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Fang (peuple)

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M’fan
Description de cette image, également commentée ci-après
Guerrier M’fan/FANG

Populations importantes par région
Drapeau de la Guinée équatorialeGuinée équatoriale1 400 750, soit 78,1% de 1 795 834 habitants[1]
Drapeau du GabonGabon576 949, soit 23,5% de 2 455 105 habitants[2]
Population totale1 977 699 (2022)
Autres
LanguesNtoumou,Okak,Mvaï,Nzaman,Mekè
Ethnies liéesNtoumou,Okak,Mvaï,Nzaman,Mekè

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LesN’fan ouFang forment ungroupe ethniquebantou que l’on trouve aujourd’hui enAfrique centrale, essentiellement enGuinée équatoriale, et auGabon -woleu-Ntem, Estuaire,...(provinces du Gabon), mais aussi auCameroun, auCongo et àSao Tomé-et-Principe. Le groupe des langues m'fan/fang est composé de plusieursdialectes etcréoles, dont lefang. Les M'fan/Fang parlent tous des appelées languesbantoues mêmes si la parentée reste encore à démontrer, et, malgré quelques spécificités régionales, ils n'ont aucun mal à se comprendre entre eux[3].

L’appellation « m’fan » n'est pas acceptée par les natifs qui affirment ne pas s'appeler ainsi[4]. Par ailleurs, l'orthographe « fang » est contestée par les « M’fan », le mot approprié seraitm'fan couramment utilisé dans l'expressionm'fan mote.

À tort ou à raison, le terme « pahouin » est parfois considéré comme péjoratif.

Démographie et répartition géographique

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Ils sont majoritaires enGuinée équatoriale où ils représentent 85% de la population, et auGabon représentant 40 % de la population. Certains d'entre eux vivent également àSão Tomé-et-Príncipe.

Quoique les statistiques officielles sur la population soient un sujet tabou au Gabon, l'ethnie m'fan est numériquement la plus importante de la cinquantaine qui compose le pays[5],[6]. Son aire géographique s'étend de la partie nord du Gabon (province duWoleu-Ntem) au centre (province duMoyen-Ogooué), en passant par le nord-est (province de l'Ogooué-Ivindo) et le Nord-ouest (province de l'Estuaire) et les régions duCentre etSud duCameroun.

Organisation sociale

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Le peuple m’fan/fang est composé de tribus et de clans, ce sont différents niveaux de parenté désignés par le terme "ayong" qui est polysémique en langue m’fan (peuple, tribu et clan). Le termesous-groupes est inapproprié car il ne revêt aucun lien de parenté. Le peuple m’fan est composé de plusieurs tribus : Okak, Mvai, Nzaman, Ntumu, Méké.Les tribus du peuple m’fan regroupent plusieurs clans qui sont la parenté directe chez les m’fan, les familles dans une acception large avec une impossibilité de mariage entre deux personnes du même clan (Agonavèign, Ebah, Angonavele, Yendjü, Ebifil, Esabock, Nkodjeign, Efak, Essamengone (Yemoñ,Yenoo, Essatouk, Essamekoas), Essamekouk, Essakora, Essanang, Essabang,Essesen, Essimvè, Essinzik, Esokè, Esibikang (Esabezang, Yemetone, Esindua), Esissong ou Esatua, Esisis, Esabègne, Mebum, Essangui, Essimvous, Ngamou, Yendjü, Yemendzime, Yenkwakh, Esobam, Essakora, Nguè, Esametok, Bekwe, Essambira, Esakonan, Yembivè, Yendzok,Omvang, Yengol, Yemesom, Yiveng, Oyek, Odzip, Mebane, Yéfa'a, Nkodjè, Yégui, Effak, Essadone, Yemefak, Essasim, Ngoe, Essamvam, Yetyang, Essobam, Yekombo, Yemedjit, Yemveng , Ebaa, Essambwak, Essambe, Ebinen…) les lignées du clan sont nommées Mvok et regroupent les descendants directs d’une personne.

Au Gabon, les m’fan sont présents dans plusieurs provinces : l’Estuaire, le Moyen-Ogooué, l’Ogooué-Ivindo et le Woleu-Ntem.

