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Flandre (terminologie)

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Flandres
Image illustrative de l’article Flandre (terminologie)

PaysDrapeau de la FranceFrance
Drapeau de la BelgiqueBelgique
Drapeau des Pays-BasPays-Bas
RégionsHauts-de-France,Wallonie,Flandre, Pays-Bas occidentaux[1]
Provinces
Flandre-Occidentale,Flandre-Orientale,Hainaut,Anvers,
Zélande.
DépartementsNord,Pas-de-Calais
Villes principalesLille,Gand,Douai,Dunkerque,Bruges,Courtrai,Tournai
Superficie approximative11 000 km2
Reliefplaine, plaine maritime, "monts" (buttes-témoins)
Régions naturelles
voisines
Boulonnais,Artois,Cambrésis,Hainaut,Brabant,Zélande
Régions et espaces connexesFlandre (Belgique),Flandre maritime,Flandre wallonne,Flandre zélandaise,Wallonie picarde,Nord-Pas-de-Calais,Wallonie

Image illustrative de l’article Flandre (terminologie)
Frontière "naturelle" méridionale des Flandres : les Collines d'Artois. La délimitation avec leHainaut est constituée par l'Escaut
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La « Flandre » (ou les « Flandres ») est untoponyme désignant à la fois un espace géographique, politique, historique, linguistique et ethnique. Une multitude d'usage, ayant évolué au fil du temps, va jusqu'à créer des confusions d'usage et de perception par ses habitants.

Histoire

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Historiquement, la région a été marquée par les changements politiques influencées par lesPays-Bas et laFrance. Sur le plan géographique, il n'existe pas de définition claire de la région et les noms des sous-divisions ne font l'unanimité ni des universitaires, ni de ses propres habitants. Sur le plan ethnique, la zone est habitée principalement par trois groupes. Deux d'entre eux se définissent eux-mêmes comme « Flamands » :

Ces derniers ont préféré occulter leurs origines flamandes et se définir comme :

  • lesPicards, d'après le nom de leur dialecte utilisé, plutôt du côté français ;
  • lesWallons ou lesHainuyers, plutôt du côté belge.

Linguistiquement, les noms et les origines des langues parlées au sein du territoire font l'objet de grandes controverses. Alors que dans le domaine politique, l'utilisation du nom de Flandre(s) engendre des débats, les groupes nationalistes souhaitant en imposer un usage exclusif[Note 1].

Étymologie

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L'origine du nom "Flandre", dérivé d'un mot germanique signifiant "endroit inondé". Ce terme reflète la géographie marécageuse de la région. Il décrit l'évolution linguistique en latin, néerlandais et français, ainsi que l'usage varié du singulier et du pluriel selon les langues.

Article détaillé :Étymologie de Flandres.

Géographie physique

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LesFlandres[Note 2] forment une région côtière de laMer du Nord enEurope de l'Ouest, couvrant quelque 11 000 km2. Bien que les frontières de la région ne soient pas officiellement définies par un État ou une organisation internationale, son territoire semble correspondre à la plaine bordant laMer du Nord (au nord-ouest) s'étirant desCollines d'Artois (au sud-ouest) jusqu'à l'Escaut occidental (au nord) et à l'Escaut (à l'est).
La limite sud située entreScarpe etEscaut est moins marquée et forme une région de transition.

Si laplaine de Flandre(s)[2],[3],[4],[5] (ouplaine flamande)[6],[7],[8](Vlaamse vlakte) couvre entièrement le territoire historique des Flandres jusqu'à l'Escaut[9], son étendue géographique comprend en outre leCalaisis et l'Audomarois (région appelée parfoisArtois flamand)[10],[11],[12],[13].

Le terme génériqueplaine de Flandre(s) regroupe les trois zones suivantes :

Plaine maritime flamande ou Flandre maritime

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Il s'agit d'une zone située de 0 (quelques polders se situent même en dessous du niveau de la mer) à 5 m au-dessus du niveau de la mer appelée :Plaine maritime flamande (ennéerlandais :Vlaamse kustvlakte), ou « plaine de Flandre maritime » ou « Flandre maritime » (ennéerlandais :Maritiem-Vlaanderen), zone se poursuivant le long de l'Escaut occidental (ennéerlandais :Scheldevlakte)[14],[15],[16],[17], jusqu'Anvers.
EnFrance, cette dénomination était employée pour désigner l'ancienneprovince deFlandre maritime, située dans la partie française de laPlaine maritime flamande. Avec la disparition de la province française, l'acception est redevenue plus géographique que politique, rejoignant ainsi l'acception néerlandaise :Maritiem Vlaanderen (nl). Les frontières étatiques peuvent cependant modifier la perception globale des auteurs de part et d'autre et les acceptions se réduisent alors au simple cadre national. La "Flandre maritime" désignera alors seulement la Flandre maritime française[18] ou belge (Maritiem Vlaanderen).

Scheldevlakte et Plaines de l'Escaut

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Le terme néerlandais "Scheldevlakte" témoigne du passage d'un environnement marin à un environnement fluvial, en l'occurrence celui de l'Escaut occidental, un des bras du delta formé par le fleuveEscaut. Traduit par "Plaine de l'Escaut", mais très rarement utilisé, il entre en concurrence avec son homonyme deFlandre wallonne belge "Plaines de l'Escaut", traduit aussi par "Scheldevlakte" en néerlandais[19].

