Elle grandit au sein d'une famille chrétiennemaronite originaire d'un village des montagnes libanaises. Sa famille s’installe par la suite àBeyrouth dans le quartier deZqaq El Blat où elle y passe son enfance[7]. Son père, Wadi' Haddad (assyrien[8],[9] charpentier né àMardin à la frontière turco-syrienne) qui a fui au Liban en raison de la menace de mort due augénocide assyrien commis parl'Empire ottoman 1914-1918 et sa mère, Liza al Boustani,maronite, la baptisent Nouhad. Sonnom de scène, égalementtranscritFairouz ouFayrouz, signifie « turquoise » en arabe[10].
Son premier concert public a eu lieu en 1957. Elle devient très vite célèbre dans tout lemonde arabe mais se fait rare pendant laguerre civile libanaise afin d’éviter d’être utilisée par un camp ou par un autre. Cette retenue lui vaut l’affection et l’intérêt du public de toutes confessions.Depuis la fin de la guerre civile, elle travaille avec son filsZiad Rahbani. Sa musique est de plus en plus influencée par les rythmesjazz[12].
Fairouz n’acquiert sa célébrité que lorsque les frères Rahbani commencent à composer pour elle au début desannées 1950.Ces années-là sont très fertiles et Fairouz s’essaye à de nombreux genres musicaux, et, avec un penchant pour la modernité et la musique occidentale, les frères Rahbani vont exceller aussi bien dans des compositionssymphoniques que dans destangos et autres danses latines.Ceci n'est pas du goût de tous les auditeurs et critiques de l’époque habitués aux longues mélopées égyptiennes composées avec des orchestrations traditionnelles.
Mais le style des Rahbani s’impose petit à petit, et c’est en 1957 que le comité dufestival international de Baalbeck, qui fête son premier anniversaire, demande aux Rahbani de préparer une «soirée libanaise»[13] qui fera découvrir au public du festival (composés surtout d’étrangers et de Libanais intellectuellement occidentalisés, le festival se contentant jusque-là de présenter des spectacles de musique et de danses classiques et destragédies grecques), lesmusiques et danses traditionnelles du Liban.
Le programme est à la hauteur des espérances et le public revient aussi nombreux, en1959, autant pour applaudir leballet Rambert que pour applaudir Fairouz encore une fois invitée en vedette des soirées libanaises (sachant que le festival s’est interrompu en 1958 à cause detroubles communautaires)[14]. Cependant il ne faudrait pas croire que les Rahbani présentent ce qui est communément appelé le «Folklore» : leurs compositions sont bel et bien personnelles, et quand il y a des chants folkloriques de compositeurs inconnus, les Rahbani prennent bien soin de leur donner un nouveau souffle de vie en les présentant dans desorchestrations symphoniques somptueuses, ou sur des rythmes latins.
Fairouz (1957).
Le spectacle de 1957 était une suite de tableaux sans véritable lien. En 1959, elle présente uneopérette d’un seul acte (Al' Mouhakama —le Procès). En1961, Fairouz revient àBaalbeck avec une superproduction, les Rahbani ayant créé une comédie musicale en 4 actes intituléeAl Ballbakieh (la Baalbakiote). Pénétrant l’univers de la mythologie, les Rahbani écrivent l’histoire d’une jeune fille dotée d’une voix envoûtante, universelle et éternelle. Fairouz chante ainsi aussi bien lesmélodies andalouses que celles puisées dans la pure musique classique occidentale (la célèbreOde à Baalbeck). Présenté àLondres et enAmérique du Sud, le spectacle, dans son côté le plus osé et le plus occidental, ne reçoit pas un accueil très chaleureux, surtout de la part de lapresse britannique.
En1962, Fairouz est de retour dans unecomédie musicale, cette fois en 2 actes :Jisr el Kamar qui est le nom d’un village situé au nord duLiban et qui, traduit textuellement, signifie le pont de la Lune. Dans cette comédie musicale, où Fairouz joue le rôle d’une fille envoûtée par lesdjinns et qui cherche à réconcilier les habitants de deux villages voisins en guerre, en écho à la première guerre civile de l'histoire du Liban moderne,celle de 1958, la musique des deux frères Rahbani devient de plus en plus expressive et dramatique dans les passages chantés par lechœur, et plus lyrique dans les passages chantés par Fairouz.
Cette évolution va être encore plus marquée en1963, quand les Rahbani composentAllayl wa’l Kandil (La Nuit au fanal), où Fairouz (Mantoura), jeune vendeuse de lanternes, tombe amoureuse d’un «horla» (Hawlou), qui trahit sa confiance, et qui est représentée au théâtre du Casino du Liban ainsi qu’à lafoire internationale de Damas.
