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Felis lybica

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Chat ganté

Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirChat sauvage.

Felis lybica
Description de cette image, également commentée ci-après
Felis lybica auParc des Félins
Classification
RègneAnimalia
EmbranchementChordata
Sous-embr.Vertebrata
ClasseMammalia
Sous-classeTheria
Infra-classeEutheria
OrdreCarnivora
Sous-ordreFeliformia
FamilleFelidae
Sous-familleFelinae
GenreFelis

Espèce

Felis lybica
Forster,1780

StatutCITES

Sur l'annexe II de la CITESAnnexe II, Rév. du 04-02-1977

Statut de conservationUICN

( LC )( LC )
LC :Préoccupation mineure

Répartition géographique

Description de cette image, également commentée ci-après
  • Présent
  • Présence probable
  • Éteint ou présence incertaine
  • Présence incertaine

Synonymes

Liste
  • Felis (lybica)G. Forster, 1780 (Protonyme)
  • Felis ocreataJ. F. Gmelin, 1791
  • Felis Lynx lybiensisKerr, 1792
  • Felis Lynx nubiensisKerr, 1792
  • Felis libycaOlivier, 1804
  • Felis cafraA. G. Desmarest, 1822
  • Felix maniculataAnonymous, 1825
  • Felis RüppeliiH. R. Schinz, 1825
  • Felis caligataTemminck, 1825
  • Felis maniculataTemminck, 1825
  • Felis CaffraA. Smith, 1826
  • Felis maniculataCretzschmar, 1826
  • Felis CaffraJ. B. Fischer, 1829
  • Felis ornataJ. E. Gray, 1830
  • Felis torquatusW. H. Sykes, 1831
  • Felis BubastisEhrenberg, 1833
  • Felis dongalanaEhrenberg, 1833
  • Felis servalinaJardine, 1834
  • Felis libycusLoche, 1858
  • Felis torquataE. Blyth, 1863
  • Felis dongolensisJ. E. Gray, 1867
  • Chaus libycusJ. E. Gray, 1867
  • Chaus ornatusJ. E. Gray, 1867
  • Felis rüppelliiJ. E. Gray, 1867
  • Felis LybicusLoche, 1867
  • Felis syriacaTristram, 1867
  • Chaus caudatusJ. E. Gray, 1874
  • Chaus caligatusA. T. de Rochebrune, 1883
  • Felis cristataLataste, 1885
  • Felis libyca var.sardaLataste, 1885
  • Felis caudataTrouessart, 1885
  • Felis mediterraneaMartorelli, 1896
  • Felis lybica subsp.obscuraJ. Anderson & de Winton, 1902
  • Felis ocreata mellandiSchwann, 1904
  • Felis ocreata rubidaSchwann, 1904
  • Felis ocreata ugandaeSchwann, 1904
  • Catolynx caudataSatunin, 1905
  • Felis (Felis) kozloviSatunin, 1905
  • Felis ocreata mauritanaCabrera, 1906
  • Felis ocreata cafraO. Thomas & Schwann, 1906
  • Felis ocreata caferLydekker, 1908
  • Felis ocreata sardaLydekker, 1908
  • Lynx sardiniaeMola, 1908
  • Felis sardaG. S. Miller, 1912
  • Felis ocreata caffraA. Roberts, 1913
  • Felis ocreata nandaeE. Heller, 1913
  • Felis ocreata taitaeE. Heller, 1913
  • Felis caudata morphaschnitnikoviBirula, 1915
  • Felis caudata griseoflavaZukowsky, 1915
  • Felis caudata longipilisZukowsky, 1915
  • Felis caudata macrothrixZukowsky, 1915
  • Felis (Felis) matschieiZukowsky, 1915
  • Felis (Felis) murgabensisZukowsky, 1915
  • Felis chutuchtaBirula, 1916
  • Felis ornata nesteroviBirula, 1916
  • Felis ocreata irakiCheesman, 1920
  • Felis lybica cyrenarumGhigi, 1920
  • Felis haussaO. Thomas & Hinton, 1921
  • Felis ocreata griseldaO. Thomas, 1926
  • Felis ocreata namaquanaO. Thomas, 1926
  • Felis ocreata xanthellaO. Thomas, 1926
  • Felis ocreata rusticanaO. Thomas, 1928
  • Felis reyiLavauden, 1929
  • Felis ornata issikulensisOgnev, 1930
  • Felis lybica griseldaJ. Eric Hill & T. D. Carter, 1941
  • Felis lybica cafraShortridge, 1942
  • Felis lybica namaquanaShortridge, 1942
  • Felis bieti vellerosaPocock, 1943
  • Felis lybica brockmaniPocock, 1944
  • Felis lybica foxiPocock, 1944
  • Felis lybica loweiPocock, 1944
  • Felis lybica lynesiPocock, 1944
  • Felis lybica pyrrhusPocock, 1944
  • Felis lybica tristramiPocock, 1944
  • Felis libyca savanicolaDekeyser, 1950
  • Felis libycaEllerman & Morrison-Scott, 1951
  • Felis libyca libycaSetzer, 1956
  • Felis libyca ugandaeSetzer, 1956
  • Felis silvestris lybicaKurtén, 1968
  • Felis silvestris cafraWozencraft, 2005
  • Felis silvestris caudataWozencraft, 2005
  • Felis silvestris chutuchtaWozencraft, 2005
  • Felis silvestris dongolanaWozencraft, 2005
  • Felis silvestris foxiWozencraft, 2005
  • Felis silvestris griseldaWozencraft, 2005
  • Felis silvestris haussaWozencraft, 2005
  • Felis silvestris irakiWozencraft, 2005
  • Felis silvestris mellandiWozencraft, 2005
  • Felis silvestris nesteroviWozencraft, 2005
  • Felis silvestris ocreataWozencraft, 2005
  • Felis silvestris ornataWozencraft, 2005
  • Felis silvestris reyiWozencraft, 2005
  • Felis silvestris rubidaWozencraft, 2005
  • Felis silvestris ruppeliiWozencraft, 2005
  • Felis silvestris tristramiWozencraft, 2005
  • Felis silvestris ugandaeWozencraft, 2005
  • Felis silvestris issikulensisA. T. Smith & Xie Yan, 2008
  • Felis silvestris vellerosaA. T. Smith & Xie Yan, 2008
  • Felis silvestris brockmaniD. E. Wilson & Mittermeier, 2009
  • Felis silvestris pyrrhusD. E. Wilson & Mittermeier, 2009
  • Felis silvestris sardaD. E. Wilson & Mittermeier, 2009

