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Fauconnerie

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La fauconnerie, un patrimoine humain vivant *
Image illustrative de l’article Fauconnerie
Pays *Drapeau de l'AllemagneAllemagne
Drapeau de l'Arabie saouditeArabie saoudite
Drapeau de l'AutricheAutriche
Drapeau de la BelgiqueBelgique
Drapeau de la Corée du SudCorée du Sud
Drapeau de la CroatieCroatie
Drapeau des Émirats arabes unisÉmirats arabes unis
Drapeau de l'EspagneEspagne
Drapeau de la FranceFrance
Drapeau de la HongrieHongrie
Drapeau de l'IrlandeIrlande
Drapeau de l'ItalieItalie
Drapeau du KazakhstanKazakhstan
Drapeau du KirghizistanKirghizistan
Drapeau du Maroc Maroc
Drapeau de la MongolieMongolie
Drapeau du PakistanPakistan
Drapeau des Pays-BasPays-Bas
Drapeau de la PolognePologne
Drapeau du PortugalPortugal
Drapeau du QatarQatar
Drapeau de la TchéquieRépublique tchèque
Drapeau de la SyrieSyrie
ListeListe représentative
Année d’inscription2010
Réinscription2012, 2016 et 2021
*Descriptif officiel UNESCO
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Lafauconnerie est l'art de capturer un gibier dans son milieu naturel à l'aide d'unoiseau de proie affaité (dressé). Cet art très ancien est pratiqué dans plus de 80 pays et a été inscrit aupatrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO le[1], puis avec de nouveaux pays en 2012[2], 2016[3] et 2021[4].

De nombreuses espèces de rapaces sont utilisées : lesfaucons, lesautours, l'épervier pour le vol de lacaille, l'aigle royal auKazakhstan pour voler le renard voire le loup, lesfaucons sacres pour le vol de l'outarde houbara, etc.

Histoire

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Illustration du traité de fauconnerieDe arte venandi cum avibus.

Origines

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La fauconnerie semble trouver son origine dans lessteppes et les hauts-plateaux d'Eurasie centrale, dans des régions où, maintenant encore, se rencontre la plus grande concentration naturelle d'oiseaux de proie aptes à être affaités (dressés). LesKirghizes, guerriers nomades et chasseurs, sont les héritiers d'une tradition qui remonte à l'Antiquité et qui pourrait être apparue chez lesScythes ou d'autres peuples plus anciens[5]. Cette pratique reste très vivace en Asie centrale de nos jours malgré la vie moderne. Le monde antiquegrec etlatin a connaissance de cet art sans le pratiquer. Une plaque de ceinturon gallo-romain évoque la chasse au vol.

Développement en Europe

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C'est auVe siècle que le monde gallo-romain découvre l'art de la fauconnerie. Les mérovingiens en sont épris, les Burgondes également qui créent des lois pécuniaires en remboursement d'un faucon tué[6]. Les Arabes et lesGaulois l'ont appris des Germains par les grandes invasions. On distinguait alors la fauconnerie constituée des oiseaux de hauts vols (faucons) et réservée à une élite de guerrier, de l'autourserie, réservée à une autre élite plus ecclésiastique, qui constituait la chasse à bas vol et employait deséperviers, desaigles, desautours. Encore que l'une et l'autre était pratiquée par les mêmes. Elles demandent une extrême patiente et exigent des connaissances élevées. AuMoyen Âge, on voit vraiment se développer la fauconnerie dans tous les pays d'Europe, avec un âge d'or enFrance sous Louis XIII. Selon les périodes et les régions, elle est largement pratiquée par tous, ou, au contraire, demeure l'expression jalouse de la noblesse, voire privilège royal. La fauconnerie fait partie, avec le chant poétique, la cavalerie et le maniement des armes, des arts nobles donnant lieu à des concours entre tous les jeunes gens nobles d'une région, comme l'atteste lacour de l'Épervier dans leLanguedoc.

Les rapaces font l'objet d'un commerce important et constituent un produit considéré comme précieux et de prestige. Lesordres chrétiens de chevalerie créés à partir duXIIe siècle ont une approche différente de la pratique de la chasse. Au sein de l'ordre du Temple, la fauconnerie est interdite, en revanche c'est la seule méthode de chasse autorisée au sein de l'ordre deshospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

La technique s'affine peu à peu, en particulier grâce à l'usage du leurre et duchaperon rapportés d'Orient par les croisés en1247. Puis apparaît le plus riche et le plus célèbre traité de fauconnerie d'Occident,De arte venandi cum avibus de l'empereurFrédéric II de Hohenstaufen, qui pratiquait la chasse avec le faucon dans les bois duVulture enBasilicate.