En1964, au festival des Cèdres, la pièce qui sera l’année suivante le premier film dirigé parYoussef Chahine,Bayya’a el khawatim (Le Vendeur de bagues) raconte l'histoire d’une jeune orpheline fataliste (Fairouz) prise dans les mensonges d’un oncle mythomane. Au Liban, on parle désormais du «théâtre des Frères Rahbani»: lethéâtre musical libanais né de rien, se développe à une vitesse vertigineuse.
En1966, Fairouz et les frères Rahbani, au festival de Baalbeck toujours, se produisent avec cette fois une fiction historique:Ayyam Fakhreddine —Du temps de Fakhr-al-Din. Tout est dans le titre : Otr-Ellayl (Fairouz) se veut la conscience fictive d’un peuple qui attend que son souverain le protège et fasse de lui un peuple indépendant (Fakhr-al-Din est un émir qui régna sur la montagne libanaise auXVIIe siècle)[15],[16].
Fairouz ne se produit pas àBeyrouth avant 1967, excepté un passage furtif au théâtre du Capitole en 1962: elle présenta un programme de variétés et une mini-opérette de 20 minutes glorifiant l’armée libanaise qui venait de faire face à unetentative de coup d’État.
En 1967, un théâtre ouvre ses portes en plein cœur duHamra, quartier le plus intellectuel et cosmopolite de Beyrouth : lethéâtre Piccadilly. Fairouz et les Rahbani y furent invités et présentèrent leur dernière production :Hala wel Malik (Le Roi et Hala), une comédie musicale de « masques etbergamasques », où les passages récitatifs sont presque inexistants[17] Le succès est fulgurant et la pièce est reprise en été de la même année aufestival des Cèdres et en automne à lafoire internationale de Damas.
En1967 sort également la deuxième production cinématographique des Frères Rahbani,Safar barlek (L’Exil), dont la trame se passe pendant l’occupation ottomane du Liban et la résistance qui s’exacerba en 1914 lorsque le sultanat prit des mesures drastiques contre la population libanaise. Ce film fut suivi d’un autre,Bint El Hariss (la Fille du Garde), tous deux dirigés parHenri Barakat. Il sort en1968 dans un registre léger et traite les questions délicates duchômage et de l’adultère dans un petit village où rien ne peut rester secret[18].
1967, l'année de ladéfaite des armées arabes face àIsraël, sonna le glas de l'insouciance et de la frivolité du mouvement théâtral libanais - y compris pour les frères Rahbani. La « dolce vita » libanaise n'était plus de mise, momentanément du moins.
En 1968, Fairouz monte sur les planches enSyrie avec les frères Rahbani dansAsh-shakhs[19] (Son Excellence) qui est le premier volet d’une trilogiesatirique (avecYaiche Yaiche etSahh Ennom en 1970) de labureaucratie et la politique des régimes arabes de l’époque. En 1969, la pièce fut jouée pendant près de trois mois au théâtre Piccadilly. L’été de la même année les frères Rahbani composèrent unecomédie musicale épique pour le festival de Baalbeck,Jibal As-sawan (Les Montagnes de silex)[20].
L'année 1970 fut une année particulièrement riche : les Rahbani composèrent deux comédies musicales,Yaiche Yaiche (Longue vie à sa majesté) etSahh En-nom (Bon réveil à vous !). La première, présentée au théâtre Piccadilly deBeyrouth en hiver, est une satire grinçante de l’instabilité politique du Liban et de tout le Proche Orient. En Syrie, les Rahbani montèrentSahh En-nom, une comédie musicale tout aussi grinçante etabsurde, dans laquelle le gouverneur ne fait que dormir et les citoyens que pâtir.
En 1971, les frères Rahbani composèrentNass Min Warak (Gens de papier), une comédie musicale « mise en abîme » puisqu’elle avait elle-même pour sujet l'histoire d'une troupe de chanteurs et de danseurs ayant à leur tête Maria (Fairouz). La première fut donnée à la foire internationale de Damas en et au Piccadilly de Beyrouth en février 1972.
Pendant l’été 1972, les frères Rahbani présentèrentNatourit al Mafatih (La Gardienne des Clés) avec Fairouz au festival de Baalbeck. Il s'agit d'une comédie noire où un peuple opprimé choisit larésistance passive : tout le monde fuit le royaume de Sira sauf Zad-El-Khayr (Fairouz) qui reste seule face au tyran. Après les représentations à Baalbeck, ce fut le tour deDamas. À la fin de la saison, Fairouz, épuisée, est hospitalisée dans une clinique de Beyrouth. Quelques jours plus tard, son mari et compositeur féticheAssy Rahbani est lui aussi hospitalisé victime d'un accident cardio-vasculaire cérébral[21].
