La commune est géographiquement située enBéarn, malgré son attachement à laSoule tant sur le plan historique que culturel et linguistique. En effet 62,85 % de sa population parlait lebasque en 2010[1].
Legentilé estesquilois[2] (oueskiulatar[3] en basque).
Sur le plan historique et culturel, Esquiule fait partie de laprovince duBéarn, qui fut également unÉtat et qui présente une unité historique et culturelle à laquelle s’oppose une diversité frappante de paysages au relief tourmenté[8].
La commune est drainée par leJoos, leVert, leLittos, le Josset, Bouhatéko erreka, un bras du Joos, un bras du Ruisseau le Joos, un bras du Vert, le ruisseau couéüs, le ruisseau de Cambillou, le ruisseau Gorria, et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 43 km de longueur totale[10],[Carte 1].
L’inventaire deszones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Au, Esquiule est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[29].Elle est située hors unité urbaine[4]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Oloron-Sainte-Marie, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[4]. Cette aire, qui regroupe44 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[30],[31].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (51,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :forêts (46,1 %), prairies (34,1 %), zones agricoles hétérogènes (16,7 %),terres arables (1,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,2 %), zones urbanisées (0,1 %)[32]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 4].
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par lerisque d’inondation par une crue torrentielle ou à montée rapide de cours d'eau, notamment leVert, leLittos et leJoz erreka. La commune a été reconnue enétat de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations etcoulées de boue survenues en 1982, 1992, 2008, 2009 et 2014[36],[34].
Esquiule est exposée au risque de feu de forêt. En 2020, le premier plan deprotection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été adopté pour la période 2020-2030[37]. La réglementation des usages du feu à l’air libre et les obligations légales de débroussaillement dans le département des Pyrénées-Atlantiques font l'objet d'une consultation de public ouverte du 16 septembre au 7 octobre 2022[38],[39].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines)[40]. Afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuellescavités souterraines sur la commune[41].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Esquiule.
Leretrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie[42]. 95 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 5]. Depuis le, en application de laloi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 7],[43].
Le toponymeEsquiule apparaît[44] sous les formesEsquiula,Squiule etEsquiulle (respectivement 1542 pour les deux premiers, et 1548, réformation de Béarn[45]).
SelonJean-Baptiste Orpustan, Esquiule provient dubasqueezkiola, « la cabanne destilleuls » avec assimilation vocalique romane-iola > -iule. Le nom basque moderne a été calqué sur le nom roman[46].
LaCoutume de Soule, écrite le parJacques de Béla[47] est un document qui décrit la société et les institutions de laSoule auMoyen Âge et même au-delà. La Soule est divisée en trois messageries et Esquiule fait partie de la messagerie deHaute-Soule qui comprend dix-neuf paroisses. Cette messagerie est divisée en deux dégairies ou vics : le val dextre et le val senestre[48].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[55]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[56].
Carte des sept provinces basques (1), 1863Carte des sept provinces basques (2), 1863
Les deux versions de laCarte des sept provinces basques montrant la délimitation actuelle de l'euscara en dialectes, sous-dialectes et variétés dressée en 1863 par le princeLouis-Lucien Bonaparte placent Esquiule dans l'airebascophone.
LaCarte du pays basque du linguisteJulien Vinson publiée en 1882 dans le livreLes Basques et le pays basque dressant les "limites extrêmes de la langue basque" place Esquiule dans l'airebascophone.
La carte duPays basque français dressée en 1943 par Maurice Haulon laisse apparaître la "démarcation actuelle entre la langue basque et les dialectes romans". La commune d'Esquiule est située dans l'airebascophone.
D'après laMorfología del verbo auxiliar vasco [Morphologie du verbe auxiliaire basque], Esquiule est située dans l'airebascophone, et plus précisément de dialectesouletin. Son auteur Pedro de Yrizar estime dans les années 1970-1972 le nombre de locuteurs basques à100%, soit l'un des taux les plus hauts de Soule.
Dans le choix des communes dites les plus adaptées pour réaliser une étude linguistique sur le dialecte souletin, l'auteur, assisté du linguiste et philologueRené Lafon, précise pour Esquiule : " localité en dehors des limites de la Soule ; frontière basco-romane ".
Eskiulako bestak : les fêtes du village ont lieu fin août, avec au programme tradition et modernité dans un esprit festif : chant, danses, concert, bal,bandas
Le château des seigneurs de Mesples, construit en 1609 et démoli dans les années 1970 dont il ne reste plus que la tour de l'escalier. Il existait une cheminée monumentale style renaissance. Une chapelle castrale y était accolée. Les pierres ont servi à reconstruire le château d'Aren
la papeterie (Moulin) de Berbielle, possession des seigneurs de Mesplès, dont l'existence remonte au milieu duXVIe siècle
Eliza bestak (littéralement fête de l'église) a lieu à la mi-décembre
Association Eskiularra : chants et de dansessouletins
Dinbili Danbala : création artistique de Catherine Arçanuthurry sur le thème desQuatre Saisons deVivaldi ainsi que sur les danses traditionnelles de laSoule (danse du verre, etc.) en 2007
Oroitzapenak - Création de danses et chants souletins. Spectacle joué essentiellement par les enfants de l'association Aintzina Eskiula. en 2012
Jean-César de Mesplès, dernier seigneur d'Esquiule, Berbielle, Ilhasse, Saint-Goin, Marquis de Mesples (1771-1790), né et baptisé à Saint-Goin le 18 août 1721, est décédé à Pau le1er thermidor an III (19 juillet 1795). Il fut aussi président à mortier auParlement de Navarre (1751-1790). Marié à Marie-Angélique Roux de Gaubert, leur fille unique, la marquise de Verthamon vendra la totalité des biens du Marquisat de Mesplès (Seigneurie d'Esquiule, Berbielle, Ilhassse et Saint-Goin à Emmanuel Lagarde en 1822.
↑Dans les sites Natura 2000, lesÉtats membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[23].
↑Les ZNIEFF detype 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
↑Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent :
au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ;
au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ;
au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑La mise par écrit de La Coutume de Soule fut demandée par lettres patentes du roiFrançois Ier, du. Le, elle était rédigée. La première publication a été imprimée en 1553.
↑La baronnie de Mesplès fut établie en 1633. Elle comprenait Esquiule, Berbielle et Illiasse. Elle dépendait de lavicomté de Béarn. Mesplès est le nom de la famille pour laquelle la baronnie fut érigée.
↑Voir l'article « Oloron » du dictionnaire topographique de Paul Raymond.
↑Un historique sommaire d'Esquiule est disponible sur le sitePastorale de l'an 2000 (consulté le 28 décembre 2006)
↑Selon Jean-Louis Etchecopar-Etchart, la communauté syndicale de Soule « considère cette faculté comme une simple tolérance », voirHistoire du Pays de Soule, recueil de références, Mauléon, 1989.