Félix naît àRome[1][3]. Selon leLiber pontificalis, il est le fils de Costanzo[4]. Félix est choisi pour être pape le 5 janvier 269, à la suite de Denys, décédé le 26 décembre 268[3].
Félix commence à faire ensevelir les martyrs sous lesautels et institue ainsi la coutume de célébrer la messe sur leurs tombeaux[5].
Félix est l'auteur d'une importante lettredogmatique sur l'unité de la personne duChrist. Il reçoit l'aide de l'empereur Aurélien pour régler un différend théologique entre l'anti-trinitairePaul de Samosate, qui a été privé en 269 de l'évêché d'Antioche pourhérésie par unconcile d'évêques et le nouvel évêqueorthodoxe Domnus[6]. Lorsque Félix succède à Denys, le rapport du concile d'Antioche parvient à Rome. Paul refuse de céder ; en 272, Aurélien est invité à départager les rivaux. Il ordonne que le bâtiment de l'église soit confié à l'évêque « reconnu par les évêques d'Italie et de la ville de Rome »[7],[8], attribuant les biens immobiliers de l'église d'Antioche à ceux qui sont encommunion avec l'église de Rome.
Les actes duconcile d'Éphèse donnent le pape Félix pour martyr ; mais cette information, qui revient dans la biographie du pape dans leLiber pontificalis, n'est étayée par aucune preuve antérieure authentique et est manifestement due à une confusion de noms avec un martyr romain du même nom enterré sur laVia Aurelia et sur la tombe duquel une église a été construite. LeLiber pontificalis déclare que Félix a érigé unebasilique sur la Via Aurelia et qu'il y a été enterré[9]. Ce dernier détail est de toute évidence une erreur, car lecalendrier romain des fêtes duIVe siècle dit que le pape Félix a été enterré dans lacrypte des Papes de lacatacombe de Saint-Calixte sur lavoie Appienne[10]. Dans leCatalogus Liberianus ou calendrier des fêtes, le nom de Félix apparaît dans la liste des évêques romains (Depositio episcoporum), et non dans celle des martyrs[8]. Sapierre tombale n'a jamais été retrouvée.
La version française duLiber pontificalis[12] souligne plusieurs anomalies et probables confusions de nom, concernant le récit de la vie du pape FélixIer.
Selon des études plus récentes, les livres liturgiques les plus anciens indiquent que le saint honoré le 30 mai était un martyr peu connu, enterré sur la via Aurelia, qui a été identifié par erreur avec le pape FélixIer[13], une erreur similaire à l'identification dans les livres liturgiques du saint martyr célébré le 30 juillet avec l'antipapeFélix II, corrigés au milieu des années 1950.