Plusieurs interventionschirurgicales furent nécessaires à Assy Rahbani. Son état n'étant pas jugé satisfaisant, il fut transporté àParis à bord du jet privé du président syrien de l’époqueHafez el Assad pour recevoir les soins nécessaires. Son état physique s'améliora, mais soncerveau ayant été endommagé, Assy Rahbani était devenupseudo-amnésique[22]. Néanmoins il composa de nouveau et sa premièremélodie futLayali El Chimal El Hazini (Les Tristes Nuits) pour Fairouz qui la chanta en ouverture de la comédie musicaleAl-Mahatta (La Gare) au théâtre Piccadilly en février 1973[23], une comédie aux mélodies grinçantes et mélancoliques qui vit naître la première composition de Ziad Rahbani pour sa mère :Sa’alouni En-Nas (Les gens m'ont demandé). Le spectacle fut dédié à Assy Rahbani, toujours hospitalisé à Paris le jour de la première. Son frère cadet,Elias Rahbani, prit la baguette duchef d’orchestre.
En été 1973, un spectacle de variétés fut monté à Baalbeck,Qasidet Hobb (Poème d’amour) oùZiad Rahbani composa une deuxièmechanson pour Fairouz,Eddaysh Kan Fi Nass (Il y avait tant de monde) dans le style des grands classiques.
En 1974, les frères Rahbani jouèrent la comédie musicaleLoulou au Piccadilly, où Fairouz tenait le rôle d’une prisonnière blanchie après quinze ans deprison mais qui menace tout son entourage d’une vengeance sanglante.
Le, laguerre civile éclata au Liban pendant que les frères Rahbani et Fairouz jouaient au PiccadillyMays el-Rim, un village où deux familles se font la guerre et qui prennent Zayyoun (Fairouz) pour témoin, et dont l’ouverture du premier acte est restée l’une des plus importantes compositions de Ziad Rahbani (qui composa aussi une des chansons de la comédie,Habbou Ba'adoun —Ils se sont tant aimés).
En 1976, un spectacle de variétés fut monté à la foire internationale de Damas, et en 1977 les frères Rahbani composèrentPetra[24] dont la première fut donnée àl'amphithéâtre romain d'Amman à l’occasion de l’anniversaire de l’accession au trône duRoi Hussein, et fut jouée par la suite àDamas, au Casino du Liban et au Piccadilly.Petra est la dernièrecomédie musicale qui unit les frères Rahbani à Fairouz.
L’année 1979 voit la séparation du tandem artistique Fairouz-frères Rahbani et la naissance du premier album de Fairouz composé par son filsZiad Rahbani:Wahdoun (Seuls). Il marque un tournant fondamental dans la carrière de la chanteuse: les arrangements jazzy mélés de mélodies orientales de son fils ont un style nouveau[26]. Mais le public, habitué aux textes romantiques des frères Rahbani fut choqué par les textes crus et osés de Ziad et son humour noir. Cette polarisation des « anciens » et des « modernes » renaîtra avec chaque nouvel album de la chanteuse.
Le deuxième album de ce tandem dont la réputation devint très vite sulfureuse, ne verra le jour qu’en 1987,Maarefti fik (Notre rencontre). Très hétéroclite, il regroupe aussi bien des atmosphères orientales dans le style Rahbani que jazz. Entretemps, Assy Rahbani était mort le. Fairouz, peu de temps auparavant, se produisit auRoyal Festival Hall deLondres, accompagnée de Ziad Rahbani au piano, qui écrivit aussi de nouvelles orchestrations pour les anciennes chansons de Fairouz. En 1988, Ziad Rahbani l’accompagna aussi pour un concert-évènement auPalais Omnisports de Paris-Bercy, à l’occasion duquel elle fut nommée commandeur des arts et des lettres par le ministre de la culture française de l’époqueJack Lang[27](Fairouz recevra la légion d’honneur à Beyrouth en 1998).
Son premier CD, « The Very Best of Fairouz », était publié en 1987 et contenait sa chanson emblématique « Aatini Al Nay Wa Ghanni » (« Donne-moi la flûte et chante ») avec le texte d'un poème deKhalil Gibran[28].