En France

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La fauconnerie française *
DomainesSavoir-faire
Pratiques sportives
Lieu d'inventaireFrance
Nouvelle-Aquitaine
Auvergne
Rhône-Alpes
Grand-Est
Normandie
Bourgogne-Franche-Comté
Franche-Comté
Bretagne
Centre-Val de Loire
Corse
Guadeloupe
Normandie
Île-de-France
La Réunion
Occitanie (région administrative)
Hauts-de-France
Provence-Alpes-Côte d'Azur
*Descriptif officiel Ministère de la Culture (France)
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Chasse à l'épervier, 1379. Illustration figurant dans leMénagier de Paris édité auXIXe siècle parJérôme Pichon.

La fauconnerie fait son apparition sur le territoire français par les invasions germaniques, et devient depuis une pratique courante chez les élites sociales, dont principalement les nobles et la royauté dès le début du Moyen Âge. Une mention de la chasse au vol est faite dans le livre V de l'Histoire des Francs par l'évêqueGrégoire de Tours, sous la forme d'une anecdote de la mort de Mérovée, fils de Chilpéric Ier : « Pourquoi restons-nous ici, comme des paresseux et des lâches ? Et d’où vient que semblables à des imbéciles, nous nous cachons autour de cette basilique ? Faisons venir nos chevaux, prenons des faucons, allons à la chasse avec des chiens, et jouissons de la vue des lieux ouverts »[7]. Les renseignements les plus précis ne remontent qu'auXIIIe siècle. À cette époque, et jusqu'au début duXVe siècle, le responsable des équipages royaux portait le titre de fauconnier maître ; sousCharles VI, on sépara les services de la vénerie et de la fauconnerie en créant, en1406, la charge de grand fauconnier de France qui subsista jusqu'à la Révolution. Les oiseaux de proie, rares et précieux, peuvent servir de cadeau diplomatique comme en témoigne un mandement de Philippe VI du 19 juin 1347[8] :

« Philippe, par la grace de Dieu, roys de France, à nostre amé et feal tresorier Enguerrain du Petit Celier, salut et dilection. Nous avons donné au messagier du roy de Noeroye [c'est-à-dire la Norvège], qui de par ledit roy nous a apporté et fait present de gerfaux, cent livres tournois à une fois. Si vous mandons que tantost ces lettres veues li delivrez ladicte somme, laquelle nous volons estre alloee et deduite en tes comptes par noz amez et feaulz genz de noz comptes à Paris sanz contredit par ces presentes rapportant sanz autre quittance avoir. Donné à Arras le XIXe jour de juing l’an de grace mil CCC quarante et sept souz nostre seel de secret. »

SousLouis XIII, fauconnier dans l'âme, cet art connaît son apogée et son second âge d'or et son fauconnier,Charles d'Albert, duc de Luynes, occupa l'office majeur deconnétable de France. La fauconnerie française est la première d'Europe tant par l'éclat de ses équipages que par sa technique[9]. En, la fauconnerie du roi comporte 300 oiseaux subdivisés en six équipages spécialisés : vol pour le héron, vol pourmilan etcorneille, vol pourperdrix, etc. Raffinements et subtilités permettent des prouesses. Les oiseaux volent de compagnie (en équipe), chacun tenant un rôle distinct[10]. Mais dès, Louis XIII a des oiseaux en propre au Louvre (cabinet d'Apollon) qui va composer, indépendamment de la Grande fauconnerie, les « oiseaux du Cabinet du Roi »[11] et qu'il emportait continuellement avec lui dans ses déplacements de résidences en résidences ou à la Guerre. La Fauconnerie duCabinet du Roi persistera jusqu'à la Révolution. Sous son règne, la chasse au vol connut son apogée, non seulement en France, mais dans la plupart des cours européennes (Allemagne,Grande-Bretagne,Hollande, etc.).

Peu à peu, à la fin duXVIIe siècle, la fauconnerie va passer de mode avec le développement des armes à feu. Louis XIV installe à partir de 1670 la Fauconnerie duCabinet du Roi àMontainville[12], village non loin deVersailles. Les Maîtres fauconniers du Cabinet du Roi étaient souvent originaires de la région d'Anvers enFlandres.Louis XIV,Louis XV etLouis XVI sont plus veneurs que fauconniers mais les services de la Fauconnerie royale subsistent. La fauconnerie du Cabinet du Roi sera aux mains de la famille Forget durant leXVIIe et le XVIIIe siècle. Cette Fauconnerie restera avec tout son personnel dans ce village jusqu'à laRévolution durant laquelle deux décrets de la Convention vont supprimer tant les charges royales de la fauconnerie que toute pratique de cet art trop évocateur du passé.

