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François de Malherbe

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Pour les articles homonymes, voirFrançois Malherbe (homonymie),Famille de Malherbe (Normandie) etMalherbe.

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Ne doit pas être confondu avecMalesherbes.

François de Malherbe
Description de l'image françois_de_malherbe.jpg.
Données clés
Naissance
Caen
Décès
Paris
Activité principale
Auteur
Langue d’écritureFrançais
MouvementPré-classicisme
Adjectifs dérivésMalherbien

Œuvres principales

Consolation à Du Périer

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François de Malherbe est unpoètefrançais, né àCaen vers1555[1] et mort àParis le. Il est le fils de François, écuyer, seigneur de Digny, conseiller au bailliage et présidial de Caen, et de Louise Le Vallois.

Poète officiel de 1605 à 1628, son évolution de la magnificence à la sobriété traduit le passage du goût baroque au goût classique, amenant la poésie vers un grand dépouillement. Son influence a été considérable sur lapoésie française.

Bien qu'il n'ait pas écrit d'art poétique, une doctrine était tirée de ses œuvres, de ses annotations sur son exemplaire des poésies dePhilippe Desportes et des remarques orales rapportées par ses contemporains. Ce sont notamment ses disciplesFrançois Maynard etHonorat de Bueil de Racan qui, suivant leur maître, créent le corpus louant« l'harmonie classique », qui prédominera pendant près d'un siècle.

Durant tout leXVIIe siècle, Malherbe est la référence majeure des théoriciens classiques. Dans sonArt poétique (1674),Nicolas Boileau le loue avec ferveur, commençant son éloge par le célèbre hémistiche« Enfin Malherbe vint ».

Biographie

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François de Malherbe, issu d'unefamille noble, est fils d'un conseiller au présidial de Caen, ville dans laquelle il est né. Il fait d'abord des études de droit, qu'il abandonne. Il s’attache à l’âge de 19 ans àHenri d’Angoulême, fils naturel d’Henri II, et grandprieur de France[2]. Il combat dans les rangs de laLigue, avant de se marier en 1581 avec Madeleine de Coriolis[3], la fille d'un président à mortier auParlement de Provence et de se fixer àAix.

Appelé à Paris pour ses affaires en1585, son protecteur le duc d'Angoulême meurt l'année suivante. Il regagne d'abord laNormandie, puis la Provence, et cherche un nouveau protecteur puissant.

En 1592, il dédie àHenri IIILes Larmes de saint Pierre (poème qu'il désavoue plus tard), et àMarie de MédicisOde de bienvenue à Marie de Médicis (1600), qui le fait remarquer par la Cour. Il traduit également les œuvres deSénèque.

Malgré la recommandation ducardinal Du Perron, qui admirait son talent, c'est seulement en 1605 qu'il obtient sa première audience auprès d'Henri IV, qui lui commandePrière pour le roi allant dans le Limousin. Ce poème plaît beaucoup au roi, qui le retient à la cour. Malherbe, âgé de 50 ans, devient ainsi le poète officiel, titre qu'il garde jusqu'à sa mort, aussi bien sous la régence deMarie de Médicis que sous le règne deLouis XIII[2].

Le seul fils qui lui restait,Marc-Antoine de Malherbe, fut tué en duel au château deCadenet en1627 parPaul de Fortia de Piles[4], assisté de son beau-frèreGaspard de Covet de Marignane[5]. Malherbe va trouverLouis XIII au siège deLa Rochelle pour obtenir justice, mais le châtiment des meurtriers lui est refusé[6]. Il meurt quinze mois plus tard le à Paris. Il est inhumé le lendemain dans l'égliseSaint-Germain-l'Auxerrois.

Il avait institué pour héritierVincent de Boyer d’Éguilles, son petit-neveu par alliance, depuis conseiller auParlement de Provence. Vincent de Boyer qui se maria en 1644, avec Madelainede Forbin-Maynier d'Oppède, ajouta à son nom celui de Malherbe. Une des conditions que Malherbe lui avait imposée, dans son testament, était que les Boyer prendraient pendant trois générations le nom deMalherbe. Les papiers et les livres du poète furent recueillis dans la famille Boyer d'Éguilles jusqu'à la Révolution.