Côtes flamandes

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La notion géographique decôte est bien établie aussi bien en français qu'en néerlandais. Sa dénomination alimente cependant régulièrement la controverse enBelgique selon que l'on mette l'accent sur le caractère régional : Côte flamande (Vlaamse kust (nl)), ou sur le caractère national :Côte belge (ennéerlandais :Belgische kust). Les Belges francophones opteront plutôt pourLa Côte belge. Mais la dénomination préférée par les Belges néerlandophones n'est pas clairement établie.
La zone côtière fait partie intégrante de la province deFlandre-Occidentale, enRégion flamande. Son territoire s'avance jusqu'à laligne de base, c'est-à-dire lalaisse de basse mer. Leseaux territoriales au-delà de cette ligne constituent l'unique zone non régionalisée de Belgique et appartiennent auGouvernement fédéral belge. La plage appartient donc à laRégion flamande, mais pas les pontons. À titre d'illustration, un baigneur s'avançant vers la mer se trouve enRégion flamande tant qu'il se trouve sur la plage, mais passe en territoire fédéral lorsqu'il est dans l'eau[20].
L'office du tourisme flamand de Belgique, (ennéerlandais :Toerisme Vlaanderen (nl)), promeut activement depuis 1999 la « Côte flamande » (Vlaamse Kust), mais c'est surtout le ministreGeert Bourgeois (N-VA) qui, en tant que ministre des Affaires administratives, de la Politique internationale, des Médias et du Tourisme duGouvernement flamand de 2004 à 2008, a demandé dès son arrivée à ce qu'on utilise constamment le termeCôte flamande autant dans les représentations de laRégion flamande à l'étranger que dans ses agences (dont Toerisme Vlaanderen)[21]. En 2005, il explique cependant qu'il s'agit de forger une identité touristique flamande pour le territoire de laRégion flamande, tout en restant pragmatique dans l'emploi des termes. Ainsila Côte belge est utilisé à la place deCôte flamande dans les actions de promotion en France du fait de l'existence d'uneCôte flamande française et de l'utilisation régulière de "Flandres" pour des régions duNord-Pas-de-Calais[22].
Dans la pratique, les deux termes sont donc utilisés en néerlandais, et ce, de manière interchangeable. Les deux dénominations ne sont pourtant pas équivalentes. Le termeCôte flamande (Vlaamse Kust) englobe en effet un territoire plus vaste que la simple Côte belge, car débordant sur les côtes flamandes deFlandre française et deFlandre zélandaise auxPays-Bas. Le terme Côte belge (ennéerlandais :Belgische kust) permet de délimiter explicitement la partie belge de cette côte flamande. À l'inverse de la France et des Pays-Bas, la Belgique ne possède qu'une toute petite façade maritime de 66 km de long, située entièrement dans une unique province flamande, laFlandre-Occidentale. Cette coïncidence entre un concept régional flamand et un concept national belge explique, dans un contexte d'affrontement communautaire, les tensions liées à l'utilisation de ces termes, car la seule "côte belge", c'est la "côte flamande".
EnFrance, lacôte flamande n'est qu'une des nombreuses côtes de ce pays et porte le nom touristique deCôte des dunes de Flandres[23]. Les plages font partie du "domaine public maritime" et sont propriété de l'État à l'instar des eaux territoriales[Note 3]. Le terme "Côte d'Opale" est aussi utilisé pour désigner un ensemble plus vaste allant de la frontière belge àBerck et qui correspond au littoral de la régionNord-Pas-de-Calais[24].

Plaine de Flandre proprement dite ou Flandre intérieure

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  • Laplaine de Flandre(s) proprement dite (Vlaamse vlakte), ouFlandre intérieure, est entre cinq et cinquante mètres au-dessus du niveau de la mer[Note 4].

Le termeFlandre intérieure (Binnen-Vlaanderen)[25] est utilisé aussi bien en Belgique qu'en France et aux Pays-Bas[26] pour désigner la plaine de Flandre au-delà de 5 m d'altitude[27],[28].LesMonts des Flandres sont considérés comme faisant partie de cette plaine[27], car ce sont desbuttes-témoins isolées.

Monts des Flandres

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Synoptique de la terminologie utilisée en géographie physique

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Terminologie utilisée en géographie physique
LocalisationFrançaisNéerlandaisremarques
Zone située entre lesCollines d'Artois, l'Escaut et laMer du Nord (Flandres)
Flandres
plaine de FlandreVlaamse vlakteLe néerlandais préfère recourir à l'adjectifvlaams (flamand)
En français, l'utilisation du singulier ou du pluriel n'est pas fixé : Flandres/Flandre
plaine de Flandres
plaine flamande
pas d'équivalent (basse plaine flamande)Vlaamse Laagvlakte (nl)l'adjectiflaag (bas) est une référence à la géographie belge qui distingue 3 zones dont laBasse Belgique.
Zone de 0 à 5 m au-dessus du niveau de la mer
Plaine maritime flamande

