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Eunuque

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Eunuque
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Traité des Eunuques deCharles Ancillon, 1707,lire en ligne surGallica

Uneunuque est un homme castré. Lacastration se limite généralement à l'ablation destesticules (orchidectomie), mais il arrive qu'elle concerne également lepénis, alors connue sous le nom depénectomie (souvent avec un tube inséré pour garder ouvert l'urètre).

Le mot vient dugrec ancien :εὐνή /eunḗ (« lit ») etἔχω /ékhō (« garder »), soit « gardien du lit » (enlatincubicularius). Cela atteste le rôle traditionnel de l'eunuque comme gardien duharem.

De nos jours, auXXIe siècle, la castration traditionnelle est, au même titre que les autresmutilations génitales ou sexuelles (notammentféminines), interdite dans la plupart des pays et totalement réprouvée internationalement : selon l'Organisation des Nations unies, toute mutilation génitale sans motif médical et thérapeutique vital, non consentie, est éthiquement inconcevable[1]. Elle est considérée comme uncrime contre l'humanité selon leStatut de Rome[2], comme les autres mutilations sexuelles[3], et n'est pourtant pas encore totalement éradiquée. Sans oublier la question différente de la castration volontaire, soit de type pathologique, soit correspondant peut-être à un libre choix de modalitétransgenre ou “hors genre” pourrait-on dire, comme c'est le cas par exemple des communautés deHijras en Inde[4],[5].

[Voir commentaire et sourçage de l'image de l'infobox dans cette section : « Commentaire de l'image d'un eunuque chinois »].

Histoire

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Chine et Extrême-Orient

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Aux origines

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Même si le phénomène de la castration à des fins socio-politiques est souvent associé à la Chine antique et historique, ce phénomène« ne concerne pas uniquement la Chine. Les eunuques ont existé dans l’Égypte ancienne [et laMésopotamie antique], enGrèce, àRome, enTurquie. Avant de traverser le continent asiatique à partir descôtes méditerranéennes et de se retrouver enCorée. Et en Chine pour plus de deux mille ans. C’est dire leur importance historique. Et combien leur existence est enracinée dans la civilisation chinoise »[6].

Dans laChine ancienne, lacastration était à la fois une punition traditionnelle (jusqu'à ladynastie Sui,-) souvent infligée, par exemple aux prisonniers ; mais aussi un moyen d'obtenir un emploi dans le service impérial. En effet, dès lapériode Zhou (duXIIe siècle av. J.-C. auIIIe siècle av. J.-C.), les eunuques furent les conseillers les plus proches des empereurs. La raison en est qu'ils étaient les seuls à vivre, avec les concubines, dans la partie réservée (et privée) du palais impérial (dans la capitale de la dynastie Zhou : Hao, aujourd'huiXi'an), zone qui sera plus tard appeléeCour intérieure de la Cité interdite à Pékin, c'est-à-dire dans l'intimité du souverain[7].

Un rôle important...

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Du fait de cette proximité privilégiée les eunuques ont été, jusqu'à la fin de l'Empire chinois et à toutes ses époques, mis en rivalité souvent favorable avec les fonctionnaires lettrés de la capitale ou avec ceux disséminés dans les provinces, car ils bénéficiaient d'une confiance plus sûre de la part duFils du Ciel, donc d'une influence plus grande auprès de lui[7]. Certes« les parents sans ressources pratiquaient quelquefois la castration de leurs fils pour les vendre en vue de leur affectation à la garde des harems [...]. Cependant, les eunuques étaient préposés à des tâches aussi bien politiques que domestiques ». Non seulement en Chine impériale mais également« enAssyrie, puis enPerse et dans leSaint-Empire romain germanique, on leur confiait aussi d'importantes fonctions politiques parce qu'ils étaient considérés comme plus sûrs, n'ayant pas de descendance à favoriser »[7].

Ainsi, à la fin de ladynastie Ming au milieu duXVIIe siècle, il y avait selon des textes anciens[8] plus de 70 000 eunuques (宦官huàn'guān, ou 太監tàijiān) dans laCité interdite (estimation haute)[9]. D'autres sources évoquent des nombres plus modérés, jusqu'à 9 000 en moyenne sous les Ming, puis plus tard sous ladynastie Qing, on s'efforça de réduire ce nombre à 2 260 eunuques au maximum par une loi[8]. Quoi qu'il en soit les eunuques du Palais impérial sont donc au nombre de plusieurs milliers puis quelques dizaines de milliers sous les Ming et sont 2 000 à 3 000 à entourer en permanence l'empereur et les principaux membres de la famille impériale[6].

Et de fait, des eunuques ont eu des rôles très importants sous les Ming : par exemple l'un des premiers empereurs Ming,Ming Yongle le bâtisseur de laCité interdite confia sa construction entre autres à un eunuqueannamite (ou vietnamien) nommé Ruan An en 1406. Il envoya aussi son eunuque favori,Zheng He, en mission d'exploration pour le compte de la Chine avec rang d'ambassadeur plénipotentiaire. Plus tard, c'est sous les ordres de l'eunuqueWang Zhen (en) que fut rénovée et fortifiée la Cité interdite[8] et que fut construit leTemple Zhihua (en) à Pékin en 1443. Et c'est encore lui, tuteur du jeune empereurMing Yingzong et« premier “dictateur” eunuque de la dynastie Ming à exercer le pouvoir effectif »[10] qui a conseillé à l'empereur et commandé la campagne militaire malheureuse contre ladynastie Yuan du Nord mongole où lui-même fut tué et où l'empereur fut capturé à labataille de la forteresse de Tumu.

