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Famille de Murat

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Pour les articles homonymes, voirMurat.

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Ne pas confondre avec laMaison Murat.

Vicomtes de Murat
Image illustrative de l’article Famille de Murat
Armes de la famille.

BlasonnementD'azur, à trois fasces muraillées et crénelées d’argent, la première de cinq créneaux, la seconde de quatre, et la dernière de trois ; celle-ci ouverte en porte ronde au milieu
Fiefs tenusVicomté de Murat
ChargesBailli des Montagnes d'Auvergne
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Lafamille de Murat est une familleseigneuriale, qui, duXIe siècle auXVe siècle, possède la forteresse deMurat et contrôle lavicomté qui en dépend.

Les vicomtes de Murat deviennent auXIIe siècle vassaux desvicomtes de Carlat, c'est-à-dire lescomtes catalans puis lescomtes de Rodez. Cette vassalité n'est pas toujours reconnue par les vicomtes de Murat pendant les siècles suivants.

Au début de laguerre de Cent Ans, les familles deCardaillac et de Murat s'opposent d'abord pour la possession de cette vicomté.Renaud II de Murat s'engage au service duduc de BourgogneJean sans Peur. Laguerre civile entre Armagnacs et Bourguignons amène la fin de la vicomté de Murat, finalement annexée à celle deCarlat en 1415.

Une famille puissante

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Origines

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Le premier texte qui mentionne un vicomte deMurat, Guillaume, est unecharte, la charte de Bredons, qui date de 1059/1066. Il est à ce moment un seigneur puissant. Son origine a donné lieu à des hypothèses. À cause du nom du père de Guillaume, Girbert, déjà décédé en 1059/1066, des érudits ont proposé auXIXe siècle de faire des vicomtes de Murat une branche de lafamille de Carlat, où on trouve ce nom de Girbert. Mais cette hypothèse semble peu concluante puisqu'aucun lien entre ces deux territoires n'est attesté avant le milieu duXIIe siècle[Bo 1].

Photo du rocher de Bonnevie, à Murat (Cantal)
Le rocher de Bonnevie, àMurat

Comme Guillaume est appeléde Murato Castello dans la charte de 1059/1066, Jean-Louis Boudartchouk émet l'hypothèse d'un lien avec la famille deChastel-sur-Murat. Dans la famille de Chastel, dont la seigneurie est ensuite intégrée à la vicomté de Murat, sont attestés les noms de Guillaume, Pierre et Pétronille, comme chez les vicomtes de Murat. Ces derniers ont donc capté leur héritage, peut-être par lien familial[Bo 2].

La charte de Bredons montre que les vicomtes de Murat possèdent alors le château fort deMurat, sur le rocher de Bonnevie et des droits sur le rocher deBredons[Bo 3].

De turbulents vassaux

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En 1150, le vicomte de Murat Pierre Ier entre dans la mouvance directe des Raymond-Bérenger de Barcelone en rendant foi ethommage au comte de ProvenceRaymond-Bérenger II, égalementvicomte de Carlat. Les vicomtes de Murat sont alors lesvassaux de ladynastie catalane situés les plus au nord[Bo 4].

Objet transparent représentant un animal à quatre pattes.
Lelion de Bredons. Statuette en cristal originaire d'Égypte (Xe-XIe siècle) conservée aumusée de la Haute-Auvergne àSaint-Flour.

À partir de 1167, quand lavicomté de Carlat échoit auxcomtes de Rodez, on voit les vicomtes de Murat figurer à leurs côtés dans plusieurs actes. AuXIIIe siècle, ils ont des différends féodaux, mais la relation vassalique ne semble pas radicalement remise en cause[Bo 5].

Le vicomte Guilllaume II, croisé avec le roiPhilippe Auguste, aurait rapporté en Auvergne, selon la légende, une statuette fatimide figurant un lion, appelée lelion de Bredons[1].

Guillaume, fils du vicomte Pierre II et frère du vicomte Pierre III est brièvementévêque du Puy de 1248 à 1250 environ[2],[Bo 6].

Le vicomte Guillaume III ratifie en 1283 les privilèges de la ville de Murat accordés en 1263 par son père Pierre IV[3],[Bo 7]. Deux ans plus tard, en 1285, il signe un traité avec son seigneur le comte de Rodez, également vicomte de Carlat. Guillaume reconnait tenir en fief du vicomte de Carlat le cœur de la vicomté de Murat : les châteaux deMurat,Vigouroux,Albepierre et Labastide, mais les autres seigneuries de la vicomté de Murat sont tenues en hommage du roi, de l'évêque de Clermont et de lachâtellenie de Mercœur. De plus, la vicomté de Carlat abandonne à celle de Murat toutes les terres situées entre les rivièresBrezons et leSiniq, sous réserve d'hommage. Les vicomtes de Murat, alliés au pouvoir royal, semblent être alors en position de force[Bo 7].

