Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Esquiule

43° 11′ 41″ nord, 0° 42′ 25″ ouest
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Esquiule
Esquiule
L’église de l’Immaculée-Conception.
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
RégionNouvelle-Aquitaine
DépartementPyrénées-Atlantiques
ArrondissementOloron-Sainte-Marie
IntercommunalitéCommunauté de communes du Haut Béarn
Maire
Mandat
Maryse Artigau
2020-2026
Code postal64400
Code commune64217
Démographie
GentiléEsquiulais
Population
municipale
522 hab.(2023en évolution de −2,79 % par rapport à 2017)
Densité18 hab./km2
Géographie
Coordonnées43° 11′ 41″ nord, 0° 42′ 25″ ouest
AltitudeMin. 190 m
Max. 661 
m
Superficie28,58 km2
TypeCommune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaineHors unité urbaine
Aire d'attractionOloron-Sainte-Marie
(commune de la couronne)
Élections
DépartementalesCanton d'Oloron-Sainte-Marie-1
LégislativesQuatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte topographique de France
Esquiule
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte administrative de France
Esquiule
Géolocalisation sur la carte :Pyrénées-Atlantiques
Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Atlantiques
Esquiule
Géolocalisation sur la carte :Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
Esquiule
modifier 

Esquiule[ɛskjul] (Eskiula enbasque) est unecommune française, située dans ledépartement desPyrénées-Atlantiques enrégionNouvelle-Aquitaine.

La commune est géographiquement située enBéarn, malgré son attachement à laSoule tant sur le plan historique que culturel et linguistique. En effet 62,85 % de sa population parlait lebasque en 2010[1].

Legentilé estesquilois[2] (oueskiulatar[3] en basque).

Géographie

[modifier |modifier le code]

Localisation

[modifier |modifier le code]
Carte
Carte de la commune avec localisation de la mairie.

La commune d'Esquiule se trouve dans ledépartement desPyrénées-Atlantiques, enrégionNouvelle-Aquitaine[4].

Elle se situe à 43,5 km par la route[Note 1] dePau[5],préfecture du département, et à 10,6 km d'Oloron-Sainte-Marie[6],sous-préfecture.

Les communes les plus proches[Note 2] sont[7] :Féas (4,5 km),Moumour (4,8 km),Orin (5,1 km),Barcus (5,2 km),Géronce (5,3 km),Orin (5,6 km),Saint-Goin (5,9 km),Verdets (6,2 km).

Sur le plan historique et culturel, Esquiule fait partie de laprovince duBéarn, qui fut également unÉtat et qui présente une unité historique et culturelle à laquelle s’oppose une diversité frappante de paysages au relief tourmenté[8].

Communes limitrophes

[modifier |modifier le code]

Les communes limitrophes sontAnce,Ance Féas,Aramits,Barcus,Féas,Géronce,Moumour,Oloron-Sainte-Marie etOrin.

Carte
Limites communales entre Esquiule et ses communes adjacentes.
Communes limitrophes d’Esquiule[9]
GéronceOrin
(par unquadripoint),
Moumour
BarcusEsquiuleOloron-Sainte-Marie
AramitsAnce Féas

Hydrographie

[modifier |modifier le code]
Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier d'Esquiule.

La commune est drainée par leJoos, leVert, leLittos, le Josset, Bouhatéko erreka, un bras du Joos, un bras du Ruisseau le Joos, un bras du Vert, le ruisseau couéüs, le ruisseau de Cambillou, le ruisseau Gorria, et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 43 km de longueur totale[10],[Carte 1].

LeJoos, d'une longueur totale de 35,6 km, prend sa source dans la commune deMontory et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans legave d'Oloron àPréchacq-Josbaig, après avoir traversé11 communes[11].

LeVert, d'une longueur totale de 34,9 km, prend sa source dans la commune d'Arette et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans legave d'Oloron àMoumour, après avoir traversé6 communes[12].

LeLittos, d'une longueur totale de 13,1 km, prend sa source dans la commune d'Aramits et s'écoule du sud-ouest vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans leVert à Esquiule, après avoir traversé4 communes[13].

