| Regional Secretary of the Iraqi Ba'ath Party | |
|---|---|
| - | |
Sabbar al-Mash'hadani(d) | |
| Vice-président de l'Irak | |
| - | |
Taha Muhi ad-Din Maʿruf(en) etSaddam Hussein | |
| Member of the Regional Command of the Iraqi Regional Branch | |
| - |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | (à 78 ans) Lieu inconnu |
| Nom dans la langue maternelle | |
| Surnom | |
| Nationalité | |
| Allégeance | |
| Activités | Homme politique, militaire |
| Religion | |
|---|---|
| Parti politique | |
| Arme | |
| Conflit | |
| Grade |
Ezzat Ibrahim al-Douri (arabe :عزة إبراهيم الدوري,Izzat Ibrāhīm ad-Dūrī), né le àAl-Dour (en) (Irak) et mort le[3], est unmaréchal,homme d'Étatirakien réputé avoir été le second deSaddam Hussein.
Il est chef de l'insurrection baassiste après l'invasion américaine de l'Irak.
Il est désigné comme le « roi de trèfle » dans le jeu de55 cartes diffusé par les Américains sur les responsables du régime de Saddam Hussein[4].

Fils d'Ibrahim Khalil, Ezzat Ibrahim est l'un des artisans ducoup d'État de1968, amenant lesbaasistes au pouvoir et en1979 il soutientSaddam Hussein lorsque ce dernier renverseAhmad Hassan al-Bakr[2].
En1988, il participe à l'opérationAnfal contre les Kurdes, puis en1991 à la répression de l'insurrection chiite consécutive à la défaite irakienne lors de laguerre du Golfe.
Le, il fait l'objet d'unetentative d'assassinat alors qu'il visite la ville chiite deKerbala[5].
En1999, un mandat d'arrêt international est lancé à son encontre pourcrimes de guerre[2].
Vice-président de laRépublique d'Irak et vice-président duConseil de commandement révolutionnaire (en), il est le numéro deux du régime lorsque les États-Unisenvahissent le pays en2003[2]. Ils le désignent alors comme le « roi de trèfle » dans leurjeu de cartes des Irakiens les plus recherchés et mettent sa tête à prix pour dix millions dedollars[2].
Après l'exécution de Saddam Hussein le, Ezzat Ibrahim Al-Douri prend sa succession en tant que secrétaire général duParti Baas irakien et officialise le même jour la création de l'Armée des hommes de la Naqshbandiyya (JRTN), mouvement armé baasiste etsoufi. Le, Al-Douri fonde leCommandement suprême pour le djihad et la libération (en), une vaste alliance regroupant55 factions armées irakiennes, dont la JRTN est la plus importante. Cette alliance rassemble des idéologies diverses, dont des nationalistes et des islamistes. Pour le Parti Baas, Ezzat Ibrahim Al-Douri devient « Cheikh desMoudjahidines et Commandant de la Résistance »[6].
Selon une rumeur, il serait mort d'uneleucémie, le. Cette rumeur est démentie peu après et Al-Douri refait surface par l'intermédiaire d'un discours diffusé sur Internet le à l'occasion du65e anniversaire du parti Baas[7].
En2014, Ezzat Ibrahim al-Douri et sonArmée de la Naqshbandiyya s'allient avec l'État islamique malgré les grandes différences idéologiques qui opposent ces deux mouvements[2]. Cette alliance sunnite effectuée pour des raisons tactiques n'empêche d'ailleurs pas des affrontements sanglants occasionnels[8]. Après laprise de Mossoul, le, des combattants de la JRTN affichent les portraits deSaddam Hussein et d'Ezzat Ibrahim Al-Douri à l'entrée de la ville[9]. Cependant par la suite, les djihadistes exigent que ces portraits soient retirés. Le, deux hommes de la JRTN sont abattus par des hommes de l'EIIL pour avoir refusé d'exécuter cet ordre[10].
Le, le gouvernement irakien affirme qu'Ezzat Ibrahim al-Douri a été tué lors d'une opération militaire menée par les miliceschiites et les forces gouvernementales près deTikrit. Lors de ce discours, le gouverneur de la province irakienne deSalah ad-Din présente al-Douri comme le « Cerveau del'État Islamique enIrak »[11]. Selon lui l'opération a été menée dans les montagnes d'Hamrine, près d'Al-Alam à quatre kilomètres à l'est de Tikrit, et s'est achevée par la mort de 12 insurgés, dont al-Douri[12],[4]. L'annonce de sa mort est démentie par leParti Baas irakien[13]. Le, le ministère irakien de la Santé affirme ne pas disposer des échantillons d'ADN nécessaires pour confirmer sa mort[14]. Le, un enregistrement audio est diffusé dans lequel al-Douri dément l'annonce de sa mort et affirme qu'il s'oppose à l'État islamique, qu'il désigne notamment sous le terme péjoratif de « Daech »[15],[16],[17].
En2016, ses troupes affirment prendre part à labataille de Mossoul contre l'EI[18].
Le, la mort d'Ezzat Ibrahim al-Douri, survenue la veille, est annoncée par leParti Baas irakien et parRaghad Hussein, fille deSaddam Hussein[19].
DansOpération Némésis\K(ISBN 979-1031013602) de Christophe Corvaisier, le personnage central d'al-Kouri a largement été inspiré par Ibrahim al-Douri, son quasi homonyme.
Sur les autres projets Wikimedia :