Et c'est donc au début duXVIIe siècle que les eunuques eurent le plus de pouvoir, sous la dynastie Ming, qui a été assez permissive avec eux : certains empereurs assez faibles et peinant à imposer leur autorité s'en remettaient à eux pour la conduite des affaires courantes de l'état comme pour les basses besognes, jusqu'à se voir dicter certaines de leurs décisions par ces fondés de pouvoir[8]. La dynastie Qing suivante fut nettement plus rigoureuse voire rigide dans la gestion de la caste des eunuques : l'empereurShunzhi en vint à faire apposer une enseigne en fer devant le « Pavillon de l'union et de la paix », dernier pavillon avant le « palais de la Suprême Harmonie » où se déroulait l'exercice du pouvoir, enseigne qui en interdisait l'entrée aux eunuques et entendait restreindre l'ingérence des eunuques dans les affaires du gouvernement[8].

La valeur d'un tel poste était importante puisque devenir eunuque permettait d'obtenir un pouvoir immense, qui dépassait parfois même celui dupremier ministre. La justification de cette obligation pour les fonctionnaires de haut rang qui acceptaient la mutilation était que, puisqu'ils ne pouvaient procréer, ils ne seraient pas tentés de trahir et de prendre le pouvoir pour fonder une nouvelledynastie[7].

« On peut aussi penser que l'importance du rôle politique ou militaire que jouaient parfois les eunuques était rendue possible par le statut particulier, quasiment sacré, que leur conférait dans l'inconscient collectif leur “monstruosité” »[7]. De même, en culture latine, comme le dit Concetta Pennuto dans la revue historiqueSeizième Siècle,« l'intérêt pour l'eunuque relève du fait qu'il s'agit d'un individupraeter naturam, c'est-à-dire qui est au-delà des lois de la nature »[11]. C'était aussi le cas pour certaines époques à Rome de la vogue entourant l'hermaphrodisme et l'androgynie ainsi que toutes les caractéristiques hors norme et au-delà de la nature dont certaines étaient provoquées par mutilation[12].

... et controversé

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Cependant, la castration par elle-même fut finalement totalement interdite en Chine par suite de la victoire de larévolution républicaine chinoise en 1912[13]. Le nombre d'eunuques n'était plus estimé qu'à 470 lors de l'abolition de cette fonction[13].

À certaines périodes, un système similaire a existé aussi auViêt Nam[9], enInde[9] et enCorée.

Commentaire de l'image d'un eunuque chinois

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L'illustration de l'infobox en entête présente la photographie d'un eunuque en Chine au tout début duXXe siècle (Pékin, 1901), à la fin de l'époque de ladynastie Qing (1644 -1912). Il se dénude pour montrer le site de sa castration. On constate qu'il n'était pas seulement castré, mais entièrementémasculé. L'expression de son visage dénote l'effroi et la déploration désespérée[14].

Europe et Moyen-Orient

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Article détaillé :Eunuques dans la Rome antique.

Mésopotamie antique

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Les plus anciens témoignages (ou faits attestés) de castration pour produire des eunuques proviennent de la citésumérienne deLagash auXXIe siècle av. J.-C.[9].La première mention historique écrite de castration a été retrouvée sur un site de l'Empire néo-assyrien (d'environ 900 à 620 avant J.-C.)[9]. Sous le règne deTiglath-Phalazar III, refondateur et rénovateur de l'Empire assyrien auVIIIe siècle av. J.-C. (années 740 av. J.-C.), le commandement de l'armée fut confié à des eunuques, et certains d'entre eux furent même nommés gouverneurs de royaumes récemment conquis (voir la section consacrée à saconquête de la Babylonie).

« Les castrats étaient également des figures familières à la cour des empereursAchéménides de Perse »[9] (vers leVIe siècle av. J.-C.).

Occident antique

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La pratique de la castration était également installée en Europe dès l'Antiquité chez lesGrecs et lesRomains. Aux périodes les plus anciennes, elle a surtout concerné le domaine religieux. Ceux qui vénéraient la déesseCybèle par exemple pratiquaient des rituels d'auto-castration (sanguinaria).

Judaïsme

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Genèse,Bible,Westminster Leningrad Codex.

LaBible hébraïque (Tanakh) évoque à plusieurs reprises[15] le mothébreusârîs (סריס) dont uneracine a le sens de « castrer »[16], couramment traduit par « eunuque », mot qui peut aussi désigner celui qui n'a pas de descendance[17], un étranger (נכר), un serviteur (ebed) ou unchambellan (cariyc)[16], un haut fonctionnaire du pouvoir[18],[19],[20] comme « Ebed-Mélec (trad. « roi-serviteur »), l'Ethiopien, eunuque attaché à la maison du roi » (Jérémie 38:7). Dans leLivre d'Esther, l'eunuque (sârîs) Hagui est le gardien duharem du roiperse Assuérius (Xerxès Ier) et plusieurs autres (Shaashgaz, Hathac) gravitent autour de lui.

