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Flore du Massif central

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Position du Massif central au centre-sud de la France et au carrefour de plusieurs zones climatiques : océanique à l'ouest, continentale à l'est et méditerranéenne au sud.
Contraste de la végétation entre unadret, occupé par une lande à genêt purgatif, et unubac, recouvert par une hêtraie, dans une vallée du Massif central (vallée de laBiourière enAubrac).

Laflore[N 1] du Massif central est riche et diverse. Cette diversité s'explique par la grande superficie dece massif, sa position de carrefour entre différentes zones climatiques et sa variété géologique. Lesplantes que l'on peut croiser dans la partie occidentale, très humide, ne sont pas les mêmes que celles que l'on trouve dans la partie orientale, plus sèche, et la différence est encore plus grande avec les espèces que l'on peut trouver dans la partie sud (Causses,Cévennes), soumises à des influences méditerranéennes marquées. Cette composante spatiale n'est pas la seule à intervenir car l'exposition, l'altitude ou la nature du substrat sont aussi des facteurs déterminants. En effet, on peut souligner à ce propos l'opposition classique entre les versants exposés au sud et ceux exposés au nord (adret etubac) ou encore les différences qui existent dans la végétation entre, d'une part, les sols acides (granite) et d'autre part, les sols basiques (calcaire oubasalte). Bien que l'altitude du Massif central soit faible par rapport à d'autres massifs montagneux comme lesAlpes ou lesPyrénées, on observe un étagement de la végétation très net qui peut aller de la végétation méditerranéenne à la pelouse subalpine (cas des Cévennes). D'une façon générale, dans la majeure partie du Massif central, on peut distinguer quatre étages de végétation :

Dans les Cévennes, l'étage de plaine peut être qualifié d'« étage méditerranéen ». Ces limites peuvent évidemment varier suivant l'exposition (plus basses en versant nord).

Étage de plaine

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Aspect de la plaine de Limagne avec ses petits sommets volcaniques.

C'est un niveau relativement peu présent dans le Massif central qui est avant tout un pays de hauts plateaux. Il est néanmoins bien représenté dans la plaine deLimagne ainsi que dans les bassins deRoanne et deMontbrison. Ce sont des espaces intensément cultivés qui laissent peu de place à la nature. Ce sont également des zones peu arrosées (la Limagne d'Issoire est ainsi l'un des lieux les plus secs de France avec à peine plus de 500 mm de précipitations par an[1]) et soumises à un climat semi-continental (plus exactement semi-océanique « intramontagnard » ou semi-océanique d'abri, dansclimat de la France) assez marqué avec des étés chauds et des hivers froids (en raison des fréquentes inversions de température). Parmi les plantes caractéristiques de ce milieu figurent leChêne pubescent (Quercus pubescens), leChèvrefeuille étrusque (Lonicera etrusca), lesainfoin (Onobrychis viciifolia), laSauge des prés (Salvia pratensis), leCoquelicot, leTrèfle des prés, laPensée sauvage, lePolygale commun, l'Achillée millefeuille, laVéronique de Perse et beaucoup d'autres qui ne sont pas du tout spécifiques de laflore d'Auvergne.

En fait, seuls les quelques petits sommets volcaniques qui parsèment ici et là la Limagne revêtent un intérêt écologique surtout sur leurs versants sud où se développe une flore à affinité méditerranéenne. On a pu ainsi y relever[2] la présence de plusieurs plantes intéressantes d'origine clairement méridionale comme laLuzerne de Montpellier (Trigonella monspeliaca), leLiseron rayé (Convolvulus lineatus) ou l'Astragale de Montpellier (Astragalus monspessulanus).

Dans les Cévennes, l'étage de plaine est l'étage méditerranéen : c'est lagarrigue languedocienne où domine leChêne vert.

Étage collinéen

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La vallée du Lot vers Mende. Les versants ont été reboisés massivement en pins noirs.

Ce niveau est plus souvent forestier que l'étage inférieur. Les arbres caractéristiques à cette altitude sont leChêne sessile et leChêne pédonculé surtout dans l'Ouest du massif. À l'Est, apparaît lepin sylvestre[3]. La flore qui accompagne ces espèces ligneuses n'est pas particulièrement remarquable : on retrouve là les fleurs des bois classiques comme leMuguet, l'Anémone sylvie, leMélampyre des prés ou leSceau de Salomon. Parmi les plantes un peu moins fréquentes, on pourra croiser l'Hellébore fétide ou Pied-de-Griffon, plante facile à reconnaître et caractéristique des sols basiques (calcaire surtout). D'une façon générale, cet étage a fait l'objet auxXIXe et XXe siècles de reboisements massifs comme dans leLimousin (plantation de résineux) mais aussi dans le sud sur certaines pentes fortes qui avaient tendance à s'éroder (un bon exemple est fourni par les forêts dePins noirs sur tout le pourtour des causses et en particulier dans la haute vallée duLot autour deMende).

Certaines zones présentent toutefois un intérêt écologique certain comme laplanèze de Saint-Flour où se trouvent rassemblées en un même lieu des fleurs relativement rares d'origine continentale (Veronica spicata) et d'origine atlantique (Ranunculus nodiflorus)[2]. Il en est de même pour le bassin duPuy-en-Velay où l'on peut trouver des espèces messicoles (c'est-à-dire liées aux champs de céréales) d'origine orientale (Conringia orientalis,Neslia apiculata, etc.)[2]. Larégion caussenarde présente également une flore d'un très grand intérêt du fait de sa géologie particulière et de sa situation qui se caractérise par une forte pénétration de la flore méditerranéenne ainsi que par la présence de plantes issues de milieux steppiques et de montagnes calcaires (voir plus loin).

Il faut également signaler la présence à cet étage d'un œillet endémique du Massif central : l'Œillet du granite (Dianthus graniticus) poussant, comme son nom l'indique, sur sol siliceux, dans les Cévennes et le Vivarais jusqu'à une altitude d'environ 1 000 m.

Étage montagnard

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Forêt

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Lis Martagon (monts d'Aubrac)
Hêtraie d'altitude en automne. Les arbres sont limités à 5-6 m de hauteur en raison de la force des vents.

À partir de 900 m d'altitude, commence le domaine duHêtre et son cortège floristique très caractéristique. C'est en effet cet arbre qui domine à cette altitude, du moins sur une large moitié ouest du massif. À l'est, en particulier en Haute-Loire, le hêtre est remplacé par lePin sylvestre (climat plus sec). Dans certaines zones froides et humides, leSapin vient se mêler au hêtre et peut même y devenir dominant[4] (Monts du Cantal,Artense, Nord de laMargeride,Forez). En tout cas, c'est bien à l'étage montagnard que le Massif central commence à se distinguer des basses terres qui l'entourent par la grande richesse de sa flore. Les espèces rencontrées varient suivant que l'on se trouve dans un bois à sous-solbasaltique (roche basique) ou dans un bois à sous-solgranitique (roche acide). Dans le premier cas, on croisera des fleurscalcicoles telles que le très précocePerce-neige, leCentaurée des montagnes, leBois gentil, leCirse érisithales (plus rare), laCardamine à cinq ou sept folioles ou leSéneçon cacaliaster et aussi parfois paradoxalement des espècescalcifuges (en raison du caractère relativement neutre du basalte, celui-ci comportant peu desilice ou decarbonate de calcium à l'état libre, ces éléments se présentant sous forme desilicates[5]). Par contre, sur le granite, on ne trouvera aucune espèce calcicole. Parmi ces espèces acidophiles, on peut citer leSéneçon de Fuchs (très présent dans le Forez), laPrénanthe pourpre, leMélampyre des prés ou leMélampyre des forêts. Toutefois, une grande majorité de fleurs s'accommodent des deux types de sol :Aspérule odorante,Lis martagon,Maïanthème à deux feuilles,Luzule blanc-de-neige,Digitale pourpre,Parisette,Doronic d'Autriche,Scille à deux feuilles,Jacinthe des Pyrénées (ouest du massif),Sceau de salomon verticillé,Calament à grandes fleurs (« thé d'Aubrac »), etc. Les influences climatiques interviennent aussi : on peut ainsi trouver par exemple dans les forêts de l'Ouest du massif des plantes rares à affinité atlantique comme lePavot jaune[6] (Meconopsis cambrica).