LeChat ganté (Felis lybica), est uneespèce demammifèrecarnivore de lafamille desfélins. Ce petitchat sauvage se caractérise par sa fourrure grise sable, des rayures verticales pâles sur les côtés et autour du de la face. Ce petit félin, que l’on croyait jusqu’à lors cantonné à l’Afrique et auMoyen-Orent, est également distribué enAsie occidentale etcentrale, et est distribué auRajasthan en Inde et auXinjiang enChine. Il habite une grande variété de milieux, allant desdéserts auxsavanes, en passant par lesprairies et les zones boisées, allant des bosquets aux jungles.

Cette espèce est l'ancêtre duchat domestique (F. catus). Certains individus ont été domestiqués il y a environ 10 000 ans au Proche-Orient. Les hybrides interspécifiques entre les deux espèces sont communs lorsque leurs aire de répartitions se chevauchent.

Dénominations

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Taxonomie

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Histoire

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Felis lybica est lenom scientifique proposé en 1780 parGeorg Forster, qui a basé sa description sur un spécimen deGafsa sur la Côte de Barbarie qui avait la taille d'un chat domestique, mais une fourrure roussâtre, de courtes touffes de poils noirs sur les oreilles et une queue annelée[4].

Entre la fin duXVIIIe et leXXe siècle, plusieurs naturalistes et conservateurs demuséum d'histoire naturelle ont décrit et proposé de nouveaux noms pour desholotypes de chats sauvages d'Afrique et du Proche-Orient, notamment :

