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En pratique :Quelles sources sont attendues ?Comment ajouter mes sources ?| Exécution de Marie-Antoinette d'Autriche | ||||||||
L'exécution de Marie-Antoinette, le (auteur inconnu). | ||||||||
| Type | Exécution capitale | |||||||
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| Pays | ||||||||
| Localisation | (Paris) | |||||||
| Coordonnées | 48° 51′ 56″ nord, 2° 19′ 16″ est | |||||||
| Organisateur | Convention nationale | |||||||
| Date | à12 h 15 | |||||||
| Participant(s) | Marie-Antoinette d'Autriche (condamnée à mort) Charles-Henri Sanson (bourreau) | |||||||
| Fréquentation | Foule parisienne | |||||||
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L'exécution de Marie-Antoinette est l'application de lacondamnation à la peine capitale parguillotine deMarie-Antoinette d'Autriche, anciennereine de France et de Navarre et ancienne reine des Français. La condamnation à mort est prononcée par leTribunal révolutionnaire le, à quatre heures et demi du matin, après unprocès qui a duré deux jours, et la sentence est exécutée le jour même.
Le mercredi, vers 10 heures du matin, les quatre juges et le greffier du Tribunal révolutionnaire entrent dans la pièce où se trouve Marie-Antoinette. Ils lui font lecture de la sentence. À la fin de la lecture, le bourreauHenri Sanson lui attache les mains derrière le dos. Il lui ôte ensuite sa coiffe et lui coupe les cheveux.
Marie-Antoinette franchit la grille de laConciergerie emmenée par Henri Sanson, et se dirige vers la cour du Mai où l'attend une charrette. Il s'agit d'un plateau de bois, posé sur des essieux, et tiré par deuxpercherons. L'ancienne reine de France grimpe l'escabeau avec l'aide de Sanson[1].
L'abbé Girard, curé de Saint-Landry,prêtre constitutionnel désigné par le Tribunal révolutionnaire, l'accompagne en tant queconfesseur. N'ayant pas eu le choix de son prêtre, contrairement àLouisXVI, Marie-Antoinette refuse les services de celui qui lui est imposé. Le bourreau se place derrière la reine déchue, son aide est assis au fond de la charrette. Sortie de la cour du Mai, la charrette roule lentement au travers de la foule. 30 000 hommes de troupe forment une haie tout au long du parcours. À l'entrée de larue Saint-Honoré, des clameurs de haine se font entendre et la charrette s'immobilise.
Vers midi, le véhicule apparaît sur la place de la Révolution (aujourd'huiplace de la Concorde). Marie-Antoinette descend de la charrette. Elle gravit l'échelle menant à l'échafaud, perdant l'un de ses souliers (lequel fait aujourd'hui partie de la collection dumusée des beaux-arts de Caen). La légende dit que l'ancienne reine a marché, avec l'autre soulier, sur le pied du bourreau et que ses dernières paroles ont été :« Monsieur, je vous demande pardon, je ne l'ai pas fait exprès ». Les aides l'attachent sur la planche, le couperet tombe. Henri Sanson saisit la tête de Marie-Antoinette par les cheveux et la brandit au peuple en criant « Vive la République ! ».
Marie-Antoinette est inhumée aucimetière de la Madeleine dans la mêmefosse commune que son mari le « ci-devant »LouisXVI. On répandit de lachaux vive sur sa dépouille.
L'acte de décès de la « veuve Capet » est établi le. L'original de l'acte a disparu lors de ladestruction des archives de Paris en 1871, mais il a été recopié par des archivistes. Voici ce que dit le texte :
« Du trois du second mois de l'an Second de la République française ().
Acte de décès de Marie-Antoinette Lorraine d'Autriche du vingt-cinq du mois dernier () âgée de trente-huit ans, veuve de Louis Capet, vu l'extrait du jugement du tribunal criminel révolutionnaire et du procès-verbal d'exécution en date du 25 du mois dernier.
Signé Woeff, commis greffier. L'officier public Deltroit[2]. »
LaRestauration rend les honneurs à la belle-sœur du roiLouisXVIII. Le, les restes de la « reine martyre » sont déposés à labasilique Saint-Denis. En1816, le roi fait élever parPierre Petitot un monument funéraire dans la basilique.
Aucimetière de la Madeleine où fut inhumée Marie-Antoinette,LouisXVIII fit construire une chapelle (lachapelle expiatoire) qui fut érigée parLebas etFontaine en 1826. La chapelle est ornée de deux figures sculptées représentantLouisXVI et Marie-Antoinette. Le cimetière de la Madeleine se nomme aujourd'hui lesquare Louis-XVI.
La scène de l'exécution est l'objet de plusieurs peintures, dont le fameux croquisMarie-Antoinette conduite à l'échafaud deJacques-Louis David.
L'exécution de Marie-Antoinette d'Autriche est dépeinte dans le filmLa Révolution française (1989).
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