Climat

[modifier |modifier le code]

Pour des articles plus généraux, voirClimat de la Nouvelle-Aquitaine etClimat des Pyrénées-Atlantiques.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat des marges montagnardes, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[14]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[15]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat de montagne ou de marges de montagne[16] et est dans la région climatique Pyrénées atlantiques, caractérisée par une pluviométrie élevée (>1 200 mm/an) en toutes saisons, des hivers très doux (7,5 °C en plaine) et des vents faibles[17]. Elle est en outre dans lazone H2c au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[18],[19].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de13,2 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de13,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 377 mm, avec11,9 jours de précipitations en janvier et9,4 jours en juillet[14]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur lastation météorologique deMétéo-France la plus proche, sur la commune d'Oloron-Sainte-Marie à8 km àvol d'oiseau[20], est de13,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 491,4 mm[21],[22]. La température maximale relevée sur cette station est de40 °C, atteinte le ; la température minimale est de−11,4 °C, atteinte le[Note 3].

Milieux naturels et biodiversité

[modifier |modifier le code]

Réseau Natura 2000

[modifier |modifier le code]

Leréseau Natura 2000 est unréseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux », constitué dezones spéciales de conservation (ZSC) et dezones de protection spéciale (ZPS)[Note 4].Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats » : « le gave d'Oloron (cours d'eau) et marais de Labastide-Villefranche »[24], d'une superficie de2 547 ha, une rivière àsaumon etécrevisse à pattes blanches[25],[Carte 2].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

[modifier |modifier le code]

L’inventaire deszones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Deux ZNIEFF detype 2[Note 5] sont recensées sur la commune[26],[Carte 3] :

Urbanisme

[modifier |modifier le code]

Typologie

[modifier |modifier le code]

Au, Esquiule est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[29].Elle est située hors unité urbaine[4]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Oloron-Sainte-Marie, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[4]. Cette aire, qui regroupe44 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[30],[31].

Occupation des sols

[modifier |modifier le code]
Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (51,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :forêts (46,1 %), prairies (34,1 %), zones agricoles hétérogènes (16,7 %),terres arables (1,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,2 %), zones urbanisées (0,1 %)[32]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 4].

Lieux-dits et hameaux

[modifier |modifier le code]

Huit quartiers composent la commune d'Esquiule[33] :

  • Barrena (Barrenne sur les cartesIGN)
  • Berbiela (Bervielle sur les cartes IGN)
  • Kanbillu (Cambillou sur les cartes IGN)
  • Landasohuta (Ibar de Bas sur les cartes IGN)
  • Bartabürüibarra (Ibar de Haut sur les cartes IGN)
  • Hegia (Le Bourg en français)
  • Narbe (Narbé sur les cartes IGN)
  • Oskabibar (Oscaby sur les cartes IGN)

Risques majeurs

[modifier |modifier le code]

Le territoire de la commune d'Esquiule est vulnérable à différentsaléas naturels :météorologiques (tempête,orage,neige, grand froid,canicule ousécheresse),inondations,feux de forêts, mouvements de terrains etséisme (sismicité moyenne). Il est également exposé à unrisque technologique, letransport de matières dangereuses[34]. Un site publié par leBRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[35].

Risques naturels

[modifier |modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par lerisque d’inondation par une crue torrentielle ou à montée rapide de cours d'eau, notamment leVert, leLittos et leJoz erreka. La commune a été reconnue enétat de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations etcoulées de boue survenues en 1982, 1992, 2008, 2009 et 2014[36],[34].

Esquiule est exposée au risque de feu de forêt. En 2020, le premier plan deprotection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été adopté pour la période 2020-2030[37]. La réglementation des usages du feu à l’air libre et les obligations légales de débroussaillement dans le département des Pyrénées-Atlantiques font l'objet d'une consultation de public ouverte du 16 septembre au 7 octobre 2022[38],[39].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines)[40]. Afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuellescavités souterraines sur la commune[41].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Esquiule.

Leretrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie[42]. 95 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 5]. Depuis le, en application de laloi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 7],[43].

Toponymie

[modifier |modifier le code]

Attestations anciennes

[modifier |modifier le code]

Le toponymeEsquiule apparaît[44] sous les formesEsquiula,Squiule etEsquiulle (respectivement 1542 pour les deux premiers, et 1548, réformation de Béarn[45]).

Étymologie

[modifier |modifier le code]

SelonJean-Baptiste Orpustan, Esquiule provient dubasqueezkiola, « la cabanne destilleuls » avec assimilation vocalique romane-iola > -iule. Le nom basque moderne a été calqué sur le nom roman[46].

Graphie en langues locales

[modifier |modifier le code]

Son nombasque actuel estEskiula[3] etEsquiula ouEsquiule enbéarnais.

