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France libre

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Ne doit pas être confondu avecFrançais libre ouZone libre.

République française
France libre (1940-1942)
France combattante (1942-1943)

 – 
(2 ans, 11 mois et 16 jours)

Drapeau
Drapeau officiel
Blason
Emblème officiel
DeviseLiberté, Égalité, Fraternité
HymneLa Marseillaise
Informations générales
StatutRégime républicain derésistance
Gouvernement en exil
Texte fondamentalLois constitutionnelles de 1875[1]
CapitaleLondres (siège duCNF)
Brazzaville
Langue(s)Français
ReligionÉtat séculier
MonnaieFranc français
Histoire et événements
Seconde Guerre mondiale
Appel du 18 Juin, acte fondateur de la France libre
Philippe Pétain signe l'armistice franco-allemand
Pétain investi chef de l'État Français (régime de Vichy)
Formation dugouvernement de défense de l'Empire (Conseil de défense de l'Empire)
Formation dugouvernement national français (Comité national français)
La « France libre » est renommée « France combattante »
Création duComité français de libération nationale (CFLN)
LesForces françaises libres fusionnent dans l'Armée française de la Libération
Chef de la France Libre
PrésidentCharles de Gaulle
Gouvernements
Du auConseil de défense de l'Empire
Du auComité national français
Chef du gouvernementCharles de Gaulle
Parlement français
Chambre hauteSénat (De 1938 à 1940)
Chambre basseXVIe législature (De 1936 à 1940[2])

Entités précédentes :

Entités suivantes :

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LaFrance libre est le mouvement derésistance à la fois militaire et politique fondé àLondres par legénéral de Gaulle à la suite de sonappel du. La veille, le, face à laprogression allemande,Philippe Pétain, chef du gouvernement de laIIIe République, avait appelé l’armée française à cesser les combats pendant les négociations de l'armistice avec lesAllemands, qui en signèrent la convention le.

Quelques semaines plus tard, le, l'Assemblée nationale, réunie àVichy, vota uneloi constitutionnelle en vue de rédiger unenouvelle Constitution etdélégua les pleins pouvoirs constituants à Pétain. Le lendemain, Pétain se déclare, par le premier des actes constitutionnels de Vichy,« chef de l'État français » (régime de Vichy).

Dans le même temps, le général de Gaulle négocie avec les Britanniques pour être reconnu comme le chef d'un gouvernement en exil alors qu'il estime que le régime de Vichy est « illégitime, nul et non avenu ». Il forme leConseil de défense de l'Empire, annoncé le par lemanifeste de Brazzaville, à la suite du ralliement de diverses colonies, notamment l’Afrique-Équatoriale française (AEF) à partir de la fin août 1940. Cela donne à la France libre une assise territoriale, l'équivalent d'une capitale,Brazzaville en AEF, et un potentiel de soldats coloniaux et de ressources.

La France libre rassemble lesFrançais libres ralliés au général de Gaulle, qui ont en commun le refus de la défaite de 1940 et la volonté de poursuivre le combat contre l’envahisseur allemand et ses alliés, sous les ordres du général de Gaulle, en Grande Bretagne, dans l'empire colonial mais aussi en France métropolitaine, où se mettent en place progressivement des réseaux liés auBureau central de renseignements et d'action (BCRA). Les forces armées ralliées à la France libre sont appeléesForces françaises libres (FFL).

Le, la « France libre » est renommée « France combattante » par leComité national français pour marquer l'alliance entre la France libre et« des groupements qui à l'intérieur du pays participaient activement à la résistance »[3] et forment laRésistance intérieure française.

Le3 juin 1943, la France combattante devint l'une des composantes duComité français de libération nationale (CFLN). La capitale de la France libre est alors transférée de Brazzaville àAlger. La séance inaugurale de l'Assemblée consultative provisoire se tient au palais Carnot d’Alger, le. La même année, le1er août 1943, lesForces françaises libres (FFL) fusionnent avec l'Armée d'Afriquegiraudiste pour former l'Armée française de la Libération.

Histoire de la France libre

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La formation de volontaires français

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Charles de Gaulle.

La France libre est issue du ralliement au général de Gaulle des Français qui veulent poursuivre la lutte contre l'Allemagne aux côtés des alliés britanniques. Dès le, et dans la foulée de son appel à poursuivre la lutte, les ralliements sont d'abord individuels. Officiers, soldats, ou simples citoyens rallient ainsiLondres et de Gaulle. Dès le28 juin 1940,Winston Churchill, Premier ministre britannique, reconnaît legénéral de Gaulle comme le « chef des Français qui continuent la guerre ».

De nombreux militaires français se trouvent enGrande-Bretagne au début de l'été 1940, évacués deDunkerque ou membres du corps expéditionnaire deNorvège, mais seulement une faible partie de ces forces (3 000 à l'été 1940 en Grande-Bretagne) ralliera la France libre. La grande majorité choisira d'être rapatriée en France[4].

C'est aussi en cette période du début d'été 1940 que de jeunes Français souhaitant continuer le combat tenteront de rejoindre Londres et legénéral de Gaulle. Il deviendra immédiatement pour eux le symbole de la poursuite du combat qu'ils espèrent mener. Au mois d'août 1940, le général décide de regrouper les très jeunes volontaires et étudiants qui l'ont rallié pour leur donner une formation d'officier. En, l'École des Cadets de la France Libre était née[5]. Ces jeunes Français allaient ainsi pouvoir y poursuivre leur instruction dans l'attente de leur engagement au sein desForces françaises libres — eux qui étaient encore trop jeunes pour pouvoir se battre.

La reconnaissance officielle britannique

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Winston Churchill etAnthony Eden.

Par la suite, avec l'accord desChequers du7 août 1940, entre le Royaume-Uni et le général de Gaulle[6], le Royaume-Uni s'engagea à sauvegarder l'intégrité de toutes les possessions françaises et à restaurer intégralement l'indépendance et la grandeur de la France. L'accord desChequers est considéré par le gouvernement britannique comme effectif à compter du, date de la prise des pleins pouvoirs par lemaréchal Pétain et de la fin du régime républicain sur le territoire national. Cela permet au général de Gaulle de se considérer officiellement comme le détenteur légitime de la continuité de l’État, et de traiter comme tel avec lesAlliés. C'est dans cet esprit également que l'accord prévoit la formation d'un Comité français, embryon de gouvernement que de Gaulle s'attachera à mettre en place au plus vite.

Le gouvernement britannique s'engagea de plus à financer toutes les dépenses de la France libre, mais de Gaulle insista pour que ces sommes fussent des avances remboursables et non des dons qui auraient jeté une ombre, aussi ténue soit-elle, sur l'indépendance de son organisation. Les sommes dites furent effectivement remboursées, et bien avant la fin de la guerre. En effet, la location des navires marchands français libres aux services britanniques, les revenus de la flotte de pêche côtière, effectuée au large dupays de Galles, et la vente des produits coloniaux des territoires ralliés alimentèrent les caisses de la France libre[7].

UneCaisse centrale de la France libre est créée le à l'initiative dePierre Denis (Rauzan), afin de gérer les crédits accordés par le Trésor britannique, d'émettre des billets au porteur et des monnaies métalliques ayant force libératoire dans les territoires ralliés à la France libre.

Déclarations de guerre officielles

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Le 8 décembre1941, à la suite de l'attaque japonaise de Pearl Harbor, la France libre se déclare en guerre contre leJapon[8].