En 1991 sortit le troisième album de Fairouz et Ziad,Kifak Enta ? (« Comment vas-tu ? »), qui fit couler beaucoup d’encre. Les textes de Ziad Rahbani étaient décidément trop modernes pour le goût de certains qui refusaient d’écouter Fairouz déclarer son amour à un homme qu’elle savait marié (la chanson « Comment vas-tu ? » raconte l’histoire d’une femme qui rencontre son ancien amant désormais marié, et lui dit ouvertement qu’elle aimerait se remettre en ménage avec lui. Ces critiques virulentes laissèrent peu de place à l’appréciation de la musique que présentait Ziad Rahbani (toujours aussi hétéroclite), et ce n’est que des années plus tard queKifak Enta? deviendra un « classique » de Fairouz, qu’elle chante dans presque tous ses concerts.
En 1994, Fairouz qui n’avait pas chanté au Liban depuis 1977, se produisit dans un méga-concert dans lecentre-ville de Beyrouth[29] et, en 1995,Ziad Rahbani et Fairouz présentèrent, en hommage à Assy Rahbani, l’albumIla Assi (À Assy), qui regroupa 19 des chansons de Fairouz et des frères Rahbani réorchestrées parZiad Rahbani. Ce n’est qu’en 1999 que Fairouz sortit un nouvel album avec Ziad Rahbani,Mish Kayen Hayk Tkoun (« Tu as vraiment changé »). Cet album contenait aussi des chansons composées par le compositeur syrien Mohammed Mohsen.
En 2000, Fairouz prépara son véritable come-back. Son concert de 1994 était fait de nostalgie plus que de musique,Fairouz ayant reçu des menaces par des intellectuels ayant présenté une pétition lui sommant de "ne pas chanter sur le dos d'un pays meurtri par la guerre", bien que Fairouz était pour eux quelqu'un "qu'ils respectaient car elle représentait le Liban"[réf. nécessaire], d'après le documentaire de France 2 "Fairouz fête la réconciliation libanaise" et l’anthologie qu’elle présenta au festival deBaalbeck en 1998, où elle chanta lors de spectacles-concerts rétrospectives organisés en playback par son beau-frère Mansour Rahbani.Son fils Ziad Rahbani, qui devait être de la partie, se retire du festival lorsque son oncle lui demande de prétendre jouer au piano des morceaux pré-enregistrés, considérant cela une trahison du public[réf. nécessaire]. Fairouz insistera quant-à elle pour chanter avec un micro portatif et levera la voix si haut au dessus des enregistrements audios diffusés par les micros plantés par Mansour pour faire entendre sa voix réelle qu'elle se fera mal aux cordes vocales dès la premiere soirée. Les concerts organisés par son beau frère sans orchestre lui coûtera longtemps la fausse et persistante rhumeur selon laquelle elle a perdu sa voix et que tous ses concerts sont pré-enregistrés et qu' elle se contente de mimer ses chansons face au micro ( d'après la revue Al mousiqa Al Arabia d'octobre 1998 et le site www.fairouz.com ). À la suite du succès de ses concerts au London Grand Hall les 12 et 13 mars 1994 en compagnie de l'Orchestre Royal Philharmonique de Londres, une tournée au Nord du Maroc en novembre 1994a été annulée, alors que les billets avaient déjà commencé à être en vente, par manque de sérieux de l'organisation de l'agence marocaine chargée des concerts[réf. nécessaire] à Oujda d'où devait débuter la tournée pour célébrer le neuf centième anniversaire de la fondation de la capitale de l'est du pays. C’est alors que, en, elle présenta aufestival de Beiteddine, accompagnée de son filsZiad Rahbani et d’un orchestre symphonique composé de musiciens arméniens, français, hollandais et libanais, sous la baguette du compositeurarménien Karen Durgaryan, trois concerts dont le programme, choisi avec le plus grand soin, regroupait des anciennes chansons savamment réorchestrées (dont la fameuseLa Inta Habibi - « Tu n’es plus mon amour ») ainsi que de nouveaux titres (dont le tout aussi fameux désormais,Sabah W Massa - « Matin et soir »). Par la siite, Fairuz avait reconquis un public jeune et convaincu les plus réticents.L’été 2001, le même orchestre fut à Beiteddine pour Fairouz[30]. Un nouvel album sortit enWala Kif (…Ni Comment), précédé en 2001 par l'enregistrement des concerts de Beiteddine 2000. En 2003, Fairouz revint avec le même orchestre une fois de plus à Beiteddine[31]. Désormais, c’est cet orchestre, dont la plus grande partie est composée de membres de l’orchestre symphonique d’Erevan sous la direction de Karen Durgaryan, qui accompagne Fairouz dans ses tournées.