Laloi mosaïque fustigeant la pratique courante de la castration des peuples alentour[18], l'interdit formellement[21],[22] chez l'animal[23] comme chez l'homme[24] (ainsi que lastérilisation de la femme[25]) et incitant plutôt aumariage et à laprocréation[26],[27],[21], considèrea priori que les eunuques en tant qu'hommes castrés seraient indignes de participer à l'assemblée d'Israël (Deutéronome 23:1-2)[22] ; mais sous la royauté juive, cette institution fait face à une réalité et accueille l'eunuque dans la communauté (Jérémie 29:2-5 etIsaïe 56:3-5)[28],[29] :

« Que l'eunuque qui s'attache à l'Eternel ne dise pas : “Hélas ! Je ne suis qu'un arbre desséché !” Car ainsi s'exprime l'Eternel : “Aux eunuques qui observent Mes sabbats, qui se complaisent à ce que J'aime, qui s'attachent à Mon alliance, à eux, J'accorderai, dans Ma maison et dans Mes murs, un monument, un titre qui vaudra mieux que des fils et des filles ; Je leur accorderai un nom éternel, qui ne périra point”. »

Christianisme

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Le Diacre Philippe baptisant l'eunuque, J.-F.-F. Godefroy de Veaux, v. 1780.

Dans leNouveau Testament (Matthieu 19:12), il est fait allusion aux différents types d'eunuques :

« Car il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère ; il y en a qui le sont devenus par les hommes ; et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne. »

L'expression « eux-mêmes, à cause du royaume des cieux » est souvent interprétée par l'adoption de lachasteté par lecélibat et non pas celle de la castration physique[20].

DansActes 8:27 à 8:39, il est raconté que lediacre Philippe baptise l'eunuque éthiopien, trésorier de la reineCandace d'Éthiopie, rentrant par la route deJérusalem dans son pays[30].

DansIsaïe 56:3, l'impossibilité pour l'eunuque d'avoir une descendance ne doit pas se transformer en plainte mais doit être considérée comme une bénédiction :« Que l'étranger qui s'attache à l'Éternel ne dise pas : L'Éternel me séparera de son peuple ! Et que l'eunuque ne dise pas : Voici, je suis un arbre sec ! Car ainsi parle l’Éternel: Aux eunuques qui garderont mes sabbats, Qui choisiront ce qui m'est agréable, Et qui persévéreront dans mon alliance, Je donnerai dans ma maison et dans mes murs une place et un nom Préférables à des fils et à des filles; Je leur donnerai un nom éternel, Qui ne périra pas. »

Dans leLivre des Rois, il est fait mention d'un eunuque nommé Nethan Mélec à 23:11« Il fit disparaître de l'entrée de la maison de l'Éternel les chevaux que les rois de Juda avaient consacrés au soleil, près de la chambre de l'eunuque Nethan Mélec, qui demeurait dans le faubourg ; et il brûla au feu les chars du soleil. » et à 25:19« Et dans la ville il prit un eunuque qui avait sous son commandement les gens de guerre, cinq hommes qui faisaient partie des conseillers du roi et qui furent trouvés dans la ville, le secrétaire du chef de l'armée qui était chargé d'enrôler le peuple du pays, et soixante hommes du peuple du pays qui se trouvèrent dans la ville. »

LeLivre de la Sagesse 3:14 dit :« Heureux encore l'eunuque qui de sa main n'a pas fait l'iniquité et qui n'a pas conçu de pensées criminelles contre le Seigneur! Il recevra une récompense de choix pour sa fidélité, et il aura dans le temple du Seigneur le sort le plus désirable. »

France
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Castration pour homosexualité ou bestialité, France, 1296.

EnFrance médiévale, celui qui se rend coupable d'homosexualité ou debestialité est castré (dans le meilleur des cas, car il pouvait aussi être mis à mort) : il est transformé en eunuque par l'ablation de ses testicules, comme le montre cette illustration d'une « coutume de Toulouse » (ouvrage dedroit françaismédiéval, ici duXIIIe siècle).

Mais la castration pouvait aussi servir de punition et de vengeance, comme l'illustre la tragiqueromance d'Héloïse etAbélard : ce dernier fut en effet castré en1117 lors d'une expédition punitive commanditée par lechanoine Fulbert, oncle et tuteur d'Héloïse d'Argenteuil, qui était révolté par leur passion charnelle et leur non-observance du mariage confidentiel qui les avait unis en secret : en effet laréforme grégorienne, qui prétendait imposer le célibat à tous les prêtres catholiques, était encore récente à l'époque et non universellement appliquée, lesprêtres mariés n'étant pas rares. D'ailleurs ledeuxième concile du Latran, qui fixe le célibat des prêtres en1139, est postérieur[31].
Néanmoins, cette castration punitive et vengeresse a déjà été considérée à l'époque comme un crime abominable et punie comme telle, tant par l'opinion publique du temps que par letribunal épiscopal, puisque les trois protagonistes étaient ecclésiastiques[32].

Empire byzantin

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Article détaillé :Eunuques dans l'Empire byzantin.

Concernant l'Empire byzantin, les eunuques sont attestés à l'époque proto-byzantine mais ne jouent un rôle politique majeur qu'à partir du développement ducubiculum impérial. On les retrouve essentiellement àConstantinople, notamment au palais impérial, mais on en retrouve en province dans des cubicula des grands personnages imitant l'empereur. Le recrutement est longtemps venu des pays étrangers mais s'est modifié à partir duVIIe siècle avec un recrutement axé enAsie Mineure et enPaphlagonie. Les eunuques étaient issus de toutes les couches sociales sans distinction, et aucune charge n'était fermée aux eunuques à part celle d'empereur. Certains devinrentpatriarches, commandant d'armées ou directeur des services fiscaux.