Toutes ces plantes se retrouvent dans la zone du Hêtre (surtout en lisière de bois ou dans les clairières car les bois de hêtres sont très sombres, ce qui empêche la croissance de la majorité des plantes) ou dans les taillis denoisetiers, mais quelques-unes d'entre elles se retrouvent aussi dans la zone du Pin sylvestre. Par ailleurs, les forêts de pins étant plus claires, celles-ci abritent plus d'espèces végétales, en particulier des arbustes tels que leGenévrier commun et des mousses.

Enfin, dans les coupes de bois, on rencontre très fréquemment la digitale pourpre et l'Épilobe en épi, espèce pionnière qui colonise parfois de grandes surfaces, souvent accompagnés[N 2] d'arbres ou d'arbustes comme leBouleau, leSureau noir (altitude < 1 200 m), leSureau rouge[7] (rare en dessous de 1 000 m d'altitude) ou, plus banalement, leGenêt à balais.

Espaces ouverts

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Lande à genêt purgatif (Aubrac)
Pulsatille rouge (endémique du Massif central)

Dans le Massif central, les espaces ouverts à l'étage montagnard sont tous d'origineanthropique. Il convient d'en distinguer trois types : les pâturages des montagnes volcaniques[N 3], très riches à la fois sur le plan écologique et agronomique, les landes ou les pelouses des sols granitique ou schisteux, moins intéressantes sur le plan agronomique mais très riches en espèces et enfin les prés de fauche. Dans les landes, plusieurs sous-catégories peuvent être distinguées[8] : landes àFougère, àGenêt purgatif[N 4], àCallune ou àMyrtille commune[N 5] (ces deux dernières se retrouvant en général sur sol granitique peu épais). Par ailleurs, les landes étant des espaces de transition entre pâturage et forêt, celles-ci abritent souvent des espèces pionnières d'arbres ou d'arbustes aussi diverses que le bouleau, l'Églantier, leNoisetier, l'Aubépine, leSorbier des oiseleurs ou l'Alisier blanc[8].

Les bordures de propriété ou leshaies[9] (quand elles existent, car les paysages debocage sont assez rares dans le Massif central) comptent aussi quelques espèces ligneuses intéressantes comme leFrêne commun (qui est souvent sévèrement taillé car ses feuilles sont utilisées pour l'alimentation du bétail), l'Érable plane, l'Érable sycomore, lePrunellier, leFramboisier ou leMerisier à grappes, arbuste aux fleurs blanches qui ne pousse qu'à partir d'une certaine altitude.

Au niveau de lastrate herbacée, les Graminées[N 6] constituent l'essentiel du couvert végétal avec un grand nombre d'espèces représentées. Les plus fréquentes, en particulier dans les pelouses ou les landes acidiclines, sont leDactyle aggloméré, leFromental élevé, laFétuque rouge, l'Agrostide commune et leNard raide (les pelouses où cette dernière espèce domine sont appelées nardaies). Il faut également signaler la présence de quelques espèces plus caractéristiques des pâturages ou landes d'altitude comme laFlouve odorante, laCanche flexueuse (Deschampsia flexuosa), lePâturin des Sudètes ou laFétuque d'Auvergne (Festuca arvernensis), cette dernière étant endémique du Massif central[2] et présente dans les landes à genêts purgatifs.

Lande au printemps avec Crocus et Erythrone dent-de-chien.

Quant aux autres plantes à fleurs, elles se répartissent de façon variable dans les trois types d'espaces ouverts évoqués précédemment, participant à diverses associations végétales. Ainsi, il existe des espèces qui peuvent croître indifféremment dans les trois espaces : laGentiane jaune, laDent-de-chien (montagnes de l'Ouest), leNarcisse jaune, l'Orchis sureau, leVératre blanc, l'Arnica des montagnes ; d'autres préfèrent les prés de fauche : laRaiponce occidentale, laRenouée bistorte, leNarcisse des poètes et d'autres enfin se retrouvent plus souvent dans les pâturages non fauchés (qu'ils soient granitiques ou basaltiques) : leGenêt d'Angleterre, leGenêt poilu, laGentiane des champs, laPulsatille rouge (endémique du Massif central et surtout présente sur les versants est des différents massifs), leFenouil des Alpes (cette plante, connue aussi sous le nom decistre, est broutée par les vaches de race Salers ou Aubrac et ferait toute la saveur du fromage du Cantal), l'Euphorbe d'Irlande (plante atlantique poussant dans l'ouest du massif), leLiondent des Pyrénées, laCrépide à grandes fleurs, etc.

Enfin, formant une transition entre prairies sèches et tourbières, les prairies tourbeuses[10] peuvent occuper de vastes surfaces surtout sur les plateaux (Aubrac, Cézallier...). C'est le domaine de laCanche cespiteuse (Deschampsia cespitosa) et de laMolinie bleue (Molinia caerula), plantes accompagnées de différentes espèces de joncs (Jonc acutiflore,Jonc aggloméré) et de quelques autres plantes caractéristiques (Achillée ptarmique[N 7],Succise des prés,Sélin des Pyrénées,Trèfle brun-rouge...).

Zones humides

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Une plante rarissime en France : le Ligulaire de Sibérie.
Plantes aquatiques sur les bords du lac de Saint-Andéol (Aubrac). On reconnaît en particulier des Trèfles d'eau et des Flûteaux nageants (petites feuilles qui flottent).
Fruits de Canneberge (Vaccinium oxycoccos) sur tapis de sphaignes.

Les zones humides peuvent regrouper plusieurs biotopes : bords de cours d'eau ou de lac,mégaphorbiaies,tourbières[N 8].

Dans les mégaphorbiaies, on a affaire à des plantes souvent de grande hauteur (entre un et deux mètres) parfois disposées en colonies serrées :Aconit tue-loup,Aconit napel (altitude > 1 200 m, très toxique),Pigamon à feuilles d'ancolie,Renoncule à feuilles d'aconit,Adénostyle à feuilles d'alliaire (alt. > 1 200 m),Angélique des bois,Chardon bardane (plus rare), etc. Ces plantes montagnardes peuvent occasionnellement côtoyer des plantes comme leCaltha-des-marais, laReine-des-prés ou laValériane officinale, fréquentes dans le Massif central dans ce type d'écosystème. Quant aux arbres, on trouve fréquemment au bord de l'eau desAulnes glutineux et différentes espèces desaules, dont certaines qui ne poussent qu'en montagne (Salix pentandra,Salix bicolor[2]).

