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| Françoise Seligmann | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Sénatrice française | |
| – (3 ans, 6 mois et 3 jours) | |
| Élection | 28 septembre 1986 (suppléante) |
| Circonscription | Hauts-de-Seine |
| Groupe politique | SOC |
| Prédécesseur | Robert Pontillon |
| Successeur | Robert Badinter |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Claudine Renée Josette Jullien |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Marseille |
| Date de décès | (à 93 ans) |
| Lieu de décès | Neuilly-sur-Seine |
| Nationalité | |
| Parti politique | PS |
| Profession | Directrice de journal |
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Françoise Seligmann, née Claudine Renée Josette Jullien, le àMarseille et morte le àNeuilly-sur-Seine, est unerésistante,journaliste etfemme politiquefrançaise.
Née àMarseille le 9 juin 1919[1], Claudine Jullien fait ses études aulycée Montgrand àMarseille : baccalauréat de philosophie, puis deux années declasses préparatoires littéraires aulycée Thiers de Marseille puis à Bordeaux, où elle assiste à la défaite face à l'Allemagne nazie. Elle retourne alors à Marseille pour rejoindre sa mère. Elle a 21 ans au début de l'Occupation allemande. En 1940, le « statut des juifs » qui exclut sa mère, Laure Beddouckh, enseignante et journaliste, de l'enseignement comme de la presse, la conduit à interrompre ses études pour gagner sa vie. Son père, qui vit àCasablanca où il s'est remarié, lui propose de le rejoindre et de ne pas rester auprès de sa « juive de mère » (selon ses termes). Elle refuse[2].
Elle entreprend une carrière d'assistante sociale, spécialisée dans l'enfance délinquante, d'abord auprès de Germaine Poinsot-Chapuis, au tribunal d'enfants deMarseille et autribunal pour enfants de Marseille, ensuite auprès de la Mère supérieure du Bon Pasteur dePau et de l'abbé Plaquevent, enfin au tribunal d'enfants deLyon[3] où elle est chargée d'enquêter sur les cas soumis au tribunal et de présenter des rapports. Parallèlement, elle fait un stage d'infirmière à l'hôpital de Grange-Blanche.
Dans le courant de l'année1941, elle entre en contact avec laRésistance. Très vite, elle reçoit pour mission de convoyer des familles juives jusqu'à lafrontière suisse. En novembre 1941, elle crée avec le pasteur suisseRoland de Pury une chaîne d'évasion vers la Suisse, dont elle organise les conditions de séjour et de passage dans le village d'Archamps.
Durant l'année 1942, Françoise rencontre à Lyon, au temple de larue Lanterne dontRoland de Pury, résistant, est le pasteur,Henri Frenay etBerty Albrecht, membres du mouvementCombat. Ils lui confient le soin de distribuer leur journal clandestin[4]. Elle convoie personnellement de Lyon àArchamps une centaine de juifs et de réfugiés politiques (intellectuels, syndicalistes, parlementaires) fuyant l'Allemagne et l'Europe Centrale, et leur fait traverser la frontière.
Le 23 janvier 1943, elle apprend l'arrestation de sa mère,Laure Beddoukh, à son domicile de Marseille et part à sa recherche dans les commissariats et prisons de la ville. Libérée par un commissaire de police, elle regagne son domicile et y retrouve sa fille, puis elles se rendent toutes les deux à Lyon où sa mère trouve refuge chez des amis[5].
Elle cesse l'activité de convoi des familles juives sur ordre de ses chefs dumouvement Combat avant l'arrestation deRoland de Pury et son incarcération à laprison Montluc en1943[3]. Sur l'ordre deClaude Bourdet, elle quitte son poste au tribunal et entre dans la clandestinité. Le11 novembre 1942, la zone libre est occupée.