  • Sceaux des vicomtes de Murat
  • Pierre III de Murat (1258). Sceau équestre, aux armes : trois fasces crénelées. Légende : + S' PEIRE : VISC.........RAT (Collection Douet d’Arcq 411)
    Pierre III de Murat (1258). Sceau équestre, aux armes : trois fasces crénelées. Légende : + S' PEIRE : VISC.........RAT (CollectionDouet d’Arcq 411)
  • Austorg ou Astorg de Murat (1258). Sceau en forme de navette avec un écu portant trois fasces crénelées. Légende théorique : + S ASTORC V............RATO (Collection Douet d’Arcq 412).
    Austorg ou Astorg de Murat (1258). Sceau en forme de navette avec un écu portant trois fasces crénelées. Légende théorique : + S ASTORC V............RATO (Collection Douet d’Arcq 412).
  • Guillaume III vicomte de Murat (1284). Écu portant trois fasces crénelées. Légende théorique : + S'. GVILLELMI VICECOMIT....ATI (collection Douet d’Arcq 413).
    Guillaume III vicomte de Murat (1284). Écu portant trois fasces crénelées. Légende théorique : + S'. GVILLELMI VICECOMIT....ATI (collection Douet d’Arcq 413).

Le vicomte Guillaume III se marie en 1289 avec Éléonore, fille de Bégon IV de Calmont[4]. En 1292, Guillaume accorde une charte de franchises aux habitants d'Albepierre, en reprenant le modèle de la charte précédemment accordée à la ville de Murat[3]. Par testament, Guillaume III institue son fils aîné, Bégon, héritier de la vicomté et donne à son fils cadet, Guillaume, trois seigneuries : Barrès, Montpeyroux et Fonrose (sur le territoire de la commune actuelle deLa Chapelle-d'Alagnon). Le testament prévoit une transmission de la vicomté de Murat uniquement en ligne masculine, donc avec une éventuelle dévolution à une lignée cadette faute de mâle dans la branche aînée[Sc 1].

Le vicomte Bégon, fils de Guillaume III, refuse de prêter hommage aux vicomtes de Carlat, arguant d'abord que sa vicomté ne dépend d'aucun seigneur. Puis, il rend hommage à lacomtesse d'Auvergne Jeanne en 1331. Cette révolte cause un conflit armé avec les vicomtes de Carlat. Finalement, en 1351, Bégon reconnaît être un vassal des vicomtes de Carlat, mais sa vicomté de Murat se trouve notablement agrandie vers l'est[Bo 8]. La vicomté de Murat réunit plus d'une trentaine de fiefs[Sc 2].

Guerre de Cent Ans et fin de la vicomté de Murat

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Conflit entre les familles de Cardaillac et de Murat

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En 1359, le vicomte Bégon meurt sans fils. Guillaume deCardaillac, héritier de la fille de Bégon, Hélix, s'empare alors de la vicomté de Murat au détriment des neveux de Bégon, Renaud et Pierre[Bo 9], qui auraient dû hériter d'après le testament de leur grand-père[Sc 1].

Ce conflit s'inscrit dans le contexte de laguerre de Cent Ans[Bo 9]. Dans les années 1360, Guillaume de Cardaillac, qui contrôle la vicomté de Murat, prend le parti desgrandes compagnies qui font régner la terreur enAuvergne[5]. Entre 1362 et 1365, desroutiers à sa solde ravagent les fiefs des frères Renaud et Pierre de Murat, qui obtiennent sa condamnation par leParlement en 1368[Sc 1]. Mais Guillaume et son fils Pons ensuite conservent la vicomté de Murat, malgré plusieurs arrêts du Parlement leur enjoignant de la rendre en 1394, en 1399 et en 1403. Ils sont soutenus par de puissants princes,Louis Ier d'Anjou puisBernard VII d'Armagnac. Finalement, l'armée royale prend par la force le château de Murat en 1407, pour faire exécuter les arrêts du Parlement[Sc 3].

La vicomté de Murat entre Armagnacs et Bourguignons

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Renaud I de Murat estbailli des Montagnes d'Auvergne, pour le roi, de 1400 à 1405 et son filsRenaud II lui succède dans cette fonction, qu'il occupe jusqu'en 1413[6]. En 1405, le vicomte de Murat Renaud II devient un fidèle duduc de Bourgogne Jean sans Peur. Ce dernier cherche en effet à constituer un réseau d'alliances en dehors de ses fiefs[JsP 1] et Renaud II se tourne vers lui puisque ses ennemis, les Cardaillac, sont des fidèles desArmagnacs[Sc 3]. En septembre 1405, Renaud II de Murat estécuyerbanneret dans l'arméebourguignonne, commandant une compagnie de dix écuyers et deux ans plus tard, le duc de Bourgogne lui verse de l'argent pour financer une expédition militaire[Sc 4]. Renaud II de Murat en 1408 puis son frère Jean de Murat en 1412 deviennentchambellans du duc de Bourgogne[JsP 2].

