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| Président Association amicale des secrétaires et anciens secrétaires de la conférence des avocats du barreau de Paris(d) | |
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| Conservateur de musée Musée du Barreau de Paris | |
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| Président Société d'études céliniennes | |
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François Gibault, né le dans le7e arrondissement de Paris, est unavocat etécrivainfrançais. Il a reçu desprix litteraires pour ses œuvres. Il estcommandeur de la Légion d'honneur.
Biographe deLouis-Ferdinand Céline, co-héritier de la veuve Lucette Destouches, il devient l'ayant droit de l'écrivain.
Une enquête deLibération révèle en juin 2024 qu'il est accusé d'avoir fait partie d'un réseau de pédocriminalité constitué de plusieurs personnalités dans les années 1970 et 1980. Les faits font l'objet d'une enquête judiciaire.
François Gibault naîtrue Monsieur, dans le7e arrondissement de Paris. Sa famille est propriétaire du cinémaLa Pagode, situé dans la rue de Babylone[1]. Sa mère est ambulancière bénévole et son père assureur ; il a deux frères[2].
Il étudie aulycée Claude-Bernard (16e arrondissement de Paris)[3]. Il est cependant renvoyé de son lycée et recalé àSciences Po Paris, choisissant finalement d'entamer des études de droit[2].
Après sa prestation de serment d'avocat le 5 décembre 1953, François Gibault exerce peu car il est vite appelé sous les drapeaux en octobre 1957. Il est formé à l'école de cavalerie de Saumur[4]. Sous-lieutenant durant laguerre d'Algérie, il rentre à Paris en 1960 et reprend sa profession d'avocat[5].
Il aideJean-Louis Tixier-Vignancour à défendre une trentaine de personnes poursuivies dans le cadre de l’OAS[2], mais il est aussi avocat commis d'office de deux membres duFLN avant qu'ils ne soient pris en charge par le « collectif des avocats du FLN »[6]. En 1962, il est secrétaire de laConférence des avocats du barreau de Paris[7].
Il est responsable dumusée du barreau de Paris en 1969. Il en reste le conservateur pendant trente ans[8].
En, il cofonde laSociété d'études céliniennes[9], qu'il préside depuis 1987. Il a également été président de la FondationJean-Dubuffet[10].
En 1987, il défend avecFrancis Szpiner l'ancien empereur de CentrafriqueJean-Bedel Bokassa. Il est par la suite l'avocat du dirigeant libyenMouammar Kadhafi dans l'affaire de l'attentat duvol 772 UTA[2].
Proche du chanteur et acteurFilip Nikolic (avec qui il entretient une relation paternelle[2]) et de l'avocatJacques Vergès, il a participé à la tentative de reconnaissance de la filiation deJean-Marie Loret, fils prétendu illégitime d'Adolf Hitler[11].
De 2007 à 2008, il préside l'Association amicale des secrétaires et anciens secrétaires de la conférence des avocats du barreau de Paris[12].
Il est l'un des spécialistes deLouis-Ferdinand Céline, dont il a écrit une biographie. En tant qu'exécuteur testamentaire de Céline, il édite une partie de sa correspondance[13]. Il devient proche de sa veuve,Lucette Destouches, qu'il rencontre un an après la mort de Céline. Il organise des soirées dans sa maison à Meudon, conviant des personnalités liée à la culture commeFrançoise Sagan,Fabrice Luchini,Charles Aznavour,Florian Zeller ouCarla Bruni[2], pour faire perdurer l'œuvre littéraire de Louis-Ferdinand Céline dans la société civile tout en relativisant son antisémitisme[14]. En 2017, il tente de faire republier les pamphlets antisémites («Bagatelles pour un massacre», «l’Ecole des cadavres», «les Beaux draps»). Malgré le caractère antisémite et anti-franc-maçon, des livres, il les juge indispensables à la compréhension de l’œuvre de l'écrivain. L’éditeur,Antoine Gallimard, trouve un temps l’idée « intéressante », à condition d’accompagner les textes d’un sérieux appareil critique, mais le tollé médiatique le dissuade de les rééditer[15], dont notamment les menaces juridiques deSerge Klarsfeld[16]. Pour autant, Gibault n'y renonce pas, en déclarant : « Nous les publierons quand nous serons prêts » auNouvel Observateur[17].Frédéric Mitterrand le décrit comme un homme ouvert et cultivé en déclarant« J’aime la manière dont il mélange culture, raffinement et bohème, et son allégresse de jeune homme (...) Je ne l’ai jamais entendu dire du mal de quiconque. » tandis quePierre Assouline le décrit comme étant« une figure fraternelle en qui j’aurai toujours confiance ; il est droit, humain »[18].
Il est candidat malheureux à l'Académie française en 2001[19] et 2007[20].
En2010, il fait partie du jury duprix Françoise-Sagan — il fut l'avocat deFrançoise Sagan et l'un de ses proches[21] ainsi que le compagnon de son mari Robert, dit Bob Westhoff[2].
À l'âge de 79 ans, il a adopté un fils, César Peng, avec le danseur et chorégrapheGang Peng[2].
Son petit-neveu,Guillaume Gibault, est le fondateur de la sociétéLe Slip français[2].
Cet article est lié à une ou plusieursaffaires judiciairesen cours().
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N’hésitez pas à participer de manière neutre et objective, encitant vos sources et en n'oubliant pas que, dans nombre de systèmes judiciaires, toutepersonne physique oumorale estprésumée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement établie.En juin 2024, il est nommément mis en cause dans une enquête[22],[5] du quotidienLibération sur les « hommes de la rue du Bac », s'appuyant sur une enquête préliminaire ouverte le 23 octobre 2023 par leparquet de Paris. Inès Chatin témoigne d'agressions sexuelles et deviols commis entre 1977 et 1987[23], de ses 4 à ses 13 ans par un réseau depédocriminalité[24], sur elle et d'autres enfants, lors de cérémonies secrètes[24]. Ce réseau aurait compris son père adoptif Jean-François Lemaire et plusieurs de ses amis, dontClaude Imbert,Jean-François Revel, François Gibault, etGabriel Matzneff[25]. Inès Chatin affirme que Gibault avait « l’ascendant sur les autres »[5]. François Gibault assure par la voix de son conseil,Jérémie Assous, « n’avoir jamais assisté au moindre acte criminel, et n’aurait pas manqué, si cela avait été le cas, d’y mettre un terme et de les dénoncer immédiatement aux autorités »[26].
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