Les ralliements de territoires

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Félix Éboué, gouverneur duTchad, accueilleCharles de Gaulle en 1940.
Monuments aux marins de lamarine marchande de la France libre àPaimpol.

Le premier ralliement à la France libre est celui desDomaines français de Sainte-Hélène, le à l'initiative de Georges Colin, consul honoraire de France[9]. Enjuillet 1940, la France libre peut compter sur environ 7 000 hommes. Ses effectifs croissent notablement, en août –, à la suite du ralliement de plusieurs colonies africaines, océaniennes et asiatiques :Nouvelles-Hébrides (),Tchad (),Cameroun français (),Congo () etOubangui-Chari (),Établissements français de l'Océanie (),Établissements français de l'Inde dits « Comptoirs de l'Inde » (), etNouvelle-Calédonie ([10]). Ces ralliements confèrent, de plus, à la France libre une assise territoriale et donc une dimension étatique et non plus seulement militaire. À la fin, Britanniques etFFL ont cependant échoué à obtenir le ralliement de l'Afrique-Occidentale française, unetentative de débarquement à Dakar ayant été repoussée : l'AOF demeure provisoirement dans le giron vichyste. En, les Forces françaises libres comptent 27 000 hommes, 24 navires et une centaine d'appareils de différents types[11].

Vue du globe terrestre avec en bleu les territoires africains de la France libre.
L'Afrique française libre en novembre 1940.

Le, leGabon, dont le gouverneur avait annoncé son ralliement avant de se dédire[12], estconquis par la force des seuls FFL : toute l'Afrique-Équatoriale française est alors sous le contrôle de la France libre, plus leCameroun, formant ensemble l'Afrique française libre. En juillet1941, laSyrie et leLiban, anciens territoiresottomans alors administrés par la France sousmandat de la Société des Nations depuis la fin de laPremière Guerre mondiale, sontenvahis et conquis par les FFL et les Britanniques. Ces derniers, après leurconquête de Madagascar, rétrocéderont cette île à la France libre le (). De même, deux bataillons français — les futurs bataillons de marchenos 21 – 24 — stationnés àDjibouti,rallient ce territoire à la France libre le.

Les îlesSaint-Pierre-et-Miquelon (), ainsi queWallis-et-Futuna ()[13] et l'île deLa Réunion (), seront ralliées par lesforces navales françaises libres (FNFL).

Le ralliement des territoires coloniaux a été une étape fondamentale pour la France libre. Comme l'a montré Éric Jennings, elle a donné à la France libre une partie de son contingentement, a eu un rôle économique et politique décisif en lui offrant une assise territoriale[14]. Le terme d'État pour la France libre a été, et est encore[15], discuté. Pourtant le Conseil d'État a reconnu en 2018 son caractère étatique[16] et un livrerécent[Quand ?] concourt à démontrer comment en Afrique équatoriale française, la France libre était organisée comme un État, bien qu'embryonnaire : elle possédait les éléments constitutifs d'un État (population, territoire, autorité politique, capacité de créer le lien avec un autre État) et ses attributsstricto sensu (souveraineté et personnalité juridique)[17]. À titre d'illustration, il y avait une administration en AEF, un journal officiel qui s'inscrivait dans la continuité du JO de la République française (« Journal officiel de l'Afrique française libre et de l'AEF », les autorités battaient monnaie en AEF, d'abord sous la forme de « bons de caisse » imprimés sur place, puis après 1941, de billets de banque de 5, 25, 100 et 1000 francs, imprimés à Londres. Ces derniers portaient l'inscription« Afrique française libre »[18].

Les ralliements de Français de l'étranger

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Des communautés françaises à l'étranger se rallient également, créant des Comités de la France libre[19], qui apparaissent progressivement dans des pays comme lesÉtats-Unis (où est créé le mouvementFrance Forever)[20], leCanada[21], leBrésil[22], l'Argentine[23], leMexique[24], l'Égypte[25], leNicaragua[26] ouHaïti[27]. ÀHong Kong, le consul général de France prend contact avecLondres dès le, et constitue le 19 septembre un comité regroupant 40 des 120 résidents français de la colonie britannique enChine[28],[29].

Le,Albert Ledoux en poste àMontevideo, devient le premier diplomate de carrière à se rallier à la France libre et le il est nommé par le général de Gaulle son « représentant personnel dans ses relations avec le Comité franco-uruguayen »[30]. Le, Ledoux donne officiellement sa démission au gouvernement deVichy et le, par courrier manuscrit, le général de Gaulle, en exprimant le souhait d'avoir une représentation personnelle indépendante des Comités, étend singulièrement la mission de Ledoux et le nomme son« représentant personnel pour l'ensemble des États d'Amérique du Sud avec résidence àMontevideo »[30]. Directement rattaché au Général et couvrant un ensemble important de pays et autant de Comités dont l'Argentine, l'Uruguay, leBrésil, l'Équateur, lePérou, leParaguay, laBolivie et leChili,Venezuela etColombie exceptés, il est le tout premier embryon de ce que sera l'organisation d'une diplomatie parallèle dissidente et centralisée.

Des délégations de la France libre — équivalent d'ambassades — sont par la suite créées. La fonction de délégué de la France libre est occupée notamment parAlbert Ledoux pour l'Argentine, leBrésil, l'Uruguay, leParaguay et leChili[30], parJacques Soustelle auMexique, auLevant par le généralCatroux, enInde britannique parRobert Victor. EnPalestine sous mandat britannique, une « délégation de la France libre en Palestine et Transjordanie » est créée le, peu après la victoire sur les vichystes au cours de lacampagne de Syrie[31].

Les combats

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Campagnes militaires des FFL

Informations générales
DateVoir et modifier les données sur Wikidata

Batailles

Campagnes des Forces françaises libres

Afrique et Moyen-Orient


Europe


Océan Indien et Asie

Données clés

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Mémorial des Français libres érigé àGreenock, en Écosse ; il commémore leur contribution lors de labataille de l'Atlantique.

Les forces de la France libre sont désormais présentes sur plusieurs théâtres d'opérations aux côtés de leurs alliés britanniques : elles participent à labataille aérienne d'Angleterre, lancent une expédition àKoufra (), concourent au sein de laBrigade française d'Orient à laconquête de l'Érythrée italienne (février –), tandis que des marsouins dubataillon d'infanterie de marine interviennent dès dans laGuerre du Désert enLibye, ainsi que leurs premiers parachutistes, qui forment leFrench Squadron duSpecial Air Service, sur les arrières desforces de l'Axe. Enfin, les marins français libres prêtent la main à laRoyal Navy.

C'est la1re brigade desForces françaises libres (FFL) du généralKœnig qui, en retardant 14 joursRommel àBir Hakeim, a donné à la huitième armée britannique le temps de se replier et de se reformer sur la ligne fortifiée d'El-Alamein, où l'Afrika Korps a été stoppée sur la route deSuez.

L'établissement d'une autorité gouvernementale

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Le général de Gaulle est le chef de la France libre et son autorité est rarement mise en cause. Toutefois, il met rapidement en place des institutions montrant que la France libre n'est pas soumise à son seul pouvoir personnel. AvecRené Cassin, il établit des bases juridiques qui sont concrétisées par la publication d'unBulletin officiel des Forces françaises libres qui paraît le15 août 1940. C'est ensuite dans unJournal officiel de la France libre que chaque mois à partir dejanvier 1941, sont publiés leslois et décrets organisant la France libre.

