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| François Blancho | |
François Blancho en 1929. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (4 ans, 3 mois et 27 jours) | |
| Élection | 25 novembre 1962 |
| Circonscription | 6e de la Loire-Atlantique |
| Législature | IIe(Cinquième République) |
| Groupe politique | SOC |
| Prédécesseur | Nestor Rombeaut |
| Successeur | Georges Carpentier |
| – (13 ans, 11 mois et 30 jours) | |
| Élection | 29 avril 1928 |
| Réélection | 1er mai 1932 26 avril 1936 |
| Circonscription | Loire-Inférieure |
| Législature | XIVe,XVe etXVIe(Troisième République) |
| Groupe politique | SOC |
| Prédécesseur | Circonscription créée |
| Successeur | Circonscription supprimée |
| Maire deSaint-Nazaire | |
| – (6 ans, 6 mois et 22 jours) | |
| Prédécesseur | Charles Grenapin-Pitre |
| Successeur | Louis Bretonnière |
| – (5 mois et 2 jours) | |
| Successeur | Jean Guitton |
| – (16 ans, 2 mois et 1 jour) | |
| Prédécesseur | Vivant Lacour |
| Successeur | Bernard Escurat |
| Conseiller général de la Loire-Inférieure | |
| – | |
| Circonscription | Canton de Saint-Nazaire |
| Prédécesseur | Henri Gautier |
| Biographie | |
| Nom de naissance | François Marie Valentin Blancho |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Saint-Nazaire (Loire-Inférieure) |
| Date de décès | (à 78 ans) |
| Lieu de décès | Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | SFIO |
| Résidence | Loire-Atlantique |
| modifier | |
François Blancho, né le[1] àSaint-Nazaire (Loire-Inférieure) et mort le dans la même ville, est unhomme politiquefrançais.
Issu d'une famille ouvrière deRedon, fils d'un mécanicien sur les paquebots de laCompagnie générale transatlantique, élevé après la mort de sa mère, en 1900, par une tante habitantSaint-Nazaire, il débute comme apprenti chaudronnier à l'âge de douze ans.
Militant syndical, il est, en 1914, secrétaire du syndicat de la métallurgie de Saint-Nazaire, et proche d'Henri Gautier, secrétaire de l'union localeCGT, qui est son mentor dans le milieu militant. Il adhère à la même période à laSection française de l'Internationale ouvrière (SFIO)
Avant d'êtremobilisé, et intégré comme mécanicien dans l'Armée de l'air[Quoi ?][Interprétation personnelle ?], il est signataire de la premièreconvention collective négociée en France. Après la première guerre mondiale, il reprend ses activités syndicales.
Il est alors élu, lors des élections municipales de 1919, conseiller municipal de Saint-Nazaire. Cette même année, il est candidat malheureux aux législatives, sous l'étiquette SFIO.
En 1921, il succède à Gautier comme secrétaire de l'union locale puis, en pleine tourmente de la scission confédérale, devient secrétaire de l'union départementale de la CGT deLoire-Inférieure.
Il s'emploie alors à limiter l'effet de la scission et parvient à réduire l'influence de laCGTU dans le département.
C'est sur cette victoire qu'il décide de quitter ses responsabilités syndicales pour choisir définitivement l'action politique, tout en gardant des contacts avec le milieu ouvrier. L'aventure électorale lui avait jusque là été défavorable : plusieurs fois candidat, notamment aux élections cantonales de 1922, aux législatives de décembre 1923 (partielles) et 1924.
En février 1925, il est élu au premier tour, avec 54 % des voix, conseiller général dans lecanton de Saint-Nazaire, jusque là détenu par Henri Gautier, qui venait de décéder. Dans la foulée, il mène la liste qui remporte l'élection municipale et devient maire de Saint-Nazaire, mandat qu'il conserve jusqu'à l'occupation.
Secrétaire de la fédération socialiste départementale de 1927 à 1928, il est élu député lors des législatives de 1928, en partie grâce à la division de la droite, dont les deux candidats se maintiennent au second tour, il est réélu conseiller général la même année.
Membre de la commission administrative permanente de la SFIO en 1929, il est réélu député en 1932, au premier tour cette fois. A laChambre des députés, il se fait une spécialité des interventions sur les questions d'éducation, défendant notamment l'école unique, et sur les questions ouvrières. En 1931, il obtient ainsi, contre l'avis du gouvernement, le vote d'un budget supplémentaire de 100 millions de francs pour les chômeurs.
Réélu député en 1936, sans difficulté compte tenu de la poussée socialiste dans le département, dans la dynamique duFront populaire, il est nommé sous-secrétaire d’État à la Marine dans lepremier cabinet de Léon Blum, puis sous-secrétaire d’État à la Marine militaire de juin 1937 à avril 1938 (avec une interruption entre janvier et mars).
En mars 1940, il est nommé sous-secrétaire d’État à l'armement parPaul Reynaud. En juillet, il vote pour les pleins-pouvoirs àPhilippe Pétain.
Sans êtrerésistant, il ne verse pas non plus dans lacollaboration. En mai 1941, il quitte ses fonctions de maire de Saint-Nazaire, après une première démission, refusée, donnée en décembre 1940. Arrêté parles allemands, placé sur une liste d'otages en octobre, il est finalement libéré sur l'intervention deMarcel Déat, et expulsé de Saint-Nazaire en février 1942. Il passe le reste de la guerre dans lazone sud.