En mai 1943, elle organise un réseau d’accueil pour les évadés vendéens auprès des pasteurs de Fontenay-le-Comte, Moncoutant, Mouilleron. Elle y conduit notammentChristine, la secrétaire deFrançois Morin-Forestier après son évasion des services de laGestapo de l’Hôtel Dieu de Lyon[3].
Au cours de ces années de résistance, Françoise Seligmann rencontreAlbert Camus,Claude Bourdet ouPascal Pia, avec lesquels elle participe à l'aventure dujournal Combat[6].
Au sein du mouvement « Combat », elle s'occupe alors du service social, comme d'ailleurs de nombreuses résistantes, ce qui signifie qu'elle vient en aide aux résistants et à leurs familles, par exemple pour fournir de faux papiers et pour trouver des lieux d'hébergement et de repli pour les fugitifs. Elle travaille également pour leNAP (Noyautage des administrations publiques), organisation du mouvement « Combat » créée pour infiltrer les administrations deVichy[2].
Elle travaille aussi, à partir de juin 1943, pour lesMouvements Unis de la Résistance (MUR), qui résultent de la fusion des mouvements de la zone sud (Combat, Libération-Sud et Franc-Tireur) en janvier 1943. Elle est recrutée parMarcel Peck, chef adjoint duN.A.P. (Noyautage des Administrations Publiques, dirigé par Claude Bourdet) et travaille jusqu’à la Libération conjointement pour le service social et pour le N.A.P., pour lequel elle effectue des missions de reconnaissances.
En décembre 1943, elle est envoyée en mission enSuisse pour le compte des M.U.R. Elle y séjourne un mois pour une tournée de conférences organisée par la délégation française de la Résistance à Genève afin de faire connaître l’action de la Résistance et de recueillir des fonds qui manquent alors cruellement.
Elle participe même à des évasions, armes à la main : elle fait en particulier partie, en janvier 1944, des résistants qui libèrentYvette Bernard de la prison de laGestapo deBlois[2] à la faveur d’un transfert à l’hôpital, et convoie l’évadée jusqu’à un refuge, qui finira malheureusement par être découvert par laGestapo.
En février 1944, elle est chargée parClaude Bourdet de retrouver la trace deMarcel Peck, disparu depuis son arrestation en novembre 1943. Elle recherche des contacts dans divers services de laGestapo, parvient à lier connaissance avec une interprète alsacienne, Jeanne Kelbel, à laquelle elle soutire des renseignements sur les opérations prévues par le chef de laGestapo de l’avenue Foch. Certains de ces renseignements seront utilisés. D’autres arriveront malheureusement trop tard pour éviter des arrestations.
En août 1944, pendant la semaine de la bataille de la Libération de Paris, elle sert d’agent de liaison et d’agent ravitailleur àAlbert Camus et à l’équipe du journalCombat, retranchés à l’intérieur de l’immeuble de la rue Réaumur duquel ils publient les premiers numéros duCombat distribués librement.
Elle rencontre son futur mari, François-Gérard Seligmann, marchand d'art et résistant de sept ans son aîné, pendant l'Occupation[2].
En septembre 1944, elle est nommée Directrice nationale du Service social duMouvement de libération nationale (MLN), et le restera jusqu’à la suppression des services du MLN.
Bien des années plus tard, elle écrira l'histoire de son engagement dans laRésistance sous le titreLiberté, quand tu nous tiens.« Je ne fais pas de passéisme, dira-t-elle, je soutiens que pour construire l'histoire de demain, il ne faut pas oublier celle d'hier »[2]. Elle décrit dans ses mémoires la joie de la libération de Paris, son émotion en apercevant la haute silhouette dugénéral de Gaulle qui « avait été l'âme de la résistance contre les Nazis ». Mais « l'Homme de Londres » se montre distant voire méprisant envers les jeunes résistants qui se pressent autour de lui, ce 25août 1944, afin de lui dire leur reconnaissance, leur attachement, dans l'espoir d'un regard ou d'un mot chaleureux.
