecroissance démographique de ce continent.
Les chiffres avancés par l'OIF ont été contestés, notamment en raison des méthodes de calcul utilisées et de la définition du terme « francophone ». Selon les auteurs d'un ouvrage publié en 2017 qui dresse un portrait exhaustif de la francophonie dans le monde, une estimation crédible des francophones réels, c'est-à-dire qui utilisent le français quotidiennement comme langue maternelle ou deuxième, se situerait autour de130 millions, ce qui placerait le français au neuvième rang des langues les plus parlées comme langue maternelle ou deuxième[5].
Les locutions ou syntagmes « Francophonie », « francophonie » et « espace francophone »[6] sont parfois synonymes, mais le plus souvent complémentaires dans l'usage :
Dans la question de la francophonie, il faut distinguer les pays où lefrançais est lalangue officielle (unique ou non), ceux où le français est lalangue maternelle d'une grande partie de la population, ceux où il estlangue de culture, ceux où il est utilisé par certaines classes sociales de la population, etc. Or, ces catégories ne se recoupent pas. Dans certains pays par exemple, bien qu'étant langue officielle, le français n'est pas la langue maternelle de la population, ni celle couramment utilisée par celle-ci.
Pour certains pays, le français est la langue maternelle de la grande majorité de la population :France avec ses départements et territoires d'outre-mer ;Québec, partie acadienne duNouveau-Brunswick, zone francophone de l'Ontario et duManitoba[9] auCanada ;Région wallonne et la majorité deBruxelles enBelgique ;Suisse romande ; minorité deJersey ;Vallée d'Aoste ;principauté de Monaco.
Pour d'autres, le français est la langue administrative, ou une deuxième ou troisième langue, comme enAfrique subsaharienne, dont laRépublique démocratique du Congo, premier pays francophone du monde[10], auLuxembourg[b], auMaghreb. Le français est également lalangue diplomatique de l'état duVatican[11].
EnIsraël, « pays qui a plus de locuteurs francophones que beaucoup de pays membres », reconnaîtAbdou Diouf, président de l'OIF, despays arabes membres de l’OIF font pression pour empêcher son adhésion à la francophonie[12],[13],[14],[15]. Israël est donc en attente d'un déblocage depuis des décennies, mais trois universités ont pu adhérer à la francophonie[12],[16].
Enfin, dans d'autres pays membres de la communauté francophone comme enRoumanie, un quart de la population a une certaine maîtrise du français, mais celui-ci n'a pas de statut officiel. Il existe néanmoins d'importantes minorités francophones et un grand nombre d'élèves l'apprennent en tant que premièrelangue étrangère à l'école[17]. Il existe d'autres pays, comme leLiban, où la langue française a un statut encore important quoique non officiel. Enfin, dans certains cas, la francophonie est due à la géographie et à l'histoire : cela concerne en particulier laSuisse, leLuxembourg etMonaco.
À l'origine, le terme defrancophonie a été utilisé de façon purement descriptive par desgéographes dès 1880, le mot ayant été « inventé » parOnésime Reclus (1837-1916)[18],[19] :« Nous mettons aussi de côté quatre grands pays, leSénégal, leGabon, laCochinchine, leCambodge dont l’avenir au point de vue « francophone » est encore très douteux sauf peut-être pour le Sénégal »[20].Le terme « francophonie » a été par la suite supplanté par l’expression « francité » qui désigne les qualités de tout ce qui est reconnu comme français.[réf. nécessaire]
C'est après laSeconde Guerre mondiale, à partir d'un numéro spécial de la revueEsprit (1962), qu'une « conscience francophone » s'est développée. Après que le mot « francophone » a fait son entrée dansLe Petit Larousse, « francophonie » y est inclus cette année-là, et caractérise la « collectivité constituée par les peuples parlant le français »[21].
Le terme a été particulièrement popularisé parLéopold Sédar Senghor. C'est dès lors dans ce sens qu'il convient de comprendre la francophonie : il s'agit plus de laconscience d'avoir en commun unelangue et uneculture francophones que de décisions officielles ou de données objectives. C'est unecommunauté d'intérêt. On y retrouve l’idée que le français serait le point commun d’une multitude de peuples différents, les fédérant dans un idéal culturel et linguistique.

Les locuteurs dufrançais se sont sentis menacés par l'omniprésence de l'anglais et l'influence de laculture anglo-américaine après laSeconde Guerre mondiale. Ce n'est qu'à ce moment que laconscience de lacommunauté francophone s'est réveillée, portant la volonté de s'unir pour défendre[réf. nécessaire] :
Historiquement, la première grande organisation non gouvernementale d'institutions de langue française fut l'Association des universités partiellement ou entièrement de langue française (AUPELF), créée en 1961, et dont l'un des initiateurs fut le journaliste canadienJean-Marc Léger[22]. L'AUPELF a été depuis renommée enAgence universitaire de la Francophonie.
La francophonie est à l'origine une idée promue parLéopold Sédar Senghor (président du Sénégal),Hamani Diori (président du Niger),Habib Bourguiba (président de la Tunisie) etNorodom Sihanouk (chef de l'État du Cambodge). Cette idée s'est largement exprimée lors de la premièreconférence de Niamey (1969), à laquelle a participéAndré Malraux, ministre de la Culture de la France envoyé par legénéral de Gaulle. Selon les mots de Senghor,« la création d'une communauté de langue française […] exprime le besoin de notre époque, où l'homme, menacé par le progrès scientifique dont il est l'auteur, veut construire un nouvel humanisme qui soit, en même temps, à sa propre mesure et à celle du cosmos »[23]. Certains défenseurs de l'idée francophone commeStelio Farandjis ont aussi vu dans la francophonie le creuset d'undialogue des cultures allant jusqu'à créer une terminologie spécifique (arabofrancophonie).