Empire ottoman

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Eunuque gardien deharem.
Eunuque dusultan ottoman, 1870.

Dans l'Empire ottoman et les autres terresmusulmanes, des eunuques (appeléshadım enturc) étaient affectés à la garde et à l'administration desharems ou sérails, c'est-à-dire de l'habitation privée dans lesquelles lesépouses etconcubines d'un homme important étaient logées et tenues à l'écart du monde. Un homme non châtré autre que le maître de maison n'aurait pas pu être admis dans une telle enceinte de peur qu'il n'entretienne une liaison avec une des épouses. On pensait que la castration ôtait les désirs sexuels et la possibilité decoït. Si l'on en croitVoltaire, c'était loin d'être toujours le cas puisqu'il nous dit dans leDictionnaire philosophique à l'article « Joseph » :

« Lekisler-aga, eunuque parfait, à qui on a tout coupé, a aujourd’hui un sérail à Constantinople : on lui a laissé ses yeux et ses mains, et la nature n'a point perdu ses droits dans son cœur. Les autres eunuques, à qui on n'a coupé que les deux accompagnements de l'organe de la génération, emploient encore souvent cet organe. »

On trouve des descriptions similaires dans lesLettres persanes deMontesquieu[33].

  • Kuslir Aga, chef des Eunuques noirs, 1670.
    Kuslir Aga, chef des Eunuques noirs, 1670.
  • Kissar Aga, Premier eunuque noir du sérail turc, XVIIIe s.
    Kissar Aga, Premier eunuque noir du sérail turc, XVIIIe s.
  • Costume d'eunuque blanc, 1749.
    Costume d'eunuque blanc, 1749.
  • Costume du chef des Eunuques noirs, 1749.
    Costume du chef des Eunuques noirs, 1749.

Perpétuation en Occident

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Farinelli (1705-1782), le plus célèbre des castrats.

À l'époque chrétienne, la pratique se perpétua enOccident. Comme les femmes n'étaient pas autorisées à chanter dans leséglises, leur place était prise par lescastrats. La pratique demeura populaire jusqu'auXVIIIe siècle et en partie auXIXe siècle. Le castrat italienAlessandro Moreschi, duquel il existe un enregistrement, ne mourut qu'au début duXXe siècle.

La secterusse duXVIIIe siècle, lesskoptzy (скопцы) sont un exemple de culte de la castration, ses membres voyant cela comme une voie pour renoncer auxpéchés de la chair. AuXXe siècle, plusieurs membres du culte de la secteHeaven's Gate ont également été trouvés castrés, apparemment volontairement, pour les mêmes raisons.

Les eunuquesdès le ventre de leur mère ?

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Dans Matthieu 19:12, Jésus évoque ce type d'eunuques « dès le ventre de leur mère » par opposition à ceux « rendus tels par les hommes » et ceux qui « se font eunuques pour le Royaume des Cieux »[34],[35].

Dans ce contexte — étant donné qu'il est communément admis que le troisième exemple concerne non pas des personnes émasculées, mais faisant vœu de chasteté, notamment la secte des esséniens à l'époque, et que ces trois catégories semblent être celles qui justifient qu'on renonce au mariage — certains ont postulé qu'eunuques "dès le ventre de leur mère" désignait, non forcement des infirmes[36], mais des personnes impuissantes ou non portées sur les femmes, donc notamment des homosexuels.

Appuyé par le fait que le terme eunuque désignait à l'époque romaine (tardive, du moins) à la fois les personnes castrées, mais aussi celles impuissantes, incapable de procréer de façon générale sans qu'il soit précisé exactement les raisons. Par exemple, dans leDigeste (ouPandectes) créé parJustinien, qui correspond à une modernisation de toute la législation antique ainsi qu’à une synthèse de lajurisprudence antique auVIe siècle, le terme "eunuque" (Spado) y est défini comme tel : "Le terme 'spadonum' est une appellation générale : sous ce terme sont aussi ceux qui sont impuissants par nature, ainsi que ceux qui ont été châtrés (Ihlibiœ outhlasire), et même si un autre genre d'impuissant existe, il est inclus"[37]. La différence entre eunuques non-castrés et castrats étant bien établie pour ce qui est du droit au mariage[38],[39],[40] ou à avoir (adopter) des enfants[41] et héritiers[42],[43] tous interdits à ce dernier. Cependant, la différence n'étant pas explicitée, ce peut être, avant tout, une question de présence ou non de la verge[44] ou d'avancement de la puberté, comme pour les castrats modernes, la castration pouvant être accidentelle et est notamment précisée pour les jeunes garçons[45].

Qui plus est, d'après certains chercheurs, dans la société byzantine tardive (de 600 à 1100[46]) dans laquelle importait plus la capacité de reproduction que les attributs physiques les eunuques deviennent une classe à part, que certains chercheurs associent à une sorte de "3e genre" sans pour autant être un "3e sexe", au point où certains curés et nonnes non castrés ont pu profiter de ce statut[47].

Cependant, l'association entre gays et eunuques semble plutôt être une analogie établie par la littérature pro-homosexuelle américaine[48].