Traits de caractère

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Le caractère de Malherbe est connu par les nombreux témoignages de ses contemporains, notamment par l'ouvrage deRacanMémoires pour la vie de Malherbe. Personnage rude, froid et franc jusqu'à la brutalité, il semble à l'opposé de l'idée romantique du poète sensible. Pourtant, de nombreuses lettres, ainsi que le chagrin après la mort de son dernier fils, témoignent de sa sensibilité[6].

Tallemant des Réaux, qui l'a décrit comme« rustre et incivil », dépeint son caractère« maniaque » et son obsession pour la pureté de la langue. Malherbe disait de ses ennemis que,« s’il s’y mettait, il ferait de leurs fautes des livres plus gros que leurs livres mêmes ».

Certains refusèrent toujours, pour cette raison, de soumettre leurs écrits à son approbation, parce que« ce n’était qu’un tyran, et qu’il abattait l’esprit aux gens ». Parmi ceux qui s’y risquèrent néanmoins,« Il dit à un homme qui lui montra un méchant poème où il y avait pour titre :POUR LE ROI, qu’il n’y avait qu’à ajouter :POUR SE TORCHER LE CUL. ».

Même,« une heure avant que de mourir, il se réveilla comme en sursaut d’un grand assoupissement, pour reprendre son hôtesse, qui lui servait de garde, d’un mot qui n’était pas bien français, à son gré ; et comme son confesseur lui en voulut faire réprimande, il lui dit qu’il n’avait pu s’en empêcher, et qu’il avait voulu jusqu’à la mort maintenir la pureté de la langue française[7]. »

Influence de l’œuvre

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Article détaillé :Doctrine de Malherbe.
Portrait de Malherbe sur une médaille, parGatteaux, 1815.

Son poèmeLes Larmes de Saint Pierre (1587) appartient au goût baroque ; il le considère à la fin de sa vie comme une erreur. À partir de son accession au rôle de poète officiel, il fait de l'épuration et de la discipline de lalangue française l’œuvre de sa vie. Il manifeste alors une grande sévérité à l’égard dumaniérisme et dubaroque des poètes du siècle précédent, notamment dePhilippe Desportes.

Contrairement àPierre de Ronsard, Malherbe refuse le miracle de l'inspiration et le lyrisme personnel. Ses œuvres sont des pièces de circonstance, dans laquelle il fait entrer le moins possible de sensibilité[6].

Son rôle de poète officiel consiste à célébrer les grands évènements et la gloire des souverains successifs. Il prête également son inspiration à des hauts personnages lui demandant de chanter leurs amours.

Revers de la médaille avec la citation deBoileau :« Enfin Malherbe vint ».

Parallèlement, il groupe des disciples, dont les plus célèbres sontFrançois Maynard etHonorat de Bueil de Racan, avec qui il entreprend de régenter la langue et la poésie, souhaitant imposer à la poésie française une discipline très stricte[6].

On peut le considérer comme le premier théoricien de l’art classique fait de mesure et bienséance et l’un des réformateurs de lalangue française. Il fut pour cela l’un des auteurs les plus constamment réédités pendant l’Ancien Régime.

L’hommage que lui adressaBoileau (« Enfin Malherbe vint…, ») exprime cette dette des écrivains classiques. Aujourd’hui, cethémistiche est passé dans lalangue pour saluer l’avènement d’un progrès, d’une réforme.

Œuvres

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  • Les Larmes de sainct Pierre (1587, éd. de 1596)

Odes

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  • Au roi, sur la prise de Marseille : Première ode
  • À la reine, pour sa bienvenue en France (1600)
  • Sur l’attentat commis en la personne du roi, le 19 décembre 1605
  • Au roi, sur les heureux succès de sa régence
  • À la reine, pendant sa régence
  • Pour le roi, allant châtier la rébellion des Rochellois, et chasser les Anglais qui en leur faveur étaient descendus en l’île de Rhé
  • Le Bouquet des fleurs de Sénèque