Exclu de la SFIO à laLibération pour son vote en faveur de Pétain, il reste cependant proche deJean-Baptiste Guitton, député-maire socialiste de Saint-Nazaire de 1945 à 1947, année où, avec le soutien de ce dernier, il est intégré à la liste socialiste pour les municipales, et retrouve son fauteuil de maire. Il est ensuite constamment réélu et œuvre à la reconstruction de la ville, durement touchée par la guerre, surmontant la crise municipale de 1954, lorsque, après un vote négatif du conseil sur le budget, il démissionne et provoque une élection partielle qu'il remporte haut la main.
En 1950, il est réintégré dans le parti socialiste SFIO, dont il est déjà le chef de file local incontesté. Il partage les fonctions avec Guitton, à ce dernier l’Assemblée nationale, à Blancho la mairie.
Après la défaite de Guitton aux législatives de 1958, Blancho relève le gant et se présente, en 1962, contre le sortantMRPNestor Rombeault. Profitant des désaccords entrechrétiens-démocrates etgaullistes, qui maintiennent chacun leur candidat au second tour, il est élu député.
En 1967, il ne se représente pas et soutientGeorges Carpentier, puis démissionne de la mairie l'année suivante, passant le relais à Étienne Caux.
Il meurt en 1972.
La place de l'hôtel de ville de Saint-Nazaire ainsi qu’un lycée professionnel portent son nom.
Plusieurs autres villes de Bretagne ont donné son nom à une rue, on peut citer notammentNantes etTrignac[2].
Gouvernement Reynaud (22 mars 1940 - 16 juin 1940) | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Sous la présidence d’Albert Lebrun | |||||
| Ministre d'État, vice-président du Conseil | Paul Reynaud Président du Conseil | ||||
| Ministre d'État | |||||
| Défense nationale et Guerre | Édouard Daladier | ||||
| Affaires étrangères | |||||
| Intérieur | |||||
| Armements | Raoul Dautry | ||||
| Finances | |||||
| Travail | Charles Pomaret | ||||
| Justice | Albert Sérol | ||||
| Marine | César Campinchi | ||||
| Marine marchande | Alphonse Rio | ||||
| Air | Laurent Eynac | ||||
| Éducation nationale | |||||
| Anciens combattants etPensions | Albert Rivière | ||||
| Agriculture | Paul Thellier | ||||
| Ravitaillement | Henri Queuille | ||||
| Colonies | |||||
| Travaux publics | |||||
| Santé publique | |||||
| Postes, Télégraphe, Téléphone et Transmissions | Alfred Jules-Julien | ||||
| Information | |||||
| Commerce et Industrie | |||||
| Blocus | Georges Monnet | ||||
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| (← DALADIER V) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (PÉTAIN →) | |||||
Gouvernement Blum II (13 mars 1938 - 8 avril 1938) | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Sous la présidence d’Albert Lebrun | |||||
| Vice-président du Conseil | Édouard Daladier | Léon Blum Président du Conseil | |||
| Ministres d'État | |||||
| Coordination des services | Vincent Auriol | ||||
| Trésor | Léon Blum | ||||
| Défense nationale et Guerre | Édouard Daladier | ||||
| Affaires étrangères | Joseph Paul-Boncour | ||||
| Propagande | Ludovic-Oscar Frossard | ||||
| Éducation nationale | Jean Zay | ||||
| Intérieur | Marx Dormoy | ||||
| Justice | Marc Rucart | ||||
| Budget | Charles Spinasse | ||||
| Agriculture | Georges Monnet | ||||
| Travaux publics | Jules Moch | ||||
| Colonies | Marius Moutet | ||||
| Travail | Albert Sérol | ||||
| Postes, Télégraphe et Téléphone | Jean-Baptiste Lebas | ||||
| Santé publique | Fernand Gentin | ||||
| Marine militaire | César Campinchi | ||||
| Air | Guy La Chambre | ||||
| Commerce | Pierre Cot | ||||
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| (← CHAUTEMPS IV) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (DALADIER III →) | |||||
Gouvernement Blum I (4 juin 1936 - 21 juin 1937) | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Sous la présidence d’Albert Lebrun | |||||
| Vice-président du Conseil | Édouard Daladier | Léon Blum Président du Conseil | |||
| Ministres d'État | |||||
| Défense nationale et Guerre | Édouard Daladier | ||||
| Justice | Marc Rucart | ||||
| Intérieur |
| ||||
| Affaires étrangères | Yvon Delbos | ||||
| Finances | Vincent Auriol | ||||
| Marine | Alphonse Gasnier-Duparc | ||||
| Air | Pierre Cot | ||||
| Éducation nationale | Jean Zay | ||||
| Économie nationale | Charles Spinasse | ||||
| Travaux publics | Albert Bedouce | ||||
| Commerce | Paul Bastid | ||||
| Agriculture | Georges Monnet | ||||
| Colonies | Marius Moutet | ||||
| Travail | Jean-Baptiste Lebas | ||||
| Pensions | Albert Rivière | ||||
| Postes, Télégraphe et Téléphone | Robert Jardillier | ||||
| Santé publique | Henri Sellier | ||||
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| (← SARRAUT II) Gouvernement précédent •••• Gouvernement suivant (CHAUTEMPS III →) | |||||