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Nom de naissance | François René Michel Hincker |
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François Hincker est unhistorienmoderniste, spécialiste de laRévolution française et unhomme politiquefrançais né le àParis15e, où il est mort le[1].
Après des études parisiennes où il fréquente lelycée Janson-de-Sailly, puis la Sorbonne, il obtient le diplôme d'études supérieure d'Histoire en 1959, puis l'agrégation en 1961.
Il enseigne d'abord dans le Nord, notamment àValenciennes, où il a pour collègueAntoine Casanova, puis à partir de 1963 au lycée Voltaire, à Paris.
Il entame en 1967 son travail de thèse, sous la direction d'Ernest Labrousse, consacrée aux prix et salaires à Paris sous l'Ancien Régime. Assistant à la Sorbonne en 1967, il devient maitre-assistant en 1975, etmaître de conférences à l'Université Paris I.
Avec son épouse, Monique, il publie l'appareil de notes d'une édition de l'Esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain de Condorcet.
Monique et François Hincker sont les parents de quatre enfants : Catherine, Louis[2], Mathilde et Vincent[3].
Il meurt le, et est enterré au cimetière de Cassanus, commune deCausse-et-Diège (Aveyron).
En parallèle de sa carrière universitaire, François Hincker s'engage dans l'action militante. Militant de l'UNEF, il adhère auParti communiste français en 1955 et entre au bureau national de l'UEC en 1959.
Militant communiste parisien pendant les années 1960 et 1970, il concentre son travail militant dans le domaine théorique et intellectuel, étant un des animateurs[4] de la revueLa Nouvelle Critique. Il obtient sa première responsabilité importante en 1974, lorsqueRoland Leroy, dont il est un des proches, le désigne comme secrétaire de la commission des "intellectuels". En 1976, il entre au comité central du PCF.
Lors du congrès suivant, cependant, il n'est pas proposé par la direction pour le renouvellement de son mandat, payant sans doute l'attitude très défavorable à la rupture de l'union de la gauche de la rédaction deLa Nouvelle Critique.
Il perd aussi ses responsabilités au secteur "intellectuels" du PCF, qui est réorganisé, avant que la direction du parti ne décide d'arrêter la publication deLa Nouvelle Critique. Il est cependant chargé de la rédaction en chef de la nouvelle revue du parti,Révolution, mais finit par en démissionner en, en désaccord avec la ligne politique imposée par la direction du parti.
Il rejoint alors le groupe de militants proches d'Henri Fiszbin et devient rédacteur en chef deRencontres communistes hebdo. Comme l'ensemble de l'équipe des Rencontres communistes, il est exclu du parti en. Comme les autres militants de ce groupe, il se rapproche duParti Socialiste à la fin des années 1980, mais s'éloigne rapidement de la vie politique pour se consacrer à une activité de réflexion et d'études.