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Logotype officiel. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Secrétaire | Antonio Tajani |
| Fondation | 18 Janvier 1994, puis 18 septembre 2013 |
| Scission dans | Le Peuple de la Liberté(2009-2013) |
| Siège | Via in Lucina 17,Rome |
| Porte-parole | Giorgio Mulé |
| Organisation féminine | Donne Azzurre |
| Organisation étudiante | Studenti per le Libertà |
| Organisation de jeunesse | Forza Italia Giovani |
| Positionnement | Centre droit[1],[2] àdroite[3] |
| Idéologie | Libéral-conservatisme[4] Démocratie chrétienne[4] Europhilie Populisme[5],[6] Néolibéralisme[7] |
| Affiliation nationale | Coalition de centre droit |
| Affiliation européenne | Parti populaire européen |
| Groupe au Parlement européen | Parti populaire européen |
| Adhérents | 106 000(2015)[8] |
| Couleurs | Bleu |
| Site web | forzaitalia.it |
| Présidents de groupe | |
| Députés | Paolo Barelli |
| Sénateurs | Maurizio Gasparri |
| Europarlementaires | Manfred Weber |
| Représentation | |
| Députés | 52 / 400 |
| Sénateurs | 19 / 205 |
| Députés européens | 8 / 76 |
| Présidents régionaux | 4 / 20 |
| Conseillers régionaux | 73 / 897 |
| modifier | |
Forza Italia, abrégé enFI, enfrançais :« Allez l’Italie »[N 1], est unparti politiqueitalien decentre droit,libéral-conservateur, créé en1994 parSilvio Berlusconi[9],[10],[11], fusionné avec l'Alliance nationale (AN) le dansLe Peuple de la liberté et refondé en2013. Ancré aucentre droit, il a fait partie des coalitions duPôle des libertés, de laMaison des libertés, puis duPeuple de la liberté.
L'associationForza Italia! Association pour le bon gouvernement est constituée le, dans l'office notarial d'Arrigo Roveda àMilan. Elle se constitue en présence de différents professionnels, dirigeants ou proches des entreprises détenues parFininvest, ou du propriétaire du groupe,Silvio Berlusconi. Parmi eux figurent alorsMarcello Dell'Utri,Antonio Martino, Gianfranco Ciaurro, Mario Valducci,Antonio Tajani,Cesare Previti etGiuliano Urbani. Le nom est inspiré par le slogan Forza Italia! utilisé dans la campagne électorale desdémocrates-chrétiens en1987, organisée par Marco Mignani.
Silvio Berlusconi, homme d'affaires, intervient sur des sujets politiques à partir de1992. Le, il déclare être préoccupé par la situation politique. Le 10 mai son intention se précise, il préside la conférence « Changer pour renaître : de nouvelles idées, de nouvelles personnes ».
Berlusconi semble envisager une implication progressive et ménage alors une certaine discrétion, mais des informations fuitent régulièrement, comme celle qui annonce queGiuliano Urbani sera l'idéologue du futur mouvement berlusconiste.
Le 26 janvier 1994, Silvio Berlusconi file la métaphore footballistique en annonçant ce qui restera connu comme sa « descente sur le terrain », en envoyant un message vidéo de 9 minutes pré-enregistré à tous les réseaux télévisés diffusant des journaux d'informations. Il y annonce sa démission de ses responsabilités entrepreneuriales et son implication politique avec la création de son nouveau mouvement, Forza Italia, contre les « vieux gouvernements », contre les « forces immatures », le gouvernement « des gauches et des communistes ». Il propose un « pôle des libertés », destiné à moderniser le pays, à partir des forces « démocratiques, libérales », appuyé sur les individus, les familles, les entreprises.
Les 27 et 28 mars 1994, le nouveau parti remporte lesélections générales italiennes.
Véritable « entreprise-parti », Forza Italia bénéficie de l'empire médiatique et de la fortune de son dirigeant pour s'imposer immédiatement dans la vie politique italienne. Son ascension est également favorisée par les révélations de l’opération mains propres sur le vaste réseau de corruption qui entraînera la disparition de laDémocratie chrétienne et duParti socialiste[12]. Il est surnommé « parti de plastique », selon la définition qui lui avait été donnée pour sa symbiose avec la télévision[13].
Forza Italia obtient 6 806 245 voix (20,93 %) lors desélections européennes de 2004 soit 16 députéssur 78, alors qu’il avait obtenu 7 829 624 votes (25,17 %) enjuin 1999 (22 députéssur 87).