Après l'échec de l'expédition de Dakar, de Gaulle se rend, avec une partie de ses troupes, enAfrique-Équatoriale française (AEF).

Par ordonnance du27 octobre 1940 est créé leConseil de défense de l'Empire dont les premiers membres sont legénéral Catroux, levice-amiral Muselier, legénéral de Larminat, legouverneur Éboué, legouverneur Sautot, lemédecin général Sisé, leprofesseur Cassin, lecapitaine de vaisseau d'Argenlieu[32] et lecolonel Leclerc. Une série d'ordonnances (lesordonnances de la France libre) permet de poser les bases de la légalité du régime.

Ce conseil sera consulté régulièrement malgré les difficultés dues à l'éloignement, notamment avant les affrontements franco-français en Syrie.

Le (jour où lemaréchal Pétain appelle ouvertement à lacollaboration, à la radio de Vichy), de Gaulle institue par ordonnance le « Conseil de défense de l'Empire », composé des différents chefs de territoires ralliés à la France libre.

LeGabon est alors conquis par les Forces françaises libres (FFL), du 9 au, de sorte que le bloc AEF-Cameroun est réunifié au sein de la France libre.

LeComité national français.

Le, de Gaulle publie dans leJournal Officiel de la France libre, àBrazzaville (qui en est devenue la capitale officielle, au cœur de l'Afrique française libre), une « Déclaration organique » officielle, contestant la constitutionnalité et la légitimité durégime de Vichy, suivie de plusieurs ordonnances et décrets invalidant les lois d'exclusion de Pétain. Ce faisant, il irrite Churchill, qui, ne perdant pas complètement l'espoir de s'entendre avec Pétain, voit d'un mauvais œil s'ériger un nouveau pouvoir français dépassant largement le cadre de la Légion de volontaires initiale.

À la suite de laCharte de l'Atlantique, adoptée le par Churchill etRoosevelt et proclamant le principe d'autodétermination des peuples, de Gaulle les prit au mot et créa enfin à Londres un véritable gouvernement de la France libre, sous le nom deComité national français le24 septembre 1941.

L'organisation militaire de la France libre

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Insigne du bataillon de Marcheno 2 de l'Oubangui-Chari (Afrique équatoriale française).

Les forces armées ralliées à laFrance libre ou créées par elle sont appeléesForces françaises libres (FFL). Leur emblème était lacroix de Lorraine. On distingue en leur sein lesForces aériennes françaises libres (FAFL) et lesForces navales françaises libres (FNFL).

De plus, on peut signaler l'existence, dès 1940, d'un service d'espionnage et de sabotage, leBureau central de renseignements et d'action (BCRA), qui, sous les ordres ducolonel Passy (Dewawrin), avait établi très tôt des réseaux clandestins en France.

L'enlisement du gouvernement de Vichy dans la collaboration avec l'Allemagne nazie

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Le gouvernement de Vichy officialisa lacollaboration avec l'Allemagne nazie dèsoctobre 1940, sous l’impulsion du maréchalPhilippe Pétain (et non dePierre Laval, comme on le croit généralement). La politique voulue par Pétain consistait à tenter de desserrer l’étau de l’armistice, ce qui lui a fait dire dans son discours du 30 octobre[33] :« J'entre aujourd'hui dans la voie de la collaboration. Ainsi, dans un avenir prochain, pourrait être allégé le poids des souffrances de notre pays, amélioré le sort de nos prisonniers, atténuée la charge des frais d’occupation. Ainsi pourraient être assouplie la ligne de démarcation et facilités l’administration et le ravitaillement du territoire ». Toutefois, les travaux des historiensEberhard Jäckel etRobert Paxton ont démontré que Pétain a activement recherché et poursuivi cette collaboration. La collaboration préconisée par Pétain exhortait au dépassement par les Français de leurs obligations découlant des conventions d'armistice pour accéder à un statut d'alliance avec l'Allemagne.

« Le vrai visage de la "France libre" », afficheantisémite et anti-gaulliste éditée par l'Institut d'étude des questions juives, novembre 1941.

Mais Hitler refusant de signer la paix tant que leTroisième Reich n’aurait pas gagné sur tous les fronts, ce qui aurait notamment permis la libération des prisonniers français, l'Allemagne restait l'ennemi ; et la collaboration avec celui-ci constituait unetrahison au sens de l'article 75 ducode pénal de l'époque.

Voici quelques dates marquant les débuts de la collaboration, tant dans le principe, que dans les actes :

La collaboration n'en allait pas moins s'aggraver par la suite.

Le renforcement du Comité français de Londres

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Outre les militaires et autres volontaires, des intellectuels, commeMaurice Schumann,René Cassin etJacques Soustelle, avaient également rejoint Londres. Citons ici pour l'exemple l'humoristePierre Dac qui pratiqua son art sur les antennes de laBBC. Ce ralliement d'un nombre appréciable de civils avait contribué à encourager de Gaulle à constituer à la tête de la France libre un véritable organisme politique avec pour objectif de se faire reconnaître comme un gouvernement en exil. Il avait pourtant fallu attendre le24 septembre 1941 pour voir émerger leComité national français, qui fit réellement fonction de gouvernement de la France libre.

Le13 juillet 1942, le terme de « France combattante » fut adopté à la place de « France libre ». Définie officiellement comme l'« ensemble des ressortissants français, où qu'ils soient, et des territoires français qui s'unissent pour collaborer avec lesNations unies dans la guerre contre les ennemis communs » et le« symbole de la résistance à l'Axe de tous les ressortissants français qui n'acceptent pas la capitulation et qui, par les moyens à leur disposition, contribuent où qu'ils se trouvent, à la libération de la France par la victoire commune des Nations unies », cette nouvelle appellation visait à signifier la prise en compte, par la France libre, de laRésistance intérieure, dans le combat de laRésistance française : la France libre et la « France captive » étaient« les deux éléments constitutifs d'une seule et même France qui est la France combattante ». Dans ce cadre, tout ce qui concernait à la fois la France libre et la Résistance intérieure changeait de nom (les délégués de la France libre devinrent « délégués du CNF », leJournal officiel de la France libre devintJournal officiel de la France combattante, laLettre de la France libre devint laLettre de la France combattante, les« en-tête de papier à lettres et timbres humides » furent remplacés au fur et à mesure de l'épuisement des stocks). En revanche, tout ce qui concernait la seule France libre conserva son nom initial (territoires français libres,Forces françaises libres, comités de la France libre, Caisse centrale de la France libre, libellés des billets de banque)[35].

L'intervention alliée en Afrique du Nord et le général Giraud

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Lors dudébarquement allié en Afrique du nord effectué sans le concours du général de Gaulle, mis à l'écart par Roosevelt et Churchill qui lui préfèrent legénéral Giraud, 400 volontaires civils arrêtèrentJuin et Darlan et neutralisèrent pendant 15 heures leXIXe corps d'armée vichyste, par leur putsch du. Si bien que les Alliés purent débarquer et encercler Alger sans opposition, avant d'obtenir le soir même la capitulation de cette ville avec son port intact. Quant àJuin etDarlan, désormais entre les mains des Alliés, ils finirent, sous la pression et les menaces dugénéral Clark, par ordonner le cessez-le-feu àOran et auMaroc, le, après trois jours de combats sanglants.