Puis, c'est le retour des prisonniers de guerre et des déportés, que ses camarades et elle vont accueillir, à Paris, au cinéma Rex et à l'hôtel Lutetia[4]. De là date sa première rencontre, au ministère des Prisonniers, avecFrançois Mitterrand qui, en l'absence d'Henri Frenay devenu ministre, fait fonction de secrétaire d'État. Françoise Seligmann insiste sur « la fragilité des hommes et des femmes qui ont vécu l'enfer de la déportation », mais aussi sur l'attitude de François Mitterrand, qui « n'a manifestement aucune considération pour notre délégation, bien que nous ayons précisé que nous représentions l'ensemble des mouvements de Résistance ». Les membres de la délégation se retirent confondus devant l'inconscience et la morgue du jeuneMitterrand dont ils ne pouvaient guère soupçonner, à l'époque, quel avenir brillant l'attendait.
En 1946 survient l'affaire Finaly, du nom d'enfants juifs dont les parents furent déportés et qui, confiés à une institution catholique, furent baptisés en dépit du judaïsme affirmé de leurs parents. Leur institutrice refuse ensuite de les remettre à leur famille légitime et se fait nommer « tutrice provisoire des enfants Finaly », allant même, avec la complicité de religieux, jusqu'à les dissimuler sous de fausses identités. La cause des enfants Finaly pousse Françoise à adhérer à laLigue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen en1949 où elle est élue Présidente de la7e section de Paris.
Elle crée et anime, en1950, le Comité de défense deEthel et Julius Rosenberg, couple de savants atomistes américains convaincus d'espionnage au profit de l'URSS et condamnés pour cela à la peine capitale[4].
Elle est élue en1953 au Comité central de la Ligue des Droits de l’Homme, auquel elle siégera jusqu’en 2013.
Elle est aussi, en 1953, secrétaire du Comité de défense deGeorges Guingouin - chef des maquis F.T.P. duLimousin, arrêté et inculpé pour assassinat - qui sera finalement innocenté, le tribunal ayant prononcé un « non-lieu ».
En1954, elle est chargée par l’abbé Pierre de la création et de la direction du centre d’hébergement de la mairie du5e arrondissement, qui recueillera, pendant les grands froids de l’hiver, 60 « sans-abris » qui seront relogés et reclassés professionnellement avant la fermeture du centre.
Opposée catégoriquement aucolonialisme, elle mène campagne contre latorture en Algérie et pour la défense deDjamila Boupacha et deDjamila Bouhired[3]. Elle est membre du comité de défense constitué en vue d'organiser la défense et la libération de la journaliste Claude Gérard (qui a publié un article sur un maquis algérien, visité en1956)[7].
Et, jusqu’à la signature de la paix, elle participera à toutes les campagnes contre la guerre d’Algérie, avec laLigue des Droits de l'homme. Ce combat, elle le partage avec d'autres anciennes résistantes commeGermaine Tillion etMarie-José Chombart de Lauwe[2].
En1957, elle crée, pour la Ligue des droits de l'Homme, le journalAprès-demain avecPhilippe Bernard etPierre Joxe. Elle en sera la directrice jusqu’en2013.Après-Demain est un journal mensuel de documentation politique, non vendu dans les kiosques (son siège est situérue Jean-Dolent,Paris14e)[8].
En1994, elle devient Présidente d’honneur de laLigue des Droits de l’Homme, dont elle était une vice-présidente depuis1970[9],[10],[11].
Cet engagement pour les droits de l'Homme a été le fil conducteur de toute la vie de Françoise Seligmann. Elle est à l'origine de la création en 2004 du prix Seligmann contre le racisme, en mémoire des combats qu'elle a menés contre le nazisme avec son mari, François-Gérard Seligmann (1912-1999). Le prix 2005 a été attribué àFatima Besnaci-Lancou pour son livreFille de harki. Le prix 2006 a été décerné àEsther Benbassa etJean-Christophe Attias pour l’ouvrage collectifJuifs et musulmans : Une histoire partagée, un dialogue à construire. Le prix 2008 a été remis le 8 janvier 2009 àScholastique Mukasonga pour son ouvrageLa femme aux pieds nus.
