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| Fadela Amara | |
Fadela Amara en 2009. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Secrétaire d'État chargée de la Politique de la ville | |
| – (3 ans, 4 mois et 25 jours) | |
| Président | Nicolas Sarkozy |
| Gouvernement | Fillon II |
| Prédécesseur | Christine Boutin(ministre) |
| Successeur | Maurice Leroy(ministre) |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Fatiha Amara |
| Date de naissance | (61 ans) |
| Lieu de naissance | Clermont-Ferrand (France) |
| Nationalité | Française Algérienne[1] |
| Parti politique | PS(1983-2007) |
| Diplômée de | Comptabilité |
| Profession | Haut fonctionnaire |
| modifier | |
Fadela Amara, née Fatiha Amara le àClermont-Ferrand, est unefemme politiquefrançaise, militante féministe et haute fonctionnaire. Ancienne présidente de l'association « Ni putes ni soumises », elle a également été présidente de la Maison des potes et conseillère municipalePS de Clermont-Ferrand. Elle devientsecrétaire d'État chargée de la Politique de la ville dugouvernement Fillon II (2007-2010) sous laprésidence de Nicolas Sarkozy. Elle est désormaisinspectrice générale des affaires sociales.
Elle est issue d'une famillealgérienne originaire deKabylie[2],[3], dont les parents étaient des sympathisants duFLN[4]. Elle a quatre sœurs et six frères. Son père était ouvrier en bâtiment, sa mère femme au foyer[3].
Se destinant à des études de lettres[3], elle est orientée vers unCAP decomptabilité. En1978, à l'âge de 14 ans, Fadela Amara assiste au premier des deux drames qui vont changer sa vie : son jeune frère Malik, âgé de 5 ans, est renversé par un automobiliste à Clermont-Ferrand. Il meurt quelques heures plus tard. Elle dit avoir été bouleversée par l'attitude des policiers, qui auraient défendu le conducteur ivre sur les lieux mêmes de l'accident[3],[5].

Elle participe à la première marche civique à Clermont-Ferrand pour l’inscription des jeunes sur les listes électorales. Dès 16 ans, quand la mairie de Clermont-Ferrand décide de raser entièrement son quartier, elle décide de faire du porte-à-porte pour en obtenir la réhabilitation[3].
Elle revendique avoir participé en1983 à laMarche des beurs[6] et milite àSOS Racisme à partir de1986[3]. Elle est élue en2000 présidente de la Fédération nationale des maisons des potes (FNMP).
En1989, elle met en place la première maison des potes et crée ensuite la « Commission femmes » dont le principal objectif était de faire un état des lieux sur les femmes des quartiers défavorisés et d'entendre les demandes formulées par la population vivant dans ces quartiers.
Dans les années 1990, son frère, Hassein Amara, est condamné à 16 ans de prison pour le meurtre d'un bijoutier lors d'un braquage avec prise d'otage, à Clermont-Ferrand, en 1984. C'est le début d'une période difficile de la vie de Fadela Amara, qui se bat pour lui obtenir un titre de séjour en France[7] et s'endette pour lui fournir un avocat[8].
Elle est ensuite élue conseillère municipale sur la liste duParti socialiste à Clermont-Ferrand en2001[3]. À ce propos, elle a déclaré le : « J'ai envoyé ma démission le lendemain de l'élection municipale de 2001, mais elle a été refusée. Je figurais sur sa liste en place éligible, et il me confiait la responsabilité de la politique de la ville. Et puis, dès l'élection passée, tous les élus socialistes se sont réunis pour se répartir le pouvoir, sans rien pour moi. Clermont est à l'image du PS : un cercle de notables qui se partagent un gâteau. Le Parti socialiste, c'est un shaker : on met toujours les mêmes dedans, on secoue et les mêmes ressortent dans un autre ordre. Mais où sont les nouvelles têtes[9] ? »
En2002, elle organise des états généraux à laSorbonne qui ont réuni plus de 250 femmes ; elle rédige une pétition qui rassemble près de 20 000 signataires et dont la synthèse deviendra le « Manifeste de revendication des femmes des quartiers » adressé à tous les candidats républicains à l’élection présidentielle de 2002.
Elles furent peu soutenues au début sur ces questions et ces thématiques de la condition des femmes, des mères, des mamans et des filles des quartiers et en France, de la ghettoïsation, des discriminations et de la place de cette jeunesse des quartiers.