Napoléon, qui ne fut pas un grand chasseur, créa les services impériaux de vénerie et de fauconnerie surtout dans un souci de prestige. En fait, la chasse au vol sera officiellement inexistante auXIXe siècle puisque ne figurant pas parmi les modes de chasse autorisés. La loi de police de continua de l'ignorer.

Le flambeau sera néanmoins repris par quelques originaux et amateurs éclairés, dont certains aristocrates, anciens émigrés qui avaient rapporté de l'étranger l'amour de la chasse au vol et surent le transmettre. Cette pratique ignorée des règlements ne fut guère contestée, d'autant que les rapaces, depuis la Révolution, figuraient au bestiaire des nuisibles. En 1865,Napoléon III donne même au « Club de fauconnerie Champenoise » une autorisation officielle de voler au camp de Châlons, mais l'essai se termina en avec la chute de l'empire.

La renaissance de la fauconnerie en France est due, à la fin de laSeconde Guerre mondiale, au périgourdin Abel Boyer, entouré de quelques amis. Ensemble, ils fondent l'Association nationale des fauconniers et autoursiers français, ils redécouvrent et vulgarisent les techniques de la chasse au vol et entreprennent des efforts pour la reconnaissance légale de ce mode de chasse, obtenue en[13],[14].

La fauconnerie moderne est aussi employée par l'armée autour de sesbases aériennes pour éviter les collisions entre oiseaux etavions[15].

Au Maroc

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AuMaroc, les débuts de la pratique de la fauconnerie (tabiyazt oubayzara)[16] remontent à l'époque des conquêtes islamiques, particulièrement à partir duXIIe siècle[17]. Elle s'est diffusée parmi lesnomades etsemi-nomades, ainsi que dans la sociétémonarchique[17] ; au sein de cette dernière, l'attention qui y fut portée dès ladynastie almohade est avérée par des textes historiques[17].

De nos jours, cette tradition est toujours fortement ancrée au sein duDoukkala (« familles Kouassem »)[17], et le Maroc fait partie de l'Association internationale de la fauconnerie[17].

Associations de fauconnerie

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Des faucons dans l'émirat de Dubaï.

Il existe actuellement des associations de fauconnerie dans presque tous les pays d'Europe, de l'est à l'ouest, mais aussi au Moyen-Orient, enAsie, enAmérique et enAfrique[réf. nécessaire].

Hormis l'Australie, la plupart des pays connaissent une fauconnerie locale, traditionnelle et bien souvent séculaire. Pour certains, il aura fallu attendre la deuxième partie duXXe siècle, et les moyens modernes de communications, pour redécouvrir, bien vivante, leur pratique de la chasse au vol qui n'a guère changé depuis les récits deMarco Polo. Si chaque région géographique du globe connaît une fauconnerie spécifique, on peut cependant reconnaître deux grandes catégories de chasse au vol dans le monde.

Dans tous les pays, la fauconnerie est strictement réglementée dans la mesure où pratiquement toutes les espèces d'oiseaux de proie utilisées à la chasse au vol sont protégées. Il est donc vital pour l'avenir de la fauconnerie que les administrations nationales, avant de légiférer, disposent des interlocuteurs fiables que sont les associations de chasse au vol. Ces réglementations nationales varient assez peu d'un pays à l'autre car elles sont le plus souvent dictées par des conventions ou règlements internationaux (convention de Washington ou CITES,convention de Bern, etc.); la fauconnerie n'échappe pas non plus à lamondialisation.

IAF

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Déjà conscientes de ce phénomène à venir, et quelque peu visionnaires, plusieurs associations de fauconnerie européennes, ont créé, dès 1968,International Association for Falconry and Conservation of Birds of Prey (IAF), l'IAF représente la fauconnerie dont elle défend les intérêts au niveau international. Elle a également aidé et inspiré de nombreux fauconniers dans le monde pour la création d'une association dans leur pays, en harmonie avec les règlementations internationales et ses règles d'éthique. À ce jour, l'IAF fédère l'ensemble des fauconniers dans le monde, regroupant 108 associations représentant 80 pays et 80 000 membres. Chaque année, les délégués nationaux de tous ces pays se réunissent quelque part dans le monde pour partager leur passion[18].