Plaine maritime flamande :
Plaine maritime flamandeVlaamse kustvlakteLe néerlandais préfère recourir aux termesvlaams (flamand) etkust (littoral, côtier)
Plaine littorale flamande[30]
plaine de Flandre maritimepas d'équivalent
Flandre maritimeMaritiem Vlaanderen (nl)Le néerlandais de Belgique privilégie l'aspect géographique physique[31],[32]

Maritiem Vlaanderen est aussi utilisé enFlandre française flamingante pour traduire le nom de l'ancienne province homonyme deFlandre maritime[33]. En français, cette homonymie est levée par l'utilisation de "plaine maritime" en géographie physique. Avec la disparition de la province française, l'acception deFlandre maritime est redevenue plus géographique que politique, rejoignant ainsi l'acception néerlandaise :Maritiem Vlaanderen (nl). Les frontières étatiques peuvent cependant modifier la perception globale des auteurs de part et d'autre et les acceptions se réduisent alors au simple cadre national. La « Flandre maritime » désignera alors seulement la Flandre maritime française[18] (province et/ou plaine maritime) ou belge (Maritiem Vlaanderen (nl)).

Scheldevlakte (« Plaine de l'Escaut »), en bleu clair, le long de l'Escaut occidental et son homonyme « Plaines de l'Escaut » dans leTournaisis
Pas d'équivalent.
Homonyme :
(Plaines de l'Escaut)
ScheldevlakteLe français privilégie le termePlaine maritime flamande et ignore la distinction opérée par le néerlandais quant au passage de laMer du Nord à l'Escaut occidental.
L'homonymePlaines de l'Escaut désigne une zone géographique distincte deFlandre wallonne belge dans leTournaisis.
Côte flamandeVlaamse kust (nl)Côte bordant le territoire des Flandres le long de laMer du Nord. LaRégion flamande de Belgique restreint cette notion à la côte flamande belge.
Côte belgeBelgische kust (nl)Côte bordant le territoire de laBelgique et coïncidant avec la notion de "côte flamande belge".
Côte des dunes de FlandresDe duinen van Vlaanderen[34]Terme touristique désignant une partie de la côte flamande française et s'étirant deDunkerque àBray-Dunes (frontière avec la Belgique)[23].
Côte d'OpaleOpaalkust[35]Terme touristique désignant le littoral de la régionNord-Pas-de-Calais, de la frontière belge àBerck.

Géographie historique

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LePlat Pays[Note 5] est une région envahie par la mer, créant et supprimant îles et bras de mer, ensablant les estuaires et noyant les marais ; une mer qui recule, découvrant de longues bandes de terres vierges, pour les reprendre ensuite.

Deuxième transgression dunkerquienne

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Transgression marine dans la région à partir de 250apr. J.-C. Les frontières actuelles sont en pointillé jaune
Arrivée des Francs saliens en 440apr. J.-C. (Le littoral ne correspond pas).

De 250 à 600apr. J.-C., laTransgression marine Dunkerque II fait fluctuer la région au rythme de la mer ; des peuples reculent, lesMénapiens, lesMorins et lesNerviens de l'Empire romain, d'autres avancent le long des côtes, lesFrisons[Note 6], lesAngles et lesSaxons. D'autres encore, lesFrancs saliens arrivent par les terres et s'installent progressivement dans la région jusqu'à la contrôler.

Frontières naturelles

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LesFrancs réorganisent alors le territoire selon les frontières naturelles que forment les rivières. Les délimitations forment desgouwe, semblables auxpagi gallo-romains, devenus en français despays.

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Géologie et climat

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Il y a65 millions d’années ; c'est-à-dire à l'avènement duPaléocène ; la mer qui déposait la craie se retire, puis pendant une vingtaine de millions d’années, la mer apporte des sables et des argiles sur une épaisseur de plus de 250 m qui formeront la future plaine de Flandre.

D'il y a 17 000 à 10 000 ans, la Flandre a subi une transgression appelée "transgression flandrienne" ; c'est-à-dire un déplacement de la ligne de rivage vers l'intérieur des terres ; l'eau desinlandsis a fondu, ce qui a entrainé une remontée du niveau de laManche d'environ 100 m sur le long des côtes des Pays-Bas et des Flandres belge et française[36].

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Chronologie historique

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Pays des Flandres

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Pagi réunis dans le Marquisat des Flandres

Les Flandres apparaissent ainsi pour la première fois avec lePagus Flandrensis, créé par lesFrancs saliens après leur prise en main de la région auIVe siècle. La zone s'articule autour deBruges entre leZwin et l'Yser. LePays des Flandres s'agrandit ensuite dupays deTorhout (Pagus Torholtanus)[37] et des bourgades deGistel etOudenburg.Cepagus correspondait auxdoyennés deBruges, d'Oudenburg, d'Aardenburg et probablement deRoulers et comprenait Bruges, Roulers,Izegem,Tielt,Torhout[38].