Dans les tourbières, du fait de la pauvreté en nutriments des tapis deSphaignes, les plantes sont souvent plus petites et quelquefois carnivores (Drosera à feuilles rondes,Grassette commune). Mais beaucoup d'autres espèces peuplent les tourbières du Massif central, ce qui en fait toute la valeur écologique : ainsi, dans les dépressions saturées d'eau, on trouvera, entre autres, leComaret des marais (Comarum palustre) ou leTrèfle d'eau (Menyanthes trifoliata), et en position plus haute, sur les buttes deSphaignes, laCanneberge (Vaccinium oxycoccos etVaccinium microcarpum), la Linaigrette à feuilles engainantes (Eriophorum vaginatum), l'Andromède à feuilles de Polium, leLycopode inondé, etc. On pourra aussi y croiser laGentiane pneumonanthe, laParnassie des marais, leTrèfle brun-rouge (Trifolium spadiceum), laSwertie vivace (Swertia perennis, surtout présente en Aubrac) ou leTrolle d'Europe (caractéristiques également des prairieshygrophiles). Les genresCarex etJuncus sont quant à eux bien représentés avec, entre autres, des espèces rares caractéristiques des tourbières d'altitude commeCarex cespitosa,Carex chordorrhiza,Carex limosa,Carex pauciflora,Juncus alpinoarticulatus ou encoreJuncus filiformis[11]. Dans la même famille, on trouve également fréquemment leScirpe cespiteux, en particulier dans les tourbières acides.

Le Massif central compte aussi quelques stations de plantes de tourbières relictuelles de la dernière ère glaciaire et rarissimes en France comme l'impressionnantLigulaire de Sibérie (Cézallier,Aubrac), laScheuchzérie des marais, leBouleau nain ou leSaule des lapons (ces deux arbustes sont présents dans les tourbières de laMargeride ainsi que dans lesmonts Dore pour le dernier). On dénombre également quelques stations de la très rare orchidéeépiphyteHammarbya paludosa (le Malaxis des marais) dans certaines tourbières de la Lozère (Aubrac, Margeride) et du Limousin.

Enfin, il faut signaler quelques intéressants représentants de la flore lacustre dont lesIsoetes (Isoetes lacustris etIsoetes echinospora), plantes aquatiques boréales très exigeantes sur la qualité de l'eau et très rares en France qu'on trouve dans quelques lacs du Cézallier et de l'Aubrac (ainsi que dans quelques lacs des Pyrénées), leFlûteau nageant (Luronium natans) qu'on peut rencontrer au bord de certaines étendues d'eau et qui est protégé au niveau européen, et leNénuphar nain (Nuphar pumila), espèce boréale rare en France, qui fréquente quelques lacs aux eaux froides en Auvergne.

Cas particulier du sud du massif

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La roche calcaire, omniprésente dans la région des Causses, induit une flore bien spécifique. Ici, lesgorges de la Jonte.
Adonis de printemps (Adonis vernalis) éclosant sur lecausse de Sauveterre
Anémone pulsatille de Coste (Pulsatilla vulgaris var. costeana) sur le causse de Sauveterre.

Dans le sud du massif (Causses etCévennes), les spécificités quant à la nature du sol et du climat induisent une flore particulière avec un taux d'endémisme plus élevé que dans le reste du Massif central[12],[N 9]. La hêtraie est toujours présente, en particulier dans les Cévennes, même sur les versants sud car ceux-ci sont exposés aux pluies venant de Méditerranée (mont Aigoual en particulier). Dans les Causses, elle ne se maintient que sur les versants exposés au nord, les versants sud et les plateaux étant surtout occupés par de maigres pâturages, favorables à de petits arbustes délaissés par les ovins comme leBuis (Buxus sempervirens) ou leGenévrier cade (Juniperus oxycedrus), parfois ponctués de bois de chênes et de pins[12]. Ces pâturages ne sont pas homogènes et sont dominés tantôt par des Poacées (Brome dressé,Fétuque glauque,Seslérie bleue,Fétuque rouge ou la très emblématiqueStipe pennée), tantôt par d'autres plantes comme leSerpolet, leCarex humble ou leBrachypode penné.

En raison du substrat calcaire, la flore des Causses diffère sensiblement de celle du reste du Massif central. On y croise des plantes originaires des milieuxsteppiques comme la Stipe pennée (Stipa pennata) ou laGesse blanchâtre (Lathyrus pannonicus subsp.asphodeloides) et plus généralement des plantes de pelouse sèche et(ou) de rocailles calcaires comme lePanicaut champêtre (Eryngium campestre), le « Chardon-baromètre » (Carlina acanthifolia), leLin campanule (Linum campanulatum), lePolygale du calcaire (Polygala calcarea), laScorsonère pourpre (Podospermum purpureum), etc.

On y trouve également des plantes plus spécifiquement méditerranéennes (présentes à l'étage collinéen mais pouvant déborder sur l'étage montagnard) comme lavulnéraire à fleurs rouges (Anthyllis vulneraria subsp.rubriflora), leLin à feuilles de Salsola (Linum suffruticosum subsp.salsoloides), l'Œillet giroflée (Dianthus caryophyllus), l'Orcanette (Onosma tricerosperma subsp.fastigiata), l'Astragale de Montpellier (Astragalus monspessulanus), laLavande officinale (Lavandula angustifolia), etc.

Enfin, les Causses abritent des plantes de montagnes calcaires comme lePédiculaire à toupet (Pedicularis comosa), leLaser siler (Laserpitium siler), leDaphné des Alpes (Daphne alpina), leDaphné thymélée (Daphne cneorum), l'Érine des Alpes (Erinus alpinus), l'Anémone hépatique (Hepatica nobilis) ou encore laCampanule à belles fleurs (Campanula speciosa, originaire des Pyrénées).

Quant aux plantes strictement endémiques des Causses et des Cévennes, on peut citer laGermandrée de Rouy (Teucrium rouyanum), l'Anémone pulsatille de Coste (Pulsatilla vulgaris var.costeana, sur pelouses calcaires[13]), laPotentille des Cévennes (Potentilla caulescens subsp.cebennensis), laGentiane de Coste (Gentiana clusii subsp.costei), une sous-espèce de l'Aster des Alpes poussant en altitude (Aster alpinus subsp.cebennensis), uneOrchidée, l'Ophrys mouche des Causses (Ophrys insectifera subsp.aymoninii), l'Arabette des Cévennes (Arabidopsis cebennensis, également présente dans l'Aubrac et le Cantal mais pas plus au nord), laSaxifrage de Prost (Saxifraga prostii, rochers siliceux), laSaxifrage des Cévennes (Saxifraga cebennensis, rochers calcaires), laGrassette des Causses (Pinguicula caussensis, rochers calcaires suintants), laSabline de Lozère (Arenaria ligericina, rochers calcaires), l'Ancolie visqueuse des Causses (Aquilegia viscosa), leThym luisant (Thymus nitens, sols siliceux en altitude), etc. Certaines autres espèces sont presque endémiques de la région (c'est-à-dire présentes dans les Causses, les Cévennes et dans un nombre limité de régions proches) comme laSabline hérissée (Arenaria hispida, présente aussi en Catalogne), leCentaurée pectinée (Centaurea pectinata, présent aussi en Provence et dans le nord de l'Espagne) ou l'Asarine couchée (Asarina procumbens), plante particulière et facile à reconnaître, poussant sur sol siliceux, strictement localisée à l'étage montagnard des Cévennes et des Pyrénées orientales.

