
Enneuroanatomie, lefaisceau pyramidal désigne lesaxones moteurs corticospinaux qui transmettent la commande motrice ducortex cérébral jusqu'auxmotoneurones etinterneurones de la corne antérieure de lamoelle spinale. Ce faisceau corticospinal est qualifié de « pyramidal » car il contribue aux pyramides bulbaires,substance blanche situées sur la face ventrale et médiale de lamoelle allongée. Il intervient préférentiellement dans le contrôle de la motricité volontaire.
Le faisceau pyramidal est constitué d'axones issus de lacouche V du cortex dont lescellules de Betz ducortex moteur (aire 4), ducortex prémoteur (aires 6 dorso-latérale et ventro-latérale), de l'aire motrice supplémentaire (aire 6 dorso-médiale), du cortex cingulaire moteur etpariétales (fibres non-motrices dans ce cas). Ces axones forment lefaisceau corticospinal etfaisceau corticonucléaire qui se terminent dans lacorne antérieure de lamoelle spinale et sur les noyaux de certains nerfs crâniens au niveau du tronc cérébral. La terminaison directe du faisceau corticospinal sur les motoneurones apparaît chez lesprimates. Elle a été démontrée expérimentalement chez lescercopithécidés et est particulièrement développée chez leshominidés.
Des expériences dedécortication chez le chat ont montré que les lésions du système pyramidal au niveau du cortex moteur préservent les capacités de locomotion de l'animal, montrant ainsi que les voies pyramidales jouent un rôle mineur dans lesprogrammes moteurs automatiques comme lalocomotion[1]. Il existe en effet des centres locomoteurs au sein du tronc cérébral et de la moelle spinale.

Le faisceau pyramidal transite successivement au niveau du bras postérieur de lacapsule interne dans le cerveau, de la région médiane descrus cerebri despédoncules cérébraux au sein dumésencéphale, dubasis pontis au sein de la protubérance et dans la région ventromédiale de lamedulla oblongata.
Chez lesprimates, le faisceau pyramidal se dissocie au niveau de l'extrémité rostrale du bulbe en deux composantes :
À côté des voies pyramidales qui contrôlent surtout la motricité volontaire, il existe d'autres circuits ditssystème moteur extrapyramidal dont le rôle est très important dans la motricité non volontaire.