C'est l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) qui a préconisé la création d'une institution intergouvernementale francophone, souhait réalisé par la création, à l'occasion de la deuxième Conférence de Niamey en 1970, de l'Agence de coopération culturelle et technique, devenue aujourd’huiOrganisation internationale de la francophonie dont l'APF est devenue une institution intégrée.
Le20 mars est consacréJournée internationale de la francophonie. Chaque année, un thème central est choisi par les instances internationales. Le thème de la célébration en 2012 est « Le français est une chance »[24],[25]. Il y a ladictée de la francophonie organisée tous les ans à cette occasion pour les collèges.

L'évaluation du nombre de locuteurs d'une langue est très difficile, en particulier lorsque l'on cherche à évaluer le nombre de locuteurs non natifs d'une langue. En effet, le niveau peut varier d'un niveau élémentaire à un bon niveau avec plusieurs niveaux intermédiaires. L'évaluation du nombre de locuteurs d'une langue doit donc s'accompagner du niveau de pratique mesuré. D'autre part, il n'existe pas de système de recensement fiable et homogène dans le monde pour la pratique des langues.
Un rapport de l'OIF estime le nombre de francophones dans le monde à321 millions de locuteurs en 2022[26], ce qui en fait la5e langue la plus parlée au monde[27].
En 2010, leministère français des Affaires étrangères évalue à85 millions[28] le nombre de jeunes et d'adultes, dans les pays du monde non membres de l'Organisation internationale de la francophonie, qui apprennent le français au cours de leurs études et formations, en particulier dans les établissements de l'Alliance française et de l'Institut français et lesécoles et lycées français répartis sur les cinq continents (AEFE). Par ailleurs, l'intérêt culturel et économique de la langue pour de nombreuses populations permet de soutenir ledynamisme de la langue française dans le monde.
| Pays/Gouvernements | Statut OIF | Adhésion | Population du pays | Francophones | Pourcentage |
|---|---|---|---|---|---|
| membre | 1981 | 36 192 000 | 12 729 000 | 35 % | |
| membre | 1970 | 11 659 000 | 6 081 000 | 52 % | |
| membre | 1980 | 4 540 000 | 604 000 | 13 % | |
| membre | 1983 | 99 376 000 | 3 000 000 | 3 % | |
| associé | 2010 | 9 542 000 | 250 000 | 3 % | |
| membre | 1973 | 6 094 000 | 2 315 000 | 38 % | |
| associé | 2012 | 2 695 000 | 115 000 | 4,3 % | |
| membre | 1970 | 11 486 000 | 3 821 000 | 33,3 % | |
| membre | 1970 | 19 752 000 | 4 752 000 | 24 % | |
| membre | 1970 | 11 216 000 | 940 000 | 8,4 % | |
| membre | 1991(associé, 1975) | 24 678 000 | 10 006 000 | 40,5 % | |
| membre | 1996 | 553 000 | 60 000 | 10,9 % | |
| membre | 1971 | 4 737 000 | 1 343 000 | 28,3 % | |
| membre | 1981 | 5 400 000 | 3 182 000 | 58,9 % | |
| membre | 1977 | 84 005 000 | 42 533 000 | 50,6 % | |
| membre | 1970 | 24 906 000 | 8 259 000 | 33,2 % | |
| membre | 1977 | 971 000 | 486 000 | 50 % | |
| membre | 1970 | 2 068 000 | 1 368 000 | 66,1 % | |
| associé | 2006 | 29 464 000 | 244 000 | 0,8 % | |
| membre | 1981 | 13 053 000 | 3 319 000 | 25,4 % | |
| membre | 1979 | 1 907 000 | 293 000 | 15,3 % | |
| membre | 1989 | 1 314 000 | 380 000 | 28,9 % | |
| membre | 1970 | 19 108 000 | 3 237 000 | 16,9 % | |
| observateur | 2006 | 30 529 000 | 92 000 | 0,3 % | |
| membre | 1970 | 22 311 000 | 2 840 000 | 12,8 % | |
| membre | 1970 | 12 501 000 | 724 000 | 5,8 % | |