Spiritualité chrétienne

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Dans l'évangile selon Matthieu, on trouve cette parole deJésus-Christ : « Certains se font eunuques pour leRoyaume des Cieux ». (Mt 19,12). Cette parole a été interprétée de manière différente selon les traditions chrétiennes. La plus commune, dans l'orthodoxie et lecatholicisme, est d'y voir un appel à lacontinence volontaire de la part de Jésus afin de se consacrer totalement à la prière et l'évangélisation. Cela se traduit concrètement par unengagement monastique.

Origène est connu pour avoir interprété cette parole à la lettre. Ce geste fut reproché au théologien, qui le regretta plus tard et estimait que l'incapacité decopuler physiquement ne lui permettait pas pour autant d'êtrechaste au niveau du cœur comme le Christ le demande (« Moi je vous dis que celui qui regarde une femme avec envie a déjà commis l'adultère avec elle en son cœur. » Matthieu 5,28).

Identités de genre et communautés contemporaines

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Un(e) Hijra réputé(e) et ses compagnons dans leBengale oriental desannées 1860. L'hermaphrodite ( « hijra ») est considéré comme le troisième genre en Asie du Sud. Ils sont souvent des adeptes et adorateurs de la déesse hindoueBahuchara Mata.

Aux États-Unis et sur internet

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Il existe un site consacré à la castration volontaire :Eunuch Archive[49], relayé et étudié par le siteEunuch Online[50] qui est animé par les chercheurs Ariel B. Handy[51] et Thomas W. Johnson[52]. Ce site (abrégé en « EA ») affirme à propos des eunuques qu'ils constituent un troisième genre au-delà de la binarité femme-homme, et qu'il s'agit du cas le plus ancien connu aujourd'hui d'une identitétransgenre, ou “hors genre”,non-binaire[53]. Si ce n'est qu'historiquement la condition d'eunuque répond le plus souvent à un contexte decastration forcée ou faiblement consentie dans le cadre d'unordre socialpatriarcal très contraint.

Ce concept de troisième genre est en lien avec le phénomène biologique et psychologique de l'hermaphrodisme humain ainsi qu'avec l'androgynie et ladéconstruction des caractéristiques traditionnellement attachées au genre, mais il s'en distingue[54],[12]. Parce qu'il a trait à ce qui se présente comme un véritabledésir — acquis, mais irrépressible, permanent — de castration, et que la nature ou le déterminisme biologique n'y ont qu'une mince part. Et aussi parce qu'il dépasse et déplace les pratiques detravestissement et de féminisation classiques des hommes. L'histoire de ce concept de troisième genre est longue et remonte à la plus haute Antiquité (au moins gréco-romaine), et elle a vu l'histoire sociale de l'admissibilité des comportements différents osciller régulièrement entrebinarité etnon-binarité sur les trois derniers millénaires et dans toutes les cultures[12].

Ainsi, la plupart des hommes désirant être eunuques ne veulent pas changer leur sexe d'homme pour devenir femme (comme dans d'autres configurations de transidentité) mais se considèrent comme d'un « genre neutre »[55]. Bien que cette identité de genre ne soit pas reconnue comme telle par leDSM-5, des personnes s'en revendiquent et s'organisent autour de cet objectif depuis au moins le milieu des années 1990.
À travers leurs échanges en ligne, notamment via l’Eunuch Archive, elles se renseignent les unes les autres sur les méthodes de castration médicalement les plus sûres et sur les effets physiques et psychologiques de la privation d'androgènes (hormones mâles)[50]. Elles discutent aussi de ce que représente pour elles le fait d'être ou de vouloir devenir eunuque.

AuxÉtats-Unis, elles se retrouvent également lors de rencontres annuelles, en particulier àMinneapolis[53].« Au moins dix rassemblements annuels de membres de l'EA (Eunuch Archive) ont eu lieu, ainsi qu'une acceptation croissante des eunuques dans le monde entier (bien que cela reste très minoritaire). Plusieurs pays commencent à proposer un troisième genre en tant qu'identité de genre valide. »[50].

En Inde

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Les hijras veufs (/ves) pleurent la mort de Koothandavar : les Aravanis, ou « épouses » transgenres du dieu Aravan (Koothandavar), pleurent sa mort et jouent le rôle de Mohini-Krishna.

Il existe aussi enInde des communautés plus traditionnelles d'hommes qu'on appelle lesHijras ou « eunuques indiens » et qui pratiquent la castration volontaire depuis environ quatre siècles[4]. Mais leur origine remonte à l'antiquité.« Rassemblés en communautés, ces eunuques indiens, plus vraiment hommes et pas vraiment femmes, seraient environ un million [en 2011]. [...] Issus de toutes les castes de la société indienne, les Hijras sont souvent des hommes qui ne se reconnaissent pas en tant que tel et ont décidé de se faire émasculer. [...] Au temps des maharajas, les Hijras étaient employés pour garder les harems. Aujourd'hui [en 2011] ils sont considérés comme des parias. [...] Officiellement, la castration [forcée] est interdite en Inde depuis 1880. »[4]. Néanmoins, laCour suprême de l'Inde en avril 2014 a reconnu les hijras, les personnestransgenres, les eunuques et les personnesintersexes comme un « troisième genre » en droit[5],[56],[57],[58]. En elles (/eux), les hijras conjuguent lanon-binarité de genre et lanon-dualité philosophique ancestrale de l'Inde[59].