Panneau de signalisation bilingue (français et basque).

Histoire

[modifier |modifier le code]

LaCoutume de Soule, écrite le parJacques de Béla[47] est un document qui décrit la société et les institutions de laSoule auMoyen Âge et même au-delà. La Soule est divisée en trois messageries et Esquiule fait partie de la messagerie deHaute-Soule qui comprend dix-neuf paroisses. Cette messagerie est divisée en deux dégairies ou vics : le val dextre et le val senestre[48].

Paul Raymond[44] note que la seigneurie d'Esquiule dépendait de la baronnie de Mesplès[49]. Esquiule est souvent énumérée dans les listes de communes souletines. Pourtant ce village, de création relativement récente (au milieu duXVe siècle), a bien été fondé sur des terres béarnaises — même si sa population a été constituée de colons venus des terres basques situées plus à l'ouest. De langue basque, la paroisse n'en est pas moins demeurée sous juridiction béarnaise (dépendant tant de la subdélégation que de lasénéchaussée d'Oloron[50]), et a été rattachée aucanton d'Aramits à la départementalisation en1790. On peut d'ailleurs préciser que le, la population a réclamé par référendum son rattachement au canton basque deBarcus, ce qui ne lui a pas été concédé[51]. On a donc affaire ici à une commune de culture basque en terres béarnaises. En matière pastorale, Esquiule n'est d'ailleurs pas membre de la commission syndicale du Pays de Soule, propriétaire desterres de pacage indivises, mais a conclu deux accords (le premier en1456 et le second en1652) pour l'utilisation de certains terrains d'altitude de la province historique[52].

Culture basque

[modifier |modifier le code]

AuXXIe siècle encore, la commune fait partie d'un canton ainsi que d'une intercommunalité béarnaise. Il s'agit donc d'une commune de culture et delangue basque en terre béarnaise. Selon l'Académie de la langue basque, Esquiule fait partie de la Soule[53]. L'attachement à la culture basque et souletine est toujours ancré de nos jours. Esquiule a notamment organisé lapastorale souletine de 1912 sur le thème deNapoléon, de 1955 sur le thème deMatalas et de 2000 sur le thème deMaddalena De Jauréguiberry. Elle possède une association de danses souletines. Esquiule est également membre du syndicat intercommunal de soutien de la culture basque.

Politique et administration

[modifier |modifier le code]
Liste des maires successifs
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
17901791Joseph Murcuillat  
17911792Pierre Andère-Hagolabustan  
17921805Pierre Lepphaille  
18051812Jean Pierre Castillon  
18121813Joseph Poutchoue  
18131815Martin Castège  
18151831Jean Pierre Castillon  
18311837Jean Pierre Quintaburu  
18371848Alexis Castéjurry  
18481871Simon Etchanchu Espelet  
18711876Pierre Narbéburu  
18761881Pierre Legris  
18811892Jean Etchégorry  
18921896Pierre Narbéburu  
18961901Simon Augé Eyheralt  
19011904Pierre Berho  
19041925Thomas Solougaray  
19251945Pierre Etchart Bichar  
19451949Armand Berdot  
19491959Albert Lepphaille  
19591969André Orgambide  
19691983Jean-Pierre Rousseu  
19831995Jean Berdot  
19952008Laurent Chabalgoity  
20082016Jean Bedecarrax  
2016en coursMaryse Artigau  
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité

[modifier |modifier le code]

La commune fait partie de quatre structures intercommunales[54] :

Population et société

[modifier |modifier le code]

Démographie

[modifier |modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[55]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[56].

En 2023, la commune comptait 522 habitants[Note 8], en évolution de −2,79 % par rapport à 2017 (Pyrénées-Atlantiques : +4,32 %,France horsMayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182118311836184118461851
1 5131 2741 3821 3621 3821 4101 3901 3201 251
Évolution de la population  [ modifier ], suite (1)
185618611866187218761881188618911896
1 2811 2361 2211 1691 1171 0891 0571 0121 030
Évolution de la population  [ modifier ], suite (2)
190119061911192119261931193619461954
966975918814836804808741639
Évolution de la population  [ modifier ], suite (3)
196219681975198219901999200420062009
617538497474523500541548534
Évolution de la population  [ modifier ], suite (4)
201420192023------
539538522------
De 1962 à 1999 :population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes :population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[57] puisInsee à partir de 2006[58].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune fait partie de l'aire d'attraction d'Oloron-Sainte-Marie.

