En 2024, le navireHandala de la Coalition de la Flottille de la Liberté a poursuivi, après avoir débuté en 2023, son périple à travers l'Europe du Nord dans le cadre d’une campagne de sensibilisation intitulée« Handala : pour les enfants de Gaza »[1],[2].
En avril 2024, la mission « Briser le siège » a pour objectif d'acheminer 5 500 tonnes d’aide humanitaire par voie maritime depuis laTurquie jusqu'à labande de Gaza, dans le contexte de laguerre en cours et de lafamine qui touche le territoire[3]. Trois navires participent à cette initiative[4]:
Anadolu (anciennementDalya H) – (IMO : 9139127), un navire cargo général construit en 1997, battant pavillon de la Guinée-Bissau, avec une capacité de 5 500 tonnes.
Conscience (anciennementThe Majestic), (IMO : 7211440),un navire à passagers construit en 1972 et naviguant sous pavillon des Palaos.
Akdeniz (anciennementThe Prince[5]) (IMO : 7615048), un navire mixte Ro-Ro / passagers opérant sous pavillon de la Guinée-Bissau.
Parmi les participants, des activistes originaires des États-Unis se déplacent en Turquie dans le but de prendre part à la flottille[6],[7],[8].
D'après ses organisateurs, la Coalition de la Flottille de la Liberté inclut laFondation de secours humanitaire İHH, une ONG turque conservatrice proche du gouvernement, à laquelle de nombreux participants sont liés[9],[10]. Certains médias israéliens affirment que l’İHH supervise la flottille[11]. Lors d'une conférence de presse,Fehmi Bülent Yıldırım(en), président de l’İHH, a expliqué que le convoi, composé de navires venus deTurquie, duLiban et deLibye, prévoit une première escale dans la ville égyptienne d'Arish avant de poursuivre versRafah.
SelonYnet, cette initiative a obtenu le soutien des autorités turques, avec la participation du chef des services de renseignement turcs à son organisation[12].
Le départ de la flottille a été reporté à plusieurs reprises, alors qu'il était prévu initialement pour le 26 avril. Les organisateurs expliquent que la flottille n'a pas pu quitter le port ce jour-là en raison des pressions exercées par Israël sur laGuinée-Bissau pour qu'elle retire sonpavillon à l'un des navires[13],[14]. Selon eux, les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Allemagne tentent également d'influencer la Turquie afin d’empêcher le départ du navire[15],[16].
Plus tard dans l’année, l'Anadolu a obtenu l’autorisation de se rendre enÉgypte pour décharger sa cargaison, qui n’a cependant pas pu parvenir jusqu'à Gaza[17].
↑« Turkish government blocks departure of pro-Palestinian aid flotilla to avoid a new crisis with Israel - Nordic Monitor »,nordicmonitor.com,(lire en ligne, consulté le)
↑« Islamist NGO purchases 3 ships to sail to Gaza, awaits Erdogan's approval - Nordic Monitor »,nordicmonitor.com,(lire en ligne, consulté le)