| membre | 1999 | 209 000 | 42 000 | 20,1 % | |
| membre | 1970 | 16 294 000 | 4 215 000 | 26 % | |
| membre | 1970 | 15 353 000 | 1 957 000 | 12,7 % | |
| membre | 1970 | 7 991 000 | 3 217 000 | 40 % | |
| membre | 1977 | 832 000 | 216 000 | 25,9 % | |
| membre | 1970-1977 ; 1989 | 26 263 000 | 5 253 000 | 20 % | |
| membre | 1970 | 1 268 000 | 921 000 | 72,6 % | |
| membre | 1976 | 95 000 | 50 000 | 52,6 % | |
| membre | 1970 | 37 265 000 | 10 982 000 | 29,4 % | |
| Canada | membre | 1971 | 8 394 000 | 7 833 000 | 93,3% |
| Canada | membre | 1977 | 779 000 | 326 000 | 41,8 % |
| Canada | observateur | 2016[d] | 16 653 000 | 1 668 000 | 10 % |
| membre | 1979 | 74 000 | 7 000 | 9,4 % | |
| membre | 1970 | 11 113 000 | 4 667 000 | 42 % | |
| observateur | 2010 | 10 883 000 | 157 000 | 1,4 % | |
| membre | 2010 | 180 000 | 3 000 | 1,7 % | |
| observateur | 2012 | 3 470 000 | 5 000 | 0,14 % | |
| membre | 2004 | 2 934 000 | 10 000 | 0,34 % | |
| observateur | 2004 | 3 907 000 | 16 000 | 0,41 % | |
| membre | 1993(observateur, 1991) | 16 246 000 | 439 000 | 2,7 % | |
| membre | 1991(associé, 1972) | 6 961 000 | 190 000 | 2,7 % | |
| observateur | 2008 | 69 183 000 | 567 000 | 0,82 % | |
| membre | 1970 | 96 491 000 | 675 000 | 0,7 % | |
| membre | 1979 | 282 000 | 89 000 | 31,5 % | |
| membre | 1999 | 2 934 000 | 62 000 | 2 % | |
| observateur | 2010 | 3 504 000 | 28 000 | 0,8 % | |
| membre | 1993(observateur, 1991) | 7 037 000 | 164 000 | 2,3 % | |
| observateur | 2004 | 4 165 000 | 97 000 | 2,3 % | |
| observateur | 2010 | 1 307 000 | 19 000 | 1,4 % | |
| membre | 2006 | 2 085 000 | 43 000 | 2 % | |
| observateur | 2004 | 9 689 000 | 114 000 | 1,1 % | |
| observateur | 2008 | 1 930 000 | 22 000 | 1,1 % | |
| observateur | 1999 | 2 876 000 | 68 000 | 2,3 % | |
| membre | 1996 | 4 041 000 | 55 000 | 1,3 % | |
| observateur | 2010 | 629 000 | 13 000 | 2 % | |
| observateur | 1997 | 38 105 000 | 949 000 | 2,5 % | |
| observateur | 1999 | 10 625 000 | 235 000 | 2,2 % | |
| membre | 1993(observateur, 1991) | 19 581 000 | 2 337 000 | 11,9 % | |
| associé | 2006 | 6 971 000 | 251 000 | 3,6 % | |
| observateur | 2002 | 5 450 000 | 114 000 | 2,1 % | |
| observateur | 1999 | 2 081 000 | 50 000 | 2,4 % | |
| observateur | 2006 | 44 009 000 | 53 000 | 0,12 % | |
| membre | 2004 | 77 000 | 54 000 | 70,1 % | |
| membre | 1970 | 11 499 000 | 8 678 000 | 75,5 % | |
| Belgique | membre | 1980 | 4 881 000 | 4 783 000 | 98 % |
| associé | 2006 | 1 189 000 | 78 000 | 6,6 % | |
| membre | 1970 | 68 392 000 | 66 060 000 | 96,5 % | |
| membre | 2004 | 11 142 000 | 803 000 | 7,2 % | |
| membre | 1970 | 590 000 | 543 000 | 92 % | |
| membre | 1970 | 39 000 | 38 000 | 97 % | |
| membre | 1996 | 8 544 000 | 5 734 000 | 67,1 % | |
| France | associé | 2016 | 280 000 | 277 000 | 98,9 % |
| associé | 2014 | 1 791 000 | 25 000 | 1,4 % | |
| observateur | 2016 | 44 689 000 | nd | nd | |
| observateur | 2004 | 8 752 000 | 1 132 000 | 13 % | |
| observateur | 2016 | 51 164 000 | nd | nd | |
| observateur | 2014 | 4 953 000 | 5 000 | 0,1 % | |
| observateur | 2018 | nd | nd | nd | |
| observateur | 2018 | nd | nd | nd | |
| États-Unis | observateur | 2018 | nd | nd | nd |
| observateur | 2018 | nd | nd | nd | |
| observateur | 2014 | 130 759 000 | 30 000 | 0,2 % |
| Pays | Population du pays | Francophones | Pourcentage |
|---|---|---|---|
| 33 955 000 | 10 657 000 | 31,39 % | |
| 11 235 000 | 6 900 000 | 61,42 % | |