En revanche, dans ce même pays, l'Inde,« en décembre [2013], la Cour suprême a[vait] refusé de dépénaliser l'homosexualité qui rest[ait] un crime en Inde. Les personnes se rendant “coupables de relations charnelles contre nature” risqu[ai]ent l'emprisonnement »[5] ; et même, selon son article 377 le Code pénal indien« punissait de plusieurs années de prison toute relation sexuelle entre personnes du même sexe »[60]. Ces deux décisions de la même Cour suprême à seulement quatre mois d'intervalle semblaient contradictoires à de nombreux observateurs[5], même si l'émasculation volontaire et l'homosexualité sont à l'évidence des pratiques bien distinctes. Mais depuis cette date, la Cour suprême indienne a abrogé cet article 377 le 6 septembre 2018, dépénalisant ainsi l'homosexualité[60]. Mais cette abrogation est seulement partielle en 2018 : d'ailleurs,« “la décriminalisation n’est qu’un premier pas”, a déclaré le juge Dhananjaya Yeshwant Chandrachud, “la sexualité ne peut pas être réduite à une formulation binaire”. Les chaînes de télévision indiennes [...] ont retransmis les pleurs et les hurlements de joie d’une communauté [LGBT] encore abasourdie par un jugement proclamant que “l’homosexualité est complètement naturelle” »[61].

Raisons et déraison du désir de castration ?

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Chez les hommes qui souhaitent se faire castrer et devenir eunuques ou ceux qui le sont déjà, la principale raison évoquée est celle d'atteindre un état qui les libérerait despulsions sexuelles[62]. D'après les informations recueillies à ce jour, trois facteurs encourageant le désir de castration sont identifiés : la violence faite aux enfants (y compris les menaces de castration de l'enfant par les parents), l'exposition à la castration d'animaux au cours de l' enfance et l'abstinence sexuelle dans une démarche religieuse ou par refus de la procréation[55].

Les actes d'autocastration restent extrêmement rares et surviennent la plupart du temps sur un terrainpsychotique ou secondairement à la suite d'un abus dedrogue ou d'alcool, ou d'untraumatisme psychologique grave en décalage avec l'environnement affectif du sujet et avec l'air du temps (comme en témoigne par exemple le film deMarco Ferreri :La dernière femme). Ils sont en général le signe d'une grande souffrance psychologique en tant que réponsedissociative, et sont potentiellement très dangereux par les complications sexuelles et urinaires qu'ils peuvent entraîner[63],[64]. La première description scientifique d'une autocastration a été faite en1901[65], mais les cas publiés postérieurement sont rares[66].

La raison pour souhaiter devenir eunuque semble être particulière à chaque individu, comme l'explique l'ingénieur parisien de 53 ans Sporus Meijs (ultra tatoué et adepte de la castration volontaire) dans une interview à une journaliste anglaise[67]. Il se souvient avoir eu une enfance heureuse, même si elle était conservatrice et traditionnelle. Bien que ses parents aient divorcés, lui et sa sœur cadette se souviennent avoir été chéris en tant qu'enfants. Il témoigne :« je n'ai pas l'intention de devenir plus féminine, ce serait bien difficile avec mon look. Souvent, les gens ne réalisent pas qu'il existe tout un spectre entre “100 % femme” et “100 % homme” »[67].

Son témoignage voudrait accréditer l'idée que le désir d'être castré ne serait pas pathologique et ferait partie de l'éventail des recherches personnelles dans la quête d'unetransidentité, mais la grande majorité des psychiatres et psychologues ne partage pas ce point de vue et le rattache aux pratiques d'automutilations extrêmes[68]. Selon Ariel B. Handy et Thomas W. Johnson les échanges et« les histoires fictives écrites par des membres de l'EA (Eunuch Archive) aident potentiellement les auteurs et les lecteurs à travailler sur leurs idées de castration extrême »[50], et donc à établir ou à circonscrire leur part de souffrance pathologique pour la réduire.

Pathologie

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La relationpathologique au corps caractérisée par le désir d’être un eunuque est appelée lesyndrome skoptique, nom formé d'après la secte russe des skoptzy et codée dans leDSM-IV à la section 302.6. Il est considéré comme uneparaphilie.

Légendes

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Suivant leDictionnaire de la mauvaise information[69] de Tom Burnham, les eunuques ne pouvaient pas avoir de coït avec les femmes du harem qu’ils surveillaient. Cependant, si la castration intervient après lapuberté, ce qui était le plus fréquent pour les serviteurs, il peut y avoirérection et donc coït mais il ne pourra pas y avoir de fécondation. Toujours selon Burnham, et d'autres sources, de nombreuses femmes préfèrent avoir ces eunuques comme amants car ils n’éjaculent pas et peuvent tenir l’érection plus longtemps[8].