Ethnonyme

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Apparu en1819, le premier mot utilisé[7] pour désigner un groupe établi à l'intérieur du pays estPamouay, et aurait été transmis aux Européens par lepeuple Myènè[8]. LesEspagnols le transforment enPamue et lesAllemands enPangwe. Les Français nasalisent lephonème final et optent pourPahouin[9].

Le nom d'origine viendrait deMpangwe, donné par lesMpongwè – des habitants des rives de l’estuaire du fleuve – signifiant en langue vernaculaire « je ne sais pas ».

Pamouay est couramment utilisé jusqu'en1861[10].

Histoire

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« Chasseurs pahouins venus auGabon pour vendre de l’ivoire » (1875)

De nombreuses versions sur l'origine du groupe fang ont été élaborées ces dernières années. Deux hypothèses peuvent être relevées.

D'autres groupes auraient été poussés par ce courant, comme lesNgoumba. Enfin, une longue trajectoire en boucle, en allant vers l'Ogooué, et ensuite, en remontant vers le Nord-ouest et la côte atlantique au Nord Gabon et au Rio Muni : lesNzaman, lesNtumu, le petit groupe desMvaï et lesOkak.

  • L'hypothèse tirée de la mythologie traditionnelle fang parle, quant à elle, d'une zone vers l'Est, dans une région élevée, où se trouvaient des lacs entourés d'une faune tout à fait différente de celle du Gabon. Cette hypothèse fait référence à un mythe appeléLa marche des enfants d'Afiri-Kara, qui relate la marche périlleuse d'un peuple dans son avancée migratoire. Fuyant les guerres et les conflits avec les autres peuples, ce groupe va s'enfoncer progressivement dans la forêt en direction donc, si on l'assimile au groupe Fang producteur du mythe, de l'Afrique équatoriale.

En1875, ces peuples, qui vivaient plus de la cueillette que de l'agriculture et qui ne pratiquaient pas l'esclavage, sont arrivés dans les régions côtières duGabon, cela entraîna une augmentation du commerce mais provoqua des frictions avec les populations locales et des actes de violences entraînent des interventions punitives de la petite garnison de l'armée française stationné àLibreville à partir de 1876[14]. Cité parGeorges Balandier, l'explorateurAlfred Fourneau estime alors leurs populations à environ deux ou trois millions d'individus[15].

« Un beau village pahouin dans la sylve équatoriale »[16] (1914)

Des textes anciens décrivent parfois les Pahouins commeanthropophages. L'explorateurPaul Belloni Du Chaillu qui resta dans ces contrées pendant trois ans, à partir de 1855, apporte des témoignages en ce sens[17],[18],[19]. En1875, le marquisVictor de Compiègne, après avoir intitulé l'un de ses chapitres « Les Pahouins cannibales » et donné force détails, constate néanmoins que ceux qu'il a rencontrés semblent avoir « à peu près renoncé à cette coutume barbare »[20]. Les Pahouins du Gabon se livraient à deslibations rituelles avec descoupes crâniennes[21].

Habitat et société

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Au début duXXe siècle, certains villages, au cœur de la forêt dense (la vue est limitée à quelques mètres, en 1908), pouvaient regrouper plusieurs centaines d'habitants. Les constructions avaient une durée de vie limitée, et les ressources sujettes à s'épuiser, les populations se déplaçaient tous les trois ou quatre ans. Les villages étaient soigneusement protégés. Les bâtiments étant groupés en village-rue[22], au-delà s'étendaient les plantations et les bananiers puis tout un réseau de pièges et d'alarmes (clochettes)[23]. Des salles de réunion des hommes étaient occupées, de jour comme de nuit par des guerriers en armes. Un peu plus grandes que les autres, elles disposaient de larges ouvertures, ce qui permettait une surveillance à 360° des alentours et étaient très fréquentées. La cour du village offrait la sécurité et concentrait de nombreuses activités.

Une habitation était faite d'une structure en bois, fixée au sol, et de parement d'écorces. Le pisé, qui tend à fixer l'habitant, sera imposé par l'administration coloniale. Toiture à deux pans et auvent étaient recouverts de longues feuilles d'amome ou de palmes deraphia. Ces habitations étaient petites, sombres et enfumées, elles possédaient des cuisines aménagées à l'arrière des cases-chambres. Elles étaient parfois décorées de scènes peintes ayant une force magique. Les habitations collectives portaient un décor, tout aussi symbolique, en rapport avec les croyances et les mythes. Les parois étaient ornées de motifs géométriques peints. Les figurations symboliques, sculptées, étaient surtout rassemblées sur le pilier central et sur les bancs : images des ancêtres et animaux mythiques, comme levaran et la tortue.