Charles de Gaulle (à droite) serrant la main d'Henri Giraud, devantRoosevelt etChurchill (conférence d'Anfa àCasablanca,).

Comprenant que les Alliés étaient en mesure de battre les forces de l'Axe, Darlan forma alors à Alger, sous le nom de « Haut Commissariat de France en Afrique », unnouveau gouvernement vichyste, rival du Comité national de Londres, qui maintient en vigueur enAFN etAOF les lois vichystes d'inspiration hitlérienne, et les détenus politiques de Vichy dans leurs camps de concentration du Sud.

Mais le, l'amiral Darlan fut assassiné par un jeune résistant,Bonnier de La Chapelle (fusillé deux jours plus tard). Giraud lui succéda alors, à la tête duCommandement en chef français civil et militaire, et maintint à son tour toutes les lois et mesures vichystes en vigueur.

Cependant à la différence de Darlan, Giraud, plus « maréchaliste » que « vichyste », n'avait pas collaboré, ce qui rendait plus facile l'union entre les autorités de Londres et Alger. Des négociations difficiles furent mises en route à cet effet, sous la pression de Roosevelt et Churchill, après laconférence de Casablanca de, dénommée aussi « conférence d'Anfa ».

La fusion

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Finalement, le3 juin 1943, leComité national français de Londres et leCommandement en chef français civil et militaire d'Alger fusionnèrent pour former, sous la coprésidence des généraux de Gaulle et Giraud, leComité français de la Libération nationale (CFLN), installé àAlger.

La clôture des engagements au sein des Forces françaises libres (FFL) eut donc lieu le31 juillet 1943 puisque celles-ci n'existaient plus. Le termeForces françaises libres (FFL) est toutefois souvent utilisé à tort pour désigner l'Armée française de la Libération, qui leur succéda.

La2e division blindée de Leclerc et la1re armée française deDe Lattre – au sein de laquelle opérait la1re division française libre – furent deux des fleurons issus de la fusion de l'armée de la France libre avec celle d'Afrique, après la libération de l'Afrique du Nord et lacampagne de Tunisie. Si certains Américains furent condescendants sur les opérations militaires menées par les forces françaises, entre 1940 et 1945, les Britanniques en furent bien plus respectueux, surtout après les exploits desFrançais libres à Bir Hakeim. Par ailleurs, l'action décisive menée par lecorps expéditionnaire français en Italie (auquel appartenait la1re DFL), sous les ordres deJuin, contribua de manière importante à réévaluer la valeur des Français aux yeux des Américains[36],[37],[38].

Si les Britanniques respectèrent sans difficulté, sauf au Levant, leur parole de restaurer la grandeur de la France, les Alliés de la deuxième heure comme les Soviétiques et les Américains, n'eurent pas le même souci, ni la même perception de la « France libre » du général de Gaulle. Les Russes ont toutefois gardé un souvenir bienveillant pour lesFrançais libres de l'escadrille Normandie Niémen, qui se distingua sur le front russe entre1943 et1945. Par ailleurs, les relations entreStaline et de Gaulle furent, en apparence, moins houleuses que celles qui opposèrentRoosevelt au chef de la France libre.

Après-guerre

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Le siège de l'Association des Français libres puis de la Fondation de la France libre de 1979 à 2015,rue Vergniaud, à Paris.

Dès, lesFrançais libres ont constitué l'Association des Français libres, qui regroupait plusieurs centaines d'amicales régimentaires et de sections, en France et dans le monde. Elle avait une triple vocation : maintenir les liens entre les anciens de la France libre, défendre ses intérêts moraux et assurer l'entraide entre ses membres. De 1945 à 2000, elle a fait paraître 310 numéros de laRevue de la France libre. Le, l'association s'est officiellement dissoute. Depuis, elle est relayée par laFondation de la France libre, située jusqu'en 2015 dans les anciens locaux de l'association, auno 59 de larue Vergniaud, à Paris, puis auno 16 de lacour des Petites-Écuries, et ouverte à tous. Celle-ci a été présidée successivement par le généralJean Simon (2000-2003),Pierre Messmer (2003-2007) etYves Guéna (2007-2011). Son président actuel est le généralRobert Bresse.

Origine des combattants

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Médaille commémorative des services volontaires dans la France Libre créée en.
Pavillon de la France Libre, plage de Courseulles-sur-Mer, Calvados, où débarqua le Général de Gaulle le.

SelonFrançois Broche, membre du conseil d'administration de la Fondation de la France Libre, plus de 30 nationalités se côtoient au sein des FFL et« sans goût excessif du paradoxe, on peut affirmer que la majorité des « Français » libres qui ont sauvé l'honneur du pays en 1940 ne sont pas des citoyens français ». Ainsi sur les 53 000 FFL (chiffre maximum à la dissolution des FFL à l'été 1943), on compte environ 32 000 coloniaux », qui ne sont pas citoyens français en 1940, 16 000 Français et environ 5 000 étrangers, provenant d'unités de la Légion étrangère ralliées aux FFL[39].

La liste, encore incomplète, établie parHenri Écochard, ancien combattant des Forces françaises libres, à partir du fichier général conservé auService historique de la défense, dénombre 52 230 Français libres, dont 9 120 sujets coloniaux, 2 810 étrangers et légionnaires, 2 000 personnes de nationalité incertaine et 38 300 citoyens français[40]. Toutefois,Jean-François Muracciole signale dansLes Français libres, l'autre Résistance qu'« un très grand nombre » de tirailleurs n'ont« pas signé d'engagement » ou que des fiches ont dû s'égarer, pour expliquer le faible nombre de« sujets coloniaux », en contradiction avec les autres données chiffrées disponibles. Il cite notamment un rapport de l'état-major général des FFL à Londres en date du, qui dénombre, à cette date, 61 670 combattants, dont 20 200 tirailleurs coloniaux et 20 000 hommes des troupes spéciales levantines (ces dernières sont des troupes supplétives, qui n'ont pas signé d'engagement dans la France libre, et ne sont pas reconnues FFL)[41]. Selon les propres estimations deJean-François Muracciole, entre leur création à l'été 1940 et leur fusion avec l'armée d'Afrique à l'été 1943, 73 300 hommes se sont engagés dans la France libre, dont 39 300 citoyens français, 30 000 coloniaux (essentiellement de l'Afrique noire) et 3 800 étrangers. En dépit de l'interdiction de pratiquer le service étranger, un nombre importun de citoyensSuisses rejoignirent également les forces de la France Libre et furent à la fin de la guerre condamné avant d'être finalement réhabilité en 2021[42].