  • Felis ocreata parJohann Friedrich Gmelin en 1791, basé sur la description d'un chat sauvage rencontré dans le nord de l'Éthiopie parJames Bruce[5] ;
  • Felis cafra parAnselme Gaëtan Desmarest en 1822, basé sur deux peaux de chat sauvage duCap-Oriental en Afrique du Sud[6] ;
  • Felis ocreata mellandi par Harold Schwann en 1904, basé sur deux peaux de chat sauvage du nord-est de laRhodésie issues de la collection duMusée d'histoire naturelle de Londres[7] ;
  • Felis ocreata rubida, également par Schwann en 1904, d'après un crâne et une peau fauve d'un chat sauvage mâle duCongo belge[7] ;
  • Felis ocreata ugandae, également par Schwann en 1904, d'après un crâne et une peau gris-jaunâtre d'un mâle d'Ouganda[7] ;
  • Felis ocreata mauritana parÁngel Cabrera en 1906, d'après une peau de chat sauvage de la région deMogador auMaroc[8] ;
  • Felis ocreata taitae parEdmund Heller en 1913, d'après un crâne et une peau de couleur claire d'une femelle deVoi dans le sud-est duKenya[9] ;
  • Felis ocreata iraki parRobert Ernest Cheesman en 1920, d'après une peau gris pigeon nuancée de chamois saumonée duKoweït et un autre spécimen de couleur similaire provenant duTigre[10] ;
  • Felis haussa parOldfield Thomas etMartin Hinton en 1921, d'après un crâne et une peau de couleur sable d'un mâle desmontagnes de l'Aïr au sud deZinder[11] ;
  • Felis ocreata griselda etF. o. namaquana par Oldfield Thomas en 1926, d'après une peau pâle du sud deBenguela enAngola et une autre duNamaqualand enNamibie[12] ;
  • Felis lybica pyrrhus parReginald Innes Pocock en 1944, d'après une série de dix peaux brun grisâtre de Benguela[13] ;
  • Felis lybica tristrami, également par Pocock en 1944, d'après une peau blanc chamoisé pâle d'une femelle adulte de la région deMoab enPalestine[14] ;
  • Felis lybica lowei,F. l. lynesi,F. l. foxi etF. l. brockmani, également par Pocock en 1944, d'après des peaux provenant respectivement duDjebel Marra (Darfour), du nord d'Al-Fashir, dans le Darfour, de l'État de Bauchi au Nigeria, et des montagnes Golis (nord de laSomalie)[15] ;
  • Felis silvestris gordoni par David Harrison en 1968, d'après un crâne et une peau rayée gris-brun très pâle d'une femelle de l'ouest deSohar enOman[16].
Répartition historique du complexe d'espèces « Felis silvestris » (le chat ganté est représenté en jaune, en orange et en violet).

L'espèceFelis silvestris regroupait historiquement jusqu'à une vingtaine de sous-espèces[17]. Une étude menée en 2007 a conduit au regroupement de ces divisions en six sous-espèces distinctes[18]. À cette époque, le nom scientifiqueFelis silvestris désignait au sens large l'ensemble des « chats sauvages » (incluant le chat domestique, le chat orné, le chat de Biet ou le chat ganté), le chat forestier européen étant considéré comme la sous-espèce type :Felis silvestris silvestris.

Le genreFelis était alors représenté de la manière suivante (selon l'étude de 2007)[18] :

Sous-espèces actuelles

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Depuis 2017, trois sous-espèces de chat sauvage d'Afrique sont reconnues comme destaxons valides[19] :

Sous-espèces reconnues deFelis lybica
Nom binominal, vernaculaire, auteur et imageDescription[20]RépartitionSynonymes
F. l. lybica
Chat de Libye
(Forster, 1780)
(espèce-type)
Petit chat aux longues pattes, au corps svelte et à la queue relativement longue. Pelage variant du brun-sable pâle au gris clair ou foncé, avec des taches ou rayures brunes sur le dos et les flancs, mais sans ligne dorsale. Les oreilles sont roussâtres à l'arrière. Poids : 2,4 à 6 kg[20].
  • F. l. lybica
  • F. l. cafra
  • F. l. ornata
F. ocreata
F. haussa
F. l. lowei
F. l. lynesi
F. l. cafra
Chat de la cafrerie
(Desmarest, 1822)
Possède une ligne dorsale noirâtre et des pattes distinctement marquées de bandes noires transversales. L'arrière des pattes postérieures présente une fourrure d’une teinte fauve. Les oreilles sont pointues, roussâtre à brun-rouille derrière. Dimorphisme sexuel marqué : mâles de 3,8 à 6,4 kg et femelles de 2,4 à 5,5 kg[20].F. o. mellandi
F. o. rubida
F. o. ugandae
F. o. griselda
F. l. ornata
Chat orné
(Gray, 1832)
Se distingue par de petites taches sombres éparpillées sur tout le corps plutôt que des rayures. Le corps est robuste et long par rapport au chat domestique. Les joues portent deux marques noires distinctes. Poids : 3 à 4 kg pour les mâles et environ 2,7 kg pour les femelles[20].F. o. iraki
F. s. gordoni
F. caudata

Phylogénie

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L'analysephylogénétique de l'ADN nucléaire d'échantillons de tissus de toutes les espèces deFélins a révélé que laradiation évolutive des espèces de cette famille a commencé en Asie auMiocène, il y a environ 14,45 à 8,38 millions d'années[21],[22]. L'analyse de l'ADN mitochondrial de toutes les espèces de félidés indique une radiation vers 16,76 à 6,46 millions d'années[23].