Harpe mvet. Musée de la musique, Barcelone.

Mvet

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« Le mot « Mvet » désigne à la fois l'instrument utilisé, le joueur et les épopées racontées desquelles se dégage toute une littérature. »[24]. LeMvet (avec majuscule, ensemble de récits guerriers formant la culture Ekang, qui se joue accompagné d'un instrument de musique à cordes du même nom) fut révélé à un homme durant la migration, du nom d'Oyone Ada Ngone[25].

Mais le Mvet tel qu'il est pratiqué de nos jours a été révélé à Ebang Ely Mintem. En effet, d'après le grand maître du Mvet Eyi Mone Ndong, il y avait deux grandes écoles, l'école du Ngwéza inventée par Ebang Ely Mintem (clan Oyeck) et l'école de Meye Me Nguini de Effandène Mve (clan essandone). L'école de Ebang Ely Mintem et de Menguire M'Edang (Essokè), dont le style majeur est Angonemane Ekome (cousine de Ebang et Grande Maîtresse du Mvet), s'est imposée. Cette migration est souvent qualifiée deMbil ayong en langue fang (« la course », « la fuite » de la tribu).

Le Mvet est avant tout une cosmogonie, puisqu'il explique la formation de l'univers à partir d'une explosion initiale ; il est ensuite un récit merveilleux d'aventures épiques de personnages imaginaires mais constants : les mortels aux prises avec les immortels pour tenter de leur ravir le secret de l'immortalité, sinon de rivaliser en bravoure, force, courage et intelligence, sagesse et prospérité. Par son contenu, le Mvet est donc une mythologie qui explique le cosmos et règle aussi les rapports entre vivants, entre vivants et morts et entre l'homme et Dieu. Les Fang sont monothéistes : le créateur suprême estEYO ou « Le Nommant », c'est-à-dire « Celui qui, en parlant, crée »

Ondzabogha signifieA bôk adzap, « creuser l'adzap »,adzap étant le nom d'un arbre particulièrement immense ; ce mot résumerait la détermination du peuple fang à franchir les obstacles dressés sur sa route pour trouver sa « terre promise », l'Afrique centrale.

Armes

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Couteau de jet et sa gaine. M’fan, Gabon, avant 1886. Écorce, liane, peau, fer, cuivre, alliage cuivreux. 30,4 × 29,5 × 5 cm pour le couteau.
Musée du Quai Branly
[26].

Les m’fan du grand groupe Ekang se sont aussi dotés d'armes de jet forgées de formes singulières (quoique très proches de celles desKota, par exemple) dont une importante collection existe aumusée d'histoire naturelle de Lille (non présentée au public), issue de l'ancienmusée ethnographique Alphonse-Moillet (aujourd’hui fermé, mais dont les collections font l'objet d'un inventaire et de restaurations depuis les années 1990[27]).

Arts

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Reliques d'ancêtres que chaque famille détenait dans un coffret.

Article connexe :art africain traditionnel.

Dans le domaine de l'art africain traditionnel, les Fang ont réalisé, entre autres, des statuettes debyeri, reliquaires[28] et desmasques, recherchés par les musées et les collectionneurs[29]. Mais, indépendamment de la colonisation, au sein des cultures de la région, la renommée de certains sculpteurs, plus habiles et plus recherchés que d'autres, a conduit à la dissémination, de proche en proche, de certaines particularités de la sculpture Fang[30].

Afin de distinguer les principaux styles, l'étude conduite parLouis Perrois[31] propose deux ensembles « centraux » et des formes « périphériques », ainsi que de nombreuses formes « de transition » que l'on peut constater dans les statues d'ancêtres, gardiens de reliquaires. Au « centre », un groupe « Fang du Nord » (Ntumu et groupes apparentés), volumes étirés et forte stylisation ; groupe « Fang du Sud » (Nzaman, Mvaï et Okak), plutôt trapus et tendance au réalisme idéalisé. En « périphérie » : Nord desMabea (Mabi)[32], à patine claire, et Nord des Ngumba (Ngoumba), tronc étiré et incrustations métalliques.