| 3 366 000 | 429 000 | 12,75 % | |
| 84 706 000 | 2 800 000 | 3,31 % | |
| 9 577 000 | 100 000 | 1 % | |
| 5 054 000 | 1 920 000 | 37,99 % | |
| 2 351 000 | 100 000 | 4,25 % | |
| 10 880 000 | 3 848 000 | 35,37 % | |
| 17 915 000 | 3 965 000 | 22,13 % | |
| 10 813 000 | 897 000 | 8,30 % | |
| 23 393 000 | 9 334 000 | 39,90 % | |
| 508 000 | 55 000 | 10,83 % | |
| 4 803 000 | 1 410 000 | 29,36 % | |
| 4 671 000 | 2 717 000 | 58,17 % | |
| 71 246 000 | 33 222 000 | 46,63 % | |
| 21 295 000 | 7 218 000 | 33,90 % | |
| 900 000 | 450 000 | 50 % | |
| 1 751 000 | 1 070 000 | 61,11 % | |
| 26 984 000 | 219 000 | 0,81 % | |
| 12 348 000 | 2 974 000 | 24,08 % | |
| 1 788 000 | 275 000 | 15,38 % | |
| 799 000 | 231 000 | 28,91 % | |
| 16 259 000 | 2 744 000 | 16,88 % | |
| 27 122 000 | 81 000 | 0,3 % | |
| 19 268 000 | 2 439 000 | 12,66 % | |
| 12 428 000 | 700 000 | 5,63 % | |
| 203 000 | 41 000 | 20,2 % | |
| 14 967 000 | 1 714 000 | 11,45 % | |
| 13 606 000 | 1 714 000 | 12,60 % | |
| 7 171 000 | 2 787 000 | 38,86 % | |
| 770 000 | 196 000 | 25,45 % | |
| 24 235 000 | 4 847 000 | 20 % | |
| 1 254 000 | 911 000 | 72,65 % | |
| 94 000 | 50 000 | 53,19 % | |
| 36 104 000 | 10 470 000 | 29 % | |
| 8 214 000 | 7 666 000 | 93,33 % | |
| 769 000 | 320 000 | 41,61 % | |
| 73 000 | 7 000 | 9,59 % | |
| 10 604 000 | 4 454 000 | 42 % | |
| 10 652 000 | 153 000 | 1,44 % | |
| 185 000 | 3 000 | 1,62 % | |
| 3 430 000 | 5 000 | 0,15 % | |
| 2 989 000 | 18 000 | 0,6 % | |
| 4 305 000 | 18 000 | 0,42 % | |
| 15 677 000 | 423 000 | 2,7 % | |
| 7 020 000 | 190 000 | 2,7 % | |
| 67 401 000 | 556 000 | 0,82 % | |
| 93 387 000 | 654 000 | 0,7 % | |
| 264 000 | 83 000 | 31,44 % | |
| 3 197 000 | 320 000 | 10,01 % | |
| 3 820 000 | n.d | n.d | |
| 7 113 000 | 185 000 | 2,6 % | |
| 4 255 000 | 116 000 | 2,73 % | |
| 1 280 000 | 19 000 | 1,48 % | |
| 2 109 000 | 237 000 | 11,24 % | |
| 9 911 000 | 117 000 | 1,18 % | |
| 2 031 000 | 26 000 | 1,28 % | |
| 2 999 000 | 75 000 | 2,5 % | |
| 3 437 000 | 83 000 | 2,41 % | |
| 622 000 | 13 000 | 2,09 % | |
| 38 222 000 | 1 034 000 | 2,71 % | |
| 10 777 000 | 189 000 | 1,75 % | |
| 21 579 000 | 1 897 000 | 8,79 % | |
| 9 424 000 | 319 000 | 3,38 % | |
| 5 458 000 | 109 000 | 2 % | |
| 2 079 000 | 79 000 | 3,8 % | |
| 44 646 000 | 54 000 | 0,12 % | |
| 81 000 | 57 000 | 70,37 % | |
| 11 183 000 | 8 088 000 | 72,32 % | |
| 4 753 000 | 4 658 000 | 98 % | |
| 1 165 000 | 78 000 | 6,7 % | |
| 64 983 000 | 62 968 000 | 97 % | |
| 11 126 000 | 781 000 | 7,02 % | |
| 543 000 | 521 000 | 95,95 % | |
| 38 000 | 30 000 | 78,95 % | |
| 8 239 000 | 5 402 000 | 65,57 % |
| Pays | Population du pays | Francophones | Pourcentage | Pourcentage des personnes de plus de 10 ans |
|---|---|---|---|---|
| 32 381 000 | 10 366 000 | 32 % | 39 % | |
| 3 366 000 | 429 000 | 13 % | 18 % | |
| 9 212 000 | 2 984 000 | 32 % | 47 % | |
| 16 287 000 | 319 500 | 20 % | 30 % | |
| 19 958 000 | 7 078 000 | 36 % | 60 % | |
| 4 506 000 | 1 306 000 | 29 % | 40 % | |
| 3 759 700 | 2 094 000 | 56 % | 78 % | |
| 13 323 000 | 2 416 000 | 18 % | 27 % | |
| 15 891 000 | 1 970 000 | 12 % | 20 % | |
| 6 780 000 | 2 252 000 | 33 % | 46 % |
Pour son édition 2010, l'OIF annonce disposer de statistiques très fiables car contrairement aux années précédentes ses statistiques sont toutes issues des statistiques officielles des gouvernements concernés. Au total l'OIF dénombre220 millions de francophones sachant lire, comprendre et écrire le français.