Chronologie de la France libre

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1940

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DateÉvénements[43]Contexte historique
25 maiNomination de Charles de Gaulle commegénéral de brigade à titre temporaire.
5 juinEntrée de Charles de Gaulle dans legouvernement Reynaud commesous-secrétaire d'État à la Défense nationale.
9 juinPremière mission de Charles de Gaulle à Londres, chargé par Paul Reynaud de s'entretenir avec les responsables anglais de la conduite de la guerre.
10 juinLeContre-torpilleurLe Triomphant se rallie à l'Angleterre.
16 juinDeuxième mission de Charles de Gaulle à Londres pour y demander une aide matérielle au transfert des troupes françaises en AFN.
Démission dePaul Reynaud, remplacé par lemaréchalPhilippe Pétain.
Retour de Charles de Gaulle à Bordeaux.
17 juinLemaréchal Pétain, nouveau chef du Gouvernement français, annonce par un discours à la radio qu'« il faut cesser le combat » et qu'il demande à l'ennemi« les moyens de mettre un terme aux hostilités » (En fait, les Allemands, eux, poursuivent les combats jusqu'au)[44].Départ de Charles de Gaulle pour le Royaume-Uni.
18 juin110 élèves de l'école élémentaire de pilotageno 23 duMans, commandée par le lieutenantÉdouard Pinot, partent le soir du, deDouarnenez, à bord dulangoustierTrébouliste en direction deFalmouth.Premierappel du général de Gaulle à la poursuite de la guerre.
20 juin18 sous-officiers de l'école de radio-navigants deSaint-Jean-d'Angély commandé par le capitaineGeorges Goumin s'envolent à bord d'unFarman 220 pour l'Angleterre[45].
Quatre navires marchands (Anadyr,Rhin,Forbin,Capo di Olmo) rallient les forces alliées àGibraltar.
22 juinSignature de l'armistice.
24 juinEnTunisie, le sous-marinNarval, sous les ordres du commandantFrançois Drogou, quitte son port d'attache deSousse avec la majorité de l'équipage et se réfugie àMalte.
25 juinEntrée en vigueur de l'armistice.
27 juinAprès avoir tenté en vain de maintenir ses troupes dans la guerre aux côtés des Alliés, lecolonelEdgard de Larminat, chef d'état-major du commandant en chef des forces françaises duLevant, désavoué par son supérieur, est emprisonné mais s'évade le et passe par laPalestine pour rejoindre les FFL.
Le médecin-général inspecteurAdolphe Sicé, directeur du Service de santé de l'AEF, auCameroun se range du côté gaulliste.
Le chef de bataillonDiego Brosset, s'engage àBogota enColombie et rejoint les FFL.
120 hommes de la compagnie ducapitaineRaphaël Folliot, du24e régiment d'infanterie coloniale, quittent leLiban et[46] passent enÉgypte.
Lesous-marinNarval commandé par le capitaine de corvetteFrançois Drogou est le premier bâtiment de guerre à répondre à l’Appel du général de Gaulle[47].
28 juinLe gouvernement britannique reconnaît le général de Gaulle comme "chef des Français libres" qui continuent la guerre[48].
René Mouchotte s'envole à bord d'unCaudron C.440 Goéland d'Oran enAlgérie pour rejoindreGibraltar emmenant avec luiÉmile Fayolle,Charles Guérin,Henry Lafont, les sous-lieutenants observateurs Georges Heldt, André Sorret et le sergent-chef mitrailleur Duval[49].
29 juinLesous-marinRubis sous le commandement du capitaine de frégateGeorges Cabanier effectue un mouillage de mines à l’intérieur dufjord de Trondheim, sur les côtes de Norvège. À son retour, il est saisi, sans incident, le par laRoyal Navy[50].
30 juinL'amiralÉmile Muselier rejoint les FFL.
En Angleterre, parmiles troupes` ayant combattu àNarvik enNorvège, 900 hommes de lademi-brigade de la Légion étrangère, commandés par lelieutenant-colonelRaoul Magrin-Vernerey, 60 chasseurs alpins des5e et27e demi-brigades font le choix de reprendre le combat.
1er juilletLe capitaineAndré Dewavrin, dit Passy, est nommé chef des services secrets (2e et3e bureaux) de la France libre.
Une partie d'un escadron de
spahis à cheval du1er régiment de spahis marocains, commandé par le capitainePaul Jourdier, rejoint lesForces françaises libres enPalestine.
3 juilletHenri Bouquillard rejoint les FFL à partir duMaroc.Avant l'aube, les navires français réfugiés en Grande Bretagne sont saisis par les Britanniques lors de l'opération Catapult.
Attaque d'une escadre française composée notamment de 4 bâtiments de ligne àMers el-Kébir par la flotte britannique, causant la mort de 1 297 marins français :bataille de Mers el-Kébir.
6 juilletÀBobo-Dioulasso, enHaute-Volta, une batterie d'artillerie du6e régiment d'artillerie coloniale commandée par le capitaineJean-Claude Laurent-Champrosay rejoint les FFL en passant enCôte-de-l'Or britannique[51],[52].
10 juilletVote des pleins pouvoirs constituants à Philippe Pétain.
14 juilletDe Gaulle passe en revue à Londres un détachement desForces françaises libres (FFL).
17 juilletJacques Mansion, premier espion de la France libre envoyé en France occupée.
22 juilletLe gouverneurHenri Sautot rallie à la France libre l'administration française desNouvelles-Hébrides.
23 juilletLoi d'exception sur la déchéance de la nationalité française, pour ceux qui se sont rendus à l'étranger sans ordre de mission régulier.
25 juilletLecapitaine deHauteclocque, de l'état-major de la5e DI qui capturé pendant labataille de France (le) parvient à s'échapper le 17 juin et rejointLondres et se présente au général de Gaulle le, où il s'engage sous le nom de Leclerc.
2 aoûtSur appel a minima du ministre (Weygand), le tribunal militaire condamne Charles de Gaulleà mort, à ladégradation et à laconfiscation des biens[53].
Le généralPaul Legentilhomme, qui quitte laCôte des Somalis le et rejoint les FFL.

Ralliement du premier diplomate de carrière en poste à l'étranger (Uruguay),Albert Ledoux, à la France libre.

7 aoûtSignature de la Convention entre le général de Gaulle et le Royaume-Uni.
26 aoûtRalliement de la première colonie africaine, leTchad par le gouverneurFélix Éboué.
27 – 28 aoûtRalliement du blocAEF-Cameroun[54], à l'exception du Gabon.
31 aoûtLe corps expéditionnaire des Forces françaises libres (FFL), le général de Gaulle à sa tête, quitte l'Angleterre sur deux cargos : lePennland et le Westernland.
1er septembreÉtablissements français de l'Océanie : une consultation populaire organisée àTahiti etMoorea donne une quasi-unanimité en faveur du ralliement à de Gaulle[55].
2 septembreRalliement desÉtablissements français de l'Océanie, à la suite de la formation d’un gouvernement provisoire, et l'éviction du gouverneurFrédéric Chastenet de Géry.
7 septembreRalliement desÉtablissements français de l'Inde.
17 septembreLe généralGeorges Catroux arrive à Londres et se rallie à la France libre.
19 septembreRalliement de laNouvelle-Calédonie.
23 septembreÉchec à Dakar, de la tentative de ralliement du Sénégal.
18 octobreRalliement dugénéral Catroux à la France libre.
24 octobreEntrevue de Montoire entre Pétain et Hitler, et annonce de la « Collaboration » pour accélérer la défaite britannique.
27 octobreCréation duConseil de défense de l'Empire, parordonnance deBrazzaville et début de lacampagne du Gabon sous le commandement de Leclerc.
30 octobreLa déclaration de Pétain est comprise comme une déclaration de guerre contre eux, par les Français libres[56].Déclaration de Pétain à la radio, appelant à la collaboration et affirmant la nécessité« d’éteindre les divergences de l’opinion, de réduire les dissidences de ses colonies »[34].
12 novembreFin de lacampagne du Gabon. LeGabon est entièrement contrôlé par la France libre qui y installe un nouveau gouverneur.
28 novembreLe généralGeorges Catroux est nommé représentant de la France libre auLevant.
8 décembreRetrait de la nationalité française du général de Gaulle.
24 décembreReconnaissance britannique duConseil de défense de l'Empire constitué par le général de Gaulle.