  • Statue d'ancêtre, gardien de reliquaire. Fang « du Nord », Ntumu. République gabonaise, 19e s. Bois (alstonia), H. 57 cm[33],[34].
    Statue d'ancêtre, gardien de reliquaire. Fang « du Nord », Ntumu. République gabonaise, 19e s. Bois (alstonia), H. 57 cm[33],[34].
  • Statue d'ancêtre, gardien de reliquaire. Fang « du Sud », Mvaï. Attribuée aux « maîtres du Ntem ». Vallée du Ntem, République gabonaise. C14: v. 1750-1860. Bois, fer, H. 58,4 cm[35]
    Statue d'ancêtre, gardien de reliquaire. Fang « du Sud », Mvaï. Attribuée aux « maîtres du Ntem ». Vallée du Ntem, République gabonaise. C14: v. 1750-1860. Bois, fer, H. 58,4 cm[35]
  • Statue d'ancêtre, gardien de reliquaire. Fang « du Sud », Mvaï. République gabonaise. 19e s. Bois, patine suintante. H. 37 cm[33],[36].
    Statue d'ancêtre, gardien de reliquaire. Fang « du Sud », Mvaï. République gabonaise. 19e s. Bois, patine suintante. H. 37 cm[33],[36].
  • Statue d'ancêtre féminine eyema byeri, gardien de reliquaire. Fang « du Sud », Okak. République gabonaise ou Guinée équatoriale, 19e-début 20e. Bois, métal, H. 64 cm[37]
    Statue d'ancêtre féminineeyema byeri, gardien de reliquaire. Fang « du Sud », Okak. République gabonaise ou Guinée équatoriale, 19e-début 20e. Bois, métal, H. 64 cm[37]
  • Figure d'ancêtre masculin, gardien de reliquaire. Peuple Ngumba. Il porte une corne de substances magiques. Bois, métaux[38]
    Figure d'ancêtre masculin, gardien de reliquaire.Peuple Ngumba. Il porte une corne de substances magiques. Bois, métaux[38]
Tête d'ancêtre, gardien de reliquairenlo byeri. Fang. République gabonaise. 19e s. Bois, cuivre, patine suintante. 41,5 × 14 × 11 cm[41],[43].

Les têtes d'ancêtres, gardiens de reliquaires des Fang, sont souvent caractérisées par une patine suintante[44], quand elle n'a pas été soigneusement retirée par les Occidentaux, collectionneurs ou marchands[45].

Ces têtes seules auraient été utilisées par les Fang, dans le même ensemble que les statuettes et le reliquaire. Ces sculptures à la patine noire et surmontées de plumes d'aigle pêcheur ou detouraco, au sommet d'un long cou ont une taille souvent imposante (H. 30-70 cm). Elles semblaient surgir du reliquaire cylindrique, leurs yeux delaiton (plus rarement de verre ou de mica) brillants dans l'ombre de la case, et effrayant ceux auxquels était interdit l'accès aux reliques des ancêtres[46]. Leur qualité sculpturale tient au traitement singulier du volume de la tête, avec un front ample, en quart de sphère, de grands yeux aujourd'hui ternis, et la patine noire qui semble « pleurer » sur le visage aux lèvres projetées en avant, en une moue triste. La masse des cheveux est parfois traitée avec recherche, selon les supposés « ateliers » ou en fonction de modes régionales, en une coiffe à trois ensembles nattés, de nattes « à crans » ou à degrés, ou bien à « chignon transverse » voire, plus simplement, à tresses raides, profondément dégagées à l'arrière du crâne. Leur usure, au centre du visage, correspond à de délicats prélèvements commandés pour la réalisation d'objets de protection spirituelle.