L'OIF insiste sur le fait que ce nombre est sous-évalué car un grand nombre d'africains parle le français mais ne sait pas l'écrire : la Côte d'Ivoire, par exemple, ne compte que 48 % de francophones sachant écrire le français, mais si l'on compte les francophones sachant juste le parler, ce pourcentage monte à 90 % de la population.
| Pays | Population du pays | Francophones | Pourcentage |
|---|---|---|---|
| 30 700 000 | 10 131 000 | 33 % | |
| 3 100 000 | 322 400 | 10,4 % | |
| 10 000 000 | 6 360 000 | 63,6 % | |
| 84 787 000 | 2 713 000 | 3,2 % | |
| 3 800 000 | 1 444 000 | 38 % | |
| 8 400 000 | 2 142 000 | 25,5 % | |
| 13 900 000 | 650 000 | 5 % | |
| 7 800 000 | 624 000 | 8 % | |
| 16 400 000 | 7 343 400 | 44,8 % | |
| 480 000 | 96 000 | 20 % | |
| 4 200 000 | 945 000 | 22,5 % | |
| 4 000 000 | 2 400 000 | 60 % | |
| 60 800 000 | 24 320 000 | 40 % | |
| 18 200 000 | 12 700 000 | 70 % | |
| 799 000 | 159 800 | 20 % | |
| 1 400 000 | 1 200 000 | 80 % | |
| 9 500 000 | 6 000 000 | 63,2 % | |
| 1 600 000 | 16 000 | 1 % | |
| 500 000 | 300 000 | 60 % | |
| 13 500 000 | 2 214 000 | 16,4 % | |
| 14 000 000 | 1 260 000 | 9 % | |
| 8 700 000 | 783 000 | 9 % | |
| 150 000 | 97 500 | 65 % | |
| 11 700 000 | 3 627 000 | 31 % | |
| 9 700 000 | 1 940 000 | 20 % | |
| 6 100 000 | 2 000 000 | 32,8 % | |
| 670 000 | 312 200 | 46,6 % | |
| 17 300 000 | 3 529 200 | 20,4 % | |
| 1 200 000 | 872 500 | 72,7 % | |
| 223 765 | 223 765 | 100 % | |
| 780 000 | 737 100 | 94,5 % | |
| 80 000 | 48 000 | 60 % | |
| 33 121 175 | 11 857 381 | 35,8 % | |
| 739 900 | 312 265 | 42,2 % | |
| 12 722 065 | 1 438 785 | 11,3 % | |
| 7 815 955 | 7 375 900 | 94,4 % | |
| 6 300 | 6 300 | 100 % | |
| 70 000 | 6 500 | 9,2 % | |
| 450 000 | 427 900 | 95,1 % | |
| 200 000 | 185 400 | 92,7 % | |
| 400 000 | 378 000 | 94,7 % | |
| 8 300 000 | 1 286 500 | 15,5 % | |
| 160 000 | 2 700 | 1,7 % | |
| 3 000 000 | 200 000 | 6,7 % | |
| 13 300 000 | 148 500 | 1,1 % | |
| 5 900 000 | 60 000 | 1 % | |
| 89 230 000 | 624 000 | 0,7 % | |
| 230 000 | 207 000 | 90 % | |
| 15 000 | 15 000 | 100 % | |
| 260 000 | 234 000 | 90 % | |
| 220 000 | 90 000 | 45 % | |
| 3 200 000 | 320 000 | 10 % | |
| 7 700 000 | 924 000 | 12 % | |
| 10 010 000 | 60 000 | 0,6 % | |
| 3 400 000 | 67 000 | 1,9 % | |
| 2 000 000 | 200 000 | 10 % | |
| 4 200 000 | 1 050 000 | 25 % | |
| 38 200 000 | 1 520 000 | 4 % | |
| 24 600 000 | 6 048 000 | 28 % | |
| 5 400 000 | 113 400 | 2,1 % | |
| 2 000 000 | 80 000 | 4 % | |
| 10 020 000 | 204 000 | 2 % | |
| 70 000 | 50 600 | 72,3 % | |
| 10 500 000 | 6 300 000 | 60 % | |
| 65 090 000 | 64 978 000 | 99,8 % | |
| 11 100 000 | 1 430 000 | 12,9 % | |
| 460 000 | 450 000 | 97,8 % | |
| 30 000 | 23 400 | 78 % | |
| 7 400 000 | 3 581 600 | 48,4 % |
Le nombre total de francophones citoyens des États faisant partie de l'OIF est de 195 508 100 en 2005[34].