Elle a également créé la Fondation Seligmann, déclarée d'utilité publique en 2006, dont l'objet est : « œuvrer pour la victoire de la raison et de la tolérance, et promouvoir le rapprochement entre les citoyens et résidents étrangers de toutes origines rassemblés sur le sol français », essentiellement en soutenant des projets de jeunes d'écoles, de collèges et de lycées.
Elle est présidente d’honneur de laligue française pour la défense des droits de l'homme et du citoyen à partir de 1994 et cofondatrice de la revue de la Ligue, créée en1957,Après-demain.
À partir de 1955, elle commence à collaborer avecPierre Mendès France (constitution et étude de dossiers, organisation de réunions, campagnes électorales, etc.). Après l’arrivée au pouvoir du Général de Gaulle, elle est chargée par Pierre Mendès France, dont elle est très proche, du secrétariat national de l'Union des Forces Démocratiques, jusqu’à la disparition de cette organisation en1961.
En1974, elle rejoint leParti socialiste (PS). Elle devient la collaboratrice deFrançois Mitterrand, à l’occasion de la campagne présidentielle qui fait suite au décès deGeorges Pompidou le 2 avril 1974. Elle exercera d'importantes responsabilités au Parti socialiste. Elle sera membre du Comité directeur (à partir de1975), membre du Bureau exécutif de 1981 à 1992 et secrétaire nationale du PS de 1983 à 1992, notamment à l’information des militants et aux organismes centraux, à l’information interne. Pendant les années au cours desquelles la gauche est écartée du pouvoir, elle contribue à théoriser le rôle de l'opposition et manifeste dans ce domaine, selonChristiane Demontès, une exigence et un refus de toute complaisance[2].
Le 10 décembre 2005, elle devient présidente d'honneur de Rénover maintenant, courant du Parti socialiste fondé parArnaud Montebourg au lendemain ducongrès du Mans, après avoir été brièvement présidente de l'associationNouveau Parti socialiste.
En remerciement de ses services au sein du Parti socialiste,Pierre Mauroy propose à Françoise Seligmann la place de numéro deux sur la liste sénatoriale deRobert Pontillon avec l'engagement que celui-ci cédera son siège à mi-mandat mais sans avertir ce dernier[12]. Elle entre finalement auSénat après le décès de Robert Pontillon en 1992[13]. La nouvelle sénatrice desHauts-de-Seine siège d'abord à la commission des affaires culturelles, puis à la commission des lois. Au cours de ce bref mandat, de mars 1992 à septembre 1995, deux thèmes émergent plus particulièrement parmi ceux qu'a défendus Françoise Seligmann au Sénat[2].
D'abord, le thème de l'ouverture à l'étranger et de l'immigration. Elle intervient ainsi en juin 1993, pendant la discussion de la future loi du 23 juillet 1993 réformant lecode de la nationalité. Elle souligne l'apport à la France de« tous les enfants des Juifs d'Europe centrale échappés de leurs ghettos, comme ceux des manœuvres italiens, espagnols ou polonais, accueillis et formés dans notre école publique et laïque ». Elle dénonce la« sclérose culturelle » qui ne manquerait pas de résulter pour la France d'une fermeture de ses frontières à de nouveaux migrants.« Toucher au code de la nationalité, dit-elle,c'est toucher à l'histoire de France ». L'immigration est pour elle un élément de l'identité française ; la citoyenneté doit intégrer l'immigration[2].
Un autre aspect de ses convictions s'exprime tout naturellement dans le cadre de son mandat : son féminisme.