Les masques (nkukh ouasu-ngi) dungil étaient l'emblème de la confrérie qui avait vocation de faire régner la justice, et ce jusqu'aux années 1920[47]. Cette milice surgissait de la forêt, toujours la nuit, dans un accoutrement qui masquait chaque porteur de masque, afin d'effrayer les villageois, et de tenter ainsi d'avoir une fonction de justicier contre des supposés sorciers lorsque ceux-ci semblaient pratiquer la magie noire dans le village. La confrérie intervenait sur demande ou à la suite d'évènements jugés anormaux, comme la mort de nouveau-nés ou des épidémies. Le masque, oblong, peut atteindre jusqu'à 70 cm de long. Sa couleur blanche symbolise son rapport aux esprits. Le visage au front immense avec un nez très long, des petits yeux fendus et une bouche plus petite encore joue sur des disproportions systématiques mais cohérentes qui donnent au masque son caractère monstrueux, effrayant lorsqu'il surgit dans la nuit.

Les masques heaumes ont, semble-t-il, pris le relais des masques dungil que l'on accusait de mettre en coupe réglée les villageois au début duXXe siècle. À deux faces, en Janus, ou à visages multiples (généralement quatre) ces masquesnlo-ñgon-tang émanaient du monde des esprits pour découvrir les sorciers porteurs de malheurs. Leur succès a incité les peuples voisins, jusqu'aux Kwele du Nord Congo, à emprunter cette coutume jugée efficace.