| Pays | Nombre de francophones[41] | dont expatriés français[réf. nécessaire] | Population du pays[réf. nécessaire] | Pourcentage[réf. nécessaire] |
|---|---|---|---|---|
| 29 000 000 | 37 458 | 44 155 680 | 66 % | |
| 10 657 000 | 60 000 | 34 400 000 | 32 % | |
| 6 000 000 | 15 000 | 10 000 000 | 60 % | |
| 2 000 000 | 4 000 000 | 50 % | ||
| 2 000 000 | 233 300 | 302 000 000 | 0,7 % | |
| 500 000[42] | 100 000[42] | 9 000 000 | 5,6 % | |
| 705 200 | 5 139 | 143 000 000 | 0,5 % | |
| 570 000[43] | non connu | 81 500 000 | 0,7 % | |
| 10 520 000 | 300 000 | 62 700 000 | 16,8 % | |
| 5 022 000 | - | 46 439 864 | 10,8 % | |
| 400 000 | 500 | 36 000 000 | 1,1 % | |
| 213 000 | 20 300 | 17 000 000 | 1,3 % | |
| 11 943 000 | 165 000 | 82 000 000 | 14,5 % | |
| 200 000 | 200 | 28 000 000 | 0,7 % | |
| 100 000 | 7 600 | 48 000 000 | 0,2 % | |
| 100 000 | 3 400 | 70 000 000 | 0,2 % | |
| 65 000 | 41 800 | 20 000 000 | 0,3 % | |
| 10 000 | - | 19 000 000 | 0,4 % | |
| 9 394 000 | - | 59 000 000 | 19 %[44] | |
| 50 300 | 63[45] | 10 600 000 | 0,5 % | |
| 45 000 | 150[46] | 1 700 000 | 2,7 % | |
| 30 000 | 25 000 | 184 000 000 | 0,016 % | |
| 20 090 | 5 800 | 26 000 000 | 0,08 % | |
| 20 000 | 3 800 | 45 000 000 | 0,044 % | |
| 10 000 | 6 500 | 16 000 000 | 0,0625 % | |
| 10 000 | 700 | 800 000 | 1,25 % | |
| 8 000 | 300 | 3 500 000 | 0,23 % | |
| 7 600 | 2 500 | |||
| 7 500 | 3 000 | |||
| 6 000 | 700 | |||
| 5 000 | 1 400 | 14 200 000 | 0,035 % | |
| 5 000 | 900 | |||
| 4 500 | 3 000 | |||
| 4 000 | 1 500 | |||
| 3 000 | 1 900 | |||
| 3 000 | 1 600 | |||
| 3 000 | 500 | |||
| 3 000 | 500 | |||
| 3 000 | 300 | |||
| 2 000 | 1 200 | |||
| 2 000 | 200 | |||
| 1 500 | 400 | |||
| 1 500 | 100 | |||
| 1 000 | 400 | |||
| 800 | 600 | |||
| 700 | 400 | |||
| 600 | 200 | |||
| 400 | 100 | |||
| 300 | 200 | |||
| Total | 89 712 990 | 1 055 510 |
D'après les chiffres fournis par l'OIF en 2010[47], plus de116 millions de personnes suivent unenseignement du ou en français dans le monde, sans compter les 500 000 personnes inscrites dans lesAlliances françaises ainsi que 60 000 élèves dans d'autres établissements. Le français est enseigné grâce aux réseaux d'Alliance française ou autres : un quart des professeurs de langues font apprendre le français à100 millions d'élèves[48]. Ce chiffre ne tient pas en compte des quelques millions d'adultes et d'enfants qui suivent des cours de français dans les Alliances françaises ou dans divers clubs francophiles ou associations francophones.
La francophonie était rattachée entre 1993 et 1995 auministre de la Culture et de la Francophonie (Jacques Toubon), avant de relever d'un secrétaire d'État ou d'un ministre délégué auprès du ministre chargé des Affaires étrangères, chargé de la Coopération et de la Francophonie :Charles Josselin (1997-2002),Pierre-André Wiltzer (2002-2004),Xavier Darcos (2004-2005),Brigitte Girardin (2005-2007),Jean-Marie Bockel (2007-2008),Alain Joyandet (2008-2010). À la suite de la démission de ce dernier, enjuillet 2010, la francophonie disparaît des attributions ministérielles[49], et est prise en charge par une cellule de réflexion stratégique auministère des Affaires étrangères et européennes.
De 2012 à 2017, la Francophonie a été placée sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères, avec quatre ministres délégués ou secrétaires d'État successifs :Yamina Benguigui (2012-2014),Annick Girardin (2014-2016),André Vallini (2016) etJean-Marie Le Guen (2016-2017).
Durant lesgouvernements Philippe I etII (2017-2020), sous la présidence d'Emmanuel Macron, il n'y a pas eu de ministre ou de secrétaire d'État spécifiquement chargé de la Francophonie.
De juillet 2020 à mai 2022,Jean-Baptiste Lemoyne a occupé le poste de Secrétaire d'État chargé du Tourisme, des Français de l'étranger et de la Francophonie dans legouvernement Castex.Chrysoula Zacharopoulou lui a succédé de mai 2022 à janvier 2024 au sein dugouvernement Borne, avec le titre de secrétaire d'État chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux. Dans legouvernement Attal,Franck Riester a été nommé ministre délégué chargé du Commerce extérieur, de l'Attractivité, de la Francophonie et des Français de l'étranger de janvier à septembre 2024.Thani Mohamed Soilihi lui succède comme secrétaire d'État chargé de la Francophonie et des Partenariats internationaux dans legouvernement Barnier. Ces postes sont systématiquement rattachés auMinistère de l'Europe et des Affaires étrangères.

L'Organisation internationale de la francophonie (OIF) s'inscrit dans une solide tradition française d'interventionnisme linguistique[50]. La coopération multilatérale francophone est mise en œuvre par cette organisation et quatre opérateurs directs spécialisés :
L'Organisation internationale de la Francophonie est une organisation internationale intergouvernementale fondée sur le partage d'une langue et de valeurs communes. Elle compte à ce jour 61États et gouvernements membres de plein droit ou associés et32 observateurs[51].
Lesecrétaire général de la Francophonie,actuellement[Quand ?]Louise Mushikiwabo, est chargé de la mise en œuvre de la politique internationale ainsi que de l'animation et de la coordination de la politique de coopération. Il s'appuie sur un opérateur principal, quatre opérateurs directs et une assemblée consultative.
Tous les deux ans, un sommet rassemble les chefs d'État et de gouvernement des pays membres. Ce sommet définit les grandes orientations politiques de la Francophonie.
La Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF) est composée des ministres des Affaires étrangères ou des ministres chargés de la francophonie des pays membres de l'OIF. Cette conférence annuelle a pour mission de veiller à l'exécution des décisions arrêtées lors d'un Sommet et de préparer le Sommet suivant. De plus, elle recommande l'admission de nouveaux membres, ou de nouveaux observateurs.
