Elle se spécialise dans lapeinture de genre et est récompensée par deux médailles d'or auxSalons de 1808 et 1817[6].
Elle expose régulièrement aux différents Salons, depuis 1808, un assez grand nombre de tableaux remarquables par le choix des sujets et le charme de l'exécution. En 1825, elle exposera deux peintures au Salon de Lille. Elle peint, entre autres,Agar dans le désert,Lancelot du lac et Geneviève,Louis XVIII etMlle de Lafayette,Alain Chartier et Marguerite d'Écosse,Valentine de Milan,Marie-Stuart,Desdemona chantant la romance du Saule,Blanche de Castille délivrant les prisonniers de Châtenay[7].
Elle connaît une grande renommée sous l'Empire et la consécration quand l'empereurNapoléonIer lui achète au Salon de 1812 son tableaula Chrétienne Mathilde convertissant Malek Adhel à la demande de l'impératriceMarie-Louise pour sa collection personnelle[8], les tableaux destyle troubadour connaissant alors une grande vogue[9]. Ce tableau fut par la suite gravé parMarie-Pauline Soyer, la fille deLandon. AuSalon des artistes français de 1822, elle exposeInès de Castro, avec ses enfants, aux pieds d'Alphonse IV, roi du Portugal, pour obtenir la grâce de Don Pedro, son mari. 1335, conservé auchâteau de Versailles[10].
Ayant eu une production relativement confidentielle, très peu des tableaux d’Eugénie Servières sont actuellement référencés. Plusieurs élèves sont sortis de son atelier.
Inès de Castro se jetant avec ses enfants aux pieds d'Alphonse IV roi de Portugal, pour obtenir la grâce de don Pedro, son mari. 1335, (Salon de 1822).Musée du château de Versailles.La reine Blanche, mère de Saint-Louis, délivrant les prisonniers (Salon de 1819).Musée des beaux-arts de Libourne.Geneviève et Lancelot visitant les tombeaux d'Yseult et de Tristan, (Salon de 1814)
La chrétienne Mathilde obtenant la conversion de Malek-Adhel en répondant à son amour (no 845)[13]. Ancienne collection de l'empereur Napoléon 1er. Localisation actuelle inconnue.
Un homme faisant danser des marionnettes (non listé dans le livret d'exposition, refusé par le jury d'admission du Salon[16], mais semble tout de même avoir été exposé, puisqu'un critique fait allusion, sans le décrire, à un second tableau de l'artiste[17].)
Blanche de Castille, mère de saint Louis, délivrant les prisonniers enfermés dans les cachots du chapitre de Châtenay, près Paris (no 1030)[22], huile sur toile, 141 x 109 cm,Libourne, musée des beaux-arts.
Portrait de Léon Bernard[note 1], 1804, huile sur toile, collection privée[33],[34];
Élisa Bonaparte, étude réalisée d'après nature utilisée en 1806 par Guillon-Lethière pour réaliser leportrait en pied d'Élisa Bonaparte commandé par Napoléon et conservé au château de Versailles[35].
Portrait en buste d'Anna Jouberthon, 1809 ou 1810[36]
Prière pour les marins, 1818 ;
Un Petit Savoyard (un jeune garçon avec à ses pieds sa marmotte sans vie), vers 1820, acquis par la Société des Amis des Arts de Paris en 1820 (lot 61), remporté par Pierre-Paul, vicomte Both de Tauzia (1778-1843) lors du tirage du 31 janvier 1821[37],[38].
Portrait du roi Charles X, vers 1826, copie commandée par l'État déposée à la mairie de Poitiers en 1826, payée 500 francs ; collection duCentre national des arts plastiques, no d'inventaire FNAC PFH-5497[40],[41], localisation actuelle à confirmer.
MadameAntoine-Vincent Arnault, née Marie-Jeanne Catherine dite Sophie Guesnon de Bonneuil (Salon de 1806). Musée des châteaux de Versailles et de Trianon (attribution).
La chrétienne Mathilde obtenant la conversion de Malek-Adhel en répondant à son amour (Salon de 1812).
Portrait de jeune femme au balcon, 1812. Peut-être le même que lePortrait d'une jeune personne présenté au Salon de 1812.
Louis XIII et Mlle de La Fayette (Salon de 1817). Fundación Casa de Alba,palais de Liria.
Maleck-Adhel attendant Mathilde au tombeau de Josselin de Montmorency, 1820 (Salon de 1822).Musée des Beaux-Arts de Brest.
Portrait de jeune femme, 1824, peut-être le portrait présenté au Salon de 1824.
Geneviève Madec-Capy (thèse de doctorat en art et archéologie),Guillaume Guillon-Lethière, peintre d'histoire (1760-1832), Paris, Université Paris-Sorbonne (Paris-IV),(présentation en ligne). (renseignements familiaux, édition de l'inventaire après décès d'Eugénie Servières)
↑Les date et lieu exacts de sa naissance sont inconnus et non documentés. On sait seulement qu'elle était la fille de Pierre Charen, marchand confiseur à Paris, rue du Faubourg-Saint-Honoré, et de Zélie Vanzenne; originaire de Bruxelles (1762-1832), qui se remariera en 1799 avec le peintreGuillaume Guillon Lethière.