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Marquisat des Flandres

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Marquisat des Flandres au traité de Verdun à l'extrémité nord du royaume de Charles (en bleu)

Letraité de Verdun, en843, entraine la création d'une marche, leMarquisat des Flandres, pour défendre le nord de laFrancie Occidentale contre laLotharingie. L'Escaut devient une frontière entre deux grands ensembles antagonistes pour des siècles. Le marquisat regroupe sous l'égide duPagus Flandrensis, lePagus Isseretius, lePagus Wasiae, lePagus Gandensis, lePagus Mempiscus, lePagus Curtracensis, lePagus Tornacensis, lePagus Karabantensis, lePagus Medenentensis, lePagus Pabulensis et peut-être lePagus Tarvanensis et lePagus Bononiensis. Le marquisat s'étend aussi à l'ouest au gré des terres libérées par la mer. LePagus Maritima (Axel,Hulst,Boekhoute etAssenede, encore de véritables îlots) dépend, lui, de laFrise occidentale, enLotharingie.

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Comté des Flandres

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Les Flandres en 1780

À partir duIXe siècle, l'ensemble despagi est unifié au sein ducomté des Flandres (la forme plurielle est toujours la seule utilisée à cette époque). Conquête de l'Artois, duBoulonnais et provisoirement duVermandoisÀ la mort de Baudouin II, le territoire est partagé entre ses fils. Ce partage délimite le comté des Flandres proprement dit : de la Mer du Nord à l'Escaut aux collines de l'Artois. À la mort du fils cadet, leBoulonnais et leTernois reviennent au comté et le concept de frontières naturelles de la Flandre voit le jour avec la conquête de l'Artois et duPonthieu, laCanche délimitant la frontière sud car seulement traversable àMontreuil (Pas-de-Calais). L'Ostrevent vient compléter le dispositif en contrôlant complètement la frontière orientale que constitue l'Escaut.LesFlandres élargissent alors leur domaine vers le sud enAmiénois jusqu'à laSomme. Un accord avec le Roi de France fait passer les conquêtes flamandes sous suzeraineté royale à la mort d'ArnoulIer le Vieux. Son successeur est faible et perdCourtrai ainsi queGand et lepays de Waes, tandis queBoulonnais etTernois et plus tardGuînes, passent à une branche cadette, dépendante toutefois du comté. Les Flandres sont réduites à la portion congrue.Avec Baudouin IV, l'Artois et l'Ostrevent reviennent aux Flandres. Elles s'accroissent encore dans leSaint-Empire romain germanique avecValenciennes,Walcheren, les îles deZélande attenantes (Zuid-Beveland, dont Borsele forme la partie sud-ouest, et Wolphaartsdijk (Oostkerke)), ainsi que les quatre îles de l'ancienPagus maritima (nl) qui deviendront lesQuatre-Métiers. C'est le début de laFlandre impériale et de la distinction avec la Flandre royale.Les Flandres seront consolidées pour deux siècles autour du noyau que constitue le marquisat, autour duquel gravitent les comtés vassaux de Boulogne, de Guînes, de Saint-Pol, de Lens, d'Hesdin ainsi que ceux de la Flandre impériale.

  • La Flandre à la fin du XIVe siècle.
    La Flandre à la fin duXIVe siècle.
  • La Flandre en 1609.
    La Flandre en 1609.
  • « Carte des comtez » La Flandre en 1669.
    « Carte des comtez »
    La Flandre en 1669.
  • « Novissima et Accuratissima Comitatus Flandriæ tabula » La Flandre en 1689.
    « Novissima et Accuratissima Comitatus Flandriæ tabula »
    La Flandre en 1689.

Les Flandres historiques

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Flandre royale / Flandre impériale (IXe siècle-1529)

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Article détaillé :Flandre impériale.

Termes utilisés pour désigner les possessions ducomté de Flandre selon qu'elles relevaient duroyaume de France ou duSaint-Empire germanique sur l'autre rive de l'Escaut. C'est à partir duIXe siècle que lecomté de Flandre s'étend en terre impériale en créant lecomté d'Alost pris sur des terres de l'ancienPagus Barchbatensis. Les termes cessent progressivement d'être utilisé à partir du milieu deXVIe siècle, époque à laquelle les liens de vassalité envers leroyaume de France sont définitivement rompus. Tout lecomté de Flandres fait alors partie duSaint-Empire romain germanique.

Flandre allemande ou Flandre teutone

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Flandriæ Teutonicæ pars orientalior

Flandre autrichienne

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Après la mort deCharles le Téméraire, en 1477, le comté de Flandre passa dans la maison d'Autriche par le mariage de sa fille unique,Marie, avec l'archiducMaximilienIer.

Flandre espagnole

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Charles Quint fit entrer la Flandre dans le cercle de Bourgogne, et la réunit ensuite à la monarchie espagnole en la donnant à son filsPhilippe II, en1554.

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Flandre hollandaise

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La Flandre hollandaise, située sur le Bas-Escaut, fut cédée auxProvinces-Unies par letraité de Westphalie en1648, et la Flandre française à la France par letraité de Nimègue en1678. La Flandre française formait un grand gouvernement et avait pour chef-lieu Lille. Letraité d'Utrecht attribua en 1715 la Flandre espagnole à la branche autrichienne de lamaison de Habsbourg.

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Flandre des États

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La Flandre des États était un desPays de la Généralité desProvinces-Unies. Elle comprenait à peu près le territoire de l'actuelleFlandre zélandaise.

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Province de Flandre ou Flandre française

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Article détaillé :Flandre française.