1941

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DateÉvénementsContexte historique
20 févrierLa brigade française libre d'Orient commandée par lecolonel Magrin-Vernerey dit Monclar, entre encampagne enÉrythrée et est victorieuse àKub Kub.
1er marsLaColonne Leclerc enlève l'oasis de Koufra. Leclerc y prête le serment de ne pas déposer les armes avant d'avoir libéréStrasbourg.
8 avrilEnÉrythrée, victoire des FFL àMassaoua.
10 avrilLe GénéralGeorges Catroux est condamné à mort par contumace par legouvernement de Vichy.
14 mars –
31 août
Séjour de Charles de Gaulle en Afrique et auMoyen-Orient.
2 maiCoup d'État anti-britannique enIrak.
6 maiOrdres de Darlan et de Pétain augénéral Dentz d'accueillir enSyrie les avions allemands et de délivrer des stocks d'armes français aux Irakiens combattant les Britanniques.
9 maiAuLevant, après autorisation dugouvernement de Vichy, atterrissage àDamas des premiers appareils allemands.
13 mai1re livraison de 300 tonnes d'armes de l'armée duLevant auxIrakiens se battant contre l’armée britannique
28 maiSignature desprotocoles de Paris, par l'amiral Darlan.
7 juinSous le nom depremière division légère française libre et sous le commandement dugénéral Legentilhomme les FFL et les Britanniques entrent enSyrie en juin1941 et combattent les forces françaises restées fidèles aurégime de Vichy. Elles entrent victorieuses dansDamas le.Début de l’intervention des FFL et des Britanniques enSyrie pour contrer l'installation allemande au Levant.
22 juinDébut de l'invasion de l'URSS par l'Allemagne et entrée en guerre de l'URSS.
14 juilletArmistice de Saint-Jean-d'Acre, accordé par les Britanniques aux conditions exigées parDentz, en présence desFrançais libres.
14 aoûtCharte de l’Atlantique.
29 aoûtExécution d'Honoré d'Estienne d'Orves, officier de la France libre, en mission en France.
24 septembreInstitution duComité national français de Londres (CNF).
26 septembreReconnaissance du CNF par l’URSS[57].
23 octobreCharles de Gaulle à la BBC invite la Résistance de stopper, dans l'immédiat, les attentats anti-Allemands.
7 décembreAttaquejaponaise contre la flotte dePearl Harbor et entrée en guerre desÉtats-Unis.
24 décembreRalliement deSaint-Pierre-et-Miquelon par lesFNFL de l'amiralÉmile Muselier, sans l'accord des États-Unis et du Canada
Nomination deJean Moulin, venu de France, comme délégué du Comité national pour lazone non occupée.

1942

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DateÉvénementsContexte historique
18 févrierPerte corps et biens (130 hommes) du croiseur sous-marinSurcouf dans lamer des Antilles à la suite d'un abordage avec un cargo américain ou bombardé par méprise par un avion de l'US Air Force.
27 février1er ramassage par avion d'un agent duBCRA, lecolonel Rémy en France occupée.
3 marsL'amiralMuselier quitte le Comité national.
Fin marsRamassage aérien en France deChristian Pineau, syndicaliste et dirigeant deLibération-Nord.
18 avrilRetour au pouvoir dePierre Laval.
28 avrilDéclaration Manifeste de De Gaulle aux mouvements de résistance.
MaiRamassage aérien en France d’Emmanuel d’Astier, chef deLibération-Sud et de Philippe Roques.
5 maiÀMadagascar, les britanniques déclenchent l'opération Ironclad.
9 – 10 maiDestruction de la grande antenne de l'émetteur d'Allouis (Radio-Allouis) par 2 parachutistes FFL.
26 mai –
11 juin
Bataille de Bir-Hakeim, où labrigade française libre du généralKœnig donne le temps à la8e armée britannique en déroute de seretrancher à El-Alamein, en détruisant de nombreux blindés ennemis, et en retardant l'Afrika Korps deRommel de 12 jours.
30 juinFin de l’offensive Rommel, à El-Alamein.
9 juilletReconnaissance américaine du Comité national « comme symbole de la résistance française ».
14 juilletLa « France libre » devient « France combattante »[35].
Fin juilletRamassage aérien en France d’André Philip.
André Philip remplaceAndré Diethelm, comme commissaire à l’Intérieur.
19 aoûtDébarquement anglo-canadien de Dieppe auquel participent les FNFL.
3 septembreExtension du prêt-bail à la France combattante.
28 septembreReconnaissance soviétique du Comité national « comme ayant seule qualité pour organiser la participation des citoyens et des territoires français à l’effort de guerre ».
23 octobre –
4 novembre
Seconde bataille d'El Alamein à laquelle participent les1re et2e brigades françaises libres.
8 novembreDébarquement allié en Afrique du Nord (opérationTorch).
Putsch du, à Alger, avec arrestation des générauxJuin etDarlan et neutralisation duXIXe corps d'armée vichyste par 400 résistants.
Reddition d'Alger, à 17 heures, par
François Darlan etAlphonse Juin encerclés par les forces alliées.
8 – 11 novembreRésistance sanglante de l’armée d’Afrique au débarquement allié, au Maroc et à Oran.
Livraison sans combat, par la même armée d’Afrique, de toute la Tunisie aux Germano-Italiens.
11 novembreLivraison sans combat par l’armée d’armistice de toute la zone non occupée aux Germano-Italiens.
13 novembreConstitution parFrançois Darlan à Alger d'un gouvernement, reconnu par les États-Unis, pour l'Afrique du Nord et l'AOF, sous l'intitulé de « Haut Commissariat en Afrique ». Constitution d'un « Conseil impérial » composé, avec Darlan etBergeret, des proconsuls vichystes d'Afrique du Nord et d'AOF (Noguès,Châtel etBoisson).
maintien des lois d’exception et des camps de concentration de Vichy, en Afrique du Nord sous contrôle américain, en dehors de toute pression allemande[58]. Darlan prétend gouverner« au nom du maréchal empêché », bien qu'étant condamné par Vichy.
22 novembreAccordsClark-Darlan.
27 novembreSabordage de la flotte française à Toulon.
28 novembreRalliement forcé à la France combattante de laCôte française des Somalis.
30 novembreRalliement à la France combattante de l'île de La Réunion.
14 décembreTransfert deMadagascar à la France combattante par les Britanniques.
24 décembreMeurtre de l’amiralFrançois Darlan parFernand Bonnier de La Chapelle.
25 décembreDe Gaulle propose sans succès une rencontre à Giraud.Élection de Giraud par le « Conseil Impérial », comme Haut-commissaire et maintien de la législation de Vichy.