Stances

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  • Dessein de quitter une dame qui ne le contentait que de promesses
  • Consolation à Caritée sur la mort de son mari (1599)
  • Consolation à M. du Perrier sur la mort de sa fille (1599)
  • Prosopopée d’Ostende
  • Aux ombres de Damon
  • Paraphrase du psaume VIII
  • Pour les pairs de France, assaillants au combat de barrière
  • Prière pour le roi Henri le Grand, allant en Limozin
  • Aux dames, pour les demi-dieux marins conduits par Neptune
  • Pour M. le duc de Bellegarde, à madame la princesse de Conti : « Dure contrainte de partir »
  • La Renommée au roi Henri le Grand, dans le ballet de la reine
  • Ballet de Madame. De petites nymphes, qui mènent l’Amour prisonnier au roi
  • Vers funèbres sur la mort de Henri le Grand
  • À la reine, mère du roi, pendant sa régence : « Objet divin des âmes et des yeux »
  • Paraphrase du psaume CXXVIII (1614)
  • Sur le mariage du roi et de la reine
  • Sur la guérison de Chrysante
  • « Louez Dieu par toute la terre »
  • « Quoi donc ! ma lâcheté sera si criminelle »
  • Paraphrase du psaume CXLV
  • (Autres édition : Victoire de la constance)

Chansons

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  • « Qu'autres que vous soient désirées »
  • « Mes yeux, vous m'êtes superflus » (Pour M. de Bellegarde, 1616)
  • « C'est assez, mes désirs, qu'un aveugle penser »
  • « C'est faussement qu'on estime »
  • « Est-ce à jamais, folle Espérance »
  • (autre édition : « Sus, debout, la merveille des belles ! »)
  • (autre édition : Chanson chantée au ballet du triomphe de Pallas

Sonnets

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  • À Rabel, peintre, sur un livre de fleurs
  • À madame la princesse douairière Charlotte de la Trimouille
  • Au roi : « Je le connais, Destins, vous avez arrêté »
  • Au roi : « Mon roi, s’il est ainsi »
  • À M. de Flurance, sur son livre de l’art d’embellir
  • Sur l’absence de lavicomtesse d’Auchy : « Quel astre malheureux ma fortune a batie »
  • Pour la vicomtesse d’Auchy : « Il n’est rien de si beau que Caliste est belle » (1608)
  • Pour la vicomtesse d’Auchy : « Beauté de qui la grâce étonne la nature » (1608)
  • Sur l’absence de la vicomtesse d’Auchy : « Beaux et grands bâtiments d’éternelle structure »
  • Sur l’absence de la vicomtesse d’Auchy : « Caliste, en cet exil j’ai l’âme si gênée »
  • À la vicomtesse d’Auchy : « C’est fait, belle Caliste, il n’y faut plus penser »
  • Au roi : « Quoi donc ! c’est un arrêt qui n’épargne personne »
  • À monseigneur le dauphin, depuis Louis XIII
  • Épitaphe de mademoiselle de Conti, Marie de Bourbon
  • Au roi, pour le premier ballet de monseigneur le Dauphin
  • Au roi, après la guerre de 1621 et 1622, contre les huguenots
  • Au roi : « Qu’avec une valeur à nulle autre seconde »
  • Sur la mort du fils de l'auteur
  • Sur la mort d’un gentilhomme qui fut assassiné

Œuvres en ligne

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Hommages, postérité

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Entrée du Lycée Malherbe à Caen

Notes et références

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  1. « MALHERBE FRANÇOIS DE (1555-1628) »,Encyclopædia Universalis
  2. a etbAndré Lagarde et Laurent Michard,XVIIe siècle, Bordas, Paris, 1985, page 15.
  3. Contrat de mariage en date du, reçu par Me Abel Hugoleni, notaire à Aix-en-Provence. Ce contrat de mariage fut passé dans la maison Margalet (rue Courteissade).
  4. Il est dit parfois que c'est Ludovic de Fortia qui tua Malherbe. Ceci est une erreur, car dans sa lettre àLouis XIII, Malherbe dit formellement :« Cauvet, conseiller d'Aix, beau-père de de Piles et père de Bormes, qui sont les deux abominables assassins de mon pauvre fils, prêche partout la vertu de ses pistoles, […] ». Or, il est certain, et l'avertissement en question le reconnaît, que c'est Paul de Fortia, et non Ludovic, son frère, qui épousa Marguerite de Covet de Marignane (Roux-Alphéran).
  5. Ambroise Roux-Alphéran,Les rues d'Aix surGoogle Livres,vol. 1, Aubin, 1846,p. 558.
  6. abc etdAndré Lagarde et Laurent Michard,XVIIe siècle, Bordas, Paris, 1985, page 16.
  7. Historiettes, XXIX, Paris, Gallimard, 1960-1961.

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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