La Flandre française (parfois au plurielles Flandres françaises) est la partie de l'anciencomté de Flandre qui appartient aujourd'hui à laFrance, formant la moitié dudépartement duNord. Elle résulte essentiellement de la reconquête du sud du comté de Flandre par la France auXVIIe siècle avec les villes de Lille, Douai, Orchies, Armentieres, Cassel, Dunkerque.Un parlement est institué à Douai (Lille étant trop proche de la nouvelle frontière).

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Division culturelle

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Les Flandres ethniques

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Article détaillé :Flandres (région transfrontalière).

En dehors du comté de Flandre, nous retrouvons l'Audomarois, qualifié d'Artois flamand dans de nombreuses sources.

Le terme de Flandres artésiennes a aussi fait son apparition de nos temps modernes pour qualifier les alentours d'Aire-sur-la-Lys et deLillers,Lucien Suel, écrivain et poète picardisant affirme vivre dans les Flandres artésiennes[39].

Carte des pays qualifiés de "flamands" ou "flamingants" en France.

Les Flandres linguistiques

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Les Flandres ont été distinguées sur le plan linguistique selon que les régions utilisaient des dialectes néerlandais ou français.Pour la partie sud, utilisant des dialectes francophones, plusieurs dénominations successives ont été utilisées ; à priori différentes, elles sont en fait synonymes :

  • Gallo-Flandria[40] ; traduit en français par :
  • Flandre gallicane ou
  • Flandre wallonne

Nom dans les langues et dialectes de la région

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AllemandFlandern
AnglaisFlanders
EspagnolFlandes
Flamand occidentalVloandern
Flamand orientalVloandern
Flamand de FranceVlaenderen
FrançaisFlandres,Flandre
Francique ripuaireFlanndere
Frison occidentalFlaanderen
LimbourgeoisVlaandere
LuxembourgeoisFlandern
NéerlandaisVlaanderen
PicardFlindes,Flinde
WallonFlande
ZélandaisVlaonderen

Origine de la racine Walh

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Flandre gallicane en France en 1696

Le termefranciqueWalha pourétranger ouGallo-romain, et sa forme adjectivewalhisk, est utilisé duIIIe au Ve siècle pour qualifier les populationsgallo-romaines ; d'ailleurs les termes françaisGaule/gaulois sont en fait le résultat de l'interférence du franciqueWalh (gwalh/gwahl) avec le latinGallus, ce qui explique que les termes latinsGallia/gallus n'aient pas évolué versGallie/Gaille/Jaille/gal/jal/gau/jau. Avec le temps le sens du termeWalha se restreint de plus en plus : après avoir été utilisé par les Francs pour qualifier les populations de laGaule romane, il a ensuite désigné les populationsnon-franques de laNeustrie et de l'Austrasie[41]. À ce moment, le latin médiéval emprunte ce terme francique et le transforme enWallō (Wallon)[Note 7], formes adjectiveswalonicus ougualonicus[42], et un dérivé géographique tardifWallonia. Tout en ayant sa portée sémantique diminuée, le mot francique devientWaal enbas-francique et puisWaals ennéerlandais, et du bas-francique passe de nouveau dans le roman avec quelques autres variantes romanes[Note 8] (walois etwalesc; parallèlement le termethiotisc-/deutisk[Note 9] donna la formethiois). La formewallon, et son dérivé géographiqueWallonie, continua à exister mais son sens s'est fortement réduit[43], notamment depuis la création de laBelgique en 1830.

EnFlandre romane,Tournai a été à tous les points de vue une des villes les plus importantes des Flandres[44]. Elle fait partie de ce qu'on a appelé laFlandre romane tout commeLille,Douai,Tourcoing ouMouscron. Ces villes, bilingues ou non, font partie de l'aire culturelle flamande et possèdent donc des caractéristiques flamandes que l'on retrouve dans leur héritage artistique (architecture, peinture, sculpture...)[45]. Tournai a d'ailleurs été la capitale religieuse des Flandres pendant plus de mille ans.

Articles détaillés :Wahl etHistoire du terme Wallon.

Flandre wallonne

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Flandre flamingante et Flandre romane en France

L'appartenance au domaine flamand s'exprime librement en France sur le plan culturel :

  • Ensemble instrumental de Flandre wallonne (nommé parfoisOrchestre de Flandre wallonne), basé àTourcoing[46].

Flandre flamingante

LeWesthoek français, situé dans le nord de la France, correspond à la région deDunkerque et aux environs. Historiquement flamande, elle est marquée par le flamand de France. Le paysage varie entre les zones maritimes plates au nord et les collines boisées du Houtland au sud.

Les Flandres politiques

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Flandre belgeFlandre française

Nationalismes et régionalismes

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Vision heel-neérlandaise

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La vision heel-neérlandaise

L'Heelneerlandisme[Note 10] a pour objectif de réunir tous lesPays-Bas historiques dans une structure étatique. Les Flandres ne constituent dans ce cadre qu'une région parmi d'autres. La base de cette aspiration sont les 17 provinces historiques des Pays-Bas, plus leFlevoland, de création récente, et inclut quelquefois laPicardie et l'Afrique du Sud où vit encore une importante minorité néerlandaise[47].

Orangisme

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Les orangismes en Belgique, au Luxembourg et dans les Provinces-Unies (les Pays-Bas actuels) partagent des origines communes et des objectifs liés à ladynastie Orange-Nassau, mais diffèrent dans leurs contextes et leurs enjeux spécifiques.