1943

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DateÉvénementsContexte historique
JanvierUnification des 3 principaux mouvements de résistance de zone sud, au sein duM.U.R.
13 janvierArrivée de lacolonne Leclerc enTunisie, après la conquête duFezzan et la prise à revers de laligne Mareth par lesForces françaises libres (FFL).
14 – 24 janvierConférence de Casablanca (1943), dite aussi « conférence d'Anfa ».De Gaulle y rencontreGiraud.
31 janviercréation de l'Organisation de résistance de l'armée (ORA), commandée par le généralAubert Frère.
1er févrierReformation de la1re division française libre sous le commandement du général deLarminat, à partir de la1re brigade du généralKoenig et de la2e brigade du colonelBrosset. Formation en AEF de 5 nouveaux bataillons français libres.
2 févrierCapitulation allemande àStalingrad.
21 févrierNomination deJean Moulin comme délégué général du Comité national pour toute la France occupée.
5 marsLe bataillon d'infanterie de marine et du Pacifique et la colonne volante remportent la victoire deMédenine (Tunisie).
14 marsDiscours de Giraud renonçant à la législation de Vichy… sauf à la législationAntisémitisme.
26 marsCréation du Comité de coordination des 5 principaux mouvements de résistance de zone Nord, parPierre Brossolette.
28 marsLa Force L (Leclerc) s'empare deGabès.
31 marsFerhat Abbas lance leManifeste du peuple algérien.
1er avrilArrivée àAlger de laMission Catroux.
7 maiPrise deBizerte et deTunis.
27 maiApport par le CNR de son appui à de Gaulle.Constitution en France duConseil national de la Résistance (CNR), regroupant les principaux mouvements de résistance, tendances politiques et syndicats.
30 maiArrivée du général de Gaulle à Alger.
2 juinManifestation de masse en faveur de Charles de Gaulle, à Alger.
3 juinConstitution duComité français de la Libération nationale (CFLN), avec coprésidence de Giraud et de De Gaulle.
21 juinRalliement forcé dans le camp des Alliés de la flotte d'Alexandrie (Égypte), sur la menace de Churchill de ne plus payer les soldes de ses équipages.
30 juinRentrée en guerre des Antilles, à la suite de violentes manifestations populaires contre l'amiral vichysteRobert (et après le sabotage sur ses ordres d'une partie de la flotte et de la totalité des avions).
2 – 23 juilletVisite de Giraud aux États-Unis.
6 juilletSous la présidence du général de Gaulle, le CFLN adopte une ordonnance « relative à la légitimité des actes accomplis pour la cause de la libération de la France et à la révision des condamnations intervenues pour ces faits », concernant l'ensemble de laRésistance française (Forces françaises libres etRésistance intérieure)[59].
10 juilletDébarquement allié enSicile (opération Husky).
25 juilletChute deMussolini.
31 juilletPrésidence politique du CFLN par le général de Gaulle (Giraud restant président militaire).
1er aoûtFusion avec l'armée d'Afrique des Forces françaises libres (FFL) qui cessent donc officiellement d'exister.

Archives

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LesArchives nationales conservent une bonne partie des archives de la France libre, dont les archives dites « civiles » du BCRA[60]. Des fonds sont également disponibles aux Archives du ministère des Affaires étrangères[61]. Les archives du maréchal Leclerc, de la2e DB et des évadés de France par l'Espagne sont conservées au Mémorial du maréchal Leclerc de Hauteclocque et de la libération de Paris, ainsi que divers fonds privés ; celles des autres unités des Forces françaises libres (FFL) auService historique de la défense (SHD), de même que les archives dites « militaires » du BCRA et le fichier général des FFL. Des documents sont disponibles dans les dossiers des compagnons de la Libération constitués au musée de l’ordre de la Libération, installé aux Invalides. Les archives du général de Gaulle ont été versées aux Archives nationales, laFondation Charles-de-Gaulle disposant également d'un fonds. Plusieurs autres personnalités de la France libre disposent également de fonds privés. Ainsi, les papiers de l'amiralGeorges Thierry d'Argenlieu ont été confiés par ses héritiers aux Archives nationales en 1991.