Les Causses comptent en outre quelques stations de la célèbre orchidéeSabot-de-Vénus (Cypripedium calceolus) et rassemblent les seules stations françaises de l'Adonis de printemps (Adonis vernalis).

Étage subalpin

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Étage subalpin au-dessus de la forêt (leroc de Cuzeau dans lesmonts Dore non loin dupuy de Sancy).
Mulgédie des Alpes (Cicerbita alpina) dans les monts Dore (présente également dans le Cantal et le Forez). Des Saules des Lapons (Salix lapponum) sont visibles à l'arrière plan.
Mégaphorbiaie dans les monts du Cantal (altitude : environ 1 500 m) avec, entre autres, des Adénostyles à feuilles d'Alliaire.

Si cet étage n'occupe que peu d'espace dans le Massif central, il a néanmoins un intérêt écologique de premier ordre pour les espèces que l'on y trouve. C'est le domaine des landes ou des pelouses subalpines[N 10] avec quelques rares arbres rabougris (hêtre ou résineux) du fait des conditions climatiques, en particulier des températures froides et des vents violents, voire très violents (le vent a déjà soufflé à plus de300 km/h au sommet dumont Aigoual). Les pelouses les plus importantes en superficie se retrouvent sans surprise dans les deux massifs les plus élevés :monts Dore et monts du Cantal. Mais on peut aussi rencontrer des pelouses subalpines sur les crêtes duForez, aumont Mézenc[N 11], aumont Lozère et au mont Aigoual.

Les plantes les plus fréquemment rencontrées dans les landes ou les pelouses subalpines, en particulier celles du Cantal et des monts Dore, sont un certain type de graminée[2] (Nardus stricta,Festuca rubra,Poa alpina,Phleum alpinum,Helictotrichon versicolor, etc.) mais aussi, en zone moins pâturée, des plantes arbustives (Myrtille,Airelle des marais,Genêt poilu…). Elles sont accompagnées de plantes caractéristiques des pâturages de montagne comme leTrèfle des Alpes (Trifolium alpinum), lePlantain des Alpes (Plantago alpina), laGrande Astrance (Astrantia major), l'Ail victorial (Allium victorialis), l'Impératoire benjoin (Peucedanum ostruthium), laSerratule des teinturiers (Serratula tinctoria subsp.macrocephala), etc. Dans les zones plus humides (mégaphorbiaies), on remarquera la présence deRumex alpinus,Cicerbita alpina,Cicerbita plumieri,Adenostyles alliariae, etc. On retrouvera là aussi le Saule des lapons parfois hybridé avec d'autres Saules (comme leSaule rampant ou leSaule bicolore).

Plus localement, on pourra également observer dans les pelouses ou sur les rochers des plantes comme l'Anémone printanière (Pulsatilla vernalis) qui pousse sur leplomb du Cantal, au Mézenc et au mont Lozère, l'Anémone alpine (Pulsatilla alpina) dans les monts Dore (prédominance de la variété blanche, subsp.alpina, dans ce massif) et les monts du Cantal (prédominance ici de la variété jaune dite « soufrée », subsp.apiifolia, très abondante localement), laBenoîte des montagnes (Geum montanum — Dore et Cantal), laGentiane printanière (Gentiana verna — Cantal, monts Dore), laBartsie des Alpes (Bartsia alpina — uniquement Cantal), leGnaphale de Norvège (Omalotheca norvegica - Cantal, monts Dore), l'Androsace de Haller (Androsace halleri — Plante d'éboulis des monts Dore et du Cantal), l'Erigéron des Alpes (Erigeron alpinus), etc.

Il existe également certaines espèces à cet étage dont la présence dans le Massif central est anecdotique mais qui méritent d'être signalées. Parmi elles, on peut citer[2] leLis de St Bruno (Paradisea liliastrum), grand lis aux belles fleurs blanches, dont on connaît une station au mont Aigoual et au mont Mézenc, leSéneçon leucophylle (Senecio leucophyllus), dont l'unique station dans le Massif central est aussi au mont Mézenc (plante des Pyrénées orientales poussant sur les éboulis), laSaxifrage à feuilles d'épervière (Saxifraga hieraciifolia) dont la seule station en France se trouve dans les monts du Cantal et qui pousse habituellement dans les régions arctiques (Norvège, Sibérie, Canada) ainsi que dans les Alpes orientales et lesCarpates, l'Homogyne des Alpes, uniquement signalé dans les monts du Forez (secteur dePierre-sur-Haute[14]), laSoldanelle des Alpes (Soldanella alpina — uniquement dans les monts Dore), laDryade à huit pétales (Dryas octopetala) sur les versants septentrionaux du Cantal et des monts Dore, etc. Toutes ces plantes sont fragiles et strictement protégées, certaines étant très menacées (commeDryas octopetala).

Certains secteurs se distinguent tout particulièrement comme lepuy Mary et ses abords qui concentre un certain nombre d'espèces alpines qu'on ne retrouve pas ailleurs dans le Massif central comme laTozzie des Alpes (Tozzia alpina), laSaxifrage à feuilles opposées (Saxifraga oppositifolia), laSaxifrage androsace (Saxifraga androsacea) ou lePédiculaire verticillée (Pedicularis verticillata).

Enfin, sur le plan des espèces endémiques[2], il existe dans lemassif du Sancy (puy Ferrand,puy de la Perdrix) unejasione poussant uniquement sur soltrachytique au-dessus de 1 500 m : laJasione naine (Jasione crispa subsp.arvernensis). Dans les monts Dore et le Cantal, existe également unesaxifrage unique : la Saxifrage de Lamotte (Saxifraga lamottei) qui croît dans les fentes des rochers au-dessus de 1 400 m. Dans le même biotope (c'est-à-dire les rochers et les éboulis d'altitude du Cantal et des monts Dore), on pourra aussi croiser une plante endémique aux fleurs jaunes, la Biscutelle d'Auvergne (Biscutella arvernensis).

Menaces et protection

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Le Pédiculaire à toupet est une espèce de montagne qui a migré en altitude et se raréfie.

Le Massif central a vu diminuer légèrement sa biodiversité ces dernières années mais pas autant que certaines régions voisines. Seulement une trentaine d'espèces autrefois présentes n'ont plus été revues après 1990, ce qui représente une part minime de la flore totale[15]. Ce relatif appauvrissement est lié essentiellement à la destruction de certains milieux à haute valeur patrimoniale, en particulier les zones humides (drainage de prairies tourbeuses, recalibrage de cours d'eau…), à l'intensification de l'agriculture (disparition ou raréfaction de certaines espèces messicoles autrefois courantes en raison de l'usage d'herbicides) et à la place sans cesse plus grande des espaces urbanisés (bien que cette progression ne se fasse pas aussi vite dans le Massif central que dans d'autres régions françaises).

