Ne pas confondre avecMehmet Esat Bülkat, général ottoman, aussi appelé Essad Pacha.
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En pratique :Quelles sources sont attendues ?Comment ajouter mes sources ?Premier ministre d'Albanie | |
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Ministre de la Défense | |
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Naissance | |
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Décès | |
Nom dans la langue maternelle | |
Nationalités | |
Domicile | |
Activités | Homme politique, militaire ![]() |
Famille | Toptani family(en) ![]() |
Parti politique | Jeunes-Turcs(à partir de) ![]() |
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Grade militaire | |
Conflits | Première Guerre mondiale Guerres balkaniques Siège de Scutari(en) ![]() |
Distinctions |
Essad Pacha, néEssad Toptani en1863 àTirana et mort le àParis, est un militaire et homme politiqueottoman, officier de l'armée ottomane devenu, après l'indépendance du pays, homme politique et Premier ministre albanais du au. Exilé, il meurt assassiné àParis.Pacha est un titre de fonction.
Né en1863 àTirana, Essad Pacha est issu de l’illustre famille des Toptani. Grand propriétaire enAlbanie centrale, sa carrière commence dans l’administration turque où il s'élève rapidement. Au début du siècle, il est nommé commandant degendarmerie de la province deJanina.
Partisan desJeunes-Turcs, il est élu en1908, député au Parlement turc. Mais l’année suivante, le sultanAbdülhamid II exige sa démission.
Devenu chef de gendarmerie dans la province deScutari, il combat glorieusement lesMonténégrins durant laguerre des Balkans. Mais en, après cinq mois de combat, son armée est épuisée et Essad doit se rendre. Depuis cette époque, Essad voue une véritable haine auxMonténégrins et particulièrement à leur roi,Nicolas.
C’est cette même année que laconférence de Londres reconnaît officiellement l’indépendance de l’Albanie, proclamée depuis parIsmail Qemali.
Profitant de l’anarchie qui règne sur l’Albanie[1] pour mettre à profit ses ambitions politiques, Essad prévoit de faire de l’Albanie un état musulman. Il forme alors son propre gouvernement, en opposition à celui d'Ismail Qemali, et prévoyant de s’autoproclamer roi. Il signe également des premiers accords avec laSerbie.
Mais ses plans sont compromis par l’arrivée le, deGuillaume de Wied, un Prussien protestant élu Prince d’Albanie par les grandes puissances. Malgré tout, il lui fait un accueil favorable pour entrer dans son gouvernement. Il devient ainsi ministre de l’Intérieur et de la Guerre, mais se retrouvant vite en désaccord avec le Prince, Essad complote et prévoit de le renverser. Le complot découvert, il s'enfuit.
LaPremière Guerre mondiale éclate. Et le Prince Guillaume, incapable de faire face aux évènements et à la recrudescence de laguerre civile, s’enfuit le3 septembre.
Essad Pacha, alors exilé enItalie, trouve en la personne du Premier ministre serbe, l'aide parfaite pour prendre le pouvoir enAlbanie. En effet, ce dernier craignant qu’un prince ottoman monte sur le trône d’Albanie, signe des accords secrets avec Essad prévoyant son retour prochain. Ainsi le gouvernement serbe finance et équipe militairement son retour enAlbanie où tout de suite, il se proclame Chef du Gouvernement et Commandant suprême de l’Armée. Néanmoins, il ne contrôle que le nord et le centre du pays.
Dès son arrivée au pouvoir, il participe à la guerre au côté de l'Entente. Mais sa véritable préoccupation est de rester au pouvoir.
Fin1914 et début1915, le pays est envahi par laGrèce au sud, l’Italie à l’est et est menacé par l'Autriche-Hongrie. De plus, son pouvoir est de plus en plus contesté par les anciens rebelles. Essad Pacha demande alors au gouvernement serbe d’envahir le pays pour en reprendre le contrôle ; mais lesMonténégrins en profitent aussi pour occuper le nord. En, lesSerbes occupent enfin l’Albanie et lui impose untraité d'alliance. Ce traité n'est pas appliqué longtemps, l'intervention bulgare contre la Serbie en remet en cause cet équilibre. LaBulgarie entre en guerre auprès desEmpires centraux.
En, l’Autriche-Hongrie occupe le pays, l'obligeant à fuir avec lesSerbes en repli.
Après l’occupation de l’Albanie par laTriple-Alliance, Essad et son armée s’exilent enFrance. Ignorant tout duTraité secret de Londres qui place l’Albanie dans la sphère d'influence italienne, il est utilisé par les Alliés, notamment les Français, lui donnant espoir de pouvoir revenir au pouvoir. Ces derniers lui offrent ainsi une aide matérielle et le renvoient en Albanie avec ses partisans où ils organisent une guérilla.
Commence alors une certaine tension entre laFrance et l’Italie. Cette dernière ne souhaite en aucun cas le retour d’Essad Pacha, qui pourrait compromettre sa légitimité sur l’Albanie. Essad reçoit alors l’ordre de rester àSalonique, à la disposition du commandement français.
La guerre finie, laFrance et l’Italie dissolvent l’armée d’Essad. Ce dernier, bien décidé à reprendre le pouvoir, coopère de nouveau avec laSerbie. Celle-ci le soutiendra lors de laConférence de paix de Paris. Une rivalité se crée alors entre l’Italie et la Serbie, chacun espérant la faveur de la Conférence de paix de Paris.
Pour Essad, la situation est la même ; il a lui aussi deux rivaux : le gouvernement provisoire et officiel d’Albanie, dirigé parTurhan Pacha Përmeti, et le PrinceGuillaume de Wied, qui, n’ayant jamais abdiqué, réclame le trône. Mais ce dernier n’est pas un rival, le Prince étant allemand.
Le gouvernement provisoire, discrédité par sa mollesse à faire reconnaître ses droits, est renversé en par leCongrès de Lushnjë. Le nouveau gouvernement nettement plus nationaliste, obtient le retrait des troupes françaises. Essad Pacha essaie alors de profiter de la situation pour mener à bien un nouveau coup d’État. Mais son insurrection est matée par son neveu,Ahmed Zogu, le futur roi d’Albanie.
Continuant à militer àParis, il se fait élire roi, le, par « l’Assemblée nationale d’Albanie ». Trois jours après, Essad Pacha est assassiné àParis, devant l’Hôtel Continental où il logeait[2]. L’assassin,Avni Rustemi, un compatriote albanais, refusait de l’avoir pour roi.
Essad Pacha est resté dans la mémoire des Albanais comme un dictateur ayant trahi son peuple en pactisant avec les Serbes.
Il est enterré aucimetière parisien de Thiais. Sa stèle, dans le carré des soldats serbes, est la seule tombe musulmane au milieu des croix[2].