Le Conseil permanent de la Francophonie (CPF) est composé des représentants personnels dûment accrédités par les chefs d'État ou de gouvernement membres des Sommets. Présidé par le secrétaire général, le conseil est chargé de la préparation et du suivi du sommet, sous l'autorité de la Conférence ministérielle.
La Charte de la Francophonie, adoptée en 1997 auVIIe Sommet de la Francophonie à Hanoï en 1997 et révisée par laXXIe conférence ministérielle de la Francophonie, est le support juridique de l'ensemble du cadre institutionnel francophone[52].
Les missions de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) sont définies dans le cadre stratégique décennal adopté au sommet de Ouagadougou en 2004, pour la période 2004-2014. Elles s'articulent autour des quatre points suivants[53] :
La diversité culturelle a fait l'objet de la déclaration de Cotonou en 2001[54], suivie par leIXe sommet de la Francophonie de Beyrouth en 2002 consacré au dialogue des cultures[55]. Les biens culturels n'échappent pas à la mondialisation accélérée des échanges marchands. Dans ce cadre, la Francophonie apparaît comme le fer de lance de la bataille pour la diversité des expressions culturelles[56].
La paix, la démocratie, les droits et libertés ont fait l'objet de la déclaration de Bamako en 2000[57].
L'OIF anime dans tous les domaines une concertation entre ses membres. Elle apporte à ses États et gouvernements membres un appui dans l'élaboration ou la consolidation de leurs politiques sectorielles. L'OIF mène des actions de coopération multilatérale, conformément aux grandes missions tracées par le Sommet de la Francophonie.
Un programme d'échange professionnel pour les jeunes est mis en place par l'OIF : levolontariat international de la Francophonie.
L'Organisation internationale de la francophonie collabore en priorité avec de nombreux opérateurs directs de la francophonie, et les autresinstitutions de la Francophonie autour de ses activités politiques et de coopération.
L'OIF associe lasociété civile en donnant un rôle consultatif à 63 associations accréditées dans les domaines d'intervention de la Francophonie (diversité culturelle, gouvernance démocratique, éducation)[58]. Ces associations se réunissent tous les deux ans dans une conférence des OING (organisations internationales non gouvernementales)[59].
L'OIF agit aussi en partenariat avec les organisations internationales et régionales.
Des sommets réunissent régulièrement les chefs d'État et de gouvernement des pays membres de la Francophonie. Les sommets qui ont eu lieu sont les suivants :
Deux pays francophones (Canada et France) sont membres duG7/G8 et plusieurs villes francophones sont au cœur d'institutions internationales :
Un certain nombre d'entreprises ou institutions principalement francophones ont une importance mondiale :
Dès 1962, le présidentLéopold Sédar Senghor soulignait la dimension culturelle de la francophonie dans un article fondateur : « Le français langue de culture »[65].
Dès les années 1990, les pays de la Francophonie ont cherché à exclure les biens culturels des accords internationaux sur le commerce : auVe Sommet de la Francophonie de Grande Baie en 1993, les États participants ont adopté une résolution sur l'exception culturelle auGATT[66]. AuVIIIe Sommet de la Francophonie de Moncton en 1999, les États francophones ont décidé de se concerter pour dégager des positions communes dans les organisations et conférences internationales afin de défendre ladiversité culturelle[67].
Le 2 novembre 2001, la31e Conférence générale de l'Unesco adoptait à l'unanimité une Déclaration universelle sur la diversité culturelle considérée comme « un patrimoine commun de l'humanité »[68].
Lors duIXe Sommet à Beyrouth, au Liban, en 2002, consacré au dialogue des cultures, les chefs d'État et de gouvernement des pays membres de l'OIF ont salué la déclaration de l'Unesco et ont appuyé le principe de l'élaboration d'un cadre règlementaire universel[69].
L'Organisation internationale de la francophonie s'est fortement impliquée tout au long du processus d'élaboration de la Convention de l'Unescosur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Il y eut en juin 2001 la tenue d'une Conférence ministérielle sur la culture à Cotonou. Puis l'OIF a envoyé des représentants spéciaux du secrétaire général pour des missions de sensibilisation auprès des gouvernements et de la société civile, et a mis en place une veille juridique avec des experts chargés d'examiner les projets de texte[70].
La Convention de l'Unesco « réaffirme le droit souverain des États de conserver, d'adopter et de mettre en œuvre les politiques et mesures qu'ils jugent appropriées pour la protection et promotion des expressions culturelles sur leur territoire », ce qui permet aux pays signataires d'élaborer des politiques autonomes de soutien au patrimoine culturel et à la création artistique (défiscalisation, subventions, mesures règlementaires, etc.), « quels que soient les moyens et techniques utilisés », et d'échapper au droit commun du commerce international[71].
La Convention prévoit une nouvelle forme de solidarité, en plaçant la culture au cœur du développement, avec un « traitement préférentiel pour les pays en développement », et avec la mise en place d'un fonds de coopération alimenté par des contributions volontaires des États et des dons privés.
Avant 2015, parmi les quarante « immortels » de l'Académie française, deux n'avaient pas le français pour langue maternelle :François Cheng (Chinois, naturalisé Français en 1971) etAssia Djebar (Algérienne).