À la suite des élections régionales d’avril 2005, il ne gouvernait plus que trois régions (sur 20).
Lors desélections générales italiennes de 2006, bien qu’ayant perdu environ 6 points à la Chambre des députés (par rapport aux élections législatives de 2001), ce parti obtient 23,7 % des voix (soit 9 millions de votants) à la Chambre, juste derrièreL'Olivier, et quasiment le même score de 24 % au Sénat (8,2 millions de voix dans le scrutin national). Il comprend 140 députés (− 28, y compris les élus à l’étranger) et 79 sénateurs (+ 3). Auparavant, Forza Italia disposait, jusqu’en 2005, de 76 sénateurs auSénat de la République et de 173 députés (sur 178 élusen 2001) à laChambre.
À l’automne 2007, la dissolution du parti est orchestrée parSilvio Berlusconi, prenant acte des derniers échecs, tant du point de vue électoral après l’arrivée du gouvernement Prodi que de celui des divergences des partis de la droite italienne. La disparition deForza Italia voit la création officielle duPeuple de la liberté (Il Popolo della Libertà), destiné à rassembler les différents courants de l’opposition et s’assurer une majorité de droite lors des élections futures. Toutefois, à la fin novembre, les démocrates-chrétiens de l’UDC (Unione dei Demo-Cristiani) et les séparatistes de la Ligue du Nord (Lega del Nord, ancienne Ligue lombarde) ne souhaitaient pas rejoindre Berlusconi.
Plusieurs déclarations controversées decollaborateurs de justice (Gaspare Spatuzza,Nino Giuffrè, ou encore Massimo Ciancimino, fils de l’ex-maire de PalermeVito Ciancimino) ont agité la sphère politique italienne fin 2009–début 2010, en prétendant qu’un pacte entre la mafia etForza Italia aurait été passé en 1993.
Le cofondateur du parti Marcello Dell'Utri a été condamné en 2014 à 7 ans de prison pour complicité avec la mafia[14].
La nouvelle FI, annoncée en juin 2013, est lancée le 18 septembre de la même année et le PdL est officiellement dissous dans la nouvelle Forza Italia le 16 novembre. Le jour avant, un groupe de dissidents (principalement deschrétiens-démocrates), dirigé par le protégé de BerlusconiAngelino Alfano, font scission en annonçant la fondation d'un nouveau parti appeléNouveau Centre-droit (NCD). Un autre groupe de membres PdL, dirigé par l'ancien maire deRomeGianni Alemanno, quitte pour former le groupe « Italie Première » et discutent d'une fusion avecFrères d'Italie - Centre-droit national. Selon Berlusconi, le PdL deviendrait une coalition de partis decentre droit, y compris la nouvelle Forza Italia, leNouveau Centre-droit, une nouvelle tenue conservatrice (avecGianni Alemanno et Frères d'Italie - Centre-droit national), et laLigue du Nord. En janvier 2014,Giovanni Toti en est nommé vice-président.
Lors desélections européennes de 2014, Forza Italia, handicapée par les scissions et l'inéligibilité de Berlusconi, ne remporte que 4 614 364 voix, soit 16,81 %, un score nettement en dessous de celui de juin 2009 et ne remporte que 13 députés européens.
Avec les départs de nombreux élus de Forza Italia, comme ceux desConservateurs et réformistes deRaffaele Fitto, comme auparavantAngelino Alfano duNouveau Centre-droit, comme fin 2015Denis Verdini de l'Alliance libéral-populaire-Autonomies, Forza Italia perd plus de la moitié de ses sénateurs entre 2014 et 2015.
Pour lesélections générales de 2018, Forza Italia constitue unecoalition de centre-droit avec laLigue du Nord,Frères d'Italie etNous avec l'Italie. Le parti recueille 13,98 %, ce qui le place au deuxième rang au sein de la coalition, et décroche 104 sièges de députés et 58 de sénateurs. Pour la première fois lors d'élections générales, le parti de centre-droit est devancé par la Ligue du Nord[15].