En 2006, la comédie musicaleSahh Ennom des frères Rahbani et Fairouz qui avait été représentée en 1970 connut une seconde vie : elle fut programmée pour ouvrir les festivités de Baalbeck qui fêtaient leur cinquantenaire. Mais la guerre menée par Israël qui éclata le jour même obligea Fairouz et Ziad Rahbani à remettre les représentations à plus tard. Ce n’est qu’en que le public libanais eut la chance de découvrir auBIEL (Beyrouth) les nouvelles orchestrations de Ziad Rahani pourSahh Ennom ainsi que le come-back d’une Fairouz comédienne. Fairouz, en tournée dansSahh Ennom depuis 2006, joua àDamas en 2008 à guichets fermés pour neuf représentations, à Sharjah et àAmman.
Après quatre années d'absence de la scène libanaise, Fairouz se produit auBIEL, à Beyrouth, les 7 et. Son nouvel albumEh Fi Amal (L'Espoir fait vivre), composé parZiad Rahbani, sort le. Il contient douze titres : huit titres inédits, deux compositions instrumentales et deux chansons réarrangées par Ziad Rahbani:Biktoub Ismak, et une ballade folk dont le compositeur est anonyme,Bint Al Chalabiya, que les frères Rahbani avaient déjà adaptée pour Fairouz dans les années 1950.
En, Fairouz donna un concert unique auThéâtre royal Carré d'Amsterdam, dans le cadre duHolland Festival. En décembre de la même année, Fairouz présenta cinq concerts dans le nouveau complexe polyvalentPlatea, au nord de Beyrouth.
En 2017, Fairouz sort encore un nouvel album Bebalee. Elle y reprend de grands standards de la musique (My Way, Imagine, Don’t Cry For Me, Besame Mucho, Ma Cabane au Canada…)
Étant donné que les concerts et spectacles de Fairouz àDamas étaient quasi annuels, ils ne sont pas traités dans cette rubrique mais dans le corps du sujet, ci-dessus.
Fairouz chanta en Amérique du Sud (àRio de Janeiro,São Paulo etBuenos Aires) avant même de chanter à Beyrouth, et ce en, pendant une tournée organisée par le comité du festival de Baalbeck. Ce dernier organisa aussi deux concerts de Fairouz àLondres et àManchester en. En, Fairouz chanta àAmman pour la première fois, à l'amphithéâtre romain. En 1966, elle donna trois concerts dans la ville deKoweït, en février. En 1968, une grande tournée en Algérie fut organisée (Alger,Oran,Constantine etAnnaba avec un passage àTunis). Enfin, en 1970, Fairouz se produisit au Maroc (Rabat etCasablanca) en juillet. À l'automne 1971, une tournée d'un mois fut organisée pour Fairouz et la troupe des Rahbani en Amérique du Nord (11 dates auxÉtats-Unis et auCanada) par l'Arab Forum for Art and Culture.
Les frères Rahbani et Fairouz eurent une activité extrêmement riche dans les années 1960 et 1970 dans le domaine du théâtre du cinéma et de la télévision.
NB:Les spectacles musicaux ne contenaient pas ou peu de dialogues chantés. Ils étaient composés d'une suite de tableaux de chants et de danses, avec, pour quelques-uns des spectacles, comme Nass Min Warak, une trame qui unissait ces différents tableaux.
↑Le Chemin de Baalbeck: souvenirs & rencontres, Aimée Kettaneh, Ed.Terre du Liban, 2006
↑Baalbeck, les riches heures du festival, Ed. Dar Annahar, Beyrouth, 1994
↑De la musique arabo-libanaise et du théâtre musical Rahbani, Nizar Mroueh, Ed. Al Farabi, Beyrouth, 1998.
↑Synopsis: Hala, jeune fille sans défense, est reniée par son père, un ivrogne qui avec la cour du Roi veulent faire croire à ce dernier que Hala est fille de roi et qu’elle lui est envoyée par les astres comme épouse.
↑Synopsis: Ashakhs est l’histoire d’une vendeuse ambulante de tomates qui se trouve avec sa charrette au beau milieu d’une réception donnée en l’honneur d’un hôte de marque. Soupçonnée d’espionnage, elle se retrouve au tribunal au banc des accusés.
↑Synopsis: Le thème est la résistance des libanais à l’oppression et le moment fort est le tableau final dans lequel le personnage central meurt enmartyr.
↑Synopsis: une jeune étrangère qui fait croire à tout un village qu’un train venant de nulle part passera pour les prendre « vers le nord » où ils trouveront le bonheur
↑Synopsis: Chakila, reine du royaume dePétra en guerre contre Rome, est confrontée à unchoix cornélien : sauver sa fille kidnappée au prix de la défaite de son armée, donc de la perte de son royaume.