En 1946, Françoise Seligmann avait lancéLa Française[1], un journalféministe auquel contribuait, entre autres,Albert Camus, mais qui n'aura pas le même succès ni la même longévité queElle, créé la même année. Elle avait suivi le conseil d'André Malraux qui, à plusieurs reprises, lui avait dit : « Vous devriez faire du journalisme ». Le même Malraux, promu ministre de l'Information et auquel elle avait présenté son projet, lui avait lancé, ironique : « Vous voulez faire du journalisme et vous ne savez même pas la différence entre un bulletin d'association et un vrai journal ! »[6]
Au Sénat, ses convictions féministes sont un élément important de son activité de parlementaire si l'on en juge par le dépôt, en décembre 1992, d'une proposition de loi relative à l'interruption volontaire de grossesse et tendant à dépénaliser l'auto-avortement. Dans le même esprit, elle pose une question orale sur la situation des centres d'IVG et s'indigne du manque de moyens auxquels ces derniers seraient confrontés. Elle considère que ces centres ont« démontré, par leur action, combien leur existence est indispensable et, dans bien des cas, salutaire si l'on songe à ce fléau sanitaire, social, humain, que constituaient, dans le passé, les avortements clandestins ».
En mai 1994, Françoise Seligmann est l'auteure d'une autre proposition de loi pour une meilleure répartition des fonctions électives entre les hommes et les femmes. Ce texte ne sera jamais inscrit à l'ordre du jour de l'assemblée.
Lors du renouvellement de 1995, Françoise Seligmann, 76 ans, ne sera pas investie mais devra laisser sa place àRobert Badinter, 67 ans. L'affaire prend une tournure féministe. Seligmann était la seule femme membre de la commission des lois du Sénat (sur 42) et aussi la seule femme parmi les candidats éligibles de ce renouvellement sénatorial. Son élimination ne favorise pas une représentation équilibrée des sexes dans la « Haute Assemblée ». C'est ainsi queFrançoise Gaspard etYvette Roudy protestent à coups de tribunes dans la presse contre le sort réservé à leur amie. Seligmann présente sa propre liste « Promotion des femmes » avec Gaspard et Roudy. « Je ne présente pas cette liste contre Badinter et je souhaite qu'il soit élu », précise-t-elle[12].Badinter sera élu à sa place.
Elle est également membre du conseil d'administration duthéâtre de la Ville Sarah-Bernhardt, et vice-présidente de celui du théâtre musical du Châtelet qui lui fait face àParis.
Elle a fait don de 160 œuvres de laBelle Époque aumusée Carnavalet, réunies par son épouxantiquaire et collectionneur[14], à la condition que les tableaux retenus par le musée pour figurer dans ses collections permanentes soient tous accrochés sur un même grand mur de salle, ce qui est le cas sur le côté ouest de la grande salle 1.51, l'espace Seligmann, dans la section "XXe siècle et seconde moitié duXIXe" (Belle époque). Tout cela lui vaut d'avoir son nom gravé à l'entrée de Carnavalet depuis 2001, sur l'une des quatre plaques des grands donateurs de l'institution :
Mme François-Gérard Seligmann,
en souvenir de son époux [prédécédé en 1999].
Enfin, elle a offert aumusée du Louvre un tapis iranien duXVIIe siècle, aujourd'hui appelé letapis Seligmann, présenté de manière intermittente dans les espaces du département des Arts de l'Islam[15].
Au titre de son action de résistante, elle a reçu lamédaille de la Résistance et elle estofficier de la Légion d'honneur, elle sera aussi commandeur de l'ordre national du Mérite et commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres[1].
Françoise Seligmann meurt le 27 février 2013 à Neuilly-sur-Seine[16],[17], à l’âge de 93 ans. Celle que leNouvel Observateur avait surnommée la « vieille dame indignée de la gauche française » meurt le même jour qu'un autre résistant illustre, lui aussi indigné célèbre,Stéphane Hessel.