Enseignement

[modifier |modifier le code]

La commune dispose d'une école élémentaire publique[59].

Économie

[modifier |modifier le code]

L'activité est principalement agricole (élevage, pâturages, polyculture, vigne). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture locale et patrimoine

[modifier |modifier le code]

Patrimoine linguistique

[modifier |modifier le code]
Carte des sept provinces basques (1), 1863
Carte des sept provinces basques (2), 1863

Les deux versions de laCarte des sept provinces basques montrant la délimitation actuelle de l'euscara en dialectes, sous-dialectes et variétés dressée en 1863 par le princeLouis-Lucien Bonaparte placent Esquiule dans l'airebascophone.

LaCarte du pays basque du linguisteJulien Vinson publiée en 1882 dans le livreLes Basques et le pays basque dressant les "limites extrêmes de la langue basque" place Esquiule dans l'airebascophone.

LeRecueil des idiomes de la région gasconne réalisé en 1894 par le linguisteÉdouard Bourciez nous livre pour Esquiule une version de laparabole de l'enfant prodigue traduite enbasque.

La carte duPays basque français dressée en 1943 par Maurice Haulon laisse apparaître la "démarcation actuelle entre la langue basque et les dialectes romans". La commune d'Esquiule est située dans l'airebascophone.

D'après laMorfología del verbo auxiliar vasco [Morphologie du verbe auxiliaire basque], Esquiule est située dans l'airebascophone, et plus précisément de dialectesouletin. Son auteur Pedro de Yrizar estime dans les années 1970-1972 le nombre de locuteurs basques à100%, soit l'un des taux les plus hauts de Soule.

Dans le choix des communes dites les plus adaptées pour réaliser une étude linguistique sur le dialecte souletin, l'auteur, assisté du linguiste et philologueRené Lafon, précise pour Esquiule : " localité en dehors des limites de la Soule ; frontière basco-romane ".

SelonJacques Allières qui dresse en 1977 la frontière linguistique de la languebasque, " En France, sa frontière [...] englobe la vallée duSaison, affluent duGave d'Oloron, jusqu'àDomezain, courant à l'est deSainte-Engrâce, Esquiüle [...] "[60].

Patrimoine civil

[modifier |modifier le code]
  • Eskiulako bestak : les fêtes du village ont lieu fin août, avec au programme tradition et modernité dans un esprit festif : chant, danses, concert, bal,bandas
  • Le château des seigneurs de Mesples, construit en 1609 et démoli dans les années 1970 dont il ne reste plus que la tour de l'escalier. Il existait une cheminée monumentale style renaissance. Une chapelle castrale y était accolée. Les pierres ont servi à reconstruire le château d'Aren
  • la papeterie (Moulin) de Berbielle, possession des seigneurs de Mesplès, dont l'existence remonte au milieu duXVIe siècle
  • Eliza bestak (littéralement fête de l'église) a lieu à la mi-décembre
  • Tournoi depala : de fin mars à début juillet
  • Tournoi tête à tête de pala sur le fronton de Peko Plaza (juillet - août).
  • Course à la montagne en septembre.
  • Passage du Rallye des cimes
  • PastoraleMaddalena De Jauréguiberry en 2000
  • Mascarade en 1983, 1992 et 2002
  • Association Eskiularra : chants et de dansessouletins
  • Dinbili Danbala : création artistique de Catherine Arçanuthurry sur le thème desQuatre Saisons deVivaldi ainsi que sur les danses traditionnelles de laSoule (danse du verre, etc.) en 2007
  • Oroitzapenak - Création de danses et chants souletins. Spectacle joué essentiellement par les enfants de l'association Aintzina Eskiula. en 2012

Patrimoine religieux

[modifier |modifier le code]

L'église de l'Immaculée-Conception[61] date duXIXe siècle.

Équipements

[modifier |modifier le code]

La commune dispose d'une école primaire.

Personnalités liées à la commune

[modifier |modifier le code]
  • Jean-César de Mesplès, dernier seigneur d'Esquiule, Berbielle, Ilhasse, Saint-Goin, Marquis de Mesples (1771-1790), né et baptisé à Saint-Goin le 18 août 1721, est décédé à Pau le1er thermidor an III (19 juillet 1795). Il fut aussi président à mortier auParlement de Navarre (1751-1790). Marié à Marie-Angélique Roux de Gaubert, leur fille unique, la marquise de Verthamon vendra la totalité des biens du Marquisat de Mesplès (Seigneurie d'Esquiule, Berbielle, Ilhassse et Saint-Goin à Emmanuel Lagarde en 1822.