Il existe également des espèces envahissantes, souvent exotiques, qui peuvent localement poser des problèmes préoccupants en se développant au détriment des espèces indigènes (Jussie dans certains cours d'eau,Ambroisie, etc.). Ce phénomène peut aussi affecter les prairies de fauche trop amendées où l'on peut parfois observer le développement excessif d'espèces eutrophiles qui compromettent la qualité du fourrage (ex. : l'Anthrisque sauvage, qui n'est pas une espèce exotique mais qui se cantonne normalement dans les zones riches en nitrates)[16].

Réserve naturelle de la vallée de Chaudefour (Monts Dore).

Quant aux conséquences duréchauffement climatique, celles-ci n'ont pas encore fait l'objet d'études approfondies. Il semblerait toutefois, d'après les premières observations[15], que l'impact de ce changement ne se fasse pas encore sentir de manière significative. Dans la majorité des cas, il n'a pas été constaté de remontée en altitude des espèces subalpines, qui sont pourtant à priori les plantes les plus sensibles à l'augmentation des températures. Il existe pourtant quelques espèces qui ont migré à des altitudes plus élevées mais dont le mouvement est difficile à mettre en relation avec le réchauffement climatique : c'est le cas par exemple duPédiculaire à toupet, autrefois trouvé en Auvergne à partir de 1 200 m d'altitude et qui n'apparaît plus aujourd'hui qu'à 1 500 m[N 12], ou encore de l'Épervière orangée, trouvée en abondance auXVIIIe siècle dans tout le massif et aujourd'hui cantonnée à des altitudes élevées dans le Cantal et les monts Dore[17].

Enfin, en ce qui concerne la protection de ce patrimoine naturel, le Massif central compte un grand nombre de parcs naturels régionaux (en particulier le parc des Volcans qui est un des plus grands parc français en superficie) et surtout leparc national des Cévennes retenu par l'UNESCO commeréserve de biosphère. Les espaces rentrant dans le réseauNatura 2000 couvrent également de vastes surfaces, en particulier dans le centre du massif (pays des Couzes, val d'Allier, planèze de St Flour). Par contre, le nombre de réserves naturelles (qu'elles soient nationales ou régionales) est faible comparé à d'autres régions françaises et ce malgré le grand intérêt écologique du massif (excepté la région des monts Dore et du Cézallier).

Liste de plantes

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La liste suivante répertorie quelques plantes caractéristiques et facilement observables des étages montagnards et subalpins du Massif central. Les espèces banales qu'on retrouve un peu partout et à toutes les altitudes ont volontairement été omises tout comme les plantes trop rares et de ce fait difficiles à observer et non représentatives. Même avec ces exceptions, la liste est loin d'être exhaustive.