Notes et références

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  1. La France libre ne reconnaît pas laloi constitutionnelle du durégime de Vichy.
  2. au.
  3. Journal officiel de la France combattante,no 9.
  4. Jean-Louis Crémieux-Brilhac, « La France Libre », dansLa France des années noires, tome 1, Éd. du Seuil, 1993 ; rééd. coll. « Points-Histoire », 2000,p. 195-197.
  5. L'École militaire des Cadets de la France Libre,http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/dossiers-thematiques/1940-1944-la-seconde-guerre-mondiale/les-cadets-de-la-france-libre/analyses/l-ecole-militaire-des-cadets-de-la-france-libre.php.
  6. René Cassin,« L'accord Churchill-de Gaulle »,Revue de la France Libre,no 29, juin 1950.
  7. Jacques Bauche,« L’histoire financière de la France Libre »,Revue de la France Libre,no 232, troisième trimestre 1980.
  8. « Décembre 1941 – Fondation de la France Libre », surfrance-libre.net(consulté le)
  9. « Le Domaine français de Sainte-Hélène »(consulté le).
  10. 1940 - les dates clefs de la formation de FNFL.
  11. Dominique Lormier,C'est nous les Africains : L'épopée de l'armée française d'Afrique 1940-1945, Paris, Calmann-Lévy,, 48 p.(ISBN 2-286-02021-3).
  12. Pierre Montagnon,La France coloniale, tome 2, Pygmalion-Gérard Watelet, 1990, p. 28.
  13. Jean-MarcRegnault, « La France Libre, Vichy et les Américains – Des relations difficiles dans le Pacifique en guerre. L'exemple des îles Wallis et Futuna (1940-1942) »,Outre-mers,vol. 91,no 344,‎,p. 181-200(DOI 10.3406/outre.2004.4118,lire en ligne, consulté le).
  14. Eric Jennings,La France libre fut africaine, Paris, Perrin,
  15. Pierre Birnbaum,La leçon de Vichy, Paris, Seuil,,p. 149
  16. Conseil d'État, « "Association du Musée des Lettres et Manuscrits, et autres" »,Décisions du Conseil d'État (en ligne),‎(lire en ligne)
  17. Florence Renucci,Les coutumes dans la fabrique des droits africains, Paris, Dalloz,,p. 9-23
  18. Florence Renucci,Les coutumes dans la fabrique des droits africains, Paris, Dalloz,,p. 15
  19. Jean Hauser,« Les Comités France Libre à l'étranger »,Revue de la France Libre,no 156 bis, juin 1965.
  20. « Le comité de la France Libre des États-Unis »,Revue de la France Libre,no 126, juin 1960, et Richard de rochemont,« France Forever »,Revue de la France Libre,no 209, janvier-février 1975.
  21. Marthe Simard-Reid,« Le Comité de la France Libre du Canada »,Revue de la France Libre,no 126, juin 1960, et« Les Comités de la France Libre au Canada et en Égypte »,Revue de la France Libre,no 29, juin 1950.
  22. Jean Hauser,« Le Comité de la France Libre du Brésil »,Revue de la France Libre,no 126, juin 1960, et« Le Comité de la France Libre de São Paulo »,Revue de la France Libre,no 126, juin 1960.
  23. « Le Comité de la France Libre d'Argentine »,Revue de la France Libre,no 126, juin 1960.
  24. René Dubernard,« Le Comité de la France Libre du Mexique »,Revue de la France Libre,no 126, juin 1960.
  25. Émile Minost,« Le Comité de la France Libre d'Égypte »,Revue de la France Libre,no 126, juin 1960.
  26. Paul Teysseyre,« Le Comité de la France Libre au Nicaragua »,Revue de la France Libre,no 126, juin 1960.
  27. Ferdinand Fatton,« Le Comité de la France Libre d'Haïti »,Revue de la France Libre,no 126, juin 1960.
  28. Louis Biau,« Le Comité de la France Libre de Hong-Kong »,Revue de la France Libre,no 126, juin 1960, et Carlos Arnulphy,« Le Comité de la France Libre de Hong-Kong »,Revue de la France Libre,no 209, janvier-février 1975.
  29. « 160 ans des relations Hong Kong-France : 16 histoires », Consulat général de France à Hong Kong et Macao.
  30. ab etcDirection des Archives duMinistère des Affaires étrangères, collection Diplomatie et Histoire par Colette Barbier,Henri Hoppenot, chapitre IV : « l'Exil », page ?.
  31. Dominique Trimbur, « Heurs et malheurs d’un consul de France à Jérusalem – Amédée Outrey, 1938-1941 »,Bulletin du Centre de recherche français de Jérusalem,no 2, printemps 1998,p. 52-75, mis en ligne le 19 juin 2008, consulté le 15 septembre 2009.
  32. ordredelaliberation.fr, Georges Thierry d'Argenlieu.
  33. « 30 octobre 1940, Pétain annonce l'entrée dans la collaboration », surIna.fr(consulté le)
  34. a etb« Pétain, Philippe : Message du »,Themenportal Europäische Geschichte, sur le siteeuropa.clio-online.de, consulté le 26 mai 2009.
  35. a etbVoirla « communication relative à l'appellation « France combattante » » et la « circulaire relative au changement d'appellation de la « France libre » en « France combattante » » dans leJournal Officiel de la France Combattante du vendredi.
  36. Télégramme du généralMarshall, chef d'état-major général des armées américaines, au Pentagone, au général Clark, commandant laVe Armée anglo-américaine en Italie, 5 juin 1944 :« Présentez mes félicitations au général Juin et à ses commandants de divisions du C.A français pour le grand succès qu'ils ont remporté. Dites leur qu'ils ont fait revivre l'armée française que je connaissais, celle de la Marne et de Verdun. », Bernard Pujo,Le général George C. Marshall (1880-1959), Economica, 2003,p. 154.
  37. Lettre du généralAlexander, commandant les armées alliées en Italie, au général Juin :« Je vous apporte, à vous personnellement mes plus profonds remerciements et vous exprime mon admiration sans bornes pour la maîtrise avec laquelle vous avez conduit vos troupes et mené vos batailles. Sous votre direction éclairée et ardente, la gloire des Armées Françaises a été une fois de plus manifestée au monde. À la bravoure de vos Officiers et Soldats, j'apporte ma très chaude admiration et ma profonde reconnaissance. La France peut à juste titre être fière de la bravoure de ses enfants du Corps expéditionnaire français. »,Mémoires du général Juin, général Juin, éd. Fayard, 1959, vol. 1,p. 354.
  38. Lettre du généralClark, commandant laVe Armée anglo-américaine en Italie, au général Juin :« Je perds […] l'appui infiniment précieux de quatre des plus belles divisions ayant jamais combattu […]. Pour moi, cela a été une source profonde de satisfaction que de constater combien la part vitale prise par les troupes françaises de la Ve Armée pendant toute notre campagne d'Italie contre l'ennemi commun a été universellement reconnue. Pendant ces longs mois, j'ai eu le réel privilège d'être moi-même témoin des preuves les plus éclatantes que les soldats français, héritiers des plus belles traditions de l'Armée française, nous ont apportées. Néanmoins, non satisfaits de ceux-ci, vous et tous les vôtres avez ajouté un nouveau chapitre d'épopée à l'histoire de France […]. L'allant et le mépris complet du danger constamment démontrés par le C.E.F. sans exception, ainsi que les hautes qualités militaires professionnelles de l'officier français, ont suscité l'admiration de vos Alliés et la crainte chez l'ennemi. »,Mémoires du général Juin, général Juin, éd. Fayard, 1959,vol. 1,p. 355.
  39. François Broche, Georges Caïtucoli,Jean-François Muracciole (dir.),La France au combat : de l'appel du 18 juin à la victoire, 2007, Perrin,p. 149.
  40. Jean-François Muracciole, « Écochard, liste »,François Broche, Georges Caïtucoli,Jean-François Muracciole (dir.),Dictionnaire de la France Libre, Éditions Robert Laffont, coll. Bouquins, 2010,p. 494-496.
  41. Jean-François Muracciole,Les Français libres, l'autre Résistance, Tallandier, 2009,p. 33-37.
  42. (de) GuidoBalmer, « Les Suisses et Suissesses de la Résistance »,Musée national - Blog sur l'histoire suisse,‎(lire en ligne[archive du], consulté le)
  43. [PDF]« Chronologie de la France Libre (1940–1945) », sur le siteconcours-resistance.org.
  44. Administrateur, « Le discours du maréchal Pétain le 17 juin 1940 - Fondation de la France Libre »,(consulté le)
  45. Georges Goumin 1905-1941.
  46. Qui constitueront eux aussi lebataillon d'infanterie de marine.
  47. Administrateur, « Le sous-marin Narval - Fondation de la France Libre »,(consulté le)
  48. « Les débuts de la France Libre - Fondation Charles de Gaulle »,(consulté le)
  49. René Mouchotte Première partie : de 1935 à l'automne 1940.
  50. Le sous-marin mouilleur de minesRUBIS des FNFL.
  51. Les Forces françaises libres Le premier régiment d'artillerie.
  52. Le ralliement de Laurent-Champrosay.
  53. « Éclairage sur une œuvre : La condamnation à mort de Charles de Gaulle | Musée de la Libération Leclerc Moulin », surwww.museeliberation-leclerc-moulin.paris.fr(consulté le)
  54. Récit du ralliement du Cameroun.
  55. Les ÉFO dans la Seconde Guerre mondiale : la question du ralliement et ses conséquences.
  56. Daniel Cordier,Alias Caracalla – Mémoires, 1940-1943, Gallimard, coll. « Témoins », Paris, 2009,931 p.(ISBN 207074311X et978-2070743117),p. 191.
  57. Jean Lacouture,Charles de Gaulle, I. Le rebelle 1890-1944, Éditions du Seuil, 1984,(ISBN 2-02-006969-5),chap. 26,p. 508.
  58. Cf.Situation politique en Afrique française libérée (1942-1943).
  59. https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000880793/ JORF du et JORF du à Alger
  60. Fonds du BCRA aux Archives nationales.
  61. [1].

Voir aussi

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Le généralde Gaulle dans son bureau de la France libre à Londres en 1942.

Sources primaires

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  • Le Journal Officiel de la France libre, réédité par la Direction des journaux officiels en 1995.

Mémoires

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  • Charles de Gaulle,Mémoires de guerre :
    • Volume I -L'Appel, 1940-1942, Paris, 1954,
    • Volume II -L'Unité, 1942-1944, Paris, 1956,
    • Volume III -Le Salut, 1944-1946, Paris, 1959.
  • La Mémoire des Français libres - Hommes et combats, compilation en 7 tomes des articles historiques publiés depuis 1945 dans laRevue de la France libre, Fondation de la France libre, 2002.
  • Jacques Soustelle,Envers et contre tout, tomes I et II, Robert Laffont, Paris, 1950.

Bibliographie

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Unebibliographie plus complète est disponible sur le site de la Fondation de la France libre.

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