Selon l'historienne Concetta Pennuto dans la revue historiqueSeizième Siècle c'est par le croisement, de l'Antiquité jusqu'à laRenaissance, entre écrits médicaux, littéraires et philosophiques, où la présence des eunuques est fréquente, le tout corroboré par les récits de voyage, que l'on peut dessiner la figure de l'eunuque dans l'imaginaire collectif de ces époques, et« proposer un brefexcursus [...] sur le désir amoureux que suscitaient les eunuques à la Renaissance »[11]. En effet,« corps transformé, l'eunuque sollicite les auteurs en montrant comment éros et médecine se rencontrent dans la création d'une source de plaisir. [...] Par conséquent “il n'est pas sûr de laisser les eunuques surveiller les femmes”, car ceux-ci peuvent bien faire l'amour avec elles malgré l'absence de semence. L'actionpraeter naturam [au-delà de la nature] des eunuques consiste précisément en l'érection due non pas à la semence, mais aux “esprits du corps” »[11] selon la formule deGiambattista da Monte, grand médecin humaniste italien réfléchissant en 1556 la pensée deGalien sur les pratiques sexuelles (In arte paruam Galeni explanationes « De quelques explications sur l’Arsparva ou Art médical de Galien », chap.XLIII, pp. 653-654[70]). En effet« “les mélancoliques ont souvent le désir du coït” dit Aristote. “Les eunuques l'ont également” commente Giambattista da Monte. [... Car] “les eunuques peuvent avoir une érection [et même un plaisir] sans éjaculation, grâce à la circulation dans le corps, et en particulier dans la région du ventre, deflatus crudi” [« souffle brut ou de crudité », plus loin appelé « esprits venteux » :spiritus flatuosi] » (ibidem[11]).
Selon Galien et da Monte« c'est de cette façon que les eunuques jouissent de l'acte sexuel »[11], et Concetta Pennuto de citer le philosophe et historien des systèmes de penséeMichel Foucault :« la jouissance est réduite, car selon la médecine galénique, le plaisir est étroitement lié à la production et à l'émission de la semence chez l'homme aussi bien que chez la femme »[71].

Ne pouvant procréer, les eunuques sont néanmoins acceptés par les empereurs orientaux dans la présence de leurs épouses ou concubines, le plaisir des femmes étant admis contrairement à l'éventualité d'un bâtard clandestin dans cette culture.[réf. souhaitée]