Pour lesélections générales de 2022, Forza Italia, à l’électorat vieillissant, est marginalisée au sein de la coalition de centre-droit par les Frères d'Italie. Il est désormais focalisé sur les milieux d’affaires et une partie des artisans et des petits patrons[16]. Son programme met l'accent sur une baisse massive des impôts, l'introduction d’une « flat tax » à 23 %, l’augmentation du minimum vieillesse ou encore la gratuité des soins dentaires pour les plus de 65 ans, sans toutefois annoncer la moindre piste de financement[17]. Plus que sur son programme, le parti est avant tout centré sur la personnalité de Silvio Berlusconi[16]. Après plusieurs hospitalisations pour unepneumonie ainsi qu’uneleucémie, ce dernier meurt le 12 juin 2023, à l’âge de 86 ans[18].
Le 15 juillet 2023,Antonio Tajani est désigné à l’unanimité par le conseil national du parti pour succéder à Silvio Berlusconi[19].
| Année | Voix | % | Rang | Sièges |
|---|---|---|---|---|
| 1994 | 8 136 135 | 21,01 | 1re | 113 / 630 |
| 1996 | 7 712 149 | 20,57 | 2e | 123 / 630 |
| 2001 | 10 923 431 | 29,43 | 1re | 178 / 630 |
| 2006 | 9 048 976 | 23,72 | 2e | 140 / 630 |
| 2008 | 13 628 865 | 37,39 | 1re | 276 / 630 |
| 2013 | Remplacé parLe Peuple de la liberté | |||
| 2018 | 4 596 956 | 14,00 | 4e | 104 / 630 |
| 2022 | 2 279 130 | 8,11 | 5e | 45 / 400 |
| Année | Voix | % | Rang | Sièges |
|---|---|---|---|---|
| 2006 | 8 202 890 | 24,01 | 1er | 80 / 315 |
| 2008 | Remplacé parLe Peuple de la liberté | |||
| 2013 | Refondé en novembre de la même année | |||
| 2018 | 4 358 004 | 14,43 | 4e | 57 / 315 |
| 2022 | 2 279 980 | 8,27 | 5e | 18 / 200 |
| Année | Voix | % | Rang | Sièges |
|---|---|---|---|---|
| 1994 | 10 089 139 | 30,62 | 1er | 27 / 87 |
| 1999 | 7 813 948 | 25,16 | 1er | 22 / 87 |
| 2004 | 6 806 245 | 20,93 | 2e | 16 / 78 |
| 2009 | 10 797 296 | 35,26 | 1er | |
| 2014 | 4 614 364 | 16,81 | 3e | 13 / 73 |
| 2019 | 2 351 606 | 8,78 | 4e | 7 / 76 |
| 2024 | 2 243 245 | 9,59 | 4e | 8 / 76 |
| Région | Année | % | Sièges | Gouvernement |
|---|---|---|---|---|
| Abruzzes | 2019 | 9,04 | 3 / 31 | En coalition |
| Vallée d'Aoste | 2018 | 2,92 | 0 / 35 | Extra-parlementaire |
| Basilicate | 2019 | 9,14 | 4 / 19 | En coalition |
| Calabre | 2021 | 17,31 | 8 / 31 | En coalition |
| Campanie | 2015 | 17,81 | 8 / 51 | Dans l'opposition |
| Émilie-Romagne | 2020 | 2,56 | 1 / 50 | Dans l'opposition |
| Frioul-Vénétie Julienne | 2018 | 12,06 | 5 / 49 | En coalition |
| Latium | 2018 | 14,63 | 6 / 51 | Dans l'opposition |
| Ligurie | 2015 | 12,66 | 3 / 31 | En coalition |
| Lombardie | 2018 | 14,32 | 14 / 80 | En coalition |
| Marches | 2015 | 9,40 | 2 / 30 | Dans l'opposition |
| Molise | 2018 | 9,38 | 5 / 21 | En coalition |
| Ombrie | 2019 | 5,50 | 1 / 21 | En coalition |
| Piémont | 2019 | 8,39 | 6 / 51 | En coalition |
| Pouilles | 2015 | 11,37 | 5 / 51 | Dans l'opposition |
| Sardaigne | 2019 | 8,04 | 6 / 60 | En coalition |
| Sicile | 2017 | 16,37 | 14 / 70 | En coalition |
| Toscane | 2015 | 8,41 | 2 / 41 | Dans l'opposition |
| Trentin-Haut-Adige | 2023 | 2,02 | 0 / 35 | Extra-parlementaire |
| 0,58 | 0 / 35 | Extra-parlementaire | ||
| Vénétie | 2015 | 5,97 | 3 / 51 | En coalition |