Historiquement,l'orangisme trouve son origine dans les Provinces-Unies, où il défendait lamaison d’Orange-Nassau comme protectrice des libertés néerlandaises contre les influences étrangères. Les partisans de la dynastie soutenaient un régime monarchique ou une gouvernance forte sous lesstathouders.

L'orangisme en Belgique au XIXᵉ siècle était un mouvement soutenant la dynastieOrange-Nassau et l’union avec les Pays-Bas, porté par une élite libérale et anticléricale. Ce mouvement perdit en influence après l’indépendance de la Belgique..

Au Luxembourg,l'orangisme prônait la conservation de l'union personnelle avec le royaume des Pays-Bas, instaurée en 1815 par le Congrès de Vienne. Les orangistes luxembourgeois soutenaient l'autonomie du Grand-Duché et s’opposaient à une intégration à la Belgique lors de la révolution de 1830. L'influence orangiste persista jusqu'à la fin de cette union personnelle en 1890.

Benelux

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Article détaillé :Benelux.
Le Benelux

Le Benelux est une union politico-économique regroupant la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Créée en 1944, cette coopération vise à renforcer les relations économiques et politiques entre ces trois pays voisins. Le nom "Benelux" est formé des premières lettres de chaque pays : Belgique, Pays-Bas (Netherlands) et Luxembourg.

Vision nationaliste belge

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Article détaillé :Formation territoriale de la Belgique.
Redécoupage territorial lors de l'occupation française

La sécession en 1581 desProvinces-Unies desPays-Bas espagnols s'effectue sur des bases religieuses. LesPays-Bas catholiques formeront la base de la futureBelgique. LesProvinces-Unies protestantes contrôlent cependant des territoires catholiques, dont la Flandre des États, qui deviendra laFlandre zélandaise.

LesPays-Bas espagnols seront ensuite diminués de l'Artois (1649) et du sud de la Flandre (1678).

L'annexion par laFrance en 1795 entraîne une disparition des principautés ecclésiastiques et un redécoupage territorial, qui servira de base aux revendications territoriales de laBelgique. La Flandre des États disparaît et ses territoires intègrent leDépartement de l'Escaut, futureFlandre-Orientale.

Grande Belgique

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Territoire belge entre l'indépendance en 1830 et 1839

En 1830, la Belgique acquiert son indépendance des Pays-Bas ; cependant, le territoire qui devait initialement revenir aux Belges fut réduit par letraité des XXIV articles ; traité par lequel une partie duLimbourg,Maastricht etLuxembourg demeurait sous contrôlenéerlandais etgermanique pour des raisons militaires.

Belgicanisme

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Lebelgicanisme, ou nationalisme belge, est un courant politique affirmant une identité belge spécifique, distincte de celles des pays voisins comme la France et les Pays-Bas.

Article détaillé :Belgicanisme.

Belgitude

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Labelgitude est un terme apparu dans les années 1970-1980 pour exprimer l'âme et l'identité des Belges, caractérisée par un sens aigu de l'autodérision.

Vision régionaliste wallonne

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EnRégion wallonne, il est interdit d'utiliser tout dialecte ou langue régionale, y compris le wallon, même reconnues par laCommunauté française de Belgique, dans les actes officiels[48]. Cette situation perdure depuis plus de vingt ans[49].L'appartenance de Tournai et de Mouscron aux Flandres (Flandre gallicante) est absente de toute dénomination officielle ou publique. La région duTournaisis et deMouscron porte des noms les ancrant résolument dans l'espace wallon :

Hainaut occidental

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L'appellationHainaut occidental remonte auxannées 1960. Il est dit que celle-ci fut trouvée par un géographe un peu par défaut, Robert Sevrin (la partie ouest du Hainaut). Celle-ci s'est néanmoins imposée partout :

Picardie wallonne ou Picardie hennuyère

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L'idée de changer d'appellation enPicardie wallonne ouPicardie hennuyère a été lancée en octobre2004 par le ministre de la Santé,Rudy Demotte[67].

Si elle a été suivie par certains acteurs, l'idée n'a pas eu un grand succès car la population n'était pas du tout associée au projet mais aussi parce qu'aucun autre parti que le PS n'avait été consulté.

Le président de la fédérationHainaut occidental duMR,Jean-Luc Crucke avait d'ailleurs mis ce petit texte critique sur son site web[68] :

« Wallonie picarde ? Picardie wallonne ? Qu’en dites-vous ?

Hainaut Occidental : parlons-en ! Certains voudraient le débaptiser et dénommer « Picardie wallonne » ou « Wallonie picarde ». Nul de contestera nos origines picardes mais faut-il un renouvellement de façade ? La fédération MR s’est prononcée : aucun changement d’identité ne peut intervenir sans l’aval et la consultation de la population concernée. L’essentiel ne se situe pas dans une opération marketing mais dans un travail de fond.

À cet égard, il nous faut constater que ce n’est pas le boulot qui manque et que ni la Wallonie, ni le Hainaut, ni le Hainaut occidental, ne se portent au mieux de leur forme. »

Wallonie picarde

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L'initiative du nomWallonie picarde revient au Conseil de développement (organe représentant les différents acteurs des forces vives couvrant le territoire) dans le cadre d'une réflexion sur l'identité du territoire et un projet de région. Dans ce cadre des forums de sensibilisation ont été lancés pour associer la population dans ses diverses composantes à ce projet qui se veut mobilisateur.