La méthode ancestrale

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Cavalierskhitan chassant avec des aigles (Dynastie Song)
Fauconnierpersan (Mirza Ali,musée des beaux-arts de Boston), 1575

Tout d'abord la fauconnerie traditionnelle et ancestrale, avec une multitude de types de chasse et d'oiseaux utilisés, en fonction des proies potentielles du terrain. Cela va de l'utilisation de l'épervier pour le vol de lacaille, en Tunisie ou dans la vallée de l'Indus, à celle de l'aigle royal auKazakhstan pour voler le renard, voire le loup. AuMoyen-Orient, ce sont traditionnellement desfaucons sacres qui sont utilisés pour le vol de l'outarde houbara dans le désert. La liste serait longue tant la fauconnerie traditionnelle représente une mosaïque de cultures et de spécificités. Elle est totalement imprégnée d'usages transmis de génération en génération et se montre peu évolutive.

Dans une décision prise le, le5e comité intergouvernemental de l'UNESCO a inscrit l'art de la fauconnerie aupatrimoine culturel immatériel de l'humanité[19], en tant qu'« activité traditionnelle qui consiste à conserver et dresser des faucons et autres rapaces pour attraper du gibier dans son environnement naturel », reprenant en cela la définition prônée par l'Association internationale de fauconnerie (IAF).

La méthode contemporaine

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À l'inverse, des pays comme lesÉtats-Unis, sans passé historique en matière de chasse au vol, pratiquent une fauconnerie contemporaine, en perpétuelle évolution. Les Américains ne cessent en effet d'innover, que ce soit dans les méthodes de dressage, d'entraînement et de détention des oiseaux, celles de leur utilisation à la chasse ou encore dans les techniques de reproduction en captivité. Il est vrai que les États-Unis sont un paradis pour la fauconnerie, avec de gigantesques espaces, un gibier nombreux et de haute qualité, ainsi qu'une législation peu contraignante, autant pour la chasse que pour les prélèvements d'oiseaux de vol dans la nature.

Méthodes mixtes

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Quant à l'Europe, elle est à la fois très empreinte d'un très riche passé de traditions de fauconnerie, mais aussi de modernité. Les pays qui la composent offrent dès lors un heureux mélange des fauconneries traditionnelles et contemporaines. Les différences observées d'un pays à l'autre relèvent essentiellement de la nature du gibier, de l'environnement et des conditions climatiques.

Si la fauconnerie européenne a retrouvé tout son éclat et son degré de performance, s'il est désormais relativement aisé de se procurer un oiseau né en captivité, son avenir se trouve pourtant très menacé. La diminution alarmante du petit gibier de plaine, voire sa disparition, dans la quasi-totalité des pays de l'Union européenne, risque de porter un coup fatal à la chasse au vol. Mais ce risque ne se limite pas à l'Europe et beaucoup de fauconniers dans le monde s'inquiètent du même phénomène de détérioration des habitats par l'homme.

Techniques employées

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Le bas vol

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On nomme ainsi la chasse pratiquée avec les oiseaux de poing. Selon les oiseaux utilisés, on parle d'autourserie, esparverie, aiglerie ou butéonnerie. L'oiseau part du poing du fauconnier, qui se nomme dans ce cas Autoursier, Esparveteur, Aiglier ou Butéonnier. Au départ du gibier, l'oiseau s'élance à sa poursuite. On utilise pour cela différentes catégories d'aigles, d'autours des palombes, d'éperviers, ainsi que des oiseaux d'origine diverses comme labuse de Harris ou labuse à queue rousse. Ces oiseaux ont des ailes courtes et arrondies, et une queue importante leur permettant de brusques changements de direction.

Les proies d'un oiseau de bas vol sont multiples, à plumes et à poil : duchevreuil pour l'aigle royal aupassereau pour l'épervier. En Asie Centrale (Mongolie, Kirghizistan), comme le montrent des films documentaires[Lesquels ?], ce sont les loups et renards qu'on chasse à l'aide d'aigles[citation nécessaire].

Le haut vol

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Faucon crécerellette
Faucon gerfaut

On nomme ainsi la chasse pratiquée avec des oiseaux de leurre. Elle se divise en deux types de vol : le vol d'amont et le vol du poing.

Vol d'amont

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On nomme ainsi le vol d'un oiseau déjà en vol lors du départ du gibier. L'oiseau est ainsi habitué à monter au-dessus du fauconnier et de son chien à l'arrêt. Il fond à très grande vitesse sur sa proie dès qu'elle décolle. On utilise pour ce vol différentes espèces defaucons (pèlerins,sacres,gerfauts,laniers, etc.).