Liste des plantes caractéristiques des étages montagnards et subalpins du Massif central
Nom vulgaireNom scientifiqueFamilleHabitat naturelLocalisationAltitude[18]Photographies
Aconit napelAconitum napellusRenonculacéesBord des eaux, mégaphorbiaiesEnsemble du massif mais rare>1 200 m
Aconit tue-loupAconitum vulpariaRenonculacéesBord des eaux, mégaphorbiaiesEnsemble du massif. Plus fréquent que l'aconit napel.>1 000 m
Actée en épiActaea spicataRenonculacéesHêtraiesEnsemble du massif sauf CaussesDe 1 000 m à 1 500 m
Adénostyle à feuilles d'AlliaireAdenostyles alliariaeAsteracéesMégaphorbiaiesMontagnes élevées>1 200 m
Ail de la VictoireAllium victorialisLiliacéesPelouses d'altitude, hêtraies. Plante protégée.Monts Dore, Cantal, AubracGénéralement >1 400 m mais peut descendre à 1 100 m (Aubrac)
Airelle rougeVaccinium vitis-idaeaEricacéesLandes, pelouses, tourbières, futaies de pinSurtout à l'est du massif (Margeride, Mézenc, mont Lozère)Étage subalpin, parfois montagnard à l'est.
Alchemille commune[19]Alchemilla vulgarisRosacéesPâturages, prairies, lieux herbeuxEnsemble du massifDe 500 m à 1 800 m
Alchemille des Alpes[19]Alchemilla alpina subsp.saxatilisRosacéesPâturages, sur sol siliceux.Ensemble du massif>1 000 m
AndromèdeAndromeda polifoliaEricacéesTourbières (rare). Plante protégée.Monts Dore, Cézallier, Cantal, Forez, AubracDe 1 000 m à 1 400 m
Anémone printanièrePulsatilla vernalisRenonculacéesPelouses subalpinesTrès localisé (Plomb du Cantal, Mézenc, Mont Lozère)>1 500 m
Anémone des AlpesPulsatilla alpinaRenonculacéesPelouses subalpinesMonts Dore (variété blanche), Cézallier, Cantal (variété jaune dite soufrée)>1 400 m
Arnica des montagnesArnica montanaAsteracéesPrairies, sur sol siliceuxEnsemble du massif>1 100 m
Armérie des sablesArmeria arenariaPlombaginacéesPelouses sèches, lieux sablonneuxSud et centre du massif (Cévennes, Aubrac, Vivarais)500 m à 1 350 m
Bartsie des AlpesBartsia alpinaScrofulariacéesPâturages, combes à neige, éboulisCantal>1 300 m
Benoîte des montagnesGeum montanumRosacéesPelouses subalpines (rare)Monts Dore, Cantal>1 400 m
Benoîte des ruisseauxGeum rivaleRosacéesPrairies humides, bord des ruisseauxEnsemble du massifDe 1 000 m à 1 500 m
Berce de Sibérie ou Berce de LecoqHeracleum sibiricumApiacéesDivers biotopes mais préfère les lieux humidesCantal, Mézenc, Aubrac, Cévennes[N 13]Généralement au-dessus de 1 000 m
Bétoine officinaleStachys officinalisLamiacéesPrairies, landes, sur sol siliceuxEnsemble du massifDe la plaine à 1 600 m
Bois joliDaphne mezereumThymélacéesHêtraiesEnsemble du massif sauf CaussesDe 700 m à 1 500 m
Brunelle à grandes fleurs[N 14]Prunella grandifloraLamiacéesPrairies sèches, landes, bois clairsCantal, Aubrac1 000 m à 1 400 m
Calament à grandes fleurs (Thé d'Aubrac)Calamintha grandifloraLamiacéesHêtraiesCantal, Aubrac1 000 m à 1 500 m
Caltha des maraisCaltha palustrisRenonculacéesBord des ruisseauxTout le massif600 m à 1 200 m
CalluneCalluna vulgarisEricacéesLandes granitiquesMontagnes granitiquesSurtout entre 1 000 m et 1 500 m
Canneberge[N 15]Vaccinium oxycoccosEricacéesTourbièresTous les massifs sauf Causses. Rare, protégée en France.>1 000 m
Cardamine àcinq ousept foliolesCardamine pentaphyllos ou heptaphyllaBrassicacéesHêtraies sur sol basaltiqueRare : Aubrac, CantalDe 1 000 m à 1 500 m
Centaurée des montagnesCentaurea montanaAsteracéesForêts, rochersMontagnes basaltiquesDe 1 000 m à 1 800 m
Cerfeuil des montagnes[N 16]Chaerophyllum hirsutumApiacéesPrés et bois humides, bords des ruisseauxEnsemble du massif>500 m
Cirse des maraisCirsium palustreAsteracées (ou composées)Prairies humides, marais, tourbièresTout le massif sauf Causses<1 600 m
Cirse des ruisseauxCirsium rivulareAsteracéesBord des eaux, zones très humidesAubrac, Cantal, monts Dore, Velay>1 000 m
Cirse erisithalèsCirsium erisithalesAsteracéesHêtraies d'altitude, sur sol basaltiqueForez, monts Dore, Cantal, AubracDe 1 200 m à 1 600 m
Comaret des maraisComarum palustreRosacéesTourbières, maraisDans la plupart des massifsDe 1 000 m à 1 700 m
Crocus printanierCrocus albiflorusIridacéesPâturages, pelouses d'altitudeDans la plupart des massifs>1 200 m
Doronic d'AutricheDoronicum austriacumAsteracéesBois humides, ravins.Monts Dore, Forez, Cantal, AubracDe 700 m à 1 500 m
Drosera à feuilles rondesDrosera rotundifoliaDroséracéesTourbières (protégée)Dans la plupart des massifs>1 200 m
Erythrone dent-de-chienErythronium dens-canisLiliacéesPâturages, landesOuest du massif et en particulier Aubrac>1 100 m
Euphorbe d'IrlandeEuphorbia hybernaEuphorbiacéesPâturages, landesOuest du massif, de l'Allier à l'Aubrac>500 m
Euphraise de RostkovEuphrasia officinalis subsp.rostkovianaScrofulariacéesPâturages, landes, pelouses à NardMontagnes granitiques>800 m
Fenouil des AlpesMeum athamanticumApiacéesPâturages frais d'altitudeTout le massif>700 m
Fritillaire pintadeFritillaria meleagrisLiliacéesPonctuellement dans certaines prairies humidesPlutôt dans l'ouest (surtout Aubrac)<1 300 m
Galeopsis douteuxGaleopsis segetumLamiacéesRocailles, gravier, sols sableux.Tout le massif, surtout en zone granitique.500 m à 1 200 m
Genêt d'Angleterre[N 17]Genista anglicaFabacéesLandes granitiquesMargeride, Aubrac, Mont Lozère, LimousinEtage montagnard, parfois plus bas dans l'ouest du massif
Genêt purgatifCytisus purgansFabacéesLandes granitiquesMargeride, Aubrac, CévennesEn général au-dessus de 800 m
Genêt sagittéGenista sagittalisFabacéesPelouses, landesTout le massif>600 m
Gentiane des ChampsGentianella campestrisGentianacéesPâturages (pelouses à nard raide)Montagnes granitiques et basaltiques>1 000 m
Gentiane jauneGentiana luteaGentianacéesPrairies et pelouses de montagneUn peu partout (sauf Causses)De 600 m à 1 500 m
Gentiane pneumonantheGentiana pneumonantheGentianacéesLandes humides, tourbièresUn peu partout (sauf Causses et chaîne des Puys)De 500 m à 1 500 m
Géranium des boisGeranium sylvaticumGéraniacéesPrairies, lisières de bois, pelouses de montagneMontagnes d'Auvergne, CévennesDe 1 000 m à 1 500 m
Géranium noueuxGeranium nodosumGéraniacéesBoisCévennes, Velay surtout. Plus disséminé ailleurs dans le massif.De 500 m à 1 600 m
Grand OrpinHylotelephium maximumCrassulacées (plantes grasses)Rochers granitiquesMontagnes granitiquesÉtage montagnard
Grande AstranceAstrantia majorApiacéesPrairies, pelouses de montagneChaîne des Puys, Monts Dore, CantalDe 800 m à 1 600 m
Grassette communePinguicula vulgarisLentibulariacéesTourbières, bords des eauxMonts d'Auvergne, MézencDe 1 200 m à 1 400 m
Groseillier des rochersRibes petraeumSaxifragacéesBois rocheuxMonts d'Auvergne, Aubrac, Forez, Vivarais>1 000 m
Impératoire benjoinPeucedanum ostruthiumApiacéesMégaphorbiaies, pentes herbeusesMonts Dore, Cantal, Mont AigoualAu-dessus de 1 400 m
Jacinthe des Pyrénées (ou scille lis-jacinthe)Scilla lilio-hyacinthusLiliacéesBois de hêtresMonts d'Auvergne (surtout Cantal)Étage montagnard
Jasione vivaceJasione laevisCampanulacéesRocailles, pelouses sèches, sur sol siliceuxTous les massifs sauf Causses>500 m
JonquilleNarcissus pseudo-narcissusAmaryllidacéesPrairiesTous les massifs sauf Causses>1 000 m
Knautie d'Auvergne[N 18]Knautia arvernensisDispacéesPrairies, bords des chemins et des routes.Monts d'Auvergne, Aubrac.500 m à 1 300 m
Laiteron de plumierCicerbita plumieriAsteracéesBois et pelouses d'altitude, bords des ruisseauxAubrac, Cantal, Forez>700 m
Laiteron des AlpesCicerbita alpinaAsteracéesBois et pelouses d'altitude, bords des ruisseauxCantal, Monts Dore, Forez>1 000 m
Laser à feuilles largesLaserpitium latifoliumApiacéesBois clairs, rocaillesTout le massif>700 m
Linaigrette à feuilles étroitesEriophorum angustifoliumCypéracéesTourbières, marécagesMontagnes granitiques>1 000 m
Liondent des PyrénéesLeontodon pyrenaicusAstéracéesPâturages des montagnes volcaniquesMonts Dore, Cantal, Aubrac.>1 000 m
Lis martagonLilium martagonLiliacéesBois de hêtres, pelouses des sommets (plante protégée)Monts d'Auvergne, Cévennes>1 000 m
Luzule blanc-de-neigeLuzula niveaJoncacéesBois clairs et humidesCantal, Aubrac, Cévennes>800 m
Melampyre des forêtsMelampyrum sylvaticumOrobanchacéesHêtraies, sapinièresAuvergne, Forez, Aubrac, Margeride, Cévennes>1 000 m
Melampyre des boisMelampyrum nemorosumOrobanchacéesHêtraies, sapinièresSurtout à l'est du massif (Cévennes, Vivarais)>800 m

(bractées violettes)

MyrtilleVaccinium myrtillusEricacéesBois clairs, landesTout le massif (sauf Causses), abondante à l'est (Forez, Mézenc)De 500 m à 1 800 m
Narcisse des poètesNarcissus poeticusAmaryllidacéesPrairies humidesTous les massifsSurtout de 500 m à 1 400 m
Narthécie des maraisNarthecium ossifragumNarthéciacéesMarais, tourbièresOuest du massif (plante atlantique)jusqu'à 1 300 m
Œillet sylvestreDianthus seguieri subsp.pseudocollinusCaryophyllacéesPelouses et bois d'altitudeTous les massifs sauf Causses (endémique du Massif central)>700 m
Orchis moucheron (à épi dense)Gymnadenia conopsea var. densifloraOrchidacéesPâturages de montagne, landesMonts d'Auvergne, Aubrac>1 000 m
Orchis sureauDactylorhiza sambucinaOrchidacéesPâturages de montagne, landesRelativement fréquente sauf sur sol sec>1 000 m
Orchis tachetéDactylorhiza maculataOrchidacéesPrairies riches et humides, souvent sur silice.Tout le massif>500 m
Orobanche du genêtOrobanche rapum-genistaeOrobanchacéesLandes àgenêt purgatifAubrac, Margeride, Cévennes>1 000 m
Orpin hérisséSedum hirsutumCrassulacéesRochers granitiquesMassifs granitiques (Aubrac, Margeride, Forez…)500 m à 1 500 m
Parnassie des MaraisParnassia palustrisParnassiacéesPâturages de montagne, tourbièresEnsemble du massif>1 000 m
Pédiculaire des boisPedicularis sylvaticaScrofulariacéesLandes humidesEnsemble du massifJusqu'à 1 700 m
Pédiculaire des maraisPedicularis palustrisScrofulariacéesTourbières, landes humidesUn peu partout sauf monts DômesDe 1 000 m à 1 400 m
Pédiculaire feuilléePedicularis foliosaScrofulariacéesPâturages d'altitudeMonts Dore, Cantal>1 200 m
Pensée des VosgesViola lutea

