| Eusko Gudarostea | |
| Idéologie | Républicanisme Nationalisme basque Antifascisme Démocratie chrétienne |
|---|---|
| Objectifs | Lutte pour l'indépendance duPays basque, lutte contre les forces nationalistes. |
| Statut | inactif |
| Fondation | |
| Date de formation | 1936 |
| Pays d'origine | |
| Actions | |
| Mode opératoire | Lutte armée |
| Zone d'opération | |
| Période d'activité | 1936-1937 |
| Organisation | |
| Chefs principaux | José Antonio Aguirre |
| Branche politique | Parti nationaliste basque |
| Guerre d'Espagne | |
| modifier | |
Eusko Gudarostea ouEuzko Gudarostea (dans l'ancienne orthographe) signifie l'« armée basque » enbasque. Ce fut la dénomination utilisée par l'armée dugouvernement basque durant laguerre d'Espagne.

C'est au début du mois d', peu après le coup d'Étatnationaliste contre laSeconde République espagnole que fut fondé l'Euzko Gudarostea. L'armée était dirigée par le gouvernement de laCommunauté autonome basque (dirigé par lelehendakari Aguirre) et donc sous l'autorité politique des députés duParti nationaliste basque, en particulier les membres de l'EBB ou commission exécutive d'Euzkadi (Euskadi Buru Batzar en basque ouComisión Ejecutiva de Euskadi en espagnol). Les trois principaux hommes chargés de sa surveillance étaientManuel de Irujo, José María Lasarte etTelesforo Monzón. Elle fut placée sous la direction du capitaine d'intendance Cándido Saseta.
Ses membres étaient appelés lesgudaris. Ce mot signifie « soldats » ou « guerriers » eneuskara, étant basé sur la racineguda (« la guerre ») et le suffixe-ari, qui indique l'emploi[1]. C'est dans la caserne de Bidarte, dirigée par l'écrivain Esteban Urkiaga, surnomméLauaxeta, que furent formés des milliers degudaris. Le premier bataillon fut appelé « Arana Goiri » et formé par lePNB à partir de son organisation paramilitaire Euzko Aberkoi Batza. Il partit au front le, la veille de la formation officielle de l'Euzko Gudarostea.
C'est effectivement le que l'Euzko Gudarostea fut officiellement constitué, sous le commandement de Ramón Azkue, en coordination avec l'armée de la République. L'hymne officiel de l'Eusko Gudarostea futEusko Gudariak.
L'Eusko Gudarostea était composé de 79bataillons. Les troupes étaient formées d'hommes aux sensibilités différentes : des nationalistes basques, des communistes, des socialistes et des républicains essentiellement. On comptait :
L'armée comptait également une force navale, laMarine de guerre auxiliaire d'Euzkadi (Marina de Guerra Auxiliar de Euzkadi en espagnol ouEuzko itsas Gudarostea en basque). Elle regroupait principalement des petits bateaux et des barques de pêche armés, souvent désignés sous le nom debous, ou transformés endragueurs de mines. La flotte fut engagée dans plusieurs combats, en particulier la bataille ducap Machichaco.
La force aérienne était particulièrement réduite. À cause des motifs et des couleurs différentes des appareils, elle était populairement désignée sous le nom de « cirque Price », fameux cirque fondé depuis les années 1870 àMadrid.
Quoique combattant au sein du même corps, il est notable que des dissensions existaient entre les membres de l'armée basque. Il y eut des conflits internes vifs, particulièrement entre les nationalistes basques et les anarchistes et les syndicalistes socialistes.
L'armée basque avait pour objectif de maintenir l'ordre public. Elle prit également part aux combats contre les troupes deFranco sur le front du Nord.

En1937, à la suite de laconquête de la Biscaye, les troupes basques du PNV et de l'ELA se rendirent aucorps expéditionnaire italien àSantoña enCantabrie, sans l'autorisation du gouvernement de la République et sans avertir le reste des troupes qui continue à se battre sur le front. La reddition de Santoña fut donc ressentie par leurs anciens alliés comme une véritable traitrise qu'ils désignèrent sous le nom de « trahison de Santoña ». Les termes de la reddition, cependant, ne furent pas acceptés par Franco, et ceux qui s'étaient rendus furent emprisonnés.
Quant aux bataillons communistes, socialistes, anarchistes et de l'ANV, ils continuèrent la lutte sur les fronts de Cantabrie et desAsturies. Ils tinrent à conserver leur identité propre à l'intérieur de l'armée républicaine. Après lachute du front du Nord, quelques-uns se réfugièrent dans les montagnes, attendant les ordres de la République pour reprendre une guerre de guerilla, afin d'affaiblir les arrières de l'ennemi. D'autres s'enfuirent enFrance par bateau avant de rejoindre laCatalogne pour continuer le combat jusqu'en 1939.
Immédiatement après la guerre, des membres démobilisés d'Eusko Gudarostea furent formés par les États-Unis pour renverser le gouvernement de Franco, certains formeront par la suite les instructeurs de l'ETA[2].