Le 4 octobre 2002, Sohane, 17 ans, meurt brûlée vive dans un local à poubelles de la cité Balzac deVitry-sur-Seine. C'est l'affaire Sohane Benziane. Une marche est alors organisée, « La marche des femmes des quartiers contre les ghettos et pour l’égalité », autour d'un slogan provocateur : « Ni putes ni soumises »[3]. Cette marche, partie de Vitry-sur-Seine en hommage à Sohane, qui s'achèvera àParis le dans une manifestation de 20 000 personnes, exigeait la fin de la loi du silence et la liberté de parole de toutes les femmes et filles de la République.
Fadela Amara deviendra la présidente de ce mouvement, ayant adopté le nom de « Ni putes ni soumises » (NPNS), qui lutte pour l’émancipation des filles et des garçons, l’égalité des sexes, la laïcité et la mixité dans les quartiers[3].
Elle est par ailleurs signataire de l'appel de soutien à l'Initiative de Genève[10], plan de paix alternatif prévoyant la création d'unÉtat palestinien aux côtés d'Israël.
En 2004, Fadela Amara est nommée membre de la Commission consultative des Droits de l’Homme. En 2005, elle devient membre de laHaute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE)[11],[12]. En2005, elle est faitedocteurhonoris causa de l'université libre de Bruxelles et en2006, elle reçoit unHonorary Degree for French civil rights campaigner de la Manchester Metropolitan University[13].
Elle est membre du comité de parrainage de la Coordination pour l'éducation à la non-violence et à la paix.

Le 19 juin 2007, elle est nommée secrétaire d'État chargée de la Politique de la ville dans legouvernement Fillon II sous la tutelle de laministre du Logement et de la Ville,Christine Boutin[3]. Son entrée et sa participation dans un gouvernement de droite provoquent une certaine controverse, à droite comme à gauche, étant donné son engagement politique précédent avec le Parti socialiste et son appartenance à des organisations populaires ayant des affinités politiques à gauche[réf. nécessaire].
Le, elle provoque une polémique parmi les parlementaires de l'UMP en se déclarant contre l'utilisation detests ADN pour identifier les enfants d'immigrés dans le cadre d'un regroupement familial en France en employant le terme « dégueulasse » pour ce qu'elle juge être une « instrumentalisation de l'immigration ». Le ton monte avec les députés UMP qui multiplient les réponses vindicatives par voie médiatique ;Patrick Devedjian, secrétaire général délégué de l'UMP, estime les propos de la secrétaire d'État « injurieux » pour les députés de la majorité[14]. Cette altercation sera néanmoins atténuée grâce à un repas organisé par Patrick Devedjian, afin « d'apprendre à se connaître »[15].
Elle présente son planEspoir Banlieues « Une nouvelle politique en faveur des banlieues », soutenu par le présidentNicolas Sarkozy, le 22 janvier 2008 àVaulx-en-Velin[3].
Le 15 janvier 2009, à la suite du mini-remaniement, son secrétariat d'État est placé sous la tutelle duministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville,Brice Hortefeux. Ainsi, elle n'est plus sous la tutelle deChristine Boutin,ministre du Logement. Fadela Amara disait des relations - quelquefois tendues - qu'elles avaient entre elles : « Parfois, c'est un peu folklo »[16]. Du 23 juin 2009 au 22 mars 2010, le ministère du travail est dirigé parXavier Darcos.Éric Woerth a pris sa succession : Fadela Amara et ce dernier ne sont pas reconduits dans letroisième gouvernement Fillon (novembre 2010).
En 2010,Le Canard enchaîné révèle que Fadela Amara prête son logement de fonction dans le7e arrondissement de Paris à des membres de sa famille[17]. Fadela Amara reconnaît le1er juin 2010 que cela s'est produit occasionnellement, et qu'elle n'habite pas dans ce logement car elle continue de vivre dans une habitation à loyers encadrés dits « moyens »[18]. Elle contredit ainsi de précédentes déclarations, et cela confirme qu'elle ne respecte pas les règles en vigueur sur les logements de fonction des ministres[19]. Par ailleurs, malgré les demandes répétées depuis 2009 de laRégie immobilière de la ville de Paris (RIVP), Fadela Amara refuse à ce jour de libérer le logement à loyers encadrés qu'elle occupe dans le13e arrondissement, estimant ce faisant défendre « lamixité »[20],[21].
Fadela Amara décline la proposition de devenir ambassadrice de l'Union pour la Méditerranée et elle est nomméeinspectrice générale des affaires sociales au tour extérieur[22],[23],[24].
Le 17 avril 2012, elle annonce qu'elle voteraFrançois Hollande lors de l'élection présidentielle[3],[25].
En avril 2016, elle rejoint une nouvelle fédération rattachée au PS et lancée parJean-Christophe Cambadélis en vue de l'élection présidentielle de 2017[26].
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