(de couleur bleue-violette
dans le Massif central)

ViolacéesPâturages de montagneAuvergne>1 000 m
Petit lis des ValléesMaïanthemum bifoliumLiliacéesHêtraiesTout le massif800 m à 1 500 m
Pigamon à feuilles d'ancolieThalictrum aquilegifoliumRenonculacéesMégaphorbiaies, prairies humidesPrésente çà et là, plus fréquente en Haute-Loire et en Lozère>800 m
Grande pimprenelleSanguisorba officinalisRosacéesTourbières, prairies humidesTout le massif, fréquente dans l'Aubrac>800 m
Potentille doréePotentilla aureaRosacéesPelouses, rochers, bois clairsMonts d'Auvergne, Aubrac>1 200 m
Prenanthe pourprePrenanthes purpureaAsteracéesHêtraiesAuvergne, Aubrac, Cévennes>1 000 m
Pulmonaire semblablePulmonaria affinisBoraginacéesForêts (Frênaies, Hêtraies, Chênaies...)Tout le massif, endémique du sud-ouest de la France et de l'Espagne.Étage collinéen et montagnard
Pulsatille rougePulsatilla rubraRenonculacéesPâturages, landes sèchesVersants orientaux des massifs, endémique du Massif central.>800 m
Raiponce occidentale[N 19]Phyteuma spicatum subsp.occidentaleCampanulacéesHêtraies, prairiesPrésente un peu partout>800 m
Raiponce hémisphériquePhyteuma hemisphaericumCampanulacéesPelouse de montagneMassifs élevés>1 500 m (>1 000 m dans les Cévennes et au Mézenc)
Renoncule à feuilles d'aconitRanunculus aconitifoliusRenonculacéesPrairies humides, bords des ruisseauxPrésente partout sauf dans les Causses>1 000 m
Renouée bistortePolygonum bistortaCampanulacéesHêtraies, prairiesMonts Dore, Cantal, Livradois, Forez, Aubrac, CévennesGénéralement au-dessus de 1 000 m
Roseau des MontagnesCalamagrostis arundinaceaPoacéesHêtraies, sur sol acide.Ensemble du massifau-dessus de 1 000 m
Rosier des AlpesRosa pendulinaRosacéesForêts claires, buissonsMonts d'Auvergne, Mézenc, Aubrac>900 m
Saxifrage étoiléeSaxifraga stellarisSaxifragacéesPâturages de montagne, tourbières d'altitudeMonts d'Auvergne, Aubrac>1 200 m
Sceau de Salomon verticilléPolygonatum verticillatumLiliacéesHêtraiesMonts Dore, Cantal, Aubrac, Cévennes>1 000 m
Scille à deux feuillesScilla bifoliaLiliacéesPrairies, boisPlutôt à l'ouestDe la plaine à 1 600 m
Séneçon à feuilles d'AdonisSenecio adonidifoliusAsteracéesLandes sur terrain siliceuxMonts d'Auvergne, Livradois, Forez, Mézenc, Margeride, Aubrac.1 000 m à 1 700 m
Séneçon de FuchsSenecio ovatusAsteracéesForêts montagnardesMonts d'Auvergne, Forez500 m à 1 500 m
Séneçon cacaliasterSenecio cacaliasterAsteracéesBois frais des montagnes volcaniquesMonts d'Auvergne, Aubrac>1 200 m
Serratule des teinturiersSerratula tinctoria subsp.monticola[N 20].AsteracéesBois, landesAuvergne, Aubrac, Margeride>1 100 m
Solidage verge d'orSolidago virgaureaAsteracéesBois secs, clairières, rocaillesTout le massifDe préférence au-dessus de 500 m
Tabouret des AlpesNoccaea caerulescensBrassicacéesPâturages d'altitude, sur silice.Monts d'Auvergne, Aubrac, Cévennes.>1 000 m
Trèfle baiTrifolium badiumFabacéesprairies et rocailles humidesMonts d'Auvergne, Cévennes>1 400 m
Trèfle brun-rougeTrifolium spadiceumFabacéesPrairies humidesTout le massifDe 800 m à 1 600 m
Trèfle des AlpesTrifolium alpinumFabacéesPelouses d'altitudeAuvergne, Cévennes, Vivarais>1 300 m
Trolle d'EuropeTrollius europaeusRenonculacéesPrairies humidesTout le massif sauf CaussesDe 800 m à 1 500 m
Vératre blanc (« baraïre » en occitan)Veratrum albumLiliacéesPrairies humides, pâturagesTout le massif sauf Causses>800 m

