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Ferdinand Bac

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Pour les articles homonymes, voirBac.

Ferdinand Bac
Ferdinand Bac (Album Mariani, 1904).
Naissance
Décès
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Ferdinand Sigismund BachVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
L'enchanteurVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activités
Père
Heinrich Bach(d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Max Bach(d)
Hermann Bach(d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Œuvres principales
signature de Ferdinand Bac
Signature.

modifier -modifier le code -modifier WikidataDocumentation du modèle

Ferdinand-Sigismond Bach ditFerdinand Bac ouBac, né le àStuttgart et mort le(à 93 ans) àCompiègne, est unécrivain,dessinateur,caricaturiste,décorateur,peintre,ferronnier,paysagiste etlithographefrançais.

Biographie

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Famille

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Son père, Karl Philipp Heinrich Bach[1], géologue, ingénieur-cartographe et paysagiste, né en et décédé le, serait le fils naturel[1] deJérôme Bonaparte, roi deWestphalie[2] et, selon certains sources, d’Ernestine de Puckler-Limbourg, comtesse de Loewenstein.

Ferdinand naît en 1859[2] du second mariage de son père avec Sabina Ludovica de Stetten, fille du baron Sigismond-Ferdinand de Stetten ; ce dernier, né en 1772, en Bohême, assista aucongrès de Vienne et raconta ses souvenirs à son petit-fils.

Ferdinand Bac, de ce fait petit-cousin germain deNapoléon III, est élevé en marge de la cour duSecond Empire.

A Paris

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Quelques années après l’effondrement du régime, il choisit de quitter l’Allemagne et sa mère pour vivre à Paris une existence studieuse et néanmoins bohème. Introduit dans le monde parArsène Houssaye et leprince Napoléon, il devient un artiste à la mode.Albert Robida l’engage àLa Caricature. Il devient "le dessinateur attitré des « petites femmes » du monde de la galanterie, notamment àLa Vie parisienne"[3]. Auteur de nombreux ouvrages littéraires et artistiques qu’il illustre brillamment de sa main, il s'impose alors comme l'un des premiers dessinateurs et caricaturistes de son temps, aussi célèbre qu'Albert Robida,Job,Sem,Jean-Louis Forain ouCaran d'Ache.

Il fréquenteAdolphe Thiers,Gambetta,Richard Wagner,Victor Hugo,Taine,Villiers de L'Isle-Adam,Paul Verlaine,Maurice Barrès,Barbey d'Aurevilly,Alphonse Daudet,Guy de Maupassant,Verdi,Gounod,Pierre de Nolhac, etc.

Il vit au cœur de l'Europe troublée de la fin duXIXe et du débutXXe siècle et occupe une position de passeur entre les traditions allemande et française. Témoin de labataille de Sadowa en1866, à la formation de l'Allemagne en1871 à Versailles, fuyant les armées allemandes en1914.

Création de jardins

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Installé l'hiver dans le Midi pour raison de santé, il procède en 1912 à l'aménagement à Grasse des jardins ainsi qu'à la rénovation de la villa Croisset de Marie-Thérèse de Croisset (de la destruction en 1976 de la villa Croisset, il ne reste plus aujourd'hui que la chapelle Saint-François)[4].

Proche de Martine de Béhague, Bac assiste à la remise en état du parc du château de Fleury, restauré par la comtesse en 1913. Il y séjourne pendant la guerre en 1915 (période durant laquelle il réalise plusieurs albums de caricatures) et participe peut-être à l'élaboration du jardin persan conçu par Martine de Béhague après le conflit[5].

Puis, en 1920, ses amis Émile et Caroline Ladan-Bockairy, qui ont acheté en 1918 ledomaine des Colombières sur les hauteurs deMenton-Garavan pour en faire leur résidence d’hiver, lui donnent carte blanche pour aménager la villa et les jardins. Jusqu'en 1927 il transforme cette ancienne bâtisse en résidence méditerranéenne et crée sur 7 hectares un jardin où chaque parterre est inspiré d'un pays de la Méditerranée[6].Il consigne ses réflexions dans plusieurs ouvrages relatant ses travaux, ses envies et ses projets, et, à 60 ans, s'installe dans cette propriété où il croiseMarcel Proust,Jean Cocteau,Gabriele D'Annunzio etAnna de Noailles.

Dans la propriété de ses amis Émile et Caroline Ladan-Bockairy, à Compiègne, contiguë au vieux rempart de la ville, Bac dessine des jardins, dont un « cloître de charmilles encadrant un vaste tapis de buis » ; la grande maison duXVIIIe siècle du 9, rue des Domeliers avait abrité avant lui Talleyrand - voir supra - et les architectesJacques-Ange Gabriel etLouis Le Dreux de La Châtre, « qui, en 40 ans, réalisa le grand dessein de Gabriel à Compiègne »[7].

Il a aussi conçu les jardins de lavilla Cyrnos pour l'ex-impératriceEugénie auCap Martin (Alpes-Maritimes) avecLudovic Winter.

Il crée sur la Côte d'Azur, pour une certaine dame de Beauchamps, une villa dite néo-palladienne, dont l'intérieur fut ensuite très modifié; : il compose l'orangerie, les arcades de cyprès taillés, trois jardin cloîtrés, les grandspalettis qui descendent vers la mer ce qui évoque la propriété des Colombières à Menton[8].

Plusieurs photos du jardin des Colombières et trois aquarelles signées de Bac datées de 1931 ont été reproduites dans le numéro spécial sur les jardins deL'Illustration[9].

Après la guerre

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Contraint à l'exil en1940, il vit une partie de son travail partir en fumée en1944 àRimont. Il redevient un homme public courtisé à la Libération.

Jusqu’à la fin de sa vie, Bac continue de voyager, d’écrire, de dessiner, réfléchissant sur le devenir politique et historique du monde ; à près de 80 ans, il effectue encore trois heures de correspondance par jour, ses connaissances et ses amis attendant ses conseils, parmi lesquels le baron Coudein, proche du baron Napoléon Gourgaud, à qui Bac offrit une de ses caricatures mettant en scène un« incroyable » et une « merveilleuse »[10].

Son esprit toujours vif lui permet de dessiner et de commenter les livres qu’on lui envoie. De nature pourtant inquiète, il s’était appliqué très jeune à léguer une partie de son travail à de nombreux musées et bibliothèques (bibliothèque de l'Arsenal àParis, bibliothèque municipale àMenton, bibliothèque Cessole àNice) ; chaque document est annoté de sa main et parfaitement archivé.

Il meurt à 93 ans le à Compiègne[2], quatre jours après le décès de son ami Émile Ladan-Bockairy. Il est inhumé aux Colombières dans un mausolée aux côtés du couple Ladan-Bockairy.

Vie privée

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Bac fut lié à Madeleine Jacquemaire, fille de Georges Clemenceau, qu'il voyait quotidiennement et à qui néanmoins il faisait porter une lettre chaque matin. Cette correspondance amoureuse, découverte dans une armoire à la mort de cette femme à 78 ans en 1949, fut alors détruite par ses héritiers[11].

Postérité

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Le fonds d'atelier de Bac est vendu à Paris le[12].

Un collège deCompiègne porte son nom.

Il a été nommé chevalier de la Légion d'honneur en1913[1] (remise d'insigne parPaul Hervieu le 30), et reconnu par l'Académie française (prix Montyon 1909 etprix Calmann-Lévy 1925).

Œuvre

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Galerie

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  • Œuvres de Ferdinand Bac
  • Les jardins enchantées, La chapelle.
    Les jardins enchantées,La chapelle.
  • Les jardins enchantées, La tour du calife.
    Les jardins enchantées,La tour du calife.
  • La comédie féminine, Les mécontents.
    La comédie féminine,Les mécontents.
  • Nos femmes, Divorcée.
    Nos femmes,Divorcée.
  • Nos femmes, Soirée de musique.
    Nos femmes,Soirée de musique.

Notes et références

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  1. ab etc« Notice LH 19800035/213/27966 de Ferdinand Bac »,base Léonore,ministère français de la Culture.
  2. ab etc« Mort de Ferdinand Bac »,Le Monde,‎(lire en ligne)
  3. « Ferdinand Bac », surSociété Historique de Compiègne(consulté le)
  4. Noticeno IA06001325, sur la plateforme ouverte du patrimoine,base Mérimée,ministère français de la Culture
  5. Jean-David Jumeau-Lafond, Martine de Béhague. Une esthète à la Belle époque, Paris, Flammarion, 2022
  6. « Les Colombières, chef d’œuvre de Ferdinand Bac »,La Terre est un jardin,‎(lire en ligne)
  7. Laprade,op. cit.,p. 22.
  8. D'après un lecteur de la revue Connaissance des Arts en 1954
  9. L'Illustration daté du 28 mai 1932, archive personnelle).
  10. Incroyables et Merveilleuses fut exposée pour le bicentenaire de la Révolution de 1789 au château deDampierre-sur-Boutonne au cours de l'été 1989.
  11. Georges Gatineau-Clemenceau,Des Pattes du Tigre au Griffes du Destin, Les Presses du Mail, 1961, pp. 33 et 34.
  12. La Gazette Drouot n°11 - 22/03/2019, ill., p. 123.
  13. « Art de la mode (L') » par Françoise Tétart-Vittu, in:Dictionnaire de la Mode, Paris, Encyclopaedia Universalis, 2015 —extrait en ligne.
  14. « Ferdinand Bac • Livre-journal 1919 », surwww.clairepaulhan.com(consulté le)
  15. « Ferdinand Bac • Livre-journal 1920 », surwww.clairepaulhan.com(consulté le)

Annexes

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Bibliographie

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Liens externes

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