Eugenio Corecco est né le àAirolo[1]. Il est ordonné prêtre le parAngelo Jelmini[2]. Il fait ensuite des études de théologie à Rome, un doctorat en droit canon à Munich puis une licence en droit civil à Fribourg[1]. Il est ensuite professeur de droit canon à la faculté de théologie de l'université de Fribourg de 1969[3] à 1986 et doyen de la faculté de théologie de 1979 à 1981[1]. À la demande deJean-Paul II, il fait partie de la commission de travail pour sur lecode de droit canonique de 1983[1].
En 1990, une tumeur est découverte sur sa colonne vertébrale[5] qui lui cause des problèmes de santé dans les années suivantes[6],[7].
En 1993, il est réélu pour un deuxième mandat de six ans comme président de l'Association internationale des canonistes[8].
En, il reçoit un doctorathonoris causa de l'université de Lublin pour« [son rôle] lors du congrès mondial des canonistes tenu à Lublin l’an dernier ainsi que son activité à la présidence de l’Association mondiale des canonistes »[9]. En, il reçoit le« sceau d’or » de l'université de Bari pour son service à la science et la culture dans le cadre d'une journée d'étude en hommage à son œuvre scientifique[10].Début 1995, son état de santé s'aggrave à nouveau[11], et il décède le àLugano d'un cancer à la colonne vertébrale[12],[13],[14].
Suite à une enquête de l'université de Zurich sur les abus sexuels dans l'Église catholique en Suisse[16], il est apparu qu'il y a eu une destruction des documents d'archives sur les cas d'abus sexuels effectuée par l'évêqueGiuseppe Torti. Une lettre aunonce de la part du vicaire général de Torti, don Oliviero Bernasconi, datée de 1997, affirme que cette soi-disant« purification » aurait été commencée par Eugenio Corecco[17]. Cette affirmation[18] a été amplement reprise par la presse:« les accusations des deux chercheuses zurichoises sont très explicites: entre la moitié et la fin des années Quatre-vingt-dix, très probablement sur indication de l'évêque Eugenio Corecco, en charge du 5 juin 1986 au premier mars 1995, a été décidée la « destruction de documents » dont l'« entité n'a pas encore été » complètement éclaircie »[19].
↑« Lugano: Journée d’étude sur «Anthropologie, foi et droit canonique» : Hommage à l’œuvre scientifique deMgr Eugenio Corecco »,APIC,(lire en ligne, consulté le).
↑« L'évêque de Lugano ne choquera plus : Ce traditionaliste de réputation internationale est mort hier »,Le Nouveau Quotidien,(lire en ligne, consulté le).
↑« Nel 1995, ad esempio, stando ad una lettera del vicario generale al nunzio apostolico, un sacerdote ricevette dall’allora vescovo Eugenio Corecco l’ordine di “[…] bruciare quanto era nei […] cassetti [del vescovo] riguardante i sacerdoti […]. Quanto nell’archivio segreto è rimasto, ma senza la documentazione trattenuta da Mgr Corecco e, come detto, bruciata” ».