Le chat ganté fait partie d'une lignée évolutive qui auraitdivergé génétiquement de l'ancêtre commun des espèces du genreFelis il y a environ 2,16 à 0,89 million d'années, selon l'ADN nucléaire[21],[22]. L'analyse de l'ADN mitochondrial indique une divergence vers 4,21 à 0,02 million d'années[23]. Les deux modèles s'accordent sur le fait que lechaus (F. chaus) a été la première espèce deFelis à diverger, suivie duChat à pieds noirs (F. nigripes), duChat des sables (F. margarita) et enfin du chat sauvage d'Afrique[21],[23].

Les chats ganté et forestier descendent deFelis lunensis, qui habitait l'Europe durant lePliocène et lePléistocène. Les fossiles de chats sauvages ne se trouvent en Europe que jusqu'à la fin du Pléistocène, lorsqu'une forme précoce de chat sauvage de type steppe semble avoir divergé de la population européenne pour s'étendre rapidement au Moyen-Orient, suivie peu après par des expansions secondaires en Asie du Sud et au Moyen-Orient[24]. Sur la base d'une étude de l'ADN mitochondrial de 979 chats domestiques et sauvages d'Europe, d'Asie et d'Afrique, on estime que le chat sauvage d'Afrique s'est séparé du chat sauvage européen il y a environ 173 000 ans, le chat sauvage d'Afrique du Nord/Proche-Orient divergeant du chat orné et du chat sauvage d'Afrique australe il y a environ 131 000 ans[25].

Il y a environ 10 000 ans, certains chats sauvages d'Afrique ont été apprivoisés dans leCroissant fertile, devenant les ancêtres du chat domestique. Les chats domestiques descendent d'au moins cinq « Èves mitochondriales »[25].Les chats ganté ont également étédomestiqués enÉgypte antique. La lignée du chat domestique égyptien a commencé à se répandre dans leBassin méditerranéen à partir duVIIIe siècle av. J.-C. et est arrivée sur la côte de lamer Baltique auVe siècle apr. J.-C.[26].

ÀChypre, un chat ganté a été retrouvé dans un site funéraire à côté d'un squelette humain dans l'établissement duNéolithique précéramique B deShillourokambos. On estime que les tombes ont été établies par des agriculteurs néolithiques il y a environ 9 500 ans, et elles constituent la plus ancienne preuve connue d'une association étroite entre un chat et l'homme. Leur proximité indique que le chat pourrait avoir été apprivoisé ou domestiqué[27].

Les recherches génétiques indiquent que le chat sauvage d'Afrique a divergé génétiquement en troisclades il y a environ 173 000 ans : leChat de Libye, leChat de la caferie et leChat orné. Les chats gantés ont été domestiqués pour la première fois il y a environ 10 000 ans auProche-Orient, et sont les ancêtres duchat domestique (F. catus)[25].

Uneanalyse moléculaire de 87 échantillons de chats du sud de l'Europe a révélé que les spécimens de Sardaigne forment un groupe génétique avec les échantillons de chat sauvage d'Afrique du Nord-Ouest ; le plus vieux chat de ce groupe date d'environ 2 200 ans et a été trouvé sur un site archéologique près deGenoni[28].

Les chats domestiques et les chats ganté restent étroitement apparentés aujourd'hui ; leshybrides interspécifiques entre le chat domestique et le chat ganté sont courants et se produisent là où leurs aires de répartition se chevauchent[29].

Phylogénie basée sur l'ADN nucléaire

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L'analyse de l'ADN nucléaire montre la divergence des lignées au sein du genreFelis[21],[22],[23] :

Felis






Chat domestique (F. catus)



Chat forestier (F. silvestris)





Chat ganté (F. lybica)



Chat de Biet (F. bieti)





Chat des sables (F. margarita)




Chat à pieds noirs (F. nigripes)




Chaus (F. chaus)




Phylogénie basée sur l'ADN mitochondrial

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Cette analyse détaille les relations de parenté plus récentes entre les sous-espèces[25] :

Felis




Chat ganté


Chat domestique



Chat de Libye




Chat orné (F. l. ornata)



Chat de la caferie (F. l. cafra)




Chat forestier




Chat de Biet (F. bieti)




Chat des sables (F. margarita)





Description

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Illustration d'un chat ganté dansZoology of Egypt (1898).
Illustration d'un crâne de chat ganté.