Notes et références

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  1. Sourcehttps://www.cia.gov/the-world-factbook/countries/equatorial-guinea/#people-and-society
  2. Sourcehttps://www.cia.gov/the-world-factbook/countries/gabon/#people-and-society
  3. Louis Perrois inYves Le Fur (dir.), 2017,p. 64
  4. Laburthe-Tolra 2009,p. 48.
  5. Thomas Hofnung, « Imbroglio politique autour de feu Bongo », Libération(consulté le).
  6. « Le Gabon », Université Laval,(consulté le).
  7. Histoire des Fang, thèse de Xavier Cadet[1]
  8. Mémoires de l'Institut d'Études Centrafricainesno 19, abbé André Raponda Walker,Notes d'histoire du Gabon, avec une introduction, des cartes et des notes de Marcel Soret, 1960
  9. « Ce nom de Pahouins a été adopté par les Français, mais je ne lui vois pas de raison d’être. Comme je l’ai dit, Fan est le nom que ces peuples se donnent à eux-mêmes, les indigènes les appellent Mpangwen, et c’est le terme sous lequel les désignent habituellement les Anglais et les Allemands », Marquis de Compiègne,L'Afrique équatoriale,p. 154
  10. F. Touchard, « Notice sur le Gabon »,Revue maritime et coloniale, octobre 1861, p. 1-17 ; p. 14
  11. Cette hypothèse ouvre une « perspective quasi idéologique de la tradition » : l'origine hypothétique des Fang dans laHaute-Égypte, « qui feraient des Fang de lointains parents des Égyptiens anciens » :Louis Perrois dansYves Le Fur (dir.), 2017,p. 66 (Plusieurs courants de migration depuis leXVIIe siècle, entre le Sud-Cameroun, le Nord-Gabon et les confins de l'Ogooué.
  12. Wilson-André Ndombet,“Histoire des origines des m’fan (Gabon) duXIVe siècle à nos jours”, inEntre la parole et l'écrit. Contributions à l'Histoire de l'Afrique en hommage àClaude-Hélène Perrot, Paris, Karthala,, 259 p.(ISBN 978-2-84586-994-3,lire en ligne),p. 123-135.
  13. Laurence Doremus,L'objet porteur de sens. Les représentations symboliques de la culture matérielle, Université de Paris Sorbonne Cité,, 150 p.(présentation en ligne),p. 85,113,115-116
  14. HenriBrunschwig, « Expéditions punitives au Gabon (1875-1877) »,Cahiers d'études africaines,vol. 2,no 7,‎,p. 347-361(lire en ligne)
  15. Sociologie actuelle de l'Afrique noire (1982), Chapitre premier - La « société Fang », Georges Balandier
  16. Commentaire de l'image dans l'article : « Il est à remarquer qu'au lieu de construire des cases rondes et pointues, en forme de meules, comme les autres noirs africains, les Pahouins ont adopté une toiture plate et débordante, formant véranda, qui rappelle celle des maisons européennes aux colonies », dans « Comment nous avons délimité la frontière entre la France et l'Allemagne dans l'Afrique équatoriale »,Le Miroir, 3 mai 1914
  17. Sur les traces de Paul du Chaillu
  18. DU CHAILLU Paul Belloni
  19. Les tribulations de l’esprit blanc (et de ses marchandises). Voyages et aventures de Paul du Chaillu en Afrique équatoriale, Julien Bonhomme
  20. « Les Pahouins cannibales »
  21. Bulletins et mémoires, 1947, p. 127.
  22. du Chaillu, 1863,p. 151
  23. Perrois, 2006,p. 50-52
  24. Ndong Ndoutoumé, 1970,p. 11
  25. Ndong Ndoutoumé, 1970,p. 16
  26. Collection dumusée du Quai Branly - Jacques-Chirac
  27. X. Cadet,Inventaire des armes fang du musée d'histoire naturelle de Lille (mémoire de DEA Histoire-Sociétés-Cultures), université de Lille III,.
  28. Le terme « byeri » désigne à la fois les restes sacrés d'un ancêtre dans un conteneur particulier, la statuette qui les protège, et le rituel associé ainsi qu'une plante. La pratique propre aux Fang est associée au terme propre à la culture occidentale, le « reliquaire », et par extension appliqué à d'autres cultures, comme le bouddhisme, dans(en) Alisa Lagamma (éditeur scientifique)et al.,Eternal ancestors : the art of the Central African reliquary, Metropolitan Museum of Art, Yale University Press,, 355 p.(ISBN 978-1-58839-228-2 et978-0-300-12409-5).
  29. Unmasque Ngilbetsi de la haute Mondah (aux environs de la ville deNtoum) en bois et kaolin s'est vendu 5 904 176 € en 2006 ; source :Gazette Drouot, juin 2006.
  30. Louis Perrois dansYves Le Fur (dir.), 2017,p. 75
  31. Louis Perrois dansYves Le Fur (dir.), 2017, en particulier : p. 39 et 42
  32. Statue d'ancêtre féminineeyema byeri, Fang, Mabea au musée du Quai Branly.
  33. ab etcPavillon des Sessions
  34. N° 24Yves Le Fur (dir.), 2017,p. 53
  35. Statue d'ancêtre, Mvaï :Brooklyn Museum. N° 49 dansYves Le Fur (dir.), 2017,p. 55
  36. N° 47 dansYves Le Fur (dir.), 2017,p. 55
  37. Statue d'ancêtre féminine, Okak :MET
  38. Figure d'ancêtre Ngumba :musée national du Brésil
  39. Figure de reliquaire Betsi :Museum Rietberg
  40. Masque dungil Fang ou Makina :Musée ethnologique de Berlin
  41. a etbMusée du Quai Branly
  42. Figure de reliquaire Fang :Musée Dapper. L'effigie féminine d'ancêtre, appelée localementeyema byeri, correspond à l'« image (eyema) de l'ancêtre familial » : Louis Perrois, inYves Le Fur (dir.), 2017,p. 66
  43. Selon la collection du musée[2] : « Tête au crâne bombé, le visage légèrement en creux en forme de cœur, bouche prognate aux lèvres serrées. Les yeux, dont seule l'orbite est creusée, sont figurés par deux clous en laiton. Le nez et la bouche sont érodés. La coiffure forme sur le crâne une crête, prolongée sur les tempes par deux longues tresses. À l'arrière, cinq tresses égales. L'enduit épais et collant ordinairement obtenu à l'aide de copal, de poudre de charbon de bois et d'huile de palme fait ressortir l'éclat métallique des yeux »
  44. La patine suintante, formée d'un enduit noir à reflets rouges, serait, selon une source non contrôlée, l'aspect « d'un produit appelé en langue Fangmbone meniang et obtenu à partir du noyau de la noix de palme ». Louis Perrois évoque le traitement du bois clair (Perrois, 2006,p. 59) qui sont enduits de pigments, puis immergés dans la vase, enfin recouvert, plusieurs fois, d'un mélange d'huile de palme et de charbon de bois pulvérisé.
  45. Pour ces têtes d'ancêtres, gardiens de reliquaires, : auMetropolitan Museum of Art, et aumusée du Quai Branly
  46. Louis Perrois dansYves Le Fur (dir.), 2017,p. 73
  47. Louis Perrois dansYves Le Fur (dir.), 2017,p. 76. Même référence concernant les masques heaumes.

Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Littérature orale

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Études

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par ordre alphabétique

Lire aussi

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Lire aussi
 

Discographie

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Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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