Notes et références

[modifier |modifier le code]

Notes et cartes

[modifier |modifier le code]
  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entrechefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires.
  2. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes àvol d'oiseau.
  3. Les records sont établis sur la période du au.
  4. Dans les sites Natura 2000, lesÉtats membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[23].
  5. Les ZNIEFF detype 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent :
    • au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ;
    • au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ;
    • au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
  8. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  • Cartes
  1. « Carte hydrographique d'Esquiule » surGéoportail(consulté le 10 août 2021)..
  2. « Sites Natura 2000 de types sites d'intérêt communautaire (SIC) (Directive Habitats) de la commune d'Esquiule », surgeoportail.gouv.fr.
  3. « ZNIEFF de type II sur la commune d'Esquiule », surgeoportail.gouv.fr(consulté le).
  4. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », surremonterletemps.ign.fr(consulté le).
  5. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », surinfoterre.brgm.fr(consulté le).

Références

[modifier |modifier le code]
  1. (eu)Tokiko nortasunaren bizitasuna -> Euskara ezagutza tasa,Euskal Herriari Begira, 2010, Udalbiltza,Institut basque de statistique (Eustat),Institut national de la statistique en Espagne (INE), Nafarroako Estatistika Zerbitzua eta Euskal Herriko Hizkuntza Adierazle Sistema (EAS). Voir l'article sur le pourcentage desbascophones par commune au Pays basque français.
  2. Gentilé sur habitants.fr
  3. a etbEuskaltzaindia - Académie de la langue basque
  4. ab etcInsee, « Métadonnées de la commune ».
  5. Stephan Georg, « Distance entre Esquiule et Pau », surfr.distance.to(consulté le).
  6. Stephan Georg, « Distance entre Esquiule et Oloron-Sainte-Marie », surfr.distance.to(consulté le).
  7. « Communes les plus proches d'Esquiule », survillorama.com(consulté le).
  8. Frédéric Zégierman,Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard,(ISBN 2-213-59961-0),p. 30.
  9. Carte IGN sousGéoportail
  10. « Fiche communale d'Esquiule », surle système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Aquitaine(consulté le).
  11. Sandre, « le Joos ».
  12. Sandre, « le Vert ».
  13. Sandre, « le Littos ».
  14. a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,‎(DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  15. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen »,La Météorologie,no 116,‎(DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  16. « Le climat en France hexagonale et Corse. », surmeteofrance.com(consulté le).
  17. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », surpluiesextremes.meteo.fr(consulté le).
  18. « Réglementation environnementale RE2020 », surecologie.gouv.fr,(consulté le).
  19. « Répartition des départements par zone climatique »[PDF], surecologie.gouv.fr(consulté le1er novembre 2025)
  20. « Orthodromie entre Esquiule et Oloron-Sainte-Marie », surfr.distance.to(consulté le).
  21. « Station Météo-France « Oloron », sur la commune d'Oloron-Sainte-Marie - fiche climatologique - période 1991-2020. », surobject.files.data.gouv.fr/meteofrance/(consulté le).
  22. « Station Météo-France « Oloron », sur la commune d'Oloron-Sainte-Marie - fiche de métadonnées. », surdonneespubliques.meteofrance.fr(consulté le).
  23. Réseau européen Natura 2000, Ministère de la transition écologique et solidaire
  24. « Liste des zones Natura 2000 de la commune d'Esquiule », surle site de l'Inventaire national du patrimoine naturel(consulté le).
  25. « site Natura 2000 FR7200791 - fiche descriptive », surle site de l'inventaire national du patrimoine naturel(consulté le).
  26. « Liste des ZNIEFF de la commune d'Esquiule », surle site de l'Inventaire national du patrimoine naturel(consulté le).
  27. « ZNIEFF le « bassin versant du Lausset et du Joos : bois, landes et zones tourbeuses » - fiche descriptive », surle site de l'inventaire national du patrimoine naturel(consulté le).
  28. « ZNIEFF le « réseau hydrographique du gave d'Oloron et de ses affluents » - fiche descriptive », surle site de l'inventaire national du patrimoine naturel(consulté le).
  29. « La grille communale de densité », surle site de l'Insee,(consulté le).