Le pelage du chat ganté est d'un gris sable clair, tirant parfois sur le jaune pâle ou le roux, mais il est presque blanchâtre sur le ventre et la gorge. Les oreilles possèdent de petits pinceaux de poils de couleur rousse à grise, avec de longs poils jaune clair autour dupavillon. Les rayures sur la face sont de couleur ocre foncé à noir : deux s'étendent horizontalement sur la joue, du coin externe de l'œil jusqu'à la mâchoire ; une plus petite va du coin interne de l'œil jusqu'aurhinarium, et quatre à six font le tour de la gorge. Deux anneaux sombres encerclent les pattes antérieures, tandis que les pattes postérieures sont rayées. Une bande sombre court le long du dos, alors que les flancs sont plus clairs. Des rayures verticales pâles sur les côtés se dissolvent souvent en taches. Sa queue présente deux à trois anneaux vers l'extrémité et se termine par une pointe noire. Le dessous de ses pieds est brun foncé à noir[30],[31].

Les peaux de chats gantés mâles d'Afrique du Nord mesurent entre 47 à 59,7 cm de longueur tête-corps, avec une queue de 26,7 à 36,8 cm. Celles des femelles mesurent entre 40,6 à 55,8 cm avec une queue de 24,1 à 33,7 cm[15]. AuYémen, les mâles mesurent de 46 à 57 cm de longueur tête-corps avec une queue de 25 à 32 cm ; les femelles sont légèrement plus petites, mesurant de 50 à 51 cm avec une queue de 25 à 28 cm. Le poids des mâles comme des femelles varie entre 3,2 à 4,5 kg[32].

Le chat ganté se distingue duchat forestier par des rayures peu marquées sur la nuque et les épaules, une ligne vertébrale moins nettement définie et par sa queue plus fine, cylindrique, moins touffue et plus effilée. Les oreilles sont normalement terminées par un petit pinceau de poils. Son pelage est plus court que celui du chat forestier, et il est considérablement plus petit[33].

Répartition et habitat

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Le chat ganté est présent dans toute l'Afrique, ainsi qu'auMoyen-Orient, y compris dans certaines parties de lapéninsule Arabique et dans la majeure partie de l'Iran. Son aire de répartition s'étend au nord-est jusqu'enAsie centrale, où il est présent le long des rives orientales de lamer Caspienne, et à travers leKazakhstan jusqu'auXinjiang à l'est. Il est également présent dans certaines régions de l'Inde[34].

Il tolère une grande variété d'habitats. Dans lesdéserts comme leSahara, il est présent avec des densités beaucoup plus faibles et se rencontre plus fréquemment dans les zones au relief accidenté, comme le Hoggar. Il est présent dans toute la zone située au nord du Sahara, duMaroc à l'Égypte, et habite lessavanes et zones arbustives tropicales et subtropicales au sud du Sahara, de laMauritanie à laCorne de l'Afrique, incluant laSomalie, l'Érythrée, l'Éthiopie,Djibouti et leSoudan. Il habite tous les pays d'Afrique de l'Est et d'Afrique australe, bien qu'il soit absent desforêts tropicales denses duBassin du Congo.

Sur les îles méditerranéennes

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Le chat sauvage en Sardaigne est issu de chats domestiques retournés à l'état sauvage[35].

Le chat sauvage enSardaigne et enCorse a longtemps été considéré comme une sous-espèce de chat ganté sous le nom scientifique deFelis lybica sarda[33]. Les résultats de recherches enzooarchéologie indiquent qu'il descend de chats domestiques introduits probablement au début du premier millénaire et originaires duProche-Orient. Ces populations sont aujourd'hui considérées comme deschats harets[36],[35].

Le chat sauvage présent sur l'île deSicile correspond, quant à lui, à l’espèce du chat forestier[35],[37].

Àpartir de 2008, notamment à l'occasion de captures, une petite population de chats génétiquement proches de cette espèce est découverte et étudiée par les services de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (actuel Office Français de la Biodiversité) dans le département de laHaute-Corse, leChat sauvage corse, dont le statut taxonomique reste à établir[38].