↑Archives en ligne de la Ville de Paris,état-civil reconstitué, fiche n° 42/51[1]
↑Maryse Violin-Savalle,Images croisées de la femme romantique à travers la littérature et la peinture, en France de 1765 à 1833 : esquisse, genèse et développement d’une typologie imaginaire, Villeneuve d'Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 1998, 698 p.,(ISBN978-2-28400-456-1),p. 351.
↑Explication des ouvrages de peinture [...] exposés au Musée Napoléon le 14 octobre 1808, p.84[3] lire en ligne surGallica.
↑Explication des ouvrages de peinture [...] exposés au Musée Napoléon le1er novembre 1812, p. 92[4] lire en ligne surGallica.
↑Tableau reproduit en gravure parMarie-Pauline Soyer dans lesAnnales du Musée et de l'école des Beaux-Arts. Salon de 1812 deCharles Paul Landon, Paris, 1812, planche 64, p. 87[5] lire en ligne surGallica.
↑Tableau reproduit en gravure parMarie-Pauline Soyer dans lesAnnales du Musée et de l'Ecole des Beaux-Arts. Salon de 1814 deCharles Paul Landon, Paris, 1817, planche 43, p. 62[6] lire en ligne surGallica.
↑Explication des ouvrages de peinture [...] exposés au musée Royal des Arts le1er novembre 1814, p. 87[7] lire en ligne surGallica.
↑Archives nationales de France, Registres des Salons (1795-1863), Registres des ouvrages, Salon de 1814 (« Musée Royal - Registre d'inscription des productions des artistes vivans [sic] présentées à l'exposition - Salon de 1814 » (cote : 20150042/106, Ancienne référence aux Archives des Musées nationaux: X-Salons), image 44/66,no 428[lire en ligne], page consultée le. Le« X » à côté du titre indique que l'oeuvre est refusée par le jury d'admission.
↑François-Séraphin Delpech,Examen raisonné des ouvrages de peinture, sculpture et gravure exposés au Salon du Louvre en 1814, Paris, Martinet,(lire en ligne),p. 131 :« Je pourrais bien placer ici quelques mots sur un autre ouvrage de Madame Servières [autre queLancelot du Lac et Genièvre], qui n'est point annoncé sur la notice; mais je veux lui prouver que je ne suis pas si méchant qu'on se l'imagine. »
↑Explication des ouvrages de peinture [...] exposés au Musée Royal des Arts le 24 avril 1817, p. 80[8] lire en ligne surGallica.
↑Tableau reproduit en gravure parCharles Normand dans lesAnnales du Musée et de l'école moderne des Beaux-Arts. Salon de 1817 deCharles Paul Landon, Paris, 1817, planche 16, p. 29[9] lire en ligne surGallica.
↑Annales du Musée et de l'Ecole moderne des Beaux-Arts. Salon de 1817, Paris, Pillet aîné, 1931, p. 29[10] lire en ligne surGallica.
↑Explication des ouvrages de peinture [...] exposés au Musée Royal des Arts le 25 août 1819, p. 115[11] lire en ligne surGallica.
↑Jean-Pierre Brès, « Beaux-Arts. Exposition au Louvre des productions des artistes modernes (onzième article) »,Annales de la littérature et des arts,vol. 8,,p. 8(lire en ligne)
↑Explication des ouvrages de peinture [...] exposés au Musée Royal des Arts le 25 août 1824, pp. 169-170[14] lire en ligne surGallica.
↑Biographie nouvelle des contemporains, Paris, 1825, p. 125[15].
↑Explication des ouvrages de peinture [...] exposés au Musée Royal le1er mars 1833, p. 160[16] lire en ligne surGallica.
↑Journal des artistes et des amateurs, 21 avril 1833, p. 227[17] lire en ligne surGallica. Caroline Paillet (1815-1861) était la fille d'un expert des musées nationaux. Epouse d'Alphonse Mennechet de Barival, elle fut une pianiste célèbre en son temps.
↑Journal des artistes et des amateurs, 31 mars 1833, p. 225[18] lire en ligne surGallica. Il s'agit sans doute de la mère d'Eugénie Servières née Zélie Vanzenne (1762-1832).
↑MauriceMeaudre de Lapouyade,Voyage d'un allemand à Bordeaux en 1801, Bordeaux, Gounouilhou,(lire en ligne),p. 45-46. Eugénie Servières est désignée dans la source sous le nom d'Eugénie Lethière, patronyme de son beau-père dont elle fait usage jusqu'à son mariage avec Joseph Servières en décembre 1806.
↑Giulia Gorgone,« La galerie de famille de Lucien Bonaparte. Nouveaux éléments pour une reconstitution », dans Maria Teresa Caracciolo (dir.),Lucien Bonaparte : un homme libre, 1775-1840 : exposition, Ajaccio, Palais Fesch-Musée des Beaux-arts, 26 juin-27 septembre 2010, Milan / Ajaccio, Silvana ed. / Palais Fesch-Musée des beaux-arts,(ISBN978-2-913043-28-2),p. 211-219, ici p. 214, 211 fig. 1 (page de la transcription de l'inventaire de Lucien Bonaparte) : le tableau est mentionné à l'avant-dernière ligne :« [Buste d'Anna] par Mme Servière - cab. d'étude ».
↑Jean-Pierre Brès, « Musée Royal. Tableaux appartenant à la Société des Amis des Arts (Quatrième entretien sur les beaux Arts) »,Annales de la littérature et des arts,vol. 1,,p. 408-414 (ici. p. 410-411)(lire en ligne)