Ils font partie des seigneurs méridionaux recrutés par Jean sans Peur, comme Roger deComminges vicomte deBruniquel,Renaud VI de Pons,Archambaud de Foix-Navailles et son frèreMathieu de Foix ou Raymond d'Apcher, dont Renaud de Murat épouse la fille, Blanche, en 1405[Sc 4].

En 1411,Bernard VII d'Armagnac devient - par héritage de sa femmeBonne de Berry - vicomte de Carlat, c'est-à-dire seigneur du vicomte de Murat, alors qu'ils sont dans des camps opposés. Renaud II ne peut lui prêterhommage et s'expose donc à la confiscation de sa vicomté. Il attaque leCarladès en 1413, mais lesArmagnacs prennent Murat, font prisonnier le vicomte à la fin de l'année 1414 et lui confisquent ses fiefs[Sc 5]. Pendant sa détention, Jean sans Peur soutient financièrement la famille du vicomte de Murat. Finalement, celui-ci s'évade en 1416 et reçoit du duc de Bourgogne la châtellenie deLantenay en 1417[Sc 6]. Cette même année 1417,Renaud II de Murat participe à convaincre les villes du Languedoc de se rallier à Jean sans Peur[JsP 3].

Après l'assassinat de ce dernier en 1419, Renaud II de Murat change de camp : il se rallie en 1420 audauphin Charles[Sc 7]. Le camp bourguignon le désigne alors comme un traître. Son fils est écuyer d'écurie du roiCharlesVII en 1425[6]. Renaud II peut alors négocier avec laMaison d'Armagnac pour essayer de récupérer sa vicomté, mais sans succès, et ce n'est qu'en 1444 qu'il obtient une indemnisation, la vicomté de Murat ayant entre-temps été annexée à celle deCarlat[Sc 8].

Généalogie

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Héraldique

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BlasonBlasonnement :
D'azur, à trois fasces muraillées et crénelées d’argent, la première de cinq créneaux, la seconde de quatre, et la dernière de trois ; celle-ci ouverte en porte ronde au milieu[Bo 10].

Ce blason est attesté sur sceau en 1283 et en 1286. Ce sont des armes parlantes qui, selon la tradition, font référence aux fortifications de Murat[Bo 10].

Un autre blason a existé :écartelé, aux 1 et 4 d’azur, à trois fasces muraillées et crénelées d’argent, la première de cinq créneaux, la seconde de quatre, et la dernière de trois ; celle-ci ouverte en porte ronde au milieu, qui est de Murat ; aux 2 et 3 de gueules, au lion léopardé d’or, qui est de Carlat. Il n'est pas sûr que ce blason de gueules au lion d'or soit de Carlat, il pourrait être aussi de Cardaillac ou de Brezons[Bo 10].

Références

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  • Bertrand Schnerb, « Un seigneur auvergnat à la cour de Bourgogne : Renaud II, vicomte de Murat (1405-1420) »,Annuaire-Bulletin de la Société de l'histoire de France,‎,p. 105-126(lire en ligne).
  1. « Lion de Bredons », noticeno PM15000014, sur la plateforme ouverte du patrimoine,base Palissy,ministère français de la Culture.
  2. PierreCubizolles,Le diocèse du Puy-en-Velay des origines à nos jours, Nonette, éditions Créer,(ISBN 978-2-84819-030-3,lire en ligne),p. 209.
  3. a etb« Les chartes de communautés rurales d'Albepierre (1292) et de Combrelles (1316-1366) (Cantal) »,Revue historique de droit français et étranger,vol. 27,no 3,‎,p. 365–420(ISSN 0995-8924,lire en ligneInscription nécessaire).
  4. Félix Jalenques, « La baronnie de St-Santin (près Maurs) et ses seigneurs »,Revue de la Haute-Auvergne publiée par la société des lettres, sciences et arts "La Haute-Auvergne",vol. 36,‎,p. 123-151(lire en ligne).
  5. Françoise Autrand,Jean de Berry. L'art et le pouvoir, Paris, Fayard,, 552 p.(ISBN 978-2-213-60709-2),p. 130.
  6. a etbAlain Demurger, « Guerre civile et changements du personnel administratif dans le royaume de France de 1400 à 1418: l’exemple des baillis et sénéchaux »,Francia,vol. 6,‎,p. 151–298(ISSN 2569-5452,lire en ligne).
  7. a etbL. de Ribier, « Saignes, ses comtours, ses comtes et sa bourgeoisie »,Revue de la Haute-Auvergne publiée par la société des lettres, sciences et arts "La Haute-Auvergne",vol. 31,‎,p. 9-26(lire en ligne).

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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