  30. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Oloron-Sainte-Marie », surle site de l'Insee(consulté le).
  31. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », surle site de l'Insee,(consulté le).
  32. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », surle site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique.(consulté le).
  33. [1]
  34. a etb« Les risques près de chez moi - commune d'Esquiule », surGéorisques(consulté le).
  35. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », surGéorisques(consulté le).
  36. « Dossier départemental des risques majeurs des Pyrénées-Atlantiques », surpyrenees-atlantiques.gouv.fr(consulté le), chapitre Risque inondation.
  37. « Plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) », surpyrenees-atlantiques.gouv.fr,(consulté le).
  38. « Réglementation-usages du feu à l’air libre - obligations légales de débroussaillement - département 64 », surpyrenees-atlantiques.gouv.fr date=16 septembre 2022(consulté le).
  39. « Dossier départemental des risques majeurs des Pyrénées-Atlantiques », surpyrenees-atlantiques.gouv.fr(consulté le), chapitre Feux de forêts.
  40. « Dossier départemental des risques majeurs des Pyrénées-Atlantiques », surpyrenees-atlantiques.gouv.fr(consulté le), chapitre Mouvements de terrain.
  41. « Liste des cavités souterraines localisées sur la commune d'Esquiule », surgeorisques.gouv.fr(consulté le).
  42. « Retrait-gonflement des argiles », surle site de l'observatoire national des risques naturels(consulté le).
  43. « Sols argileux, sécheresse et construction », surecologie.gouv.fr(consulté le).
  44. a etbPaul Raymond,Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque
  45. Réformation de Béarn, Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques,coll. « manuscrits duXVIe au XVIIIe siècle ».
  46. Jean-Baptiste Orpustan,Toponymie Basque : noms des pays, communes, hameaux et quartiers historiques deLabourd,Basse-Navarre etSoule, Centre d'études linguistiques et littéraires basques, Presses Universitaires de Bordeaux,, 194 p.(ISBN 2867810957 et9782867810954).
  47. La mise par écrit de La Coutume de Soule fut demandée par lettres patentes du roiFrançois Ier, du. Le, elle était rédigée. La première publication a été imprimée en 1553.
  48. La coutume de Soule
  49. La baronnie de Mesplès fut établie en 1633. Elle comprenait Esquiule, Berbielle et Illiasse. Elle dépendait de lavicomté de Béarn. Mesplès est le nom de la famille pour laquelle la baronnie fut érigée.
  50. Voir l'article « Oloron » du dictionnaire topographique de Paul Raymond.
  51. Un historique sommaire d'Esquiule est disponible sur le sitePastorale de l'an 2000 (consulté le 28 décembre 2006)
  52. Selon Jean-Louis Etchecopar-Etchart, la communauté syndicale de Soule « considère cette faculté comme une simple tolérance », voirHistoire du Pays de Soule, recueil de références, Mauléon, 1989.
  53. (eu)Zuberoako herri izendegia - Euskaltzaindia
  54. Cellule informatique préfecture 64, « Base communale des Pyrénées-Atlantiques - Intercommunalité »(consulté le).
  55. L'organisation du recensement, surinsee.fr.
  56. Calendrier départemental des recensements, surinsee.fr.
  57. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  58. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années2006,2007,2008,2009,2010,2011,2012,2013,2014,2015,2016,2017,2018,2019,2020,2021,2022 et2023.
  59. http://www.education.gouv.fr/pid24302/annuaire-resultat-recherche.html?ecole=1&lycee_name=&localisation=1&ville_name=Esquiule%20%2864%29
  60. JacquesAllières,Les Basques, Paris,Presses universitaires de France,coll. « Que sais-je ? », (1re éd. 1997), 127 p.(ISBN 213053144X et9782130531449,OCLC 77097933)
  61. Ministère de la culture, base Mérimée - Notice sur l'église de l'Immaculée-Conception

Voir aussi

[modifier |modifier le code]

Articles connexes

[modifier |modifier le code]

Liens externes

[modifier |modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

v ·m
Communes
v ·m
     Communes du Béarn
Blason du Béarn
Anciennes communes
de Béarn
Géographie politique des communes des Pyrénées-Atlantiques sous l'Ancien Régime
v ·m
Communes de laSoule dans lePays basque français
Pays historiques
Anciennes communes
de la Soule
voirGéographie politique des communes des Pyrénées-Atlantiques sous l'Ancien Régime
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Esquiule&oldid=231182264 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp