Panorama sur la ville de Florac depuis lecausse Méjean. On aperçoit leBougès en arrière plan.Vue sur l'église Saint-Martin et les contreforts du causse Méjean.
Elle se situe également au confluent de trois cours d'eau : la source du Pêcher peuplée de grosses truites, leTarnon, laMimente et leTarn. Voilà pourquoi Florac se dit être aucarrefour de la pierre et de l'eau.
La rive droite du Tarnon est couverte par la forêt domaniale de Remponenche au nord et la forêt deBougès au sud-est.
sur la rive gauche du Tarnon jusqu'à sa confluence avec le Tarn, au pied ducausse Méjean dont les contreforts au sud-ouest de la ville sont remarquables, longé par laRN 106 ;
sur la rive droite du Tarn aux abords de sa confluence avec leTarnon.
La commune de Florac a plusieurs hameaux : Saint-Julien-du-Gourg au nord, Montelis au nord-ouest desservi par l'impasse du Ferradou, Valbelle à l'ouest sur le plateau et traversé par la D 16, Belrepaire et Croupillac au sud.
Située au creux de la vallée duTarnon qui se prolonge par celle duTarn à la sortie nord par laRN 106, la ville est le carrefour des routes départementales :
Florac est desservie par une ligne régulière d'autocarsIspagnac/Florac/Alès à raison d'un aller-retour par jour du lundi au samedi du au, de deux le vendredi dans le sens Florac - Alès et d'un le dimanche dans le sens Alès - Florac. Du au, un service de transport entre Florac et Alès a été mis en place pour maintenir la liaison entre les deux villes en dehors de la période estivale[1].
En période scolaire existent aussi les liaisons :
Florac - Mende avec deux allers-retours hebdomadaires depuisMende ;
Florac est une formation toponymique gallo-romane du type*FLORACU (notée généralementFloracus ouFloracum, avec unedésinence latine, dans les documents anciens). Le premier élément s'explique par le nom de personne latinFlorus (porté sans doute par un autochtone) et le second, par le suffixe d'origine gauloise-acum[3], indiquant la localisation ou la propriété. Une autre explication repose, certes, sur le même suffixe, mais voit dans le premier élément le substantif latinflos,floris « fleur », réduit àFlor- dans ce cas, d'où le sens global de « lieu caractérisé par la présence de fleurs » qui peut faire allusion à une terre défrichée[4]. L'élémentFlor- est resté de typeoccitan, alors qu'il a évolué comme en français, enFleur-, dans le nord dudomaine d'oc, d'où lesFleurac.
En revanche, les toponymes occitansFloirac etFleurac (Charente,de Floyraco ; Dordogne,Floyracum auXIIIe siècle), ainsi que les formes d'oïl (cf. les nombreuxFleury,Fleuré,Fleurey) remontent plutôt à*FLORIACU (notée généralementFloriacum dans les documents anciens), du nomFlorius, variante deFlorus[3] ou àfloris « fleurs »[4].
En 1130, les moines de laChaise-Dieu près deBrioude créent le prieuré, l'un des plus vieux quartiers de Florac. La cité se développe d'abord autour de l'axe de ladraille qui traverse le Vibron au pont de la Draille, au pied du quartier du Fourniol. C'est autour du quartier du Fourniol sur la petite hauteur qui domine le Vibron et au pied de l'église, que s'installe le village médiéval.
Ces guerres débutent et dureront pratiquement pendant deux siècles, entrecoupées de quelques périodes de paix, lors notamment de la signature de l'édit de Nantes en 1598 par le roiHenri IV. Au lendemain dumassacre de la Saint-Barthélemy, la ville est prise et mise en état de défense par les protestants[5].
En 1622, la restauration des remparts de Florac est entreprise. Lemarquis dePortes assiègera quelques années plus tard Florac sans succès. Les remparts seront ensuite renforcés.
En 1652, le château de Florac est reconstruit à l'emplacement de l'ancienne forteresse détruite.
L'épisode le plus marquant de cette période trouble reste néanmoins laguerre des Camisards de 1702 à 1705, où la ville de Florac devra loger les dragons du roiLouis XIV venus réprimer la rébellion cévenole. La liberté de conscience des protestants ne sera acquise qu'en 1787 avec l'édit de Versailles prévoyant qu'il n'est plus nécessaire d'être catholique pour être déclaré Français.
Le château servira de grenier à sel lors de laRévolution. En 1810, il est vendu à l'État qui le transforme pour l'utiliser comme prison.
AuXIXe siècle, la cité est un centre administratif qui vit de l'élevage, de la fabrique des tissus en laine (les cadis), du commerce de lasoie, des bestiaux et des fruits.
Pendant les vacances d'hiver 1943 et 1944, avec l'aide bienveillante du préfet de Lozère, Florac a accueilli un camp descouts juifs, avec leurrabbin[6].
Les résultats du 2d tour de la présidentielle à Florac sont les suivants :Emmanuel Macron (En Marche!) est en tête des suffrages avec 77,85 % des voix. A la deuxième placeMarine Le Pen (FN) obtient un score de 22,15 %.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du, lespopulations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15],[Note 1].
En 2013, la commune comptait 1 950 habitants, en évolution de +2,63 % par rapport à 2008 (Lozère : −1,04 %,France horsMayotte : +2,49 %).
Les160 km de Florac, épreuve d'endurance équestre qui a lieu chaque année.
Le Festival de la soupe se déroule pendant les vacances de Toussaint. Il est né, en 2000, de la volonté de l'office du tourisme d'allonger un peu la saison touristique indispensable à l'économie locale. D'abord durant quatre jours, le festival en 2010 a été concentré sur une journée. Il permet la dégustation de plus d'une centaine de soupes différentes provenant de toutes les régions de France et de tous les pays. Cette manifestation est organisée par l'association « Les Gens de la Soupe ».
Le 15 août ont lieu les « Festas de Florac »[18], organisées par le Comité des fêtes de Florac.
Le festivalVues du Québec qui, à chaque édition, met à l’honneur une région duQuébec en lui proposant une carte blanche cinématographique et culturelle[19],[20].
De nombreux sentiers de découverte courent dans Florac et alentour. Deuxsentiers de grande randonnée y passent : leGR 68 et leGR 70, dit « chemin deStevenson ». Il est possible de randonner en Cévennes avec un âne à l'instar de Stevenson, ou à cheval, ou en VTT.
Sentier « Une source dans la ville », parcours passant par les principaux centres d'intérêt de la cité ancienne : l'esplanade, le Planet, la Grand-Rue, l'église Saint-Martin, l'ancien couvent, le Vibron, leFerradou, lapisciculture et la source du Pesquié.
Sentier du Pradal, sentier éducatif du Parc national dans le temps.
L'hôtel dit Maison de la Congrégation de la Présentation de Bourg-Saint-Andéol, daté de 1583, a été construit dans la deuxième moitié duXVIe siècle et auXVIIe.
C'est un ancien couvent capucin qui a été classémonument historique par arrêté du 21 janvier 1999, pour son escalier intérieur et son décor extérieur (façade de style Renaissance).
Propriété d'une association, il est aujourd'hui utilisé comme école privée.
Il est le siège duparc national des Cévennes dont Florac est la capitale depuis 1976. Y sont installés le Centre administratif, le Centre d'information et les Expositions.
L'église Saint Martin : l'église primitive, celle du prieuré de la Chaise-Dieu, était à l'emplacement de l'église actuelle, entourée d'un cimetière. Entre leXIIIe et leXVe siècle, l'histoire de Florac sera marquée par les rivalités qui opposaient le pouvoir duprieuré à celui du seigneur. Elle fut détruite en 1501 et un temple fut construit sur ses ruines, ce qui explique la présence de colonnes à l'entrée de l'église actuelle. Cette dernière, d'architecture néoclassique, date de 1833, comme le temple actuel, et comporte trois nefs, uneabside, uneabsidiole et sa voûte en berceau est soutenue par des arcades en plein cintre. L'ensemble du quartier ancien est construit en fonction de la hiérarchie médiévale : toutes les ruelles convergent en effet vers l'église qui domine ainsi le quartier.
Beaucoup d’eau, en quantité irrégulière : débit d’étiage basses eaux entre80 litres par seconde et 200 litres par seconde, débit moyen entre1 250 litres par seconde et 7 000 litres par seconde[réf. nécessaire] pour une température moyenne constante de 10-10,2 °C[réf. nécessaire].
↑a etbMichelRoblin (préf. Albert Grenier),Le terroir de Paris aux époques gallo-romaine et franque : peuplement et défrichement dans la Civitas des Parisii (Seine, Seine-et-Oise) (Thèse soutenue à l’Université de Paris), Paris, Picard,,2eéd. (1reéd. 1951)..