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Notes et références

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Notes

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  1. Ne seront évoquées ici que les plantes vasculaires à l'exception des fougères. On n'abordera pas les plantes non vasculaires (bryophytes), groupe difficile dont l'étude est réservée à des spécialistes, ainsi que les lichens et les champignons. Un point de vue chorologique et phytosociologique a été privilégié pour rendre l'article plus agréable à lire.
  2. Classe phytosociologiqueEpilobietea angustifolii.
  3. Pâturages caractérisés par l'associationDiantho sylvatici-Meum athamantici (Œillet des bois, Fenouil des Alpes) dont les phytosociologues distinguent 2 variantes : une semi-héliophile àEuphorbia hyberna (espèce relictuelle de la hêtraie) et une autre plus hygrophile àSerratula tinctoria. Source :Pelouses acidiclines montagnardes du Massif central,Natura 2000
  4. Dans la littérature, cette lande est dénommée « formation montagnarde àCytisus purgans ». Elle est très courante dans le sud et le centre du massif (Margeride, Aubrac, Cévennes). Toutefois, sur sol profond, le genêt purgatif est fortement concurrencé par le genêt à balai (Cytisus scoparius) avec lequel il forme des landes mixtes. Sources :Landes à Genêt purgatif du Massif central, Natura 2000.
  5. La myrtille participe à plusieurs associations végétales, déterminant ainsi plusieurs sous-types de landes : lande à Gentiane jaune et Myrtille, lande à Gaillet des rochers et Myrtille, lande à Myrtille et àGenêt poilu (chaumes du Forez). Sources :Landes acidiphiles montagnardes du Massif central, Natura 2000.
  6. Les Graminées ne présentent pas de fleurs remarquables et sont souvent difficiles à identifier. C'est pourquoi elles sont rapidement évoquées ici et ne sont citées que les espèces les plus caractéristiques et (ou) qui ont une affinité montagnarde marquée.
  7. À côté de l'espèce de base, on peut trouver aussi dans ces zones humides et tourbeuses une sous-espèce, l'Achillée des Pyrénées (Achillea ptarmica subsp.pyrenaica).
  8. La majeure partie des tourbières du Massif central, en particulier dans sa partie nord-est (Forez, Margeride), sont à classer dans les tourbières hautes actives médio-européennes, c'est-à-dire comportant une majorité d'espèces continentales ou boréales. Dans l'ouest du massif, les tourbières comptent un nombre accru d'espèces d'origine atlantique (ex. : laNarthécie des marais). Source :Végétation des tourbières hautes actives, Natura 2000
  9. Cet endémisme est toutefois à relativiser car il ne concerne essentiellement que des sous-espèces.
  10. Les phytosociologues distinguent plusieurs types de lande ou de pelouse subalpine dans le Massif central : lande à Pulsatille du printemps et Genêt poilu (monts du Cantal, monts Dore, Mézenc, à partir de 1 650 m), lande à Gentiane jaune et Airelle à petites feuilles (monts du Cantal, monts Dore, entre 1 600 et 1 800 m), lande à Alchémille des rochers et Airelle des marais (Forez, Margeride, entre 1 480 et 1 650 m), lande à Ail de la victoire et Myrtille (Forez, Pilat, Margeride, Aubrac granitique et sous une forme appauvrie dans les massifs volcaniques d’Auvergne) et dans les zones pâturées (Cantal, monts Dore), pelouse à nard raide, fétuque rouge et laîche à pilules. Source :Landes acidiphiles subalpines du Massif central etPelouses subalpines, Natura 2000
  11. Le Mézenc présente un type très particulier de lande subalpine en exposition sud : la lande àgenévrier nain etraisin d'ours, unique dans le Massif central. Source :Pelouses subalpines du Mézenc, Natura 2000
  12. Cette espèce se trouve cependant à des altitudes plus basses sur le causse Méjean, dans le sud de la Lozère.
  13. Cette apiacée des régions froides de l'Europe et de l'Asie n'existe en France que dans le Massif central.
  14. La Brunelle à grandes fleurs peut coexister avec la Brunelle des Pyrénées, qui lui ressemble beaucoup et avec laquelle elle peut s'hybrider.
  15. Il existe deux espèces arctico-alpines de canneberge dans le Massif central :Vaccinium oxycoccos etVaccinium microcarpum (canneberge à petits fruits, plus rare)
  16. Il existe plusieurs sous-espèces deChaerophyllum hirsutum dont certaines sont aussi présentes dans le massif.
  17. Le genêt d'Angleterre est responsable du caractère souvent un peu épineux de nombreuses landes acides du Massif central
  18. Knautia est un genre complexe, à la taxonomie confuse, où cohabitent plusieurs espèces souvent proches qui s'hybrident facilement. C'est le cas en particulier pour la knautie d'Auvergne qui ne se distingue de la knautie à feuilles de cardère que par le caractèremonopodial de son développement. Celle-ci est presque exclusivement présente dans le Massif central (on la trouve ailleurs uniquement dans les Pyrénées mais bien plus rarement). Il existe en outre dans le Massif central une espèce plus rigoureusement endémique, proche de la précédente, qui est la Knautie du basalte (Knautia basaltica) ainsi que sa sous-espèce la Knautie du Forez (Knautia basaltica var.foreziensis).
  19. Cette sous-espèce de la raiponce en épi est de couleur bleue. C'est la plus fréquente dans le Massif central et sa couleur est plus intense en altitude. Une autre sous-espèce, très semblable mais plus robuste, pousse plus haut en altitude : la raiponce alpestre (Phyteuma spicatum subsp.alpestre). Ces deux taxons ne doivent pas être confondus avecPhyteuma gallicum (la raiponce de France), endémique du Massif central, plus rare et plus petite.
  20. Cette sous-espèce peut aussi être désignée sous le termemacrocephala (la serratule à gros capitules)

Références

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  1. G. Joberton, Y. Perret, T. Dalbavie,Arbres et fleurs de nos montagnes, De Borée, 1991, p. 12
  2. abcdefg ethD'après les relevés effectués par le Conservatoire Botanique National du Massif central (CBNMC).
  3. G. Joberton, Y. Perret, T. Dalbavie,op. cit., p. 16
  4. G. Joberton, Y. Perret, T. Dalbavie,op. cit., p. 15
  5. F.Nouyrigat,Fleurs et paysages d'Aubrac, éditions du Rouergue, 1998, p. 15
  6. G. Joberton, Y. Perret, T. Dalbavie,op. cit., p. 183
  7. F. Nouyrigat,Fleurs et paysages d'Aubrac, Éditions du Rouergue, 1998, p. 108
  8. a etbG. Joberton, Y. Perret, T. Dalbavie,op. cit., p. 122
  9. G. Joberton, Y. Perret, T. Dalbavie,op. cit., p. 105
  10. https://inpn.mnhn.fr/docs/cahab/habitats-declines/6410_11.pdf
  11. D'après les relevés effectués sur l'Aubrac lozérien par le Conservatoire botanique national de Porquerolles (sur diverses zones humides protégées dans le cadre du dispositifNatura 2000 ou classées enZNIEFF et bien représentatives de toutes celles que l'on peut retrouver dans l'ensemble du massif).
  12. a etbJP. Favre, N. Graveline, F. Debaisieux,Fleurs familières et méconnues du Massif central, Debaisieux, 2000, p. 12
  13. Philippe Jestin,Flore du parc national des Cévennes, Rodez,Éditions du Rouergue,(ISBN 2-84156-094-5), p. 83.
  14. L'homogyne des Alpes dans le Forez : une présence longtemps considérée comme douteuse.
  15. a etbÉtude de l'évolution de la flore d'Auvergne par le Conservatoire Botanique National du Massif central
  16. Le petit point Natura 2000 de l'Aubrac lozérien, n°2, janvier 2015.
  17. G. Joberton, Y. Perret, T. Dalbavie,op. cit.
  18. Les limites d'altitude sont tirées de la bibliographie ou à défaut des cartes de répartition du CBNMC.
  19. a etbLe genreAlchemilla est complexe et comprend de nombreuses espèces voisines qui s'hybrident facilement. Pour l'espèce "alpina", les botanistes ont recensé dans le Massif central plusieurs sous-espèces montagnardes dont la principale estAlchemilla alpina subsp.saxatilis (sur sol siliceux). Sur sol basaltique, on trouvera une autre espèce, adaptée aux substrats basiques,Alchemilla basaltica.

Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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Par ordre chronologique :

  • Gérard Joberton, Yves Perret, Thierry Dalbavie,Arbres et fleurs de nos montagnes, De Borée,(ISBN 2908592088)
  • Francis Nouyrigat,Fleurs et paysages d'Aubrac, Éditions du Rouergue,(ISBN 2841560848).
  • Noël Graveline, Jean-Paul Favre, Francis Debaisieux,Fleurs familières et méconnues du massif central, Debaisieux,(ISBN 2913381057)
  • Philippe Antonetti, Éric Brugel, Francis Kessler, Maryse Tort, Jean-Pierre Barbe,Atlas de la flore d'Auvergne, Chavaniac-Lafayette : Conservatoire national du Massif central,(ISBN 9782952472203)
  • Hervé Christophe,Fleurs des volcans, sommets du Cantal et d'Auvergne, Biome, 2007 et 2011 pour la seconde édition(ISBN 9782952940917)

Liens externes

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