Auprix Goncourt, depuis 1987, un quart des lauréats ne sont pas de langue maternelle française. On peut citerTahar Ben Jelloun (marocain),Amin Maalouf (franco-libanais),Andreï Makine (français d'origine russe),Jonathan Littell (franco-américain) etAtiq Rahimi (franco-afghan). Dans d'autres prix, des étrangers sont également récompensés pour leurs prestations d'écrivains en langue française, commeNancy Huston (prix Femina 2006),Dany Laferrière (prix Médicis 2009),Ahmadou Kourouma etMilan Kundera, de même queEugène Ionesco,Senghor et beaucoup d'autres.
À l'occasion du Forum Mondial sur la Langue Française, qui s'est tenu auQuébec (Canada), du 2 au 6 octobre 2012, l'OIF organise un concours pour tous les jeunes francophones de 18 à 30 ans qui est intitulé :Le français et moi. La règle : à partir du 3 avril 2012, il faut faire une vidéo d'une durée de 140 secondes maximum. Le sujet de ce concours : « Qu'est-ce que le français évoque pour vous et chez vous ? ». Voici les mots-clés donnés par l'OIF : grandir, vivre, communiquer, étudier, travailler, rêver, voyager, aimer ou créer en français auXXIe siècle. C'est une occasion unique et inespérée pour tous les jeunes francophones qui va permettre, pour le Forum Mondial sur la langue française, de savoir quel est l'état du français chez la jeunesse francophone. Le Forum Mondial sur la Langue Française sollicite ce concours par la créativité des vidéos dans un univers qui est totalement familier à la jeunesse francophone : l'univers numérique. Le concours était ouvert jusqu'au 15 juin 2012. Le premier prix est une tablette iPad. Ce concours est en partenariat avecTV5 Québec Canada[72].
Quel que soit leur support, lesmédias ont aujourd'hui, la possibilité de toucher unpublic international grâce àinternet ce qui ne suffit cependant pas à leur donner une envergure internationale. Pour atteindre cette dimension, il faut avoir la capacité de s'adresser à des publics diversifiés, et pouvoir traiter, de manière informée et structurée, de sujets intéressant la planète tout entière. Ceci suppose une stratégie et des moyens. Beaucoup de médias francophones restent encore confinés au territoire de laFrance. Il existe néanmoins quelques grands vecteurs internationaux.
La Francophonie a apporté une contribution à deuxsommets mondiaux sur la société de l'information à Genève (2003) et à Tunis (2005)[79]
L’Unesco a établi un rapport mondial en 2005. L’Agence intergouvernementale de la francophonie a également établi un dossier en 2005.
Il existe unebase de données lexicographiques panfrancophone.
Outre les pages officielles d'agences et organismes publics francophones (tels que l'OIF, l'Association internationale des régions francophones ou encore l'Association internationale des maires francophones), plusieurs pages de réseaux sociaux majeurs portent le nom de « Francophonie » et ont pour but de faire connaître le fait francophone à travers le monde.
Dans le cadre de la préparation duSommet de la Terre de Johannesburg du 26 août au 4 septembre 2002, s'est tenu un colloque international àDakar sur le thème « francophonie etdéveloppement durable : quels enjeux, quelles priorités pour l’horizon 2012 ? ». Ce colloque a été organisé par l’Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie (IEPF) et en collaboration avec le ministère de la Jeunesse, de l’Environnement et de l’Hygiène publique du Sénégal et l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF).
De nombreuses idées forces sont ressorties lors de ce colloque[80], notamment :
Le thème duXeSommet de la Francophonie à Ouagadougou en 2004 était : « la francophonie, espace solidaire pour un développement durable »[81].
Le développement durable a été inclus dans les missions de l'Organisation internationale de la francophonie en 2004.
Le site francophone Médiaterre sur le développement durable, présenté lors dusommet de Johannesburg comme une initiative de type II, permet d'animer un réseau de compétences réparti entre lespays du Nord et lespays du Sud. Il est organisé en plusieurs portails géographiques (Europe, Afrique, Amérique du Nord, Océan indien…) et thématiques (eau, biodiversité…). Il permet de publier des dépêches sur l'actualité du développement durable dans le monde.
Pour soutenir la mise en œuvre du Programme de développement durable des Nations unies à l'horizon 2030 dans l'espace francophone, l'OIF lance l'initiative participativeObjectif 2030 à travers son organe subsidiaire, l'Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD)[82],[83].

En 1988, l'OIF crée laJournée internationale de la francophonie, fêtée chaque 20 mars, pour célébrer le fait francophone sur tous les continents et appeler à la découverte des différentes cultures francophones et multilingues à travers le monde. La date choisie pour cette célébration est l’anniversaire de la création de la première organisation francophone, l’Agence de coopération culturelle et technique, lors de laConférence de Niamey auNiger, le 20 mars 1970. Depuis, un site en ligne recense les activités majeures organisées pour le 20 mars, par des particuliers, des écoles, des ambassades, instituts ou par l'OIF à travers le monde.
Le drapeau officiel de l'Organisation Internationale de la Francophonie représente un cercle, subdivisé en cinq arcs de couleurs différentes[84].
Tout comme ledrapeau olympique, il représente globalement les cinq continents habités. La palette des couleurs est identique, mis à part le noir remplacé par le violet.


Le Canada, ses provinces et ses territoires comptent leurs propres drapeaux officiels pour représenter leurs communautés francophones respectives[85].
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