Progressivement, les associations de Wallonie picarde adaptent leurs dénominations :

  • Au sein des médias : le nom officiel de la télévision locale est « No Télé, du Grand Tournai à la Wallonie picarde ».
  • Au sein d'associations économiques et professionnelles : laChambre de commerce et d’industrie s'est récemment rebaptiséeChambre de Commerce de Wallonie Picarde[69].
Vision nationaliste néerlandaise
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Dès l'indépendance de la Belgique, des volontés expansionnistes belges voient le jour et apparaît l'idée d'uneGrande Belgique). Plusieurs missions d'espionnage sont organisées à partir de 1854 et l'appui de laFrance est recherché[70].

Après laPremière Guerre mondiale et les menaces répétées d'annexion par laBelgique en guise de compensation, les réactions pro-néerlandaises vont alors s'exprimer afin de conserver les frontières d'avant laPremière Guerre mondiale ; entre autres par lechant populaire flamando-zélandais (nl).

Article connexe :Flandre zélandaise.

Notes et références

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Notes

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  1. Au-delà de l'histoire et des frontières de la région, les Flandres peuvent être considérées sans difficulté comme le cœur de l'Europe occidentale. Fondamentalement, la raison des controverses sur les noms et les définitions de territoire pourrait se résumer par ce proverbe flamand : « Een ander heeft altyd de schuld, geen mensch en ziet zyn eygen bult. » (Les autres ont toujours tort ; nul ne voit sa propre bosse),
    et d'ajouter cette citation de Victor Hugo : « J'admire comme les Belges parlent flamand en français. »
  2. Selon l'acception actuelle du terme en géographique physique.
  3. Article L2111-4 duCode général de la propriété des personnes publiques.
  4. La zone correspondante outre-Escaut se nomme laCampine.
  5. Le Plat Pays est une chanson deJacques Brel.
  6. D'après l'historien Pirenne : Les Flandres seraient le « pays des réfugiés » (du verbe "vlieden", fuir en langue frisonne), de ceux qui purent se maintenir sur des éminences naturelles ou artificielles. Cette hypothèse est contestée : voirÉtymologie de Flandres.
  7. The Indo-Europeans,Calvert Watkins
  8. Citonswalois etwalesc. Albert Henry, ibid.,p. 22
  9. Inlingua thiodisca, voirSerments de Strasbourg
  10. Voir l'articlenl:Heel-Nederland (staatkunde)
  11. Le PS vient de changer la dénomination de sa fédération enPS de Wallonie Picarde.

Références

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  1. Région métropolitaine d’Europe mise en place dans le cadre dudéveloppement régional.
  2. Gaston Zeller,L'organisation défensive des frontières du Nord et de l'Est auXVIIe siècle,
  3. Contrat de rivière : AA
  4. Josselin Renaud, « Retrait-gonflement des argiles »(consulté le)
  5. le nord de la France, le mont Cassel a les pieds dans l'eau, publié dansLe Figaro.
  6. Mission d'évaluation de l'état du patrimoine d'ouvrages de protection de la zone de polders contre les risques de submersion marine, publié par l'IPRC de Lille.
  7. Le sentier d'Entre-Monts : richesses et diversités de la plaine flamande, publié dansLa Voix du Nord.
  8. P. J. E. de Smyttère, « Topographie historique, physique, statistique et médicale de la ville et des environs de Cassel (département du Nord): avec cartes géographiques en taille-douce et vues lithographiées »,
  9. R. Blanchard,La Flandre,coll. « Étude géographique de la plaine flamande en France, Belgique et Hollande », 530 p.
  10. Jean-François Nieus, « Un pouvoir comtal entre Flandre et France: Saint-Pol, 1000-1300 », De Boeck Université,
  11. Histoire d'Aire-sur-la-Lys
  12. Collectif, « Lettres a Gregoire Sur Les Patois de France 1790-1794 », Slatkine,
  13. Calais flamande
  14. (nl)Van Meir
  15. (nl)Notae Preistoricae
  16. (nl)Scheldelanders
  17. (nl)Elseviermaandschrift
  18. a etbConseil général du Nord,Contrat d’Aménagement et de Développement durables : Flandre Intérieure - Flandre Maritime(lire en ligne[PDF]).
  19. (nl)Maison du Parc naturel des Plaines de l'Escaut.
  20. Projet de décret acceptant de ratifier la Convention des Nations unies sur le droit de la mer.
  21. (nl)Belgische kust wordt Vlaams
  22. Réponse de Bourgeois au Parlement flamand à la question de Luk Van Nieuwenhuysen en 2005.
  23. a etbSyndicat intercommunal des Dunes de Flandre.
  24. Site du syndicat mixte de la Côte d'Opale, (site consulté le 5 janvier 2011)
  25. Belgian archaeology in a European setting, volume 2, par Marc Lodewijckx
  26. Les draperies urbaines en Flandre auxXIIIe – XVIe siècles, Peter Stabel (université de Leyde, Pays-Bas).
  27. a etbVerhulst Adriaan,Le paysage rural en Flandre intérieure : son évolution entre leIXe et leXIIIe siècle, Lille, Le paysage rural : réalités et représentations,coll. « Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public. 10e congrès »,, 11-30 p., disponible surPersée.fr, consulté le 7 janvier 2011.
  28. Henri Busson, Joseph Fèvre et Henri Hauser,Cours de géographie à l'usage de l'enseignement secondaire, programmes de 1902…, Paris, F. Alcan, 1910-1912, disponible sur le catalogue de laBibliothèque nationale de France.
  29. LesArdennes flamandes se trouvent outre-Escaut
  30. J. Tricart, « Morphogenèse récente de la plaine littorale flamande près de Bruges »,Annales de Géographie,no 471,‎ :

