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Choisi comme successeur dans ses États héréditaires par son cousin sans descendance, l'empereurMatthiasIer, il devintroi de Bohême en 1617 (et à ce titre un des sept électeurs de l'Empire) puisroi de Hongrie le[3]. Pensant pouvoir restaurer le catholicisme dans un royaume où l'on trouvait de nombreux protestants, sa politique autoritaire provoqua une rébellion chez les nobles de Bohême (défenestration de Prague). Ceux-ci le destituèrent et élurent à sa placeFrédéricV du Palatinat.
L'empereur Matthias meurt en 1619 ; l'élection à la dignité impériale est ouverte.
Le, les sept princes-électeurs élurent Ferdinand commeempereur des Romains, avant que la nouvelle de sa destitution comme roi de Bohème ne parvînt àFrancfort. À41 ans, Ferdinand poursuivait la carrière impériale de ses prédécesseurs. Bien qu'élective, la couronne impériale était de fait héréditaire dans lamaison de Habsbourg.
Dès lors, laBohême deviendra propriété personnelle de la maison deHabsbourg.
Le, les États de Bohême reconnaissent de nouveau Ferdinand comme roi. Celui-ci, pour écraser une fois pour toutes la rébellion, fait décapiter publiquement àPrague, le, 27 des principaux chefs insurgés.
Fort de sa victoire,FerdinandII décréta le fameuxédit de Restitution qui ordonnait à tous les protestants de rendre les bénéfices ecclésiastiques qu'ils avaient sécularisés depuis lapaix d'Augsbourg.
De l'autre côté duRhin,Richelieu ne put supporter l'idée de voir se reconstituer l'empire deCharles Quint, du fait des possessions territoriales desHabsbourg. Il prit la suite de ce conflit et fut relayé parMazarin. À ladiète deRatisbonne, en 1630, deux ambassadeurs deRichelieu, Brulart de Léon et lePère Joseph, retournèrentMaximilien de Bavière et d'autres princes catholiques contre la maison d'Autriche. La diète s'émut, elle demanda et obtint le rappel deWallenstein devenu trop puissant et le licenciement de son armée. En licenciantWallenstein,FerdinandII avait espéré que les électeurs nommeraient son filsroi des Romains, lui assurant ainsi la couronne impériale. Les agents français firent encore échouer cette stratégie.
FerdinandII avait été guidé par son obsession de voir la maison desHabsbourg régner de façon héréditaire sur l'Empire et par son soutien à laContre-Réforme. Son règne se solda par la perte pour le Saint-Empire de la moitié de sa population et ruinera pour les deux cents ans à venir sa puissance politique.
↑(en) Robert Bireley, « Ferdinand II, empereur de la Contre-Réforme, 1578-1637 », surCambridge university press(consulté le) :« L'empereur Ferdinand II (1619-1637) se distingue comme une figure cruciale de la Contre-Réforme en Europe centrale, un acteur de premier plan dans la guerre de Trente Ans, le souverain le plus important dans la consolidation de la monarchie des Habsbourg et l'empereur qui a revigoré la bureau après son déclin sous ses deux prédécesseurs. »
Robert Bireley, « The Image of EmperorFerdinandII (1619-1637) in William Lamormaini's 'FerdinandiII Imperatoris Romanorum Virtutes' (1638) », dansAHSI, vol. 73, 2009, p. 121.
Les générations sont numérotées dans l'ordre de la descendance masculine depuis les premiers archiducs. Au sein de chaque génération, l'ordre suit celui de l'aînesse.