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Fernand Zalkinow

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Fernand Zalkinow
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Biographie
Naissance
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Sépulture
Nationalité
Domicile
Activité
Père
Noïme Zalkinow(d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Parti politique
Membre de
Lieu de détention
Distinctions
Plaque commémorative 73rue des Amandiers (Paris).

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Fernand Zalkinow est un militantcommuniste, né le àParis et mort fusillé le dans la clairière duMont-Valérien.

Il dirigea à Paris, avecGilbert Brustlein, un groupe desBataillons de la Jeunesse (organisation deRésistance communiste) constitué majoritairement de jeunes du11e arrondissement.

Biographie

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Un militant engagé

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Né au sein d'une famille d'émigrés juifs russes arrivés en France en 1910, Fernand Zalkinow a deux sœurs ainées, Juliette (née en 1915) et Rachel (née en 1918), qui s’engagent à l’Union des jeunes filles de France dès 1936. Boursier, il entre à l'école supérieure Arago, place de la Nation. Il milite alors auxJeunesses communistes (JC) du20e arrondissement. Du fait de la guerre et des difficultés économiques qu'elle entraîne, il suspend ses études pour chercher du travail. Il sera successivement employé de bureau dans une usine puis fourreur. Après l'exode, il devient responsable de la propagande d'une cellule reconstituée des JC du 20e arrondissement. Il participe notamment à la manifestation du 14 juillet 1941[1].

Volontaire, il est proposé parOdile Arrighi pour entrer dans l'Organisation spéciale (OS), où il est placé sous les ordres deGilbert Brustlein. Le groupe Brustlein comprend, outre Fernand Zalkinow,Robert Peltier,Roger Hanlet,Christian Rizo,Pierre Milan,Asher Semahya etTony Bloncourt. Ils seront connus sous le nom de « Bataillons de la jeunesse ». À ce titre, Fernand participe au « camp » deLardy, les 15, 16 et 17août 1941 au cours duquel, sous la houlette dePierre George et d'Albert Ouzoulias, anciens responsables nationaux des JC, une trentaine de membres des JC sont initiés aux rudiments de la vie clandestine et au maniement des armes. Fernand, qui prend comme pseudonyme Benoît, est responsable du triangle formé par Roger Hanlet et Pierre Milan. Il participe avec son groupe à de nombreuses tentatives d'attentats à Paris et dans la région parisienne (arrachage de poteaux indicateurs, incendie de véhicules allemands, déraillements, incendie de fourrage destiné à l'armée d'occupation).

L'arrestation

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Le 21 août 1941, de retour d'une tentative de sabotage sur une voie ferrée, Fernand Zalkinow est présent, avec Bob Gueusquin et Gilbert Brustlein, sur le quai dumétro Barbès lors de l'attentat perpétré par le futurcolonel Fabien[2]. Lorsque Gilbert Brustlein part pour Nantes, Fernand se voit déléguer la direction du groupe entier. Il quitte le domicile familial, 51rue des Amandiers (20e), pour s’installer dans la planque de Gilbert, au 126avenue Philippe-Auguste (20e).

À la suite d'une dénonciation suivie de filatures, Fernand est identifié. Il est appréhendé par deux inspecteurs de labrigade spéciale criminelle de la préfecture de police le 30 octobre 1941, alors qu’il se rend au 126avenue Philippe-Auguste, « après une courte lutte au cours de laquelle il a essayé de faire usage d'un pistolet automatique dont il était porteur[1]».

Le procès et l'exécution

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Article détaillé :Procès du Palais Bourbon.

Durant le procès de la Chambre des députés, où il est jugé avec ses six autres camarades, du 4 au 6 mars 1942, alors que les juges allemands répètent à loisir que les attentats commis par la « bande à Brustlein » l’ont été dans l’unique but « d'installer un régime soviétique français », Fernand leur tient tête. Sur un ton calme, il leur affirme au début des débats :

« C'est ma conviction qu'il fallait lutter contre l'armée d'occupation pour libérer la France », puis il ajoute « Je sais que je serai condamné à mort. »

Une fois lue la sentence le condamnant à la peine capitale, alors qu’on lui donne la parole une dernière fois comme le veut la procédure allemande, Fernand répète :

« J'ai la certitude d'avoir agi dans l'intérêt de mon pays. Je ne regrette rien. Je ne regrette qu'une chose, c'est de quitter la vie à 18 ans. ».

Le, dans la clairière duMont-Valérien, Fernand est fusillé avec ses six autres compagnons de combat. Il est inhumé dans ce qui deviendra le « carré des fusillés » au cimetière d’Ivry-sur-Seine.

Une famille exterminée

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Les parents de Fernand, Nojme Zalkinow et Haina Kantof, sont transférés de laprison de la Santé à lacaserne des Tourelles début février 1942. Ses sœurs, Rachel Zalkinow et Juliette Moyen, les rejoignent après l'exécution de Fernand à la fin du mois de mars. Le 22 juin 1942, Rachel Zalkinow est transférée aucamp de Drancy avec 66 autres femmes d’où elle est déportée le jour même pourAuschwitz. Quelques semaines plus tard, le 6 juillet 1942, le mari de Juliette, Raymond Moyen, transféré aucamp de Compiègne, est déporté dans leconvoi dit « des 45 000 »[3].

En vertu de l'ordonnance d'Oberg du 10 juillet 1942 sur les parents de « terroristes », les parents de Fernand sont conduits au fort de Romainville comme otages. Nojme est fusillé le 11 août 1942 auMont-Valérien avec, notamment, le père dePierre Georges (colonel Fabien) et le frère deMaurice Thorez. La mère de Fernand est transférée le 3 septembre 1942, avec sa fille Juliette, au camp de Drancy. Elle est déportée le 23 septembre à Auschwitz, par le convoino 36. Quant à Juliette Zalkinow, elle est à son tour déportée àSobibor par le convoi du 25 mars 1943. Personne ne reviendra des camps.

Reconnaissance

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Le 10 janvier 1947, un décret attribue à Fernand Zalkinow, à titre posthume, lamédaille de la Résistance avec rosette.

La mentionMort pour la France lui est attribuée par le Ministère de la défense en date du 13 décembre 1972[4].

La MentionMort pour la France est également attribuée à son père Nojme par l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre de Caen en date du 28 août 2012[5].

Bibliographie

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Notes et références

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  1. a etbBoris Dänzer-Kantof, « Zalkinow Fernand (1923-1942) et sa famille », surmuseedelaresistanceenligne.org,(consulté le).
  2. Daniel Grason, « Zalkinov Fernand », surfusilles-40-44.maitron.fr(consulté le).
  3. Notice biographique de Raymond Moyen, sur le site deMémoire Vive des convois des 45000 et 31000 d'Auschwitz-Birkenau.
  4. Fiche de Fernand Zalkinow, sur le sitememoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr.
  5. Fiche de Noïme Zalkinow, sur le sitememoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr.

Articles connexes

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