    « p. 621 »

    , disponible sur
    Persée.fr.
  31. AUGUSTYN, Beatrijs. Zeespiegelrijzing, transgressiefasen en stormvloeden in maritiem Vlaanderen tot het einde van de16e eeuw: een landschappelijke, ecologische en klimatologische studie in historisch perspektief. Brussel, Algemeen Rijksarchief, 1992, 2 dl., III + 731 p.
  32. J. Leper,Kunstmatige inundaties in maritiem Vlaanderen 1316-1945, Drukkerij Michiels,
  33. Dunkerque et la Flandre Maritime = Dunkirk and maritime Flanders = Duinkerken en Maritiem Vlaanderen, photos de Michel Guilbert & Matthieu Langrand ; textes de Patrick Oddone.Wimille : Punch éditions, 2000, 93 p
  34. Syndicat intercommunal des Dunes de Flandre.
  35. Comité départemental du tourisme du Pas-de-Calais.
  36. La transgression Flandrienne
  37. Philippe Vandermaelen et François Joseph Meisser,Dictionnaire géographique de la Flandre orientale
  38. Léon Vanderkindere,La Formation territoriale des principautés belges au Moyen Âge,vol. I, Bruxelles, H. Lamertin, (réimpr. 1981)(lire en ligne),p. 279
  39. Une éthique de l'hommage(lire en ligne)
  40. Antonius Sanderus,Icones Urbium, Villarum, Castellorum et Coenobiorum Gallo-Flandriae quae Tertia Pars est Flandriae Illustratae : Antonii Sanderi, Handzame : Familia et Patria,coll. « Fac-similé du manuscrit "16823" conservé à la Bibliothèque Royale de Belgique »,, 148 v, 83 pl., disponible surLucia.kbr.be.
  41. «La France proprement dite, c'est-à-dire l'ancienne Neustrie, située entre la Loire, la Meuse, l'Escaut et la frontière bretonne, était habitée par un peuple mixte auquel les Allemands refusaient le nom de Francs, lui attribuant le nom de Wallons ou de Welskes (Velches)» César Cantu,Histoire universelle, tome 9,p. 167, Institut de France, Paris, 1846.
  42. Albert Henry, ibid.,p. 18
  43. Albert Henry, ibid.,p. 57
  44. Élisabeth Hanens et Jellie Ijkstra,Rogier de le Pasture van der Weyden, Tournai,La Renaissance du Livre,coll. « Références »,
  45. Tournai, enclave de France dans les terres de Flandre, siège d'un évêché flamand et boulevard avancé de la France vers les Pays-Bas, ville flamande par ses tendances artistiques et française par sa langue !, Tournai,coll. « Mémoires de la société historique et littéraire de Tournai »,, 270 p.
  46. Bruno Membrey est directeur musical de l'Ensemble instrumental de Flandre wallonne.
  47. Interview de Johan Basiliades, septembre 2005.
  48. Un conseiller communal ayant prêter serment en wallon est considéré comme démis et se fait évacuer par le service d'ordre.
  49. Le coin du wallon
  50. Le CDH s'est organisé en sections locales (communes).
  51. Ecolo a nommé sa fédération pour le Hainaut occidentalrégionale de Picardie.
  52. Le PS vient de changer la dénomination de sa fédération enPS de Wallonie Picarde.
  53. Le mouvement réformateur du Hainaut Occidental.
  54. La FGTB a séparé le Hainaut occidental en deux entités.
  55. La mutualité chrétienne parle deHainaut Picardie pour le territoire du Hainaut occidental.
  56. La CSC.
  57. La CGSLB.
  58. La mutualité socialiste.
  59. L'Association royale des architectes du Hainaut occidental.
  60. La Société de développement et de participation du Hainaut occidental.
  61. La Haute école libre du Hainaut occidental.
  62. La Haute école provinciale du Hainaut occidental.
  63. La Ligue des familles.
  64. La Ligue de l'enseignement et de l'éducation permanente.
  65. La Fédération francophone des sourds de Belgique.
  66. La Fondation rurale de Wallonie.
  67. Alexandre Valée, « Le Flobecquois plaide pour un territoire à l'identité forte. Demotte lance la “Picardie wallonne” », inLe Soir, 23 octobre 2004
  68. Site web de Jean-Luc Crucke.
  69. La Chambre de Commerce de Wallonie Picarde.
  70. Kroonprins Leopold II wilde Nederland binnenvallen, NRC Handelsblad, 24 juin 2009.

Liens externes

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