Les proies d'un oiseau de haut vol sont des oiseaux capturés en vol : en effet, la très grande vitesse de l'attaque et de l'impact rendent extrêmement dangereuse la proximité du sol ou d'un obstacle quelconque.

Vol du poing

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Le faucon est lâché à vue sur sa proie qu'il poursuit en montant (il fait carrière), c'était le haut-vol classique du Moyen Âge pratiqué sur le héron, le milan ou lacorneille. De nos jours, le « haut-vol » ne se pratique que sur la corneille.

Notes et références

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  1. « Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel »[PDF], surich.unesco.org,.
  2. « Décision du Comité intergouvernemental : 7.COM 11.33 », surich.unesco.org
  3. « Décision du Comité intergouvernemental : 11.COM 10.B.15 », surich.unesco.org
  4. « Décision du Comité intergouvernemental : 16.COM 8.B.14 », surich.unesco.org.
  5. Svetlana Jacquesson,Les oiseaux de chasse en Asie centrale :savoirs et pratiques. Thèse pour obtenir le grade de docteur., Institut national des langues et civilisations orientales, Paris,
  6. Peyré, J. F.A.,Lois des Bourguignons vulgairement nommées Loi Gombette,(OCLC 249714070,lire en ligne)
  7. Grégoire de Tours,Histoire des Francs, Livre V, vie siècle
  8. Paris, Bibliothèque nationale de France, ms. Français 20410 n°24.
  9. « Tunnel », suranfa.net,Association nationale des fauconniers et autoursiers Français,(consulté le).
  10. Charles d'Arcussia de Caprée, vicomte d'Esparron de Pallières la « Conférence des Fauconniers»".
  11. E. Lennel de La Farelle,Une famille attachée à la maison de Louis XIII [Du Buisson de La Marsaudière] et sa descendance, Éd. E. Champion (Paris), 1913
  12. Tréton Jacques,Histoire de Montainville, joli village du Pincerais, 1998.
  13. Pour plus de précisions sur la Fauconnerie française, consulter le site du club des fauconniers et autoursiers de France[1]
  14. « LA FAUCONNERIE de nouveau autorisée »,Le Monde.fr,‎(lire en ligne, consulté le)
  15. https://www.defense.gouv.fr/air/base/breves/2010/janvier/des_rapaces_a_cognac
  16. « La Fauconnerie, Héritage Millénaire de la Culture Arabe au Maroc - The Moorish Times », surmoorishtimes.com(consulté le)
  17. abcd ete« Patrimoine immatériel : Fauconnerie », surInventaire et documentation du patrimoine culturel du Maroc, Rabat, ministère de la Culture
  18. Voirle siteInternational Association of Falconry
  19. « Un fauconnier avec son faucon à proximité d'Al-Ain », surWorld Digital Library,(consulté le)

Annexes

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Bibliographie

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Les ouvrages de fauconnerie ne sont pas que des traitésornithologiques. Certains ouvrages évoquent le droit décrivant le droit de chasse, le droit de capture ou de vente des faucons. Beaucoup d'ouvrages romanesques distillent également les connaissances de l'époque sur la fauconnerie.

  • LeTraité des Moamin, traité arabe
  • LeLivre de saint Alban, codex anglais duXVe siècle
  • Stavros Lazaris, « La production nouvelle en médecine vétérinaire sous les Paléologues et l’œuvre cynégétique de Dèmètrios Pépagôménos », in:Philosophie et sciences à Byzance de 1204 à 1453 : les textes, les doctrines et leur transmission. Actes de la table ronde organisée au XXe Congrès international d’études byzantines (Paris, 2001), Louvain, 2006, p. 225-267[2]
  • Baudouin van den Abeele,La Fauconnerie dans les lettres françaises duXIIe au XIVe siècle, Louvain, Belgique, Presse de l'université de Louvain,, 348 p.(ISBN 90-6186-400-3,lire en ligne)
  • Patrick Morel,L'Art de la fauconnerie, Chaumont, Editions Crépin-Leblond, 2013
  • Anne Paulus et Baudouin Van den Abeele, éd. trad. introd. —Frédéric II de Hohenstaufen, « L'art de chasser avec les oiseaux ». Le traité de fauconnerie « De arte venandi cum avibus ». Nogent-le-Roi, laget, 2001 (Bibliotheca cynegetica, 1)
  • Christian Antoine de Chamerlat,La fauconnerie et l'art, ACR Edition - Vilo, 1986

Articles connexes

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Liens externes

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Systèmes et concepts
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Liste de sauvegarde urgente
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Liste représentative
Registre des meilleures pratiques de sauvegarde
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