Eunuques chinois célèbres

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Notes et références

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  2. Principes de Jogjakarta, Principe 3 : Le droit à la reconnaissance devant loi.
  3. Éliminer les mutilations sexuelles féminines Déclaration commune 2008HCDH,OMS,ONUSIDA,PNUD,UNCEA,UNESCO,UNFPA,UNHCR,UNICEF,UNIFEM
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  9. abcde etf(en) General Answers, dans notre traduction, « Eunuchs », surarchive.isouarchive.today - sauvegarde de page web(consulté le)
  10. a etbShih-Shan Henry Tsai,The Eunuchs in the Ming Dynasty (œuvre scientifique),SUNY Press,,[lire en ligne].Voir et modifier les données sur Wikidata
  11. abcd eteConcetta Pennuto, « “Il n'est pas sûr de laisser les eunuques surveiller les femmes” : réflexions sur les eunuques à la Renaissance »,Seizième Siècle,no 7, consacré à « L'érotisme à la Renaissance », sous la direction de Chiara Lastraioli,‎,p. 111-123(lire en ligneAccès libre, consulté le).
  12. ab etcCaroline Husquin,L'intégrité du corps en question : perceptions et représentations de l'atteinte physique dans la Rome antique, PUR,Presses Universitaires de Rennes,, 358 p.(ISBN 978-2753578272 et2753578273,lire en ligne), « Chapitre II. Un regard évolutif sur l’atteinte au corps à Rome », pages 51 à 91, surOpenEdition Books. Voir notamment les sections : « Rationnaliser [sic] l’hermaphrodite : le droit et la médecine », « Une variante : le changement de sexe », « Un engouement responsable de la création de monstres artificiels ? », et « LeMonstrum, une notion qui perdure, un objet normatif ».
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  23. Commandementno 168 : Ne pas offrir à D.ieu d'animal (mâle) castré – Lévitique 22, 24.Lire en ligne le résumé des613 commandements aux Juifs
  24. « Écrasé, broyé, démembré, châtré : vous n’offrirez pas ceux-là à l’Eternel, et en votre pays vous n’en ferez point », Lv. 22:24
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  27. « Mariez-vous et ayez des fils et des filles, donnez des femmes en mariage à vos fils et des maris à vos filles, pour qu'elles mettent au monde des fils et des filles ! Augmentez en nombre là où vous êtes et ne diminuez pas ! », Jér. 20:6
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  31. Christophe Henning, « Pourquoi les prêtres ne sont-ils pas mariés ? »,La Croix,‎(lire en ligneAccès payant, consulté le).
  32. L. Stouff,Héloïse et Abélard - Lettres : Lettre de Foulques de Deuil à Abélard,Paris,10/18,, 312 p.(présentation en ligne), page 244.
  33. Lettres persanes sur le site alyon.org ; lire en particulier la lettre IX.
  34. Selon L. Segond,lire en ligne
  35. Steffek Emmanuelle, « Quand juifs et païens se mettent à table (Ac 10) »,Études théologiques et religieuses, 2005/1 (Tome 80),p. 103-111.Lire en ligne
  36. contrairement à la compréhension consensuelle, cf. Bible annotée de New Oxfordhttps://www.levangile.com/bible-annotee-double-colonne-matthieu-19
  37. D 50.16.128
  38. "Et si un eunuque souhaite affranchir une esclave pour le mariage, il peut le faire. Ce n'est pas le cas pour un castrat." Digeste 40.1.14.2
  39. "Si un eunuque épouse une femme, il faut faire la distinction entre s'il est castré ou non : pour un castrat, il est dit que la dot n'existe pas ; pour celui qui n'est pas castré, étant donné qu'il y a mariage, la dot et l'action en dot existent." Digeste 40.1.14.2
  40. "Bien que personne ne soit exclu par la loi, il faut néanmoins comprendre que la loi (d'interdiction d'interdire à un esclave de ne pas se marier) s'applique à ceux qui peuvent avoir des enfants. Ainsi, si quelqu'un contraint un affranchi castré sous serment, il faut dire que le patron ne sera pas puni en vertu de cette loi." (Digeste 37.14.6.2)
  41. "Ils nommeront aussi un eunuque comme tuteur" (Digeste 27.1.15)
  42. "il est demandé si une personne qui ne peut pas facilement engendrer peut nommer un héritier posthume. [...] en effet, il peut aussi bien se marier que faire une adoption. [...] un eunuque peut également nommer un héritier posthume, car ni l'âge, ni la stérilité ne sont des obstacles à cette possibilité." (Digeste 38.2.6)
  43. "si quelqu'un est castré, [il] ne pense pas qu'il puisse nommer un héritier posthume."Digeste 38.2.6.1) et "Un hermaphrodite, s'il a une prédominance des caractéristiques masculines" (Digeste 38.2.6.2)
  44. "Mais si quelqu'un est eunuque de telle manière que la partie du corps si nécessaire lui manque entièrement, il est malade." (Digeste 21.1.7)
  45. "Et si quelqu'un a castré un jeune garçon [...]" (Digeste 9.2.27.28)
  46. Kathryn Ringrose,Living in the Shadows: Eunuchs and Gender in Byzantium, chapitre I in Gilbert Herdt,Third Sex, Third Gender: Beyond Sexual Dimorphism in Culture and History, New York, éd. Zone Books, 1996,p. 85-109
  47. Une société de ville capitale : les eunuques dans la Constantinople byzantine (IVe-XIIe siècle), Georges Sidéris, Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public Année 2005 36 pp. 243-274https://www.persee.fr/doc/shmes_1261-9078_2006_act_36_1_1898
  48. Régis Courtray, « Daniel et Ashpenaz : sur quelques lectures contemporaines deDaniel 1, 7 et 9 »,Anabases [En ligne], 13 | 2011, mis en ligne le 01 mars 2014, consulté le 17 août 2024. URL : http://journals.openedition.org/anabases/1810 ; DOI : https://doi.org/10.4000/anabases.1810
  49. (en) « Enter The Eunuch Archive », surInternet Archive Wayback Machine : web.archive.org(consulté le).
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  59. Mihiri Wijetunge, de l'Institut du Genre en Géopolitique, « Les hijras ou l’art de la subversion : quand la marginalité n’est pas invisibilisée », surigg-geo.org,(consulté le).
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  62. J. Richard Wassersug, et al. « New Age Eunuchs: Motivation and Rationale for Voluntary Castration »,Archives of Sexual Behavior 2004; 33: 433-442.
  63. (fr + en) A. Baguelin-Pinaud, C. Seguy, F. Thibaut, « Les conduites automutilatrices : étude portant sur 30 patients » [« Self-mutilating behaviour: A study on 30 inpatients »],L'Encéphale,vol. 35,no 6,‎,p. 538-543(lire en ligneInscription nécessaire, consulté le).
  64. M. Mzyiene, M. Ahsaini, S. Mellas, J. El Ammari, M. Tazi, M. El Fassi, M. Farih, « Automutilation des organes génitaux externes (à propos de 8 cas) »,Progrès en Urologie,vol. 31, consacré au 115e congrès français d'urologie,no 13,‎, pp. 778-779(lire en ligneAccès libre, consulté le).
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  67. a etbDans notre traduction :(en-GB)Aimee Braniff Cree, picture desk, « The Story of a Modern Eunuch », surMedia Drum World,(consulté le)
  68. Voir notamment cet article et ce numéro de la revue de l'association « Corps & Psychisme » qui rapproche justement l'expérience du tatouage extrême de l'autocastration et de l'automutilation :Sylvie Scaramozzino, « Pour une approche psychiatrique de l'automutilation : implicationsnosographiques »,Revue : Champ psychosomatique,L'Esprit du temps éditeur,no 36 : « Du marquage du corps à l'automutilation »,‎, pp. 25 à 38(lire en ligneAccès libre, consulté le).
  69. Tom Burnham,The Dictionary of Misinformation, Thomas Y. Crowell, 1975.
  70. On pourra consulter les fiches concernant ce livre ancien ici : suredit16, archivi del rinascimento, ou surworldcat. On pourra consulter la numérisation photographique du livre ici :[2], ou ici :[3]. Mais il semble que les pages 653-654 fassent partie d'un autre volume.
  71. Concetta Pennuto référence ainsi dans son article cette citation deMichel Foucault,Histoire de la sexualité III : Le souci de soi, Paris, Gallimard,, 288 p.(ISBN 2-07-027382-2,présentation en ligne,lire en ligne), pages 143-149. Voir de cet ouvrage une recension critique universitaire ici :Académie de Poitiers, ainsi qu'une lecture psychanalytique et un commentaire ici :Le souci de soi de Michel Foucault ou comment faire de sa vie une œuvre, par Michel Constantopoulos. Voir aussi, au sujet des eunuques sur un thème voisin ces deux livres posthumes du mêmeMichel Foucault,Les hermaphrodites, Paris, Gallimard(présentation en ligne), ainsi que :Michel Foucault,Herculine Barbin dite Alexina B.(présentation en ligne).

Bibliographie

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Annexes

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Unecatégorie est consacrée à ce sujet :Eunuque.

Articles connexes

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Liens externes

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Sexe
Identité de genre
Binaire
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Troisième genre
Orientation sexuelle,
identité sexuelle
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