Écologie et comportement

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Le chat ganté est principalement actif la nuit pour la recherche de ses proies. Son ouïe est si fine qu'il peut localiser ses proies avec précision. Il s'en approche en rampant patiemment, utilisant la végétation pour se dissimuler. Il boit très rarement de l'eau[39]. Il chasse principalement dessouris, desrats, desoiseaux, desreptiles et desinsectes[40],[30].

Lorsqu'il se sent menacé, le chat ganté hérisse ses poils pour paraître plus grand et intimider son adversaire. Pendant la journée, il se cache généralement dans les buissons, bien qu'il soit parfois actif lors de journées sombres et nuageuses. Le territoire d'un mâle chevauche celui de jusqu'à trois femelles[41].

Chasse et alimentation

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EnAfrique de l'Ouest, le chat ganté s'attaque aux rats, aux souris, aux gerbilles, aux lièvres, aux oiseaux de petite et moyenne taille (notamment lesfrancolins) et aux lézards. En Afrique australe, il s'attaque également aux faons d'antilopes et au bétail domestique, comme lesagneaux et les chevreaux[31].

Dans leparc transfrontalier de Kgalagadi, il se nourrit principalement demuridés et, dans une moindre mesure, d'oiseaux, de petits reptiles et d'invertébrés[42].

Reproduction

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La période degestation de la femelle dure entre 56 et 60 jours[29]. AuBotswana, elle met bas principalement pendant lasaison des pluies, donnant naissance à une portée de un à trois chatons[40]. Des portées allant jusqu'à cinq chatons ont également été observées. Elle installe sa tanière dans un endroit abrité, comme des herbes denses, unterrier ou un arbre creux. Les chatons ouvrent les yeux après environ 10 à 14 jours et sont mobiles à l'âge d'un mois. Vers l'âge de trois mois, ils commencent à apprendre les techniques de chasse avec leur mère. Ils quittent la famille et deviennent indépendants vers l'âge de six mois[29].

Notes et références

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  1. ASM Mammal Diversity Database, consulté le 21 décembre 2025.
  2. (en) Amy Chernack (dir. et Project Co-ordinateur), Normand David et Michel Gosselin (French common names),All the Mammals of the World, Barcelone, Lynx Nature Books,, 800 p.(ISBN 978-84-16728-66-4),p. 650
  3. UICN, consulté le 2025-12-22.
  4. (de) G. R.Forster,Herrn von Büffons Naturgeschichte der vierfüssigen Thiere. Mit Vermehrungen, aus dem Französischen übersetzt. Sechster Band [« Histoire naturelle des quadrupèdes de M. de Buffon. Avec des ajouts, traduit du français. Volume 6 »], Berlin, Joachim Pauli,, 299–319 p.(lire en ligne), « LIII. Der Karakal »
  5. (de) J. G.Gmelin,Anhang zu James Bruce Reisen in das Innere von Africa, nach Abyssinien an die Quellen des Nils, Rinteln, Leipzig, Expedition der Theologischen Annalen, Johann Ambrosius Barth,, 1–38 p., « Anmerkungen zu James Bruce Reise nach Abyssinien »
  6. A. G.Desmarest,Mammalogie ou description des espèces de mammifères. Seconde partie, Paris, Agasse,, 540–541 p.(lire en ligne), « LXIII. Chat, felis »
  7. ab etc(en) H.Schwann, « OnFelis ocreata, better known asFelis caligata, and its Subspecies »,The Annals and Magazine of Natural History; Zoology, Botany, and Geology, 7th Series,vol. 13,no 74,‎,p. 421–426(DOI 10.1080/00222930408562473,lire en ligne)
  8. (es) A.Cabrera, « Mamiferos de Mogador »,Boletín de la Sociedad Española de Historia Natural,vol. 6,‎,p. 357−368(lire en ligne)
  9. (en) E.Heller, « New Antelopes and Carnivores from British East Africa »,Smithsonian Miscellaneous Collections,vol. 61,no 13,‎,p. 1–15(lire en ligne)
  10. (en) R. E.Cheesman, « Report on the Mammals of Mesopotamia »,The Journal of the Bombay Natural History Society,vol. 27,no 2,‎,p. 323–346(lire en ligne)
  11. (en) O.Thomas et M. A. C.Hinton, « Captain Angus Buchanan's Aïr Expedition. II. On the mammals (other than ruminants) obtained during the expedition to Aïr (Asben) »,Novitates Zoologicae,vol. 